SONKO ET FAYE
L’épopée de deux frères d’armes qui oublient de ranger leurs épées…
— La passe en politique est une faute tactique que l’histoire ne pardonne jamais —
Katina Koné Jacob
I. PROLOGUE : Quand la scène ressemble à du Shakespeare
« Les hommes oublient plus vite la mort de leur père que la perte de leur héritage. »
— Machiavel, Le Prince
Il y a des unions politiques qui naissent sous les meilleurs auspices et meurent sous les pires augures. Le couple Ousmane Sonko — Bassirou Diomaye Faye en est la démonstration la plus éloquente, la plus instructive, et — permettez à votre serviteur de l’avouer — la plus prévisible de la décennie politique sénégalaise. Prévisible pour qui avait les yeux en face des trous, c’est-à-dire : pas grand monde.
Quand Sonko, depuis ses problèmes judiciaires, tel un alchimiste du destin, a transmis à Diomaye Faye la baguette magique de la candidature présidentielle de 2024, le Sénégal tout entier a exulté. La gauche patriotique chantait. Les réseaux sociaux ronronnaient d’un bonheur collectif. Les prophètes de cour voyaient déjà dans ce geste l’acte fondateur d’une nouvelle ère africaine, un passage de flambeau digne des Gracques romains, une fraternité révolutionnaire écrite à l’encre de l’idéal.
Votre chroniqueur, lui, retenait son enthousiasme. Non par mauvaise foi. Non par pessimisme congénital. Mais parce que, comme Thucydide l’avait compris avant tout le monde en observant les guerres du Péloponnèse, les alliances nées dans l’urgence de la défaite partagée portent en elles le germe de leur propre dissolution. On ne fait pas de la politique comme on joue au football. Et Sonko venait de faire la passe décisive à Faye. Erreur fatale.
II. LA PASSE : Ce geste magnifique qui contenait tous les futurs problèmes
« Donne à un homme le pouvoir et tu verras qui il est vraiment. »
— Abraham Lincoln
Commençons par déconstruire la métaphore footballistique, métaphore que j’assume pleinement, car elle dit l’essentiel mieux que n’importe quel traité de science politique.
Dans le football, lorsqu’un joueur fait la passe à un coéquipier qui marque, on dit : « Le buteur a scoré, mais l’action vient du passeur. » Pendant quelques minutes, le passeur reçoit son crédit. Puis vient la conférence de presse. Puis vient le lendemain. Et le lendemain du lendemain. Et très vite, le monde ne retient que le nom du buteur. C’est ainsi. Le ballon rond est ingrat. La politique, elle, est pire que le ballon rond : elle est amnésique, narcissique, et cannibale.
Sonko a fait la passe. Faye a marqué. Et depuis lors, Faye est président de la République du Sénégal, avec toutes les prérogatives qui s’y attachent : le palais, les gardes républicains, le protocole d’État, les discours à la tribune des Nations Unies, les poignées de mains avec les grands de ce monde, la photo officielle. Sonko était Premier ministre — c’est-à-dire, dans la hiérarchie des égos africains, l’homme qui organise les réunions que préside quelqu’un d’autre.
J’avais dit dès le départ : cette architecture était instable. Quiconque connaît la psychologie du pouvoir africain, cette dynamique subtile où le chef se mesure non pas à ses réalisations mais à la hauteur que lui accorde le regard des autres, savait que l’équation était insoluble. Permettez-moi d’expliquer.
III. L’ORGUEIL : Ce péché capital qui gouverne les gouvernants
« L’orgueil des grands ne se voit que de près. De loin, on le prend pour de la dignité. »
— La Rochefoucauld, Maximes
Ousmane Sonko est, disons-le avec tout le respect que sa lutte impose, un homme à l’ego volcanique. Ce n’est pas une insulte. C’est un constat clinique. Les grands militants, les révolutionnaires charismatiques, les hommes qui tiennent des foules en haleine pendant des années d’opposition, sont rarement des êtres d’humilité franciscaine. Ils sont habités par une certitude intérieure qui confine à la foi religieuse. Ils se croient — et ils ont souvent raison de se croire — irremplaçables.
Sonko s’est battu pendant des années. Sonko a subi des procès. Sonko a été emprisonné. Sonko a incarné à lui seul la résistance contre le régime Macky Sall. Dans les chaumières, dans les universités, dans les marchés de Dakar comme dans les villages de Casamance, son nom était un cri de ralliement. Sonko était le messie attendu. Sonko était l’homme providentiel.
Et puis Sonko a fait la passe. Et le messie est devenu Premier ministre pendant que son disciple — hier encore prisonnier politique — est devenu président.
Voici la mécanique psychologique exacte de ce qui s’est ensuite produit : à chaque Conseil des ministres, à chaque décision d’État, à chaque arbitrage politique, une question s’imposait dans l’esprit de Sonko comme une épine sous l’ongle — « Mais qui est le vrai président ici ? » Et dans l’esprit de Faye, une question symétrique mais inverse prenait forme : « Qui gouverne vraiment ce pays ? »
Aristote, dans la Politique, avait compris que le pouvoir est indivisible par nature. On peut partager des ressources, des territoires, des richesses. On ne partage pas le pouvoir. On l’exerce ou on le subit. Entre deux hommes de cette trempe, la cohabitation n’était pas une solution : c’était un délai.
IV. LE QUIPROQUO ORIGINEL : Deux hommes, une vision, zéro clarté
« Les révolutions dévorent leurs propres enfants. »
— Danton
Ce qui est fascinant dans la fracture Sonko-Faye, c’est que les deux protagonistes semblent sincèrement surpris. Et c’est là où la comédie vire à la tragédie shakespearienne. Faye pensait-il que Sonko accepterait durablement un rôle subalterne ? Sonko pensait-il que Faye resterait éternellement le président de service, le tampon républicain, le visage de la légitimité formelle pendant que lui tiendrait les vraies rênes ?
Les deux se sont trompés. Les deux ont mal lu l’autre. Et nous, spectateurs attentifs, avions vu le malentendu se former bien avant que les principaux concernés ne daignent regarder dans la même direction.
L’erreur fondamentale fut de confondre convergence tactique et fusion idéologique. Sonko et Faye partageaient un ennemi commun : Macky Sall. Ils partageaient un discours : souverainisme, panafricanisme, rupture avec le système. Mais partager un ennemi commun ne suffit pas à bâtir un projet commun durable. La France et l’URSS partageaient un ennemi commun en 1941 — cela ne les a pas empêchés de se retrouver en Guerre froide en 1947. La logique est exactement la même. Ôtez l’ennemi commun, et vous ôtez la colle qui tenait l’alliance.
Montesquieu, dans L’Esprit des Lois, l’avait formulé avec précision : les régimes politiques ne sont pas des formations géologiques. Ils sont vivants, en tension permanente, et le moindre déséquilibre entre les forces qui les composent peut les faire basculer. Une coalition est un équilibre des forces. Dès que les forces bougent, l’équilibre rompt.
V. LA PROPHÉTIE DU CHRONIQUEUR : J’avais dit que ça ne marcherait pas
« Les Cassandre ne manquent pas ; ce qui manque, c’est l’oreille pour les entendre. »
À ce stade de l’article, permettez-moi une digression d’honnêteté intellectuelle.
J’avais dit que ça ne marcherait pas.
Je l’avais dit clairement. Je l’avais écrit. Et j’avais, dans la foulée, reçu les étiquettes habituelles que le milieu réserve aux voix discordantes : pessimiste, défaitiste, agent du système, traître à la cause, détracteur des patriotes. C’est le sort réservé à ceux qui osent signaler que l’euphorie collective est parfois une forme collective d’aveuglement.
Mon raisonnement s’articulait en trois points que je vais maintenant déposer sur la table comme un chirurgien dépose ses instruments avant l’opération.
Premier point : en politique africaine, la question de la légitimité symbolique prime sur tout. Sonko n’est pas seulement un leader politique — il est une figure mythologique dans l’imaginaire populaire sénégalais. Il est le symbole de la résistance. Il est l’homme qui a « vaincu » Macky Sall par procuration. Dans ce contexte, être Premier ministre de son propre dauphin, c’est comme être le maître qui sert à table dans la maison de son ancien élève. Le protocole dit que l’élève est au-dessus. La psychologie dit que le maître ne l’accepte pas.
Deuxième point : Faye n’est pas l’homme de paille que certains imaginaient. C’est un juriste rigoureux, un homme discipliné, un homme d’État en formation accélérée. Il a la légitimité constitutionnelle — et en démocratie, même imparfaite, la légitimité constitutionnelle finit toujours par l’emporter sur la légitimité morale. Faye pouvait, à terme, s’émanciper. Et il l’a fait.
Troisième point : le pouvoir corrompt — non pas nécessairement les individus, mais les relations entre les individus. Sun Tzu l’avait compris : il y a des configurations militaires qui paraissent solides mais sont structurellement condamnées. Une armée avec deux généraux d’égale stature est une armée qui se battra elle-même avant de battre l’ennemi.
VI. ANATOMIE D’UNE FRACTURE : Les failles de l’un et de l’autre
« On ne juge pas les hommes à leurs intentions mais aux conséquences de leurs actes. »
— Hannah Arendt
Soyons précis. Soyons justes. Une fracture politique n’a jamais un seul coupable — sauf dans les propagandes officielles. Analysons les failles respectives avec la même rigueur que nous appliquerions à n’importe quelle étude de cas institutionnel.
Les failles de Sonko : L’homme a la grandeur de ses convictions et les limites de son ego. Sonko a cru qu’il pouvait tenir deux postures simultanément : être le vrai patron dans les coulisses et le serviteur républicain en façade. Or la politique n’est pas une pièce de théâtre où l’on joue plusieurs rôles selon les scènes. Elle est une lutte pour l’inscription durable dans le réel. En restant perçu par l’opinion — et par lui-même — comme le vrai président, il plaçait Faye dans la position inconfortable du figurant dans sa propre pièce. Aucun homme de caractère n’accepte cela indéfiniment. Nietzsche l’avait formulé brutalement dans Par-delà bien et mal : la volonté de puissance ne s’accommode d’aucune tutelle, même bienveillante.
De plus, Sonko a commis l’erreur que Clausewitz décrit dans De la Guerre comme la confusion entre l’objectif politique et l’objectif militaire. Son objectif politique était la transformation du Sénégal. Son objectif tactique immédiat était d’arriver au pouvoir par n’importe quel moyen légal. Il a atteint le second en sacrifiant les conditions du premier. Quand vous arrivez au pouvoir dans une configuration institutionnellement bancale, vous gouvernez bancalement.
Les failles de Faye : Le nouveau président a, lui, le défaut de ses qualités. Sa rigueur juridique, son calme, sa méthode — qui sont ses atouts — l’ont peut-être empêché d’avoir la conversation décisive avec Sonko dès les premiers mois. La conversation qu’on a entre hommes quand les rôles sont mal définis. La conversation qu’on a avant que les frustrations ne s’accumulent, se cristallisent, et deviennent des fractures publiques impossibles à suturer discrètement. Faye a laissé la tension monter jusqu’à ce qu’elle devienne visible. C’est le défaut classique des hommes de droit : ils attendent que la situation soit juridiquement tranchée là où un politique expérimenté l’aurait tranchée humainement bien avant.
VII. LE VRAI PRÉSIDENT ET LE PRÉSIDENT LÉGAL : Un dualisme intenable
« L’autorité partagée n’est plus l’autorité. Elle est le début du désordre. »
— Tocqueville, De la Démocratie en Amérique
Il y a une réalité que les partisans des deux camps ont longtemps refusé de nommer : aux yeux d’une fraction significative du peuple sénégalais, Sonko demeure le vrai président. Non pas le président légal — Faye a le titre, le palais, le sceau de la République. Mais le président légitime, au sens sociologique du terme, c’est-à-dire celui dont l’autorité morale est spontanément reconnue par la base populaire.
Ce phénomène n’est pas propre à l’Afrique. En France, pendant longtemps, certains gaullistes voyaient en De Gaulle, même retiré à Colombey-les-Deux-Églises, le vrai détenteur de l’autorité morale de la nation. En Iran, Khomeini est resté le Rahbar — le Guide suprême — bien au-dessus du président de la République élu. Dans toutes ces configurations, la dualité n’est pas un équilibre : c’est une bombe à retardement.
Pour Faye, chaque déplacement officiel, chaque réforme annoncée, chaque déclaration souveraine était potentiellement lue à travers le prisme : est-ce Faye qui décide ou est-ce Sonko qui tire les ficelles ? Cette question — même posée injustement — rongeait l’autorité présidentielle. Et un président dont l’autorité est rongée par la question de sa propre autonomie est un président condamné à prouver en permanence qu’il gouverne seul. La création d’une nouvelle coalition autour de Faye est la réponse institutionnelle à cette usure psychologique. C’est Faye qui dit : voici mon propre espace politique, voici ma propre légitimité construite en dehors de Sonko.
VIII. LA COALITION DE FAYE : acte de naissance d’une émancipation
« La politique est l’art du possible. »
— Otto von Bismarck
La décision de Faye de constituer sa propre coalition autour de lui — marginalisant de facto Sonko et le PASTEF comme acteur central de la majorité — est, politiquement parlant, un mouvement d’une logique implacable. C’est l’acte de celui qui a compris que la cohabitation au sommet est un poison lent. C’est l’acte de celui qui, après avoir longtemps toléré l’ombre d’un autre sur son fauteuil, a décidé de déplacer le fauteuil à l’abri de cette ombre.
Machiavel aurait applaudi. Non pas la rupture en elle-même, mais sa logique. Dans Le Prince, il est écrit qu’un souverain qui doit son pouvoir à d’autres est un souverain fragile. Pour consolider sa position, il doit s’en affranchir. Faye est en train de faire exactement cela. Il construit sa propre base. Il forge ses propres alliances. Il dessine sa propre carte politique. Dans dix ans, si ce processus aboutit, on ne dira plus « Faye, le protégé de Sonko » — on dira simplement « Faye, le président ».
Quant à Sonko, la trajectoire est désormais tracée : l’opposition. Ce que l’histoire politique a de plus cruel, c’est sa circularité. L’homme qui s’est battu des années dans l’opposition pour arriver au pouvoir va se retrouver, par le mouvement même de la chose politique, dans l’opposition contre l’homme à qui il a donné le pouvoir. Il n’y a pas de mot assez précis en français pour désigner cette ironie-là. En wolof, peut-être, il en existe un.
IX. POUR CEUX QUI DOUTAIENT DE MON PESSIMISME
« Il est plus facile de prévoir que de convaincre. »
— Paul Valéry
Il y a une différence fondamentale entre le pessimiste et l’analyste lucide. Le pessimiste dit : ça va mal finir parce que tout finit mal. L’analyste lucide dit : ça va mal finir parce que les conditions structurelles d’un bon dénouement ne sont pas réunies, et voici pourquoi. Je suis, modestement, dans la deuxième catégorie.
Mes raisons, que j’ai exposées à l’époque et que je reprends ici pour que nul n’en ignore : premièrement, on ne fait pas la passe en politique — le pouvoir donné ne revient pas à son donateur. Deuxièmement, deux egos de cette dimension dans un seul palais républicain, c’est comme mettre deux soleils dans le même ciel : la lumière est belle mais la température est insoutenable. Troisièmement, l’absence d’une architecture institutionnelle claire réglant la hiérarchie des décisions et des légitimités était une bombe à retardement que tout observateur sérieux pouvait voir.
À ceux qui me traitaient de pessimiste, je réponds ceci : Cassandre n’était pas pessimiste. Cassandre voyait juste. Son malheur, c’est qu’Apollon lui avait ôté le don de convaincre tout en lui laissant le don de prédire. Je n’ai pas ce problème. Mes analyses sont consultables. L’histoire vient de les valider.
X. LES VOIES DE SORTIE : Ce qui pourrait encore être tre sauvé
« La sagesse politique consiste à transformer les défaites en retraites stratégiques. »
— Charles de Gaulle
Cela dit — et c’est ici que le chroniqueur cède la place au citoyen préoccupé — la question n’est pas de savoir qui avait raison dans ce duel fratricide. La question est : qu’est-ce que le Sénégal fait maintenant de cette fracture ?
Car le vrai perdant dans cette histoire, à court terme, n’est ni Sonko ni Faye. C’est le peuple sénégalais, qui avait placé dans cette alliance tous ses espoirs de rupture, toutes ses attentes de souveraineté retrouvée, toutes ses impatiences de voir l’État servir enfin ceux qu’il a toujours ignorés.
Première voie de sortie : Faye doit gouverner. Vraiment, totalement, sans ambiguïté. Sa coalition doit lui permettre d’agir sans la tutelle permanente du PASTEF et de Sonko. C’est le seul moyen pour le Sénégal d’avoir un exécutif fonctionnel. Un président hésitant entre son autorité et les humeurs de son prédécesseur de facto est un président qui ne gouverne pas — il administre les tensions.
Deuxième voie de sortie : Sonko doit choisir. S’il entre dans l’opposition, qu’il y entre avec honneur et clarté, en portant un projet alternatif crédible, pas en sabotant de l’intérieur. S’il veut revenir au pouvoir — par les urnes, en 2029 — qu’il construise ce projet dès maintenant. L’opposition n’est pas une punition. Elle peut être une école. Mandela est entré en prison comme militant et en est sorti comme homme d’État. L’adversité forme ceux qu’elle ne détruit pas.
Troisième voie de sortie : les deux hommes doivent comprendre que leur désaccord personnel est un luxe que le Sénégal ne peut pas se payer. Le pays a des défis structurels colossaux : chômage, dépendance au franc CFA, extraction des ressources naturelles, système éducatif en lambeaux, émigration de sa jeunesse. Ces défis ne feront pas de pause pendant que Sonko et Faye règlent leurs comptes d’egos.
ÉPILOGUE : La leçon permanente
« L’histoire se répète : d’abord comme tragédie, ensuite comme farce. »
— Karl Marx
En définitive, l’épopée Sonko-Faye nous enseigne une leçon que l’Afrique politique devrait inscrire en lettres d’or sur les murs de toutes ses Assemblées nationales : le pouvoir n’est pas une dette. Il ne se rembourse pas.
Quand vous donnez le pouvoir à quelqu’un, vous ne lui prêtez pas — vous lui offrez. Et celui qui reçoit un pouvoir offert a deux options : en faire bénéficier le peuple au nom duquel il a été offert, ou en faire l’instrument de sa propre affirmation. Faye a choisi — peut-être involontairement, peut-être nécessairement — la seconde option face à Sonko. Et Sonko, incapable de jouer le rôle du grand homme effacé derrière son œuvre, a rendu la fracture inévitable.
Il n’y a là ni méchants ni saints. Il y a des hommes, avec leurs ambitions, leurs blessures, leurs légitimités concurrentes — et une institution républicaine qui n’était pas conçue pour absorber tant d’egos en un seul couloir de pouvoir.
J’avais dit que ça ne marcherait pas. Ça n’a pas marché.
La prochaine fois, peut-être, on me lira avant que l’histoire n’écrive elle-même la confirmation.
Jacob Koné Katina
Chroniqueur
Consultant en communication
Bingerville, Côte d’Ivoire




