DECLARATION
Depuis quelques jours, troubles et insecurité agitent de nouveau notre frontiere Est.
A la suite de l’exécution sauvage de quatre jeunes mauritaniens peuls , suivie de l’incinération des dépouilles , un vent de panique et de sauve-qui-peut s’est emparé des ressortissants mauritaniens _refugiés et transhumants confondus_ bloqués en grand nombre à la frontière. Hommes , Femmes, enfants , bétail refluent , actuellement , en masse aux frontières de l’Assaba et du Guidimakha .Ces malheureuses victimes s’agglutinent sur une ligne qui s’étire du karikoro à l’embouchure du fleuve , bloqués à la frontière par la volonté des autorités administratives locales .
Il faut rappeler que 12.000 éleveurs mauritaniens, pour la plupart, avaient fui le pays avec les évènements de 1989, pour se réfugier au Mali, reconnus comme tels par le Haut Commissariat aux Réfugiés. Aujourd’hui l’administration mauritanienne, selon des sources dignes de foi, leur refuse l’entrée du territoire, leur déniant la nationalité.
Au vu de cette situation la Coalition anti -Système
– Dénonce, avec force, l’attitude du pouvoir face au calvaire de ces malheureux
-Exige des Autorités administratives locales une gestion plus souple et plus humaine de ce dossier
-Appelle le H C R à se mobiliser pour venir en aide aux plus démunis
-Estime que dans la lutte legitime menée contre les jihadistes il y a lieu de faire preuve de clairvoyance pour eviter l’amalgame entre ceux-lá et toute une communauté, aujourdhui stigmatisée.
-Exprime, enfin, toute sa solidarité agissante à l’endroit de ces mauritaniens en désarroi, lourdement éprouvés, tout en les invitant à la vigilance face aux infiltrations.
Nouakchott, le 09 mars 2026
La Coalition anti-Système





