Monthly Archives: March 2011
Côte d’Ivoire: combat dans l’extrême ouest, Gbagbo refuserait d’aller à Addis-Abeba
De violents combats se sont produits dimanche 6 mars 2011 à Toulepleu, à la frontière avec le Liberia. Les Forces nouvelles (FN) ont pris la ville jusque là aux mains du camp du président sortant Laurent Gbagbo. Selon l’un de ses proches, il est désormais acquis qu’il ne se rendra pas en Ethiopie, lors de la réunion du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA).Après quelques jours d’accalmie, les combats ont repris dimanche dernier dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, non loin de la frontière libérienne. Les forces armées des Forces nouvelles (FN) ont pris la ville de Toulepleu après des combats avec les forces armées loyales à Laurent Gbagbo. Après plusieurs heures de combat à l’arme lourde, les FN ont effet conquis en fin de matinée de dimanche Toulepleu. Depuis déjà une dizaine de jours, les ex-rebelles étaient positionnés à quelques kilomètres de cette ville. Dimanche, ils ont donc poursuivi leur progression vers le Sud.D’après les informations que nous avons pu obtenir, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les miliciens qui les appuient se sont, pour leur part, repliés plus à l’est vers les villes de Bloléquin et Guiglo. D’autres auraient tenté de fuir au Liberia voisin. Toulepleu est aujourd’hui une ville en bonne partie vidée de sa population. En effet, dès le début des affrontements militaires dans l’ouest du pays, il y a deux semaines, des milliers de civils ont commencé à fuir les villes et villages de la région pour tenter de se réfugier de l’autre côté de la frontière. Mais aussi vers le nord sous contrôle des FN ou vers le sud, sous contrôle des FDS.
Prise stratégique
Un Libérien de cette région a déclaré sur RFI que « les combats pour le contrôle, ce weekend, de la ville de Toulepleu ont provoqué de la panique au sein des populations des villes frontalières qui sont en même temps peuplées de beaucoup de refugiés. Des informations font état d’obus tombés sur le sol libérien. Déjà pour la journée de samedi, les institutions humanitaires estiment à plus de 2 000 le nombre d’Ivoiriens qui se sont refugiés à Totown, à 9 kilomètres de la frontière ».On ne sait pas encore si les Forces de défense et de sécurité vont lancer une contre-offensive ou bien si les Forces nouvelles vont tenter de poursuivre leur avancée notamment en tentant de prendre Bloléquin, puis Guiglo et peut être même le port de San Pedro. Mais selon une source militaire, la conquête de Toulepleu constitue déjà une prise stratégique puisque cette ville est un point de passage important entre le Liberia et la Côte d’Ivoire, un point de passage par lequel transiterait des mercenaires libériens. Signalons également que si l’ouest est actuellement le théâtre d’une reprise des affrontements militaires, la tension est toujours forte à Abidjan. Dimanche après-midi et ce lundi, 7 mars 2011, encore, des tirs ont été entendus dans la commune d’Abobo. Samedi soir, le quotidien d’Etat Fraternité Matin a été visé par un tir de roquette. Mais selon la rédaction, aucun bâtiment n’a été touché et il n’y a pas eu de blessé. Enfin, ces derniers jours les domiciles de plusieurs ministres ou d’officiels proches d’Alassane Ouattara ont été pillés. Dans le camp du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) on accuse des jeunes partisans de Laurent Gbagbo, soutenus par des éléments des FDS, d’être responsables de ces actes. Cette opération militaire survient alors que doit se tenir – jeudi prochain -une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine prévue à Addis-Abeba. C’est dans ce contexte toujours tendu que l’Union africaine poursuit sa médiation.
Laurent Gbagbo refuserait l’invitation se rendre à Addis-Abeba
Le président de la Commission de l’UA a fait le déplacement sans les cinq présidents africains du panel mandaté par l’Union africaine. Alors on ne sait pas quelles sont les décisions qui ont été prises par les chefs d’Etat à l’issue de la réunion qu’ils ont eue à Nouakchott. Quel est leur plan de sortie de crise ? En revanche, une chose est sûre : Jean Ping a invité Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara mais aussi Paul Yao Ndré, le président du Conseil constitutionnel, à se rendre à Addis-Abeba le 10 mars pour une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Alassane Ouattara a fait savoir dès samedi qu’il acceptait cette invitation. En revanche, du côté de Laurent Gbagbo, on attend encore une réponse officielle. Mais selon un de ses très proches, il est désormais acquis que le président sortant ne fera pas le déplacement en Ethiopie et qu’il délèguera probablement son ministre des affaires Etrangères pour assister à cette réunion. Selon la source que nous avons pu joindre, ce refus s’explique parce que « Laurent Gbagbo voulait que la réunion se tienne à Abidjan et non à l’étranger ». Huit quotidiens ivoiriens proches d’Alassane Ouattara ont fait leur retour ce lundi matin dans les kiosques après avoir cessé leur parution depuis le 1er mars au nom, selon eux, de « menaces » du camp Laurent Gbagbo.
RFI
Des oppositions dans l’opposition ! Par Cheikh Tidiane Dia
Les mouvements politiques de tous les bords:nationalistes, modérés, radicaux, pro, contre, centristes etc… appelons-les comme on peut, sont dans leur majorité ce qu’en sont devenus la plupart de leurs leaders.Des coquilles dignes de musée de l’histoire de la clandestinité. Avec l’institution du multipartisme le champ de la clandestinité a certes été réduit et « le taux de prévalence » des organisations politiques clandestines a diminué. A cet effet, les sensibilités politiques se sont dans leurs majorités sabordées et dissoutes à l’intérieur des partis constitués.
Mais cela n’a pas fait disparaître totalement le militantisme « non autorisé ». Tout ce que le pays comptait d’activistes s’est retrouvé au lendemain de la création de partis politiques dans des cadres légaux. Mais il existe encore des groupuscules qui ont soit été privés de reconnaissance légale, soit préféré à chaque fois que leurs voix ne sont pas entendues au sein des partis renouer avec les reflexes de la clandestinité. Si bien que beaucoup de ces structures renaissent de leurs cendres si tout simplement de nouvelles- nées n’ont pas repris le flambeau. Ces derniers temps on assiste à une sorte de retour à ce passé récent. Le débat refait surface sur le champ du combat classique où des figures de proue de certains mouvements de lutte se livrent à des querelles à l’intérieur de la sphère idéologique originelle. Ainsi après avoir assisté à des passes d’armes entre des frères d’armes des Flams sur fond de rancune politique, c’est le mouvement El Hor qui est entré en action. De plus en plus de jeunes désireux de s’affirmer avec un discours politique en rupture de banc avec celui incarné par leurs ainés commencent à prendre leurs distances pour avoir plus d’indépendance et de marge de manœuvre. A défaut de pouvoir occuper l’espace au sein des partis, ces jeunes profitent des moindres dissensions pour se positionner. Certains ont même formalisé une nouvelle vision notamment sur des questions sensibles comme l’esclavage, la cohabitation, les questions de l’éducation etc…Bien qu’inscrites dans les programmes des partis politiques légaux, ces sujets ne sont pas bien défendus par les leaders politiques. C’est dans ce cadre qu’il faut analyser les motivations qui animent aujourd’hui des mouvements comme l’IRA dans la lutte contre l’esclavage ou encore le Flere qui défend les principes de l’égalité de droits entre les citoyens mauritaniens et qui s’insurge contre les discriminations raciales. Ces jeunes pas suffisamment convaincus par leurs camarades de APP, du Plej, de l’AJD dont les projets politiques sont censés aider à faire avancer ces questions urgentes. Ils montent au créneau et se font les porte-voix des opprimés. C’est cette tendance qui prévaut ces derniers temps favorisé en cela par la léthargie qui frappe les formations politiques. Ces mouvements sont devenus des oppositions de l’opposition dirigées contre tous les systèmes qui résistent à tout changement constructif.
Cheikh Tidiane Dia- LE RÉNOVATEUR
Nouveaux cas esclavagistes : Qui rendra à M’Barka ses filles?
Personne ne conteste aujourd’hui l’existence illégale et prépondérante de plusieurs centaines de cas d’exploitation sur mineurs dans la capitale, dont les effectifs sont encore plus élevés, plus on progresse dans les zones de l’intérieur du pays, où l’ordre social traditionnel règne en maitre absolu loin de toute coercition Des cas qui n’ont pas été dénoncés jusqu’à présent par les seules ONG actives dans ce domaine crucial des droits de l’homme, en raison de nombreux facteurs conjugués dont la faiblesse des moyens requis par ce type de lutte dont disposent ces Organisations et la double absence de la coopération des citoyens d’une part et de l’Etat d’autre part. Le manque de répression véritable de telles pratiques esclavagistes de la part des autorités, érige incontestablement en système leur large présence. Il n’en demeure pas moins que les militants des droits de l’homme, fortement mobilisés aux côtés des victimes de tels asservissements, multiplient les condamnations et les dénonciations, suscitant un éveil encore timide mais progressif auprès des opprimés dans la revendication de leurs droits. En effet, après Hasniya, C’est M’Barka qui appelle à l’aide pour pouvoir récupérer ses filles mineures exploitées. Son cri du cœur et de justice sera-t-il entendu ?
Les cas de maîtres esclavagistes sont loin d’être épuisés, car aussi nombreux et tenus dans la plus grande discrétion qu’ils nécessitent un travail de titan aux ONG mobilisées dans la lutte contre les pratiques esclavagistes, pour d’abord les formellement identifier avant d’en informer une administration encore réfractaire à la coopération dans cette lutte recommandée pourtant par la constitution ?!
Autant dire que les cas de Moulimnine et de Hasniya, déjà entre les mains de la justice ne sont que cet arbre qui cache la forêt d’un esclavagisme très répandu, qui interpelle plus que jamais les autorités à entreprendre des actions efficaces en vue de le combattre, si elles veulent réellement comme elles l’affirment régulièrement éradiquer ce lourd fardeau et instaurer une justice sociale et économique définitive.
Le plus récent cas dans cet épineux dossier est celui de M’Barka Mint Astine, âgée de 30 ans environ qui vient de solliciter l’aide du hakem de la moughataa de Toujounine pour récupérer ses enfants mineures et pour se voir restituer ses droits spoliés après 20 ans d’asservissement sans la moindre rémunération.
Dans la plainte qu’elle avait adressée hier à l’autorité territoriale de Toujounine, M’Barka revient sur son long calvaire, précisant qu’elle travaillait chez ses maîtres esclavagistes depuis l’âge de 5 ans, suite à une demande faite auprès de sa mère par ce riche ménage pour servir sous son toit à Nouakchott.
M’Barka dit avoir perdu toute sa jeunesse sous l’exploitation de ces maîtres esclavagistes, ajoutant qu’elle avait donné naissance à deux enfants dans leur maison. Justement, ce sont ces mêmes filles qui font toujours l’objet d’asservissement de la part de ses anciens maîtres, qu’elle avait décidé d’abandonner pour élire domicile à Dar Baidha dans la commune d’El Mina à Nouakchott, suite à son mariage à un jeune cousin.
M’Barka espère bénéficier du soutien de la loi criminalisant l’esclavage pour se voir restituer ses petites et jouir de dédommagements pour les nombreuses années des corvées domestiques forcées réalisées sans contrepartie sous le toit de ses exploitants.
A propos de ses deux mineures Aicha et Lalla, M’Barka souligne qu’elles sont privées de scolarité et qu’elles travaillent dans des conditions difficiles, exprimant le souhait de les voir recouvrir leur liberté dans les plus brefs délais après la plainte déposée auprès du hakem avec l’appui de l’ONG non autorisée Ira-Mauritanie, présidée par son leader et militant esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, récemment sorti de son lieu de détention suite à une grâce présidentielle.
Arrestation d’un journaliste
Les forces de l’ordre auraient arrêté hier, le journaliste du quotidien « essirage » Mohamed Yahya Ould Ebih, alors qu’il couvrait la découverte de ce cas d’esclavage, révélé par l’ONG interdite Ira-Mauritanie dans la moughataa de Toujounine. Selon des premières informations, il s’agit ce dossier d’exploitation sur mineures aurait été confié au commissariat du Ksar qui est le seul habilité pour les situations d’asservissement sur enfants.
Amadou Diaara-LE RÉNOVATEUR
La communauté internationale a du plomb dans l’aile par Bâ Sileye
Tous les peuples retenus encore dans la dictature et l’oppression trouveront un exemple illustrant dans le printemps du monde arabe. Les observateurs sont unanimes que les soulèvements populaires vont basculer les réalités dans cette partie du monde arabe et susciteront un curieux changement dans les relations géostratégiques. Mais les soulèvements au Moyen-Orient en général et au Maghreb en particulier ont quelque chose de très spécifique. Cette spécificité renvoie à la complexité des politiques internes menées par les systèmes, installées des décennies durant, sous la houlette des dictateurs soutenus par certaines grandes puissances internationales.
Et les révolutions en cours viennent dévoiler non seulement le secret de polichinelle mais l’absence de la crédibilité et du crédit dans les discours tenus lors des grandes rencontres internationales au cours desquelles « les grands maitres » statuent sur les crises que traversent certains pays. Il y a seulement quelques mois les révélations de Wikileaks inquiétaient presque toutes les grandes chancelleries.
Ici, on voit la diplomatie française pâtir avec les intentions de MAM, l’ex-Ministre des affaires étrangères notamment son fameux soutien militaire au dictateur démissionnaire Zeine Abdedine Ben Ali. Là, la communauté internationale trébuche encore sur la décision à prendre contre le sanguinaire Kadhafi. Ailleurs, l’Union Africaine tergiverse en attendant que les soldats de Laurent Mbagbo tirent à bout portant sur des citoyens ivoiriens. Dans un article publié par Courrier Internationale, un journaliste prouve que l’Union Africaine (UA) joue le rôle des « abonnés absents » dans la crise ivoirienne. Le panel des chefs d’États de l’UA, réuni ce vendredi à Nouakchott (Mauritanie) sous la Présidence du Chef d’État Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, n’a pondu qu’un communiqué dans lequel le panel informe que le conseil de paix et de la sécurité vient de leur accorder un délai de grâce d’un mois pour trouver une issue à l’impasse ivoirienne. Dans le communiqué rendu public, on peut lire que « le Groupe a décidé de tenir sa prochaine réunion dans les meilleurs délais, à une date et en un lieu qui seront annoncés incessamment, aux fins de parachever l’accomplissement du mandat qui lui a été confié par le CPS. Le Groupe invite à cette réunion Leurs Excellences Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo, ainsi que le Président du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire ».
Les braves médiateurs autant divisés ( voir les positions de Blaise Compaoré et Jacob Zuma) espèrent réunir autour de la même table les deux antagonistes Laurent Mbago ( décrié par la communauté internationale) et Alassane Ouattara ( favoris de la communauté internationale et ayant le soutien de l’Élysée).
Dans cette confusion totale, force est de constater que la communauté internationale a du plomb dans de l’aile . D’aucuns n’évoquent sa perte de crédibilité, quand on sait que cette dernière ne s’aligne que sous ordres des grandes puissances détentrices du droit de véto au sein de l’ONU. Aujourd’hui encore cette réalité est plus que jamais confirmée avec le printemps du monde arabe. La communauté internationale n’a fait que briller par des déclarations sanctionnant par ci et par là ce qu’elle appelle dans son langage des « dérives ». Or tous les observateurs sont presque unanimes sur le fait qu’elle soit divisée sur la nécessité d’engager des sanctions militaires contre la boucherie du colonel Kadhafi.
Certains pays influents de l’UA ne veulent pas se prononcer sur les vagues d’immigrés provenant de la méditerranée qui débarquent sur les cotes italiennes. Le Président Français ne cache point sa crainte en affirmant qu’avec la révolution tunisienne, l’Europe risque d’être confrontée à « des flux migratoires incontrôlables ». Le ministre italien des affaires étrangères parle d’un « exode biblique ». Lors de la première sortie du ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant a demandé aux autorités italiennes de « retenir les migrants tunisiens ».
Tout compte fait, cette confusion de la communauté nous montre à tel point une sorte de fièvre diplomatique internationale qui se profile à l’horizon. Certains chefs d’État comme Gbagbo et Kadhafi et bien d’autres connaissent son fonctionnement et n’hésitent pas à dépasser la ligne rouge, à ne pas se plier aux décisions de la communauté internationale.
La lâcheté de l’Union Africaine Par Ethmane Sall
La lâcheté de l’Union Africaine face à les crises politiques africaines est à la fois inquiétant et inacceptable. Ce début de l’année 2011 a été un tournant pour les peuples africaines. mais ce peuple souffre davantage de ses dictateurs qui n’ont pas prêt à se plier. à l’heure actuelle où je tonne ces propos ,la jeunesse africaine est entrain de subir le chaos africain, un chaos orchestré par des dirigeants irresponsables, arrogants, vaniteux, despotes, voyoucrates. Ainsi, le séisme politique qui secoue en ce moment l’Afrique du nord ,un séisme qui a fait et qui continue à faire des morts :en Tunisie ,il y a eu des centaines de morts, en Egypte ,beaucoup de personnes ont perdu la vie et le scénario est loin de terminer, en Libye, on assiste à un massacre cinglante et sanglante qui a fait plus de six mille morts. et ce massacre est loin de s’achever.
Au de là de ces chaos, il y a d’autres imbroglio politiques qui envahisssent le continent. c’est le cas en Mauritanie, une Mauritanie qui marche davantage sur la tête ,une Mauritanie qui n’a jamais connu de démocratie, une Mauritanie qui maintient une partie de son peuple dans la servitude, une Mauritanie qui contraint une partie de sa population au gravats, au crachats et forçats. c’est le cas aussi à Madagascar qui vacille depuis plus de deux ans, au milieu de tout cela, le Zimbabwé de Robert Mougabé qui va très très mal en ce moment, sans oublier le théâtre politique ivoirienne qui continue à faire des ravages humanitaires .Dans l’état actuel des choses en Côte d’Ivoire, on ne peut que compatir au calvaire du peuple ivoirien ,un peuple qui, chaque jour se disperse ,cherche un refuge.Les hommes ,les femmes et les enfants parcourent des kilomètres afin de trouver un abri au pays limitrophes notamment au Liberia. Le véritable ivoirité n’est plus d’actualité en Côte d’Ivoire,car, l’éléphant est scindé en deux ,en deux grands morceaux ,Alassane Ouattara (président reconnu par la communauté internationale) a pris le Sud et Laurent Gbagbo(le forcené qui a usurpé son pouvoir) a confisqué le Nord. Une Partition Nord -Sud ? Peut-être ? Qui sait ?
Par ailleurs, le forcené Laurent Gbagbo doit être traduit en justice ,doit être condamné pour le massacre qu’il a commis ,pour le chaos qu’il a commandité ,même hier ses troupes ont tirés sur une foule de femmes qui manifestait ,qui jouissait de leur ivoirité. Les forces de Gbagbo ont finalement tués sept femmes parmi les manifestants.
Dans tout ces cacophonies politiques, l’Union Africaine n’a jamais eu le courage de conjuguer un verbe qui rassure les peuples ,elle a toujours traînée les pattes : c’est déplorable, c’est lamentable, c’est aberrant,c’est pas encourageant. Et pourtant, c’est une institution qui est censé de protéger le peuple africain, de mettre fin aux crises africaines, crise d’ordres politiques, sociales, culturelles, économiques….Hélas, tel n’est pas le cas.
Tout récemment,le panel des cinq chefs d’état de l’UA a rendu son premier rapport en public concernant la crise ivoirienne. Dans ce rapport, il y a rien à tirer ,il faut noter que ce panel est mené par M. AZIZ(le dictateur mauritanien), un militaire sans formation idéologique, sociale, culturelle ne peut qu’agir en conséquence….,panel de la honte. Ce panel a d’ores et déjà échoué . cela traduit l’impuissance ,je dirais même l’inutilité de l’Union Africaine.
Cette institution est presque inutile aujourd’hui parce que, elle démontre davantage son incapacité ,sa lâcheté à agir, à trouver des issues pour les crises africaines. Elle doit absolument disparaître, elle n’a plus de crédit ,plus d’influences, plus d’utilité.
En tout cas, si on veut construire une nouvelle Afrique , si on veut innover, faire du renouveau,il est inéluctable de remettre en question l’UA,de remettre en cause l’UA,de la dissoudre tout simplement et de créer d’autres institutions qui répondent aux exigences de la jeunesse africaine et qui mettent sur pied d’autres structures politiques dans la conscience politique africaine.
Ethmane Sall-Mulhouse-France.



