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Hommage à Djeinaba N’DIOM
Parce qu’avant d’être une fête, la journée de 08 de Mars est surtout une lutte, cette brave dame et le symbole qu’il faut brave sœur debout dans la tempête.
SŒUR, DEBOUT DANS LA TEMPÊTE.
Militante disent-ils,
Pour moi c’est une messie.
Activiste disent-ils,
C’est elle qui a les clés, elle qui connaît l’issue.
Féministe et rebelle !
Brave, intelligente et belle !
Insoumise et humaniste,
Génie douée, c’est une artiste.
Elle prône un discours communautaire ?
Non, je vois juste une femme fière.
Fière de ses origines, de sa couleur,
Fière de ses convictions qu’elle porte sans peur.
Ils disent qu’elle dérange,
Moi je dis qu’elle réveille.
Ils disent qu’elle exagère,
Moi je dis qu’elle conseille.
Elle parle pour celles, Qui n’ont jamais eu de voix, Elle marche pour celles, Qui n’ont jamais eu le choix.
Elle écrit pour celles,
Dont l’histoire est effacée.
Elle se bat pour celles,
Que l’on a voulu briser.
Elle se dresse quand le monde se plie,
Elle écrit quand l’injustice surgit. Elle crie quand le silence devient complice, Elle rêve d’un monde plus juste et plus propice.
Les murs ont porté son nom,
Les prisons ont vu son combat.
On peut bien enchaîner un corps,
Mais les idées, elles, ne plient pas.
Non! L’idée ne se menotte pas, Non! La conscience ne se condamne pas.
Non! Aucune cellule ne peut enfermer une pensée.
Aucun mur ne peut emprisonner la vérité.
Les barreaux ne sont que du métal,
Les convictions sont des racines.
Et les racines des femmes courageuses,
Traversent même les pierres des prisons et des ruines.
Toi qui marches pour les oubliés, Toi qui parles pour les humiliés, Toi qui défends les femmes meurtries, Toi qui refuses qu’on leur vole la vie.
Toi, sœur debout dans la tempête,
Toi, flamme que rien n’arrête,
Toi, voix qui refuse le silence,
Toi, courage qui défie l’indifférence.
En ce 8 mars,
Jour des femmes debout,
Je veux que le monde sache,
Que ton combat vaut plus que tout.
Car quand une femme parle trop fort,
C’est souvent que le monde écoute trop peu.
Et quand une femme dérange l’ordre,
C’est souvent que cet ordre est injuste et dangereux.
Dieynaba en toi je vois la détermination, et l’insouciance,
Une éloquence influente,
De la noblesse et de l’amour,
De l’audace et de la bravoure.
Dieynaba
Je sais que tu militeras même dans le noir,
Je sais que tu te battras quoi qu’il advienne.
Et si certaines femmes écrivent l’histoire,
D’autres comme toi Dieynaba, elles la deviennent.
Garba Gamou SOW
Samba Thiam : la droiture en héritage, le combat en étendard
Il n’a jamais été ministre, ni courtisan du pouvoir. Et pourtant, dans le paysage politique mauritanien, rares sont ceux dont le nom suscite autant de respect silencieux. Samba Thiam, président du parti Forces Progressistes pour le Changement (FPC), ancien leader du mouvement FLAM, fait partie de ces figures que l’histoire retiendra non pour leurs compromis, mais pour leur constance. Celle des hommes debout.
Inspecteur de l’enseignement fondamental de formation, il a vite compris que la craie et le tableau ne suffiraient pas à corriger les injustices d’un système profondément inégalitaire. Alors il s’est engagé. Non pas à demi-mot, mais pleinement, en mettant sa plume, sa voix et sa vie au service d’un idéal : une Mauritanie juste, égalitaire, plurielle.
À la tête des FLAM, puis plus tard du FPC, Samba Thiam a traversé l’histoire récente du pays comme une conscience en éveil. Exilé, traqué, caricaturé, il n’a jamais répondu à la haine par la haine, ni à l’oubli par la résignation. Il a opposé à l’ostracisme un calme implacable, une rigueur de pensée, une fidélité à ses idéaux que ni les années, ni les épreuves n’ont entamée.
Ce n’est pas un tribun tapageur. Il parle peu, mais lorsqu’il le fait, ses mots pèsent. Ils éveillent. Ils interrogent. Ils rappellent que l’action politique peut encore être porteuse d’éthique, même dans un monde dominé par l’opportunisme et la corruption morale. Samba Thiam, c’est l’élégance de la résistance et l’humilité du bâtisseur, toujours à contre-courant, toujours habité par la responsabilité de témoigner.
Aujourd’hui membre fondateur de la coalition anti-système menée par Biram Dah Abeid, il continue d’inquiéter les tenants de l’ordre établi par sa simple présence. Car sa trajectoire, droite et intransigeante, fait office de miroir : elle reflète ce que tant d’autres ont abandonné en chemin.
Lui rendre hommage, c’est rappeler que l’intégrité n’est pas une faiblesse. Que la constance n’est pas un entêtement. Et que même dans le tumulte, il est encore possible de défendre des idées sans renoncer à son humanité.
Samba Thiam, c’est la preuve qu’on peut s’effacer des projecteurs tout en éclairant le chemin. Une leçon pour le présent. Un repère pour l’avenir.
MBD: Ha yesso ko lawol
UN TÉMOIGNAGE QUI CONFIRME QUE LES ÉVÉNEMENTS DE 1989 ET LES DÉPORTATIONS ONT ÉTÉ BIEN PLANIFIÉS PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR DEPUIS 1988
Ce n’est pas moi, qui le dis ou qui l’écris, c’est un cadre de la sphère gouvernementale d’hier et d’aujourd’hui, qui a fini par avouer, par se confesser ou par soulager sa conscience trop lourdement chargée. Ainsi, tous ceux qui ont participé à ce crime et à cette haute trahison de la nation doivent demander pardon au peuple et surtout aux victimes, comme Mr. VADILI.
Ceux, qui continuent de soutenir les pouvoirs passés et présents doivent se repentir et tous les mauritaniens de toutes les ethnies doivent se mobiliser pour se débarrasser de ce système héritier de tous les crimes précédents et qui continue le même idéal d’exclusion, de marginalisation, d’élimination jusqu’à la suprême exterminationation au nom d’une suprématie d’un groupe sur tout le peuple .
IL EST TEMPS QUE TOUS SE DRESSENT POUR BALAYER LA DICTATURE ET INSTAURER UN ÉTAT DE DROIT.
UN TÉMOIGNAGE QUI CONFIRME QUE LES ÉVÉNEMENTS DE 1989 ET LES DÉPORTATIONS ONT ÉTÉ BIEN PLANIFIÉS PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR DEPUIS 1988.
Administrer c’est prévoir
Par Vadili Ould Mohamed Raiss.
Pour le ministère de l’intérieur et de la communication, l’année 1988 était un continuim des deux années précédentes : les attentions étaient focalisées sur la question (de ce qu’on appelait )des negro- Mauritaniens.
Le terme negro- mauritanien est un ethnonyme d’invention récente et ne correspond à aucune réalité anthropologique. Pourtant il était utile parceque chargé politiquement pour définir les groupes affiliés aux Flam qu’ils soient Toucouleurs ou Peuls.
Au ministère de l’intérieur et de la communication, j’étais chargé de part mes fonctions de directeur de la synthèse, entre autres, de ce dossier et de ses implications.
Au cours des événements, j’ai acquis une certitude : la source de la difficile coexistence de nos deux communautés est bien notre voisin le Sénégal et certains services spéciaux occidentaux.
Je ne suis pas le seul dans cette compréhension. L’ancien président ,feu Moktar ould Dadah, dans son livre la Mauritanie contre vents et marées, décrit à sa manière la même conviction en indexant le rôle de l’université française et de la théorie de la négritude…
Huit mois avant le 9 avril 1989( date de l’incident de Sonko) par une journée du mois de septembre mon téléphone trois chiffres sonna.C’etait la voix implacable et autoritaire du ministre Djibril ould Abdelahi :
– monsieur le directeur, je vous attends.
Précipité,je pris mon bloc-notes et un stylo pour recueillir les instructions. Il s’agissait là, d’une habitude rendue obligatoire par le ministre : aucun fonctionnaire ne pouvait s’introduire dans le bureau du ministre qu’après avoir satisfait les exigences d’une telle formalité.
Sur son fauteuil, le ministre lisait un courrier. Sans lever le regard ni répondre à mon bonjour, il me posa la question :
– monsieur le directeur qu’est-ce qu’une simulation ?
Remarquant peut-être la longueur des secondes que je faisais perdre inutilement, pour répondre, il entonna:
– vous allez imaginer que le Sénégal et la Mauritanie ont décidé de fermer leurs frontières respectives après avoir rompu leurs relations diplomatiques. Cette situation générera des conséquences. Lesquelles pour chacun des deux pays ? Quelles solutions vous proposez pour gérer cette situation ?
J’attends un rapport détaillé dans les 24 heures qui suivent, pour cela vous choisirez les cadres qui vous semblent être indiqués pou vous aider.Ne perdez pas du temps.
La brièveté de l’entretien, la complexité de la tâche et surtout son inopportinuté ( on était en1988 ) tout cela me contrariait à vrai dire mais je n’avais de choix que de commencer le travail.
Une fois dans mon bureau, les noms et visages des cadres du ministère s’entrechoquaient déjà dans mon esprit. Ils étaient nombreux. Sans être exhaustif, il y’avait Diallo Mamadou Batia,Khatar ould Cheikh Ahmed, Mohamed Mahmoud ould Ahmed, Isselmou ould Abdel Ghader,Isselmou ould Mohamed Val,Mohamed Val ould Abdel Lativ,El Hacen ould mowloud, Mohamed ould Sidi Mohamed…
Pour moi, la majorité sinon la totalité de ces cadres ne pouvait m’être d’aucune utilité .
En effet, en venant déjà au ministère,en 1986,j’avais vite compris que la formation initiale de nos administrateurs était trop générale pour affirmer une connaissance certaine et avérée. Pour commander les populations locales, les formateurs de l’époque pensaient qu’on avait tout juste besoin des ABC du Droit, de l’Économie, de la Statistique, de la Sociologie…
Il y’avait aussi cette propension des cadres de ce département à ne viser qu’un poste de commandement. A force de s’y accrocher, on finit par oublier que seul le savoir est valorisant,normalement.
Peut-être, c’est ici l’une des raisons pour lesquelles le ministre avait fait détacher Fal Oumar et moi-même de nos départements respectifs. Fidèle incontesté, Fall Oumar était secrétaire général et avait la lourde mission de tracter la lourde machine du ministère.
Mais qui cherche finira toujours par trouver c’est dit on la récompense de la patience
Au fur et à mesure de défiler et de redefiler les cadres, l’image de Dah ould Abdel Jelil s’imposa à moi. Je n’avais aucune raison de l’écarter : il était brillant administrateur discret, politiquement bien formé et surtout libre dans ses opinions quel en soit le prix.
Au fond de moi-même, je n’avais aucune sympathie personnelle pour l’intéressé et c’était disait on un membre de l’AMD.
Pour régler ce choix, l’avis du ministre était inévitable. Alors, je demandais au ministre de m’accorder une audience, ce qui fût fait dans l’immédiat.
En rentrant, je découvris le ministre plus jovial et donc plus réceptif. Sans tarder je lui dit :
– monsieur le ministre, mon choix s’est finalement porté sur Dah ould Abdel Jelil mais je dois à l’évidence vous rappeler qu’il est membre ,dit on de l’AMD, et je n’ai personnellement aucune confiance en lui.
Sans me donner le temps de finir mon argumentation.,le ministre me presisa :
– monsieur le directeur, la confiance que vous accordez ou non,je m’en contrebalance et le fait qu’il soit ou de l’AMD m’importe peu. Mon souci est d’administrer le pays et pour cela j’entends faire feu de tous bois…dites à Dah de passer dans mon bureau.
Quelque minutes après la porte de mon bureau s’ouvrit, c’était bien Dah qui était en face.
Après déclinaison des Termes de référence, le travail commença. Au bout de quelques heures exetenuantes et sans désemparer, le rapport final était en version définitive. J’ avoue que mon coéquipier m’avait fait une surprenante impression : ses idées étaient limpides et il avait une parfaite maîtrise des enjeux et des réalités sénégalaises.
Après lecture et relecture du rapport ainsi finalisé ,j’etais comme traversé par une immense joie .Ce sentiment du devoir accompli m’amena à regarder Dah pour lui dire :
– monsieur Dah,avant ce travail commun, je n’avais aucune idée de vos vraies mesures et je ne vous portais que très peu dans mon coeur .
Il me répondit en bégayant, monsieur le directeur, moi aussi, avant ce travail, j’avais le même ressenti à votre égard.
Ainsi donc, commença une amitié entre nous sans calcul ni intérêt évident .
Les conclusions essentielles de ce rapport que je peux, aujourd’hui,livrer sont :
– l’urgente nécessité d’actualiser la monographie des villages situés de part et d’autre du fleuve. Chaque village devait faire l’objet d’une étude distincte : date d’implantation, nature des habitants, équipements collectifs, cadres ressortissants, liens avec le Sénégal…
Mais l’urgence de cette monographie relevait du fait que jusqu’ici, notre administration n’avait comme référence que les cartes de l’IGN datant de 1956.
Celles-ci étaient largement dépassées et ne donnaient aucun renseignement fiable sur le rythme du repeuplement incontrôlé de la rive droite lié aux conséquences de la grande sécheresse des années 70 et 80.
– dans ce rapport étaient aussi consignées au détail près toutes les mesures à prendre dans l’hypothèse de la fermeture des frontières. Ce scénario échéant tous les atouts et faiblesses de chacun de 2 États étaient également listés.
Après lecture du rapport, le ministre, après être concerté avec le chef de l’État avait convoqué les membres d’un comité de crise. Étaient présents à cette réunion : feu Ahmed ould minih,chef d’État major, feu Eli ould Mohamed Val,DGSN,feu Mohammed Lemine ould Ndeyane,secrétaire permanent du comité militaire, feu Ney ould Abdel Malek, commandant de la gendarmerie nationale et Brahim ould Ali Ndiaye, commandant de la garde nationale.
A l’issue de cette réunion on m’a chargé d’établir cette monographie qui devait couvrir les 4 régions du fleuve. J’avais un délai de quatre mois pour finaliser le travail.
Le lendemain, j’étais en route pour le Trarza à la tête d’une commission de travail composée du commissaire Mohamed ould Brahim oul Siyed,feu Mewloud ould Sidi Abdela,DG de la Poste et Ba Bocar Soule, directeur du projet Oasis.
Le wali, Mohamed Lemine ould Dah nous attendait déjà aux environs de Tiguent pour faire mouvement vers Ndiago et ses contrées saisissantes : Bden,Bdehoss,Mboyo et Ntionk.
Mais tout juste avant de quitter Nouakchott,le ministre m’avait remis une enveloppe en me disant que son contenu pouvait m’aider dans ma mission. Quand j’avais ouvert l’enveloppe j’ai trouvé deux importants documents importants : un journal officiel de la République Française datant de 1917 répertoriant les 36 villages negro- mauritaniens sur la rive droite et un rapport secret défense établi en 1966 par Ahmed OULD Mohamed Saleh ministre de l’intérieur, juste avant les événements de 1966 où sont répertoriés les 79 villages negro- mauritaniens sur la même rive droite.
Quand ma mission fût terminée, j’avais moi-même répertorié et étudié avec l’aide des wali des régions concernées 206 villages situés en1988 sur la rive droite.
Comment expliquer ce repeuplement ?
Pour y répondre, je ferais un détour dans l’histoire lointaine et récente de la vallée pour expliquer, archives à l’appui les contours de cette question ( à suivre) .
Puisse Allah couver de sa miséricorde Djibril ould Abdelahi.
Vadili Mohamed Raiss
TÉMOIGNAGE : À MON MAÎTRE SAMBA THIAM
Monsieur Samba Thiam, mon cher maître, vous souvenez-vous, alors que je tournais les pages des années noires pour vous atteindre, que notre dernière rencontre remonte à quarante-neuf ans… à un demi-siècle… la vie d’une génération…à avant la guerre du Sahara, avant la chute du régime d’Ould Daddah, et avant la série de coups d’Etat militaires…et avant la profusion des partis et le changement de nom des régions.
Mais ce n’est pas grave, l’épais mur des jours ne peut pas obscurcir ces beaux moments que j’ai vécus enfant dans tes bras, mon grand maître.
Monsieur : Je suis en votre présence aujourd’hui à travers mes lettres et mes pensées. Je suis toujours cet enfant maigre que j’étais, assis à la table d’entrée pour être près de vous.
Saviez-vous que la mémoire de cet enfant se souvient encore de tous les détails : votre boubou gris, votre chemise bleue, la couleur pistache du bracelet de votre montre… Je me souviens encore de votre cravache noire… de l’enrouement tranquille de votre voix et de votre regard baissé quand tu sors vers ton lieu de résidence avec (Tanja) au Service Vétérinaire. Cette maison est toujours intacte. Elle échappe encore à la campagne de cession au profit de certaines personnes influentes des anciennes maisons du gouvernement. Elle continue toujours de refuser la peinture contrefaite qu’ils tentent d’imposer aux façades des maisons peintes au ryhme des cortèges présidentiels d’une décoration temporaire pendant les saisons de visite.
Monsieur, vous souvenez-vous que j’étais le chef de classe et le responsable du magasin de mobilier et de fournitures scolaires malgré mon jeune âge. Vous souvenez-vous que vous m’aviez beaucoup encouragé car je refusais de donner aux maîtres les livres et les cahiers sans autorisations dument signées par le Directeur, puisqu’ils avaient accepté lors d’une réunion de me charger de cette responsabilité ? Vous souvenez-vous que je vous ai défié plusieurs fois lorsque votre fouet corrigeait les bavards et ceux qui n’ont pas fait les exercices à domicile, alors je vous dis : Monsieur, ça suffit ? , ils ne reviendront pas à leurs erreurs, et tu ne répondais à ma pitié…
M. Samba Tihama était un modèle par sa sincérité et un modèle par son comportement. Et un modèle dans son habillement…
Nous le craignions en toute sécurité, et nous l’aimions avec prudence… Son fouet n’était pas plus douloureux que sa réprimande, et sa satisfaction envers nous n’était guère une protection contre sa punition.
Nous avons vu en lui le père qui n’accepte pas que ses enfants s’écartent. Il ressent de la douleur lorsqu’il est cruel envers eux, mais il est très heureux lorsqu’il se rend compte que c’est la sévérité qui repousse le mal et apporte le bien.
M. Samba Thiam m’a enseigné en dernière année de l’école primaire, (CM2), à l’école 1 à Aleg (classe empruntée à l’école 2) au cours de l’année scolaire 74/75, succédant à mon enseignant en CM1, M. Sylla Ibrahima..
La réussite au concours d’entrée au collège était un défi, voire impossible pour quiconque ne le réussira pas au premier essai
Il a déployé d’énormes efforts pour gagner le pari de réussite de ses élèves à la première tentative. Toutes les matières étaient enseignées à cette époque, en français, et seul la matière de l’arabe était donnée en arabe.
Ces matières comprennent la grammaire française : vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe, dictée et rédaction … en plus des sciences naturelles, l’histoire, l’étude du milieu et l’arithmétique.
Notre Maître a dû faire preuve d’une certaine cruauté pour forcer les élèves à réviser et profiter du temps creux pour faire des devoirs longs et complexes à la maison.
Parfois, il venait s’enquérir de nous la nuit si nous n’avons pas terminé la correction des exercices du soir en classe
Monsieur Samba Thiam est calme et imposant, mais vous vous sentez en sécurité au fur et à mesure que vous vous approchez de lui.
Il a gagné le pari, nous avons donc réussi avec brio la première année de notre examen, et cela a été un grand exploit cette année-là, puisque c’était un événement rare…
Mon cher Maître, malgré les années accumulées et les montagnes de nuits, le souvenir de cet enfant garde encore pour toi beaucoup d’amour, d’appréciation et de désir… et te reconnaît une dette de connaissances qui ne sera jamais oubliée ni effacée…
El Mourtada ould Ahmed Chfagha .
Hommage bien Mérité : par BAKARY TANDIA
C est avec une douleur profonde que je viens d’ apprendre le décès de Mère Houleye Sall, présidente de l Association des Veuves. Décès survenu à Nouakchott le 21 Aaout 2024. Une femme pleine de dignité et de courage dont les actions ont laissé des marques indélébiles sur l’histoire des droits de l’homme en Mauritanie. Affectueusement appelée Mother Houleye par la Diaspora Mauritanienne des USA, elle fut le symbole de la lutte contre l’ injustice et l’ impunité en Mauritanie ce qui lui a valu respect et admiration de toute la communauté des droits de l’homme. En tant conscience morale de l organisation, elle a su consolider sa cohésion en la dirigeant avec un leadership éclaire. C est en appréciation de ses sacrifices immenses pour cette cause noble que la Muritanie Min Njejjitta, une association qui demande justice pour les victimes du “Passif Humanitaire,” a décidé de créer le prix “Mother Houleye Award” des droits de l’ homme qui est décerné chaque année à des personnes reconnues pour leurs contributions extraordinaires à la lutte contre l’ injustice et l’ impunité en Mauritanie.
Nous venons de perdre une figure emblématique pour laquelle pour nous avons une administration sans limite. Malgré tous les sacrifices consentis, elle nous a quittes avant le règlement du “Passif Humanitaire,” pour laquelle elle s’ est battue sans relâche. C’ est un impératif d’ honorer ses sacrifices en continuant la lutte pour la justice, la mission de sa vie. A cet effet, nous exhortons les membres de l Association des Veuves à non seulement continuer son œuvre jusqu’à la victoire finale, mais aussi à célébrer le riche héritage qu’ elle nous a laissé. Pendant que nous prions pour le repos de son âme, nous prions également pour que son expérience motive et inspire les générations avenir.
Mother Houleye Sall, nous t’avons honorée pour ton action durant ton vivant, et nous allons continuer à t’honorer pour l’héritage de dignité et courage que tu nous as généreusement laissé.
Paix a son âme.
La lutte continue
Bakary Tandia




