Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: April 2014

Le PM reçoit le président du Forum, tournées pre-electorales entre promesses et cacaphonie?

altLa présidentielle approche à grands pas. Premier tour le 21 juin ? C’est même ce que mijoterait, dit-on, la Commission Electorale Nationale  Indépendante (CENI). En ce cas, les Mauritaniens auraient à s’inscrire sur les listes électorales dès la semaine prochaine, c’est-à-dire, début avril, pour pouvoir voter à la date retenue  par le gouvernement. En attendant, il y a comme de la cacophonie dans l’air. Avec, d’une part, un Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) qui chante l’amorce éventuelle d’un dialogue  avec  le pouvoir, condition sine qua none à toute participation au scrutin ; d’autre part, un gouvernement qui proclame, certes et sur tous les toits, sa détermination à organiser une élection consensuelle et  crédible à laquelle prendraient part, dit-il espérer, les partis de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), mais sans rien modifier de son calendrier. Le hiatus, entre ces deux agendas, semble patent.

Depuis la fin de ses assises, le 2 Févier, le FNDU – qui n’est pas un parti, rappelons-le, mais une structure conjoncturelle de discussion citoyenne – multiplie les réunions pour le suivi de ses recommandations. Ses instances se réunissent régulièrement, afin de peaufiner une stratégie, dans  la perspective du dialogue souhaité avec le pouvoir. Parallèlement à ces conclaves, les présidents de la COD, de Tawassoul et du FNDU, Cheikh Sid’Ahmed Ould Babamine, ancien président de la première CENI mauritanienne – qui réussit, rappelons-le au passage, à organiser des élections municipales, législatives et présidentielle, en 2007, sans aucune contestation – laissent tous entendre que le Premier ministre leur a signifié le souci du gouvernement de parvenir à un scrutin consensuel et crédible. Taraudés par la perspective de troubles lendemains d’élection ratée, opposition et majorité semblent d’accord là-dessus mais, hélas, loin de se mettre d’accord sur les moyens d’y arriver.

Le FNDU exige la formation d’un gouvernement d’ouverture pour  prendre en charge l’ensemble du processus électoral. La majorité juge cela inopportun, puisque, dit-elle, le gouvernement est assuré d’une majorité confortable au Parlement, d’une part, et, qu’il a, d’autre part, suffisamment fait de concessions pour l’organisation des  dernières élections. Et de rappeler son acceptation du principe, en octobre dernier, de l’ouverture de la CENI et de l’Observatoire des élections aux partis n’ayant pas  pris part au dialogue de 2011. Rappel un tantinet vain, puisque les deux organes de supervision  demeurent en leur forme initiale. Pis, la première a déjà repris du service pour organiser la présidentielle. En outre, le pouvoir est en train de mettre en branle tout un arsenal de combat pour le scrutin de juin.

Et le président de la République de recevoir, ainsi, quatre cents jeunes mauritaniens avec lesquels il a discuté de « leurs perspectives d’avenir ». Une rencontre fortement médiatisée, comme celle de Néma avec le peuple, en 2013. Ajoutons-y la visite qu’il vient d’effectuer au Trarza, pour le lancement de l’exploitation agricole par des diplômés chômeurs, le départ des ministres à l’intérieur du pays pour parler du RAVEL, et voilà un cocktail à forte odeur de tournée pré-électorale. D’ailleurs le FNDU n’a pas manqué de stigmatiser ce qu’il a qualifié de « campagne avant l’heure ». Pendant ce temps, l’Union pour la République (UPR), principal parti de la majorité présidentielle, modifie ses instances. Ses bureau exécutif et conseil national ont  vu leurs nombre et effectif augmenter, en vue, semble-t-il, de l’imminente présidentielle. 

Le temps presse, en effet : nous sommes à deux mois du premier tour de l’échéance. On se demande qu’est-ce qui  empêche les deux pôles politiques  de hâter le pas, pour s’asseoir autour d’une table et discuter, si tant est vrai qu’ils sont véritablement décidés à dépasser les belles intentions. Ils sont à la porte de leur conférence. Elle est, de toute évidence, fermée. Et la clé où est-elle ? Sinon dans la poche du président de la République

Source: le calame

Mauritanie : Samba Thiam sur la vallée pour la mémoire des martyrs

altBaba Kane – Le président des Forces de Libération Africaine de Mauritanie ( FLAM) a entamé cette semaine un périple dans la Vallée du Fleuve Sénégal pour traduire dans les faits les intentions du mouvement à œuvrer pour la réconciliation nationale.

C’est l’une des conclusions du premier anniversaire du mouvement sur le sol national à l’occasion du 31ème anniversaire des FLAM. La première étape Rosso capitale du Sud et symbole de la déportation de milliers de négro mauritaniens lors des évènements 89 est très significative.

En choisissant également Tékane, Dar El Barka, Boghé, Mbagne, Bababé comme seconde étape, le numéro un des FLAM revisite l’histoire et rend hommage à beaucoup de martyrs qui sont originaires de ces localités.

Samba Thiam passe à l’offensive.

C’est peut-être la fin d’une époque où les FLAM étaient considérés comme un mouvement subversif par la classe dirigeante du pays. Vingt sept ans après un exil forcé, le président Samba Thiam a pris son destin en main en rentrant d’abord au bercail. Et depuis il ne cesse de remettre les pendules à l’heure pour crédibiliser le mouvement qui a tant souffert de l’ostracisme des locataires du palais de Nouakchott.

Et pour la première fois de son histoire le numéro un des FLAM a communié avec ses militants et sympathisants la semaine dernière à Nouakchott dans une salle archi comble pour fêter les 31 années d’existence du mouvement. Pour traduire dans les faits désormais le leitmotiv « Umme,umme,daraade yonti » ou réveillez-vous, l’heure a sonné!

L’ancien prisonnier de Oualata a entamé cette semaine une tournée qui devra le conduire dans les villes historiques de la vallée au Sud du pays. La première étape Rosso, capitale du Sud est très symbolique. C’est là où des milliers de négro mauritaniens venus des principales villes du pays sont passés pour beaucoup pour un voyage sans retour.

Seulement près de 20000 sont rentrés aujourd’hui disséminés dans les régions du Sud. Ce sont ces rapatriés que le président des FLAM entend écouter et définir avec eux les préoccupations de l’heure pour sortir de l’impasse du passif humanitaire. Cette bataille d’interprétation de la question nationale est mise en oeuvre pour favoriser la compréhension de la fracture ethnique.

Au coeur de cette réflexion, l’autonomie du Sud dans le cadre d’une décentralisation poussée qui concernerait toutes les régions du pays. L’objectif étant que les populations prennent leur destin en main et se prennent en charge sur tous les plans bien entendu avec un pouvoir central qui joue le jeu de la démocratie participative.

Ce périple du Sud est donc très significatif non seulement pour la mémoire des martyrs avec déjà des arrêts à Tékane, Dar El Barka, Boghé, Mbagne et Bababé. Chaque étape a son importance surtout quand il s’agit de communes qui ont connu les pires moments du régime de Ould Taya. Sori Malé par exemple où des centaines de villageois ont été enterrés dans des fosses communes.

Quelques clarifications indispensables sur les intentions du mouvement devront être apportées. Les populations du Sud attendent surtout une reconnaissance en creux de certaines erreurs du passé parmi lesquelles le grand écart entre la théorie et la pratique du militantisme exploité par le régime de Ould Taya pour diaboliser les dirigeants des FLAM.

Ce retour aux ressources permet cette réconciliation. C’est le sens du redéploiement en Mauritanie engagé depuis le dernier congrès de Paris et le début d’application d’une feuille de route pour la réconciliation nationale.

FNDU: ‘ Notre dialogue est avec le gouvernement est non avec les partis ‘

FNDU: ' Notre dialogue est avec le gouvernement est non avec les partis 'Tawary – Le Forum national pour la démocratie et l’Unité a déclaré, ce mardi, qu’il compte discuter avec le gouvernement et non avec les partis politiques (Majorité et Convention pour une alternance pacifique). Pour ce qui est de la rencontre d’aujourd’hui, elle est d’ordre préparatoire aux assises du dialogue.

Dans un communiqué rendu public, ce mardi, par le FNDU, et dont l’Agence Tawary d’Information a reçu une copie, il est dit que le dialogue sera avec le pouvoir en place et son exécutif, “ce qui doit être clair pour les délégations des partis au moment du démarrage des discussions“.

Il a précisé qu’il prend cas des préparatifs de la rencontre préparatoire de ce mardi, ajoutant qu’il veut prouver à l’opinion publique nationale sa disposition au dialogue qui doit être “sérieux ” et “responsable” pour permettre ” la tenue d’une élection présidentielle consensuelle“.

Le FNDU continue à exiger des garanties pour la transparence de l’élection à venir, expliquant pour cela qu’il tient toujours aux recommandations formulées fin février –début mars derniers lors de ses journées de réflexion.

Et le FNDU de conclure en rappelant que ” tout en acceptant de ne pas poser de conditions ou de lignes rouges pour ce dialogue, il n’acceptera pas également qu’on le soumette à de telles exigences pour ces nouvelles discussions, précisant que toutes les questions liées au pacte de confiance, les garanties de transparence ou le calendrier adéquat et suffisant pour leur application, doivent être l’objet de ce dialogue
.

Il faut noter que les autorités de Nouakchott ont décidé d’associer les différents pôles politiques à ce dialogue, et elle continuer de refuser le report de l’élection présidentielle et la formation d’un gouvernement d’union nationale.

———————————

Communiqué FNDU (reçu par Cridem)

Forum National pour la Démocratie et l’Unité
Commission Communication

Le Forum pour l’Unité et la Démocratie, après avoir pris connaissance des préparatifs de la rencontre préliminaire prévue ce jour, Mardi 1er Avril 2014, pour discuter de l’ordre du jour du dialogue éventuel, tient à préciser à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1. Le Forum renouvelle sa disponibilité pour un dialogue sérieux et responsable, ouvrant la voie à la tenue d’élections présidentielles consensuelles sur la base de garanties de transparence adéquates, partant de la plateforme adoptée par le Forum lors de ses assises nationales tenues fin février – début mars 2014.

2. Le Forum tient à indiquer que de la même manière qu’il ne pose aucune condition préalable au dialogue et qu’il ne trace aucune ligne rouge à ne pas franchir dans ce cadre, il n’accepte pas, à son tour, que le pouvoir pose des conditions préalables ou considère des questions particulières comme tabous. Ainsi, toutes les questions relatives aux mesures de confiance à entreprendre par le pouvoir, aux garanties de transparence à adopter et au calendrier adéquat pour les mettre en œuvre, doivent être ouvertes à la discussion et au dialogue. En outre, il doit être clair que la rencontre d’aujourd’hui n’est pas un dialogue mais plutôt une réunion préparatoire pour arrêter l’ordre du jour du dialogue éventuel.

3. Le Forum rappelle que le dialogue doit être engagé avec le pouvoir et ses représentants et non seulement avec les partis politiques et que cette exigence doit se refléter clairement dans la composition de la délégation gouvernementale.

4. Le Forum attire l’attention sur l’exploitation médiatique et diplomatique du dialogue à des fins de propagande pour tromper l’opinion nationale et internationale et reste vigilant pour éviter une telle manœuvre.

Nouakchott, le 1er Avril 2014

 

Source: cridem