Monthly Archives: February 2011
Pouvoir/Opposition:Le Statu Quo !
Le débat politique dans notre pays est réduit à une majorité qui applaudit des mains et des pays tout ce que fait –ou fera dans l’avenir- le chef et une opposition qui a du mal à parler le même langage et qui s’oppose systématiquement à tout ce qui provie de l’autre bord. Les derniers développements consécutifs aux attentats manqués n’ont presque pas fait bouger les lignes, à part une entente furtive entre le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée national, un ténor de l’opposition. L’opposition et la majorité présidentielle sont au moins d’accord sur une chose : le soutien de l’armée dans sa guerre contre AQMI. On ne sait pas réellement si ce soutien est du à une conscience nationale ou simplement au fait que l’armée est le détenteur réel du pouvoir dans notre pays depuis le renversement du père de la Nation, un matin du 10 juillet 1978. Et que personne ne cherche à l’avoir sur le dos, par peur ou par calcul politique.
Les partis de la majorité étaient allés très vite visiter les blessés de l’armée au cours de la dernière opération en signe de soutien. Les présidents des deux chambres du parlement s’étaient rendus au chevet des blessés. Le chef de file de l’opposition démocratique, Ahmed Ould Daddah, s’est vu refuser l’accès à l’hôpital militaire pour visiter les blessés de l’armée. Alors pourrait-on conclure à une entente politique entre Aziz et Messaoud sur le dos du président du RFD ? Beaucoup de gens pensent cela. Surtout du côté de la majorité où on raconte que le président de la République aurait proposé au président de l’APP des postes gouvernementaux pour son parti. Une nouvelle démentie à l’opposition qui a sa propre lecture de la rencontre entre Aziz et Messaoud. On explique que le président de l’Assemblée nationale avait répondu à une sollicitation du président Aziz, mais qu’il a été très touché par la chaleur avec laquelle ce dernier l’avait accueillie. En effet Aziz avait informé son visiteur sur la mission que vient de lui confier l’Union Africaine avec un panel de chefs d’Etat pour résoudre la crise ivoirienne. Et lui avait demandé ses ‘’précieux’’ conseils, vu son expérience.
Le deuxième que les deux hommes avaient abordé tournait autour de la dernière opération d’Al Qaeda dans notre pays. Le président avait donné les détails de cette opération au président Messaoud qui, lors de sa visite aux blessés à la tête d’une délégation de l’Assemblée, avait longuement exprimé sa condamnation du terrorisme, sa reconnaissance et son soutien à l’armée nationale. Beaucoup de monde avait considéré que ces déclarations reflétaient de nouveaux rapports du leader Haratine avec le pouvoir.
Pourtant, selon des sources dignes de foi, les deux hommes n’avaient pas abordé de sujets politiques. Au moment où il s’apprêtait à s’élever, Messaoud avait attiré l’attention du président sur le dossier du dialogue national. Il lui aurait répondu qu’il leur avait désigné un interlocuteur en la personne du chef du gouvernement. Messaoud lui expliqua que l’opposition cherche à dialoguer avec lui personnellement et non pas avec ses représentants. Le président ne semblait pas très chaud à cette idée et n’a pas vraiment apporté de réponse claire aux interrogations du président de l’Assemblée nationale…
Il est indéniable que les rapports entre Messaoud et Aziz deviennent de plus en plus cordiales, mais il est difficile de transformer cela en entente politique. D’abord, ni Aziz ni Messaoud n’est demandeur de cette entente. Ils se suffisent de rapports civilisés qui peuvent exister entre un président de la République et un président d’e l’Assemblée nationale.
Ensuite, Messaoud, qui rencontre une fronde au sein de sa formation politique, ne peut pas se permettre le risque de rallier le pouvoir au moment où l’un des activistes de la cause Haratine, Birame Ould Dah, croupit en prison.
Enfin, il y a les élections législatives et municipales au cours du dernier trimestre de cette année. Il ne ferait certainement pas bon pour lui de les aborder dans un positionnement qui n’est pas l’opposition.
Tout cela permet de conclure au fait que Messaoud n’est pas en négociation avec le pouvoir afin de regagner sa majorité et que le président Aziz n’a jamais été très pour attirer son opposition vers lui. Alors, circulez, y a rien de nouveau !
Ould Bladi
Editorial: TVM, le totalitarisme en matières d’information
On nous a bien promis l’ouverture des médias publics .On croyait que ces hauts – parleurs fossilisés du pouvoir étaient condamnés à devenir des véritables services publics, et rapidement. Mais non, nous nous rendons bien compte aujourd’hui que le totalitarisme en matières d’information les habite ou habite leur maitre, qu’il s’agit pour eux d’une seconde nature et qu’ils ne sauront jamais se soigner, ou plus précisément aucun pouvoir ne leur donnera la latitude de soigner. Le courrier du Président de la République est toujours à la une, puis ses audiences, puis les audiences du PM et des ministres, puis les discours officiels qui commencent toujours par « sur instruction du Chef de l’Etat ». Celui-ci est le seul personnage de la République qui compte pour les medias d’Etat, les autres, tous les autres n’ont ni de l’initiative ni des idées propres à eux.
Le dernier scandale de la TVM est ces images horribles des terroristes morts « éclatés ». Des images insoutenables. Comment la TVM peut-elle envoyer aux téléspectateurs pendant des heures de grande écoute ces images horribles ? C’est vrai que la déontologie n’a jamais été le fort de cet organe ni des autres. Mais là, on avait franchi toutes les limites de la décence et de l’humain. Les sites électroniques, le domaine où tout est possible, n’ont pas osé sortir de telles images !
A la Radio, nous avons tellement de « remplissage », tellement de « direct » et de « téléphone » qu’on peut parfois être étonnés d’entendre des propos d’apologie pour l’islamisme le plus arriéré. Le direct, c’est le chouchou des medias publics car ça les libère de l’effort nécessaire pour créer. Les journalistes de TVM et de Radio-Mauritanie qui ne savent plus construire par eux même de vraies émissions.
Il faut dire que la presse « officielle » est prise maintenant en mains par les éléments les moins libéraux du régime et qu’en plus le niveau des journalistes y est passé largement ces dernières années sous le niveau zéro.
Le seul moment positif reste dans ces organes la transmission des débats du Parlement. Là au moins, nous entendons des voix discordantes. Mais les députés ne sont pas des journalistes de la Radio ou de la TVM. Et même si l’on est habitué à la médiocrité de cette presse, l’utilisation qu’en fait le pouvoir actuelle est en train de devenir obscène.
L’être humain quelque soit sa position et ses idées a toujours droit au respect. C’est ce qui le différencie de l’animal. On n’a pas le droit de mélanger entre l’exploitation médiatique des images et la barbarie. Sinon, l’Etat, qui est l’expression de la volonté de nous tous, risque de tomber dans les mêmes travers que ceux qu’il combat.
BILADI
Forum social mondial:”‘’Le mercantilisme chinois’’ est lié à la nature du marché”(universitaire)
(APS) – Le ‘’mercantilisme chinois’’ s’explique par ’’la nature du marché’’, a estimé Lô Gourmo Abdoul, professeur de droit à l’université du Havre (France) selon qui les entreprises de la Chine ’’sont régies par la règle du profit’’. ’Le mercantilisme chinois est lié à la nature du marché. Les entreprises chinoises sont régies par la règle du profit, mais elles ne doivent pas oublier qu’elles sont de type nouveau’’, a-t-il dit. Enseignant mauritanien établi en France, Lô Gourmo Abdoul s’exprimait lors d’une table-ronde organisée dans le cadre du Forupm social mondial (6-11 fév) sur le thème :’’Renforcer les coopérations Sud-Sud’’.
Intervenant sur le thème ’’les relations entre la Chine et l’Afrique : néocolonialisme ou nouveau partenariat stratégique ?’’, il a relevé que beaucoup de produits importés en direction de l’Afrique appartiennent à des entreprises occidentales établies en Chine. ‘’La production, a-t-il dit, est de type capitaliste occidentale. Je suppose que le système chinois est socialiste, mais les entreprises chinoises obéissent à la loi du marché’.
’’Le socialisme, ce n’est pas le communisme, c’est le capitalisme orienté par l’Etat’’, a-t-il fait remarquer. Selon lui, c’est aux pays africains de prendre leurs dispositions, tout en dénonçant l’hypocrisie de certains penseurs libéraux. ‘’Ils invitaient les Africains à suivre la voie chinoise. Mais, lorsque la Chine est devenue une concurrente, elle est perçue comme un loup’’, a poursuivi le professeur Lô. ‘’Nous ne comprenons pas les suffixes ismes (capitalisme, communisme). Cela ne correspond pas à notre culture’’, a pour sa part estimé le doyen de l’Ecole d’économie agricole et du développement rural de l’Université Renmin de Chine, le professeur Wen Tiejun.
La Chine a connu différents systèmes politiques depuis 1930, mais ils ont tous échoué, a-t-il rappelé. ’’Les gens nous demandent de retourner au 19-ème siècle, mais cela n’est plus possible’’, a-t-il martelé. ‘’C’est en 1992 que la Chine a eu un système monétaire indépendant. Jusqu’en 2002, nous n’avons pas un système bancaire digne de ce nom. Nos banques sont aujourd’hui parmi les dix meilleures du monde. Elles ne sont pas capitalistes, mais appartiennent à l’Etat’’, a-t-il précisé. ‘’Je ne suis pas un représentant officiel, je suis enseignant. Mais, mon rôle est de vous dire la vérité’’, a-t-il poursuivi, ajoutant : ‘’Votre problème, n’est pas le nôtre’’.
Il estime qu’il existe des défis à relever, notamment la crise alimentaire mondiale.’’J’ai mené quelques petites enquêtes : les prix des produits alimentaires au Sénégal sont cinq fois plus chers qu’en Chine’’, a-t-il fait observer.
Les étudiants de l’ISERI manifestent devant le ministère des affaires islamiques
Plusieurs dizaine d’étudiants de l’institut Supérieur des Etudes et Recherches Islamiques(ISERI) ont organisé un sit-in, mercredi matin, à l’entrée du ministère des Affaires islamiques pour revendiquer leur remise sous tutelle du ministère de l’éducation nationale. Les étudiants de l’ISERI, transformé récemment par décret présidentiel en université islamique, on également insister sur l’urgence de l’amélioration de leurs conditions de vie et d’étude, notamment à travers l’octroi des bourses, le transport et la restauration.
« Depuis, sa transformation en université, aucune avancée palpable n’a été enregistrée sur le terrain, pas même la mise en place d’un restaurant », ont souligné des étudiants de l’ISERI.
Il convient de noter que la majorité des manifestants sont affiliés à l’Union Nationale des étudiants mauritaniens(UNEM).
ANI
Témoignage: J´accuse Ould Taya par Kane Chérif-Journaliste -Rouen-France
Journaliste, j’ai été engagé dans la fonction publique en tant que cadre. J’ai été détaché à l’office de Radio Mauritanie en 1977. J’y ai travaillé sans interruption jusqu’au moment des graves évènements qui ont secoué le pays en 89 entre le Sénégal et la Mauritanie. Evènements qui ont été à l’origine de ma cessation d’activité et de mon exil en France.
Après les affrontements ethniques en avril 89 entre le Sénégal et la Mauritanie, j’accuse Ould Taya et son régime d’avoir engagé un vaste mouvement de déportations de citoyens noirs, en particulier contre une des composantes du pays, les Haalpulaar, une ethnie qui vit également du côté du Fleuve Sénégal.
J’accuse le régime Ould Taya d’avoir prémédité et entrepris cette opération par l’établissement d’abord de listes par la direction générale de Sûreté.
Parmi celles-ci figuraient notamment de hauts fonctionnaires, des universitaires, des journalistes, cadres moyens ainsi que du personnel subalterne, des militaires et de simples villageois paysans. Certains ont été conduits directement de leur lieu de travail à l’aéroport, d’autres ont comparu d’abord devant le directeur de la Sûreté ou un directeur régional de la police ou parfois même devant un simple commissaire de police de quartier avant de subir le même sort.
Ce qui était encore la meilleure chose qui pouvait arriver à la personne. Car il arrivait que l’on soit gardé dans des “villas” réservées à cet effet pour on ne sait combien de temps et soumis à des tortures. C’est dans ce contexte que j’ai été à plusieurs reprises amené et convoqué à la police.
Ce jeudi 22 mai à 11h, deux policiers en civil sont venus me chercher à la Radio au moment où je m’apprêtais à effectuer un reportage. Avant de les suivre, j’ai informé mes collègues de cette convocation. A bord d’une R5 blanche de la police, nous sommes passés par la Télévision pour y prendre un collègue réalisateur Bâ Moussa Sidy avant d’être conduit au commissariat du quartier du Ksar.
Arrivés à destination, les policiers nous ont introduits dans une grande salle d’attente bondée de monde, des négro-mauritaniens et essentiellement des haaalpulaar. Vers midi, le commissaire m’a tout simplement demandé de lui présenter mon certificat de nationalité.
Après cette vérification d’identité, je suis reparti à la radio par taxi. J’ai appris par la suite que mon collègue de la Télévision avait été relâché .Ce jeudi 1er juin, j’étais encore à la radio. A 9 h, un policier en tenue, cette fois-ci est venu me chercher en présence de mes collègues. Il m’a emmené à pied au commissariat de la police qui se trouve en face de mon lieu de travail.
A notre arrivée, il m’a immédiatement introduit dans la salle d’attente. Vu la longue file d’attente, je ne fus introduis dans le bureau du commissaire que vers 16h pour y subir un interrogatoire. J’ai décliné comme d’habitude mon identité.
Mais à ma grande surprise, l’interrogatoire a porté sur mes “supposés relations” avec le mouvement FLAM ( Forces de Libération Africaines de Mauritanie). Ne voulant pas et ne pouvant pas répondre à aucune des questions sans m’enferrer davantage j’ai préféré garder le silence. Le commissaire me renvoya à une autre audience le samedi 3 juin. Rentré chez moi, j’ai appris que Bâ Moussa Sidy a été déporté au Sénégal.
J’apprendrais plus tard qu’il était question que je sois déporté en même temps que mon collègue de la Télévision, n’eût été l’intervention de ma tante Aïssata Kane, ex-ministre aux Affaires sociales sous le régime de Ould Daddah et à l’époque consultante d’une ONG et conseillère au Ministère de la Condition Féminine et actuellement à la retraite.
Elle a joué un grand rôle de médiation dans cette affaire. C’est ainsi que je me suis présenté au commissariat central la date susmentionnée accompagné de ma tante Aïssata Kane muni de la copie du certificat de nationalité. Auparavant je lui avais confié tous mes originaux par mesure de sécurité.
En effet, je craignais qu’on me les confisquât après l’interrogatoire comme ce fut le cas de la plupart de ceux qui avaient été convoqués. L’interrogatoire cette fois-ci en présence de ma tante portait sur nos liens de parenté.
Les autorités connaissaient bien ces liens de parentés avec elle et avec d’autres cousins comme Ibrahima Abou Sall et Kane Saidou et un collègue de travail Ibrahima Mocktar Sarr qui étaient à l’époque détenus à la prison d’Aioun, prisonniers d’opinion pour avoir publié le Manifeste du Négro-mauritanien, une diatribe contre le racisme des noirs en Mauritanie et soutenus par Amnesty International.
Après cette introduction , le commissaire demanda à un policier de me faire sortir pour le laisser en tête à tête avec ma tante. Il me conduisit dans une cellule en me poussant violemment à l’intérieur puis m’enferma à clé. J’étais seul dans une cellule réservée généralement aux délinquants.
J’y suis resté jusqu’au moment où le même policier est venu m’ouvrir pour me reconduire chez le commissaire. Il était 10h. Le commissaire m’a dit que j’étais libre et je suis reparti avec ma tante. J’ai voulu reprendre aussitôt service mais à ma grande surprise, le directeur de la radio m’a notifié verbalement que j’étais remis à la disposition du Ministère de tutelle.
Ce que me confirma verbalement le directeur général à l’issue d’un entretien qu’il m’a accordé .Et c’est le début d’un camouflage qui ne dit pas son nom. Après d’interminables va et vient au Ministère de l’information, j’ai appris que j’avais été licencié pour abandon de poste. C’est le procédé utilisé pour donner une couverture légale aux nombreuses déportations ou licenciements abusifs.
J’ai néanmoins procédé à un recours hiérarchique qui bien sûr est resté sans suite. Je pensais que mon licenciement était la finalité de toutes ces persécutions et que j’en avais fini avec les tracasseries policières.
C’était lourdement me tromper Ce jeudi 29 juin à 20h, deux policiers en tenue sont venus à la maison. Nous sommes montés dans une 404 camionnette noir blanc de la Police. Ils m’ont emmené au commissariat Toujounine, à 10 km environ de la capitale. Ils m’ont introduit dans le bureau du commissaire qui m’attendait.
Ils sont ressortis me laissant seul avec lui. Le commissaire a commencé à parler en Hassanya, dialecte maure. Ne comprenant pas tout ce qu’il me disait j’ai gardé le silence. Puis il reprit son discours en français pour me dire que c’était une preuve que je n’étais pas mauritanien parce que ne parlant pas Hassanya.
J’ai rétorqué que je parle le pulaar et le français. Cela l’a exacerbé et il m’a menacé de me faire retourner chez moi qui pour lui était le Sénégal. Il a commencé lui aussi à me parler des FLAM et a prétendu que j’en faisais parti. Puis le commissaire a appelé les deux policiers qui m’ont jeté par force dans une petite salle. Ils m’ont tabassé à coup de matraque avant de fermer la porte sur moi.
J’ai passé la nuit dans cette salle minuscule jusqu’au petit matin. Au réveil je divaguais dans un esprit vague par manque de sommeil. Je tournais en rond dans cette cellule. A 7 h j’étais enfin libre. Vu l’état dans lequel j’étais, je suis parti chez ma tante. Celle-ci s’est plainte aux autorités qui ont prétendu que c’était une erreur.
Craignant pour ma sécurité, j’ai décidé d’habiter chez un ami pour éviter l’isolement. Je suis resté ainsi sans emploi et sans ressources jusqu’au 23 août, date de mon embauche comme coordinateur et responsable de la mobilisation sociale à l’UNICEF dans le cadre des journées maghrébines de vaccination du 15 octobre au 18 décembre 1989.
Ce contrat de travail me donnait en quelque sorte une protection internationale. Je ne me trompais pas puisque certains hauts responsables du Ministère de l’information sont effectivement venus, à plusieurs reprises, à l’UNICEF pour s’entretenir avec le représentant de ma présence au sein de cet organisme.
Ce dernier qui envisageai de me mettre dans un autre projet à la fin de mon contrat, s’est vu, pour un problème de sécurité, obligé de me conseiller de quitter le territoire avec une proposition d’une mission à Paris.
Cela devenait nécessaire car ma sécurité n’était plus assurée dans mon propre pays. J’ai quitté Nouakchott le 1er janvier 1990 à 00h 35 par un vol Air Afrique et depuis je vis en exil en France.
Cherif Kane-Journaliste-Rouen-France



