Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2011

Des cas pratiques d’esclavage sur mineures par des proches du Président Mohamed Ould Abdel Aziz

altAccompagnés de plusieurs membre de son organisation, Monsieur Biram Ould Dah Ould Abeïd, Président de IRA –Mauritanie a saisi en bonne et due forme, ce Dimanche 06 Février, le Hakem de la Moughata de Toujounine de deux cas d’esclavage pratiqués sur les deux sœurs Oueïchita et Loueïla par, respectivement, Koueïla et sa grand-mère Fatma El Ghaliya Mint Lahreïtani. Etait aussi présente la mère des mineures qui affirme avoir également subi les mêmes sévices de la part de la dite famille, depuis l’âge de cinq ans jusqu’à son mariage il y a seulement quelques mois. Et d’ajouter avoir connu aussi bien le viol que toutes les autres formes de tortures. Le Hakem( préfet) a réquisitionné illico le Commissaire de la police de Toujounine ( quartier de Nouakchott) M. N’Diouk pour se rendre chez Mint Lahreïtani et faire l’état des lieux. Après avoir embarqué les esclavagistes et les mineurs, il s’est rendu au commissariat de Toujounine avant de les conduire au commissariat des mineurs conformément aux dispositions des textes.
A la présence de l’avocate des mineurs, Maître Mme Fatimata M’Baye, la mère et ses fillettes avaient été écoutées. Ce fut la même chose pour Koueïla et sa grand-mère, Fatma El Ghaliya Mint Lahreïtani. Les deux esclavagistes ont, en effet, reconnu les faits qui leur sont reprochés.

C’est en conséquence que Monsieur Biram demande au Commissaire de police Madame Mekfoula mint Cheikh Elhadrami l’engagement des altprocédures légales. Sa réponse fut immédiate et sans appel : « Nous avons reçu de la haut l’ordre de ne plus engager les procédures relatives aux pratiques de l’esclavage qu’on nous soumet. Aucun procès-verbal n’est autorisé d’être établi depuis le problème de Mounimnie Mint Bacar( responsable de la banque centrale de Mauritanie, dénoncée par IRA le 13 décembre 2010 pour pratiques d’esclavage sur deux mineures, elle fut libérée et le président et autres militants de IRA furent agressés par la police, tabassée, torturés, emprisonnés et condamnés). On nous dit qu’il s’est avéré que de tels cas d’esclavage existent en grand nombre si bien qu’en poursuivant tous les auteurs c’est tout le monde qui risque de se retrouver en prison. Après tout, l’esclavage est un problème qui oppose Haratines(populations serviles) et Bidhane(minorité arabo-berbère dominante en Mauritanie) et risque de les diviser davantage. »
Ces propos tenus par Mme le commissaire Mekfoula sont les preuves que désormais l’arsenal juridique, entre autres, la loi d’incrimination et de criminalisation de l’esclavage sont enterrées. Cela inaugure légalisation de ces pratiques et la protection pure et simple de leurs auteurs et donc d’un déni de justice sans nom et sans précédant.
Les militants de IRA qui se sont fortement rassemblés devant le commissariat des mineurs entendent continuer leur mobilisation jusqu’à l’engagement des procédures légales devant ouvrir la voie à la poursuite juridique des auteurs de ce forfait ignominieux. A noter que les deux esclavagistes sont les proches du Président Mohamed Ould Abdel Aziz et les cousines du Colonel Mohamed Ould Lahraïtani, l’actuel Chef d’Etat-major de l’armée de l’air.
Dans un point de presse organisé à l’occasion par IRA –Mauritanie devant le commissariat des mineurs, Monsieur Biram a mis en garde face à ce nouvel épisode synonyme d’absence totale de l’autorité de l’Etat. Car a-t-il dit « l’impunité dont jouissent les maîtres d’esclaves poussent les Haratines, esclaves et anciens esclaves, à se révolter contre l’autorité et à s’engager d’arrache pieds sur le chemin de la révolution à l’instar des autres pays de la sous région » Une nation, ajoute-t-il à la presse nationale et internationale, ne peut se bâtir sur l’iniquité sous la quelle ploient aujourd’hui plus d’un million et demi de Haratines à travers le pays.


Commission de communication de IRA- Mauritanie

La gendarmerie interdit aux automobilistes en provenance de Rosso d’entrer à Nouakchott

altSelon le reporter de l’ANI, un poste de gendarmerie mobile positionné au niveau du PK 80 de la route de Rosso a interdit aux usagers de la route de continuer vers la capitale, expliquant qu’il s’agit d’une « instruction d’interdiction d’accès de la ville de Nouakchott ». Le reporter de l’ANI a ajouté que les gendarmes ont signifié aux automobilistes qu’ils doivent attendre que d’autres instructions parviennent, sans pour autant les édifier sur les mobiles réels de cette mesure.

 ANI

L’UA reconnaît Alassane Ouattara comme le seul président de la Côte d’Ivoire

altLe panel des chefs d’Etat de l’Union africaine a rendu son avis le 10 mars à Addis-Abéba lors d’un mini sommet de l’organisation. Alassane Ouuattara est, selon eux, bien le seul président de la Côte-d’Ivoire. Le panel demande à la cour constitutionnelle d’organiser son investiture et à Laurent Gbagbo qui a, disent-ils, perdu l’élection présidentielle de se retirer. Des résolutions que l’UA dit vouloir appliquer dans les deux semainesEn reconnaissant Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d’Ivoire, le Conseil de paix et de sécurité, cet organe de l’Union africaine demande par voie de conséquence à Laurent Gbagbo de se retirer. Se retirer dans l’intérêt de la nation et pour sauvegarder la paix. L’Union africaine invite le président selon elle élu de Côte d’Ivoire à former un gouvernement d’union nationale dont le Premier ministre, les ministres de l’Intérieur et de la Défense seront nommés après consultation du CPC, autrement dit, le cadre permanent de concertation, un organe issu des accords de Ouagadougou qui rassemble les quatre principaux acteurs de la scène politique ivoirienne, dont Laurent Gbagbo.

Le départ de Laurent Gbagbo et la mise en place des nouvelles institutions doivent se faire dans les deux semaines, dit le panel. Le processus sera supervisé par un haut représentant de l’Union africaine, qui se réserve le droit de prendre « les mesures nécessaires » en cas d’échec du processus.L’ UA n’évoque pas de mesures contraignantes, comme cela avait été annoncé lors du dernier sommet. Alassane Dramane Ouattara remporte donc une victoire diplomatique sur la scène africaine. Et c’est une défaite pour Laurent Gbagbo et ses alliés au premier rang desquels, le Sud-Africain Jacob Zuma qui est resté – selon une source diplomatique – étrangement silencieux lors des débats d’Addis-Abéba.

 RFI

مناوئو النظام يتظاهرون وسط العاصمة مطالبين بإسقاطه

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الشبان اليوم الجمعة 11-3-2011 وسط العاصمة نواكشوط مطالبين بإسقاط النظام والانتقال إلي حكم مدني، ومحاسبة من أسموه بالفاسدين الموالين لنظام الحكم.

وردد المتظاهرون شعارات من بينها “الشعب يريد إسقاط النظام” و شعار “موريتانيا حرة والعسكر بره ” وشعار” واحد واثنين أموال الشعب أمنين” في إشارة إلي عمليات نهب واسعة للمال العام بموريتانيا من قبل بعض كبار المسؤولين ورجال الأعمال المقربين من النظام.

الشرطة حاصرت الساحة لكنها لم تقمع المتظاهرين( تصوير الأخبار)

وقد حاصرت الشرطة المتظاهرين قرب ساحة “أبلوكات” ومنعتهم من عبور شارع “جمال عبد الناصر” في قلب المدينة لكتها لم تستعمل القوة في مواجهة المتظاهرين.

وقال ضابط في الشرطة للمتظاهرين إن القوات الأمنية لن تقمع التظاهرة لكنها لن تسمح للمتظاهرين بعبور الشارع إلي ساحة “أبلوكات” .

وتثير الساحة المملوكة لثلاثة من أقارب الرئيس الموريتاني جدلا واسعا بعد تخلي الحكومة عنها مقابل مبالغ مالية رمزية ويطالب المحتجون بإلغاء صفقتها وإعادتها للدولة الموريتانية

A-t-elle vraiment pris en Mauritanie ?

altL’information a circulé, d’abord, sur la toile, à travers les forums sociaux. Puis, peu à peu, elle est évoquée, d’une manière sommaire, dans les médias. Ensuite, elle est reprise par l’opinion, sans qu’elle ne soit véritablement prise au sérieux, la révolution de la jeunesse mauritanienne. Or, celle-ci semble être décidée à marquer sa journée. A l’instar de la jeunesse tunisienne et égyptienne, qui chacune se réclame d’une date, respectivement, le 17 janvier et le 25 janvier, la jeunesse militante mauritanienne s’identifie, désormais, à la journée du 25 février. La veille de cette date, le Premier ministre, comme par hasard, s’était déplacé dans un quartier déshérité et avait promis, en plus de dix-sept mille emplois, une journée de grande générosité. Tout en rappelant le droit à manifester garanti, dit-on, par la Constitution. En plus, c’était un vendredi. Dans un pays musulman, c’est une journée de charité, propice pour les offrandes. Où, justement,  les populations pauvres de la ville ont pu profiter d’une distribution gracieuse de poissons et même de terrains.
Pour les jeunes, qui se mobilisaient déjà depuis quelques temps, sur  le tentaculaire Facebook, le poisson frais, de premier choix soit-il, ne figurait, visiblement, pas, en priorité,  sur la liste de doléances, ce jour-là. Après la prière du vendredi, quelques petits groupes de jeunes commençaient à investir la place des blocs, baptisée, pour l’occasion, ‘’Place de la Liberté’’. La journée était, particulièrement, chaude et poussiéreuse. A 17 heures, le nombre de manifestants est considéré, par certains organisateurs, en deçà, des espérances. De l’autre coté, les soutiens du pouvoir, dans un élan euphorique se délectaient de ce qu’ils n’hésitaient pas à qualifier d’échec. ‘’ Cela, réconforte ce qu’on a toujours dit et répété.’’ La Mauritanie n’est pas comme la Tunisie, ni comme l’Egypte.’’  Vers dix-huit heures, l’affluence s’était relativement améliorée, mais certains initiateurs espéraient beaucoup plus, même si d’autres jugeaient qu’il s’agissait d’un bon départ. La police qui s’était positionnée, à proximité, n’était mandatée qu’à réguler la circulation de la grande avenue, qui a connu, une fébrilité  inhabituelle, dans une journée de repos.
Les pancartes et banderoles brandies déclinaient des slogans aussi variés que le sont les origines des différentes groupes qui constituaient la manifestation. Chacun roulait pour son propre agenda. En tout cas, on pouvait lire des slogans inspirés d’ailleurs. Sur les pages facebook animées par les jeunes contestataires, on ne peut qu’être surpris par le grand intérêt qu’accordent ces jeunes à ce qui se passent dans les pays arabe et, en particulier, l’Egypte et la Tunisie où les jeunes ont déjà gagner leur bataille. C’est une école d’apprentissage pour les révolutions cybernétiques. Une information, par exemple, relative à un exploit réalisé par la jeunesse égyptienne, au Caire, est passée en boucle. Les Tunisiens s’en inspirent, non sans jalousie, et l’accommodent au contexte tunisien, en lui apportant des améliorations. La jeunesse mauritanienne se nourrit de cet univers, où les jeunes arabes rivalisent dans les techniques de révolutions technologiques.
Après cette première sortie, les débats, dans les forums sociaux ont porté essentiellement sur la nécessité d’améliorer le niveau de mobilisation.
Le second rendez-vous, pour une autre manifestation, qui était fixé pour le mardi d’après avait drainé plus de monde. Le slogans et discours étaient plus homogènes. Les différents groupes, qui ne se communiquaient que virtuellement, ont pu faire connaissance, les uns les autres, et ont parvenu à travailler, ensemble, dans le réel, sur les actions à futures. La troisième manifestation était sensiblement plus imposante que les deux premières.
Si le pouvoir a adopté une politique de retenue, en évitant toute logique de force, il n’en demeure pas moins qu’il s’est investi, par personnes interposées, à véhiculer une  image quelque peu réductrice sur cette  jeunesse. Certains milieux proches des sphères du pouvoir évoquaient une manifestation à caractère tribale.
Le mouvement prend désormais de l’ampleur. Les jeunes révoltés  se sentent de plus en plus en forme. On s’accommode de la solution contestataire. Ces jours-ci, plusieurs floués et frustrés de l’Administration publique et des sociétés étatiques s’inspirent de cette méthode.

Et la suite…

Si, le rendez-vous, bihebdomadaire (vendredi et mardi) place des blocs, continue crescendo, le pouvoir risque bien d’être pris de court. Même, si, aujourd’hui, le pouvoir  peut faire facilement  la traçabilité de  certains segments des contestataires en les rattachant  aux milieux d’opposition. Ce qui conduirait le pouvoir à un raccourci, en cas de pourrissement de  la situation, en faisant appel sérieusement aux ténors de l’opposition pour  amorcer le débat tant réclamé par celle-ci. Mais, là les jeunes, devenus, entre temps, de plus en plus nombreux, dans la Place des Blocs, ne se reconnaîtraient qu’eux-mêmes. Ce jour-là, ils n’appartiendraient qu’à cette place qu’ils ont baptisé ‘’ Place de la Liberté’’. Ils s’identifieront à cette place. Elle sera leur formation politique. Alors, les leaders de l’opposition n’auraient pas assez de marge de manœuvre et seraient contraints de rejoindre la foule. Quand ce mouvement prendra de l’ampleur dans la capitale politique, la contagion touchera bien des provinces.
Toutefois, le pouvoir pourrait recourir à l’usage de la force. Mais, en a-t-il vraiment les moyens ? On sait que le pays est  en guerre, non déclarée, contre les mouvements terroristes. Mohamed Ould Abdel Aziz a déployé environs quatre mille hommes sur les frontières maliennes. L’effort de guerre est énorme. La pression de ce coté est assez forte. Elle pèse aussi bien sur le plan sécuritaire que sur le plan pécuniaire. Dans une guerre l’intendance doit suivre nécessairement ! Le président de la République aurait-il la force, dans pareilles conditions,  de garder raison face à un mouvement de contestation qui s’étendrait sur toute l’étendue du territoire nationale ?
Serait-il entendu par ses hommes, quand il irait les impliquer dans une opération de maintien de l’ordre ? Ou bien, seraient-ils, ces hommes assourdis par les chants provenant des jeunes manifestants de la Place de Blocs ?

AVT- BILADI