Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2013

AHMED HAMZA PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE NOUAKCHOOT: ” FLAM, J´ADHÈRE A VOTRE APPROCHE”.

alt

Votre démarche est bonne, le retour au pays, parler avec tout le monde, briser cette diabolisation, communiquer plus, pour que votre message soit mieux compris par mes parents Maures. Je suis entièrement d accord que le modèle sud africain peut nous inspirer. Pour ma part j´adhére à 99/100 à votre approche le 1/100 je le garde pour vous pousser à persévérer dans la voix du dialogue avec les vrais extrémistes qui lisent votre message à l envers. Il faut traduire vos documents en arabe, pour que ces gens puissent commencer à comprendre que le Flam a toujours été diabolisé à tord. La route est longue mais l´unité des Mauritaniens est possible. Je suis de tout cœur pour cette nation juste et multiculturelle.

LLC!

SOURCE: AHMED HAMZA-FACEBOOK.

WWW.FLAMNET.INFO

 

Déclaration de presse des Flam: Mandela, le prophète de l´humanité

alt“Tout homme ou toute institution qui essaieront de me voler ma dignité perdront” Nelson Mandela.

C´est avec une grande consternation que les Flam ont appris le rappel au ciel de l´étoile majestueuse de ce siècle, son Excellence Nelson Rolihlahla Mandela, le guide incontesté de la nouvelle république arc-en-ciel. Sa disparution constitue une immense perte pour les peuples en quête de la liberté en particulier, et pour toute l’humanité. Car, ce géant de l’histoire symbolise, à lui seul, la lutte pour la liberté, la lutte contre le racisme, la lutte pour la dignité humaine tout court. Il a consacré toute sa vie au combat pour l’avènement d’un monde réconcilié avec les valeurs de l´humanisme, de la tolérance et du respect de l’autre.

L’Afrique du Sud pleure son héros, l’Afrique, un de ses plus dignes fils, l’humanité son prophète et les Flam, leur guide.

L’émotion que cette perte a suscité dans le monde entier prouve encore une fois l´universalité de l´homme qui transcende les frontières, les cultures et les races. Du procès de Rivonia en passant par ses longues et terribles nuits à Robben Island jusqu´à ce jour historique et mémorable du 11 février 1990, Nelson Mandela n´a jamais renié ni ses convictions, ni ses principes, ni altéré son discours malgré la répression et les tentatives de corruption.

Plébiscité au pouvoir par son peuple, il y a renoncé, pourtant, librement après un seul mandat, en cédant le fauteuil présidentiel sans regret ni calcul, administrant ainsi une belle leçon de courage politique et de désintéressement à ses pairs et contemporains.

Mandela est parti. Il laisse une Afrique orpheline, assoiffée de justice, de liberté et de démocratie. Puissent les valeurs qu’il a chéries et ses actes inspirer notre continent et ses dirigeants.

Le Bureau national des Flam et, à travers lui, tous nos militants, sympathisants et toutes les victimes du racisme et de l’esclavage en Mauritanie, présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, aux camarades de l’ANC, au peuple Sud-africain dans son ensemble et à toute l’Afrique-mère.

 

Respect au camarade et Adieu au grand héros !

N´kosi sikeleli Afrika!

 

La lutte continue !

le 09 decembre 2013.

Le département de la Communication et de la presse des FLAM

www.flamnet.info

Loupe du Jour : Le temps de l’impasse

altDepuis la tenue samedi 23 novembre 2013 du premier tour des élections législatives et municipales, le pays vit dans l’impasse. Ni la proclamation par la CENI des résultats partiels, ni les contestations fournies et appuyées des différents acteurs politiques, ni les sorties agressives de la COD n’y ont fait quelque chose, le pays semble mourir de sa propre mort.

Presque rien ne s’y passe plus, même si tant bien que mal, la vie essaie de reprendre de sa normalité, si tant est qu’il y a normalité dans ce pays.

Deux semaines durant, nous avons eu droit au grabuge, à la musique non stop et à trop peu de discours. Les acteurs politiques, ou ceux qui se présentent comme tels, ont privilégié le folklore et la sonorité. Tous les « ingrédients » d’une fête étaient réunis : jeunes déchaînés, tentes bien ornées, musique non stop, thé sans arrêt sous la tente et d’autres choses encore.

On l’avait prédit, notre campagne qui n’a dérogé à aucune des règles préétablies depuis 1991, aura été creuse et terriblement vide. Le citoyen qui s’était habitué aux mêmes cérémonies folkloriques, au même faste « illicité » dans la rue, n’a vu se rééditer devant ses yeux que la pâle restitution de ce qui se passait avant. C’est dire que la campagne a été l’occasion de s’adonner à tout, sauf à la politique.

On ne se mettra pas à regretter les acteurs de la COD qui ont décidé de boycotter les échéances, mais d’aucuns sont obligés de constater que les grands débats de société n’ont pas été discutés, disséqués, débattus et expliqués.

Les questions de l’éducation qu’il faut donner à nos enfants, des modes de gestion qu’il faut suivre pour notre pays, les mécanismes de redistribution du pouvoir et des richesses entre les fils de ce peuple, les règles d’équité et d’égalité entre citoyens -qui n’ont jamais été une réalité dans ce pays-, la réhabilitation du service public sont autant de problématiques qu’il fallait débattre , en vain.

S’y ajoutent naturellement les épineuses questions qui font peser d’énormes menaces sur notre cohésion et notre unité nationale, à savoir les questions de l’esclavage et des injustices criantes qui se pratiquent encore à ciel ouvert dans cette Mauritanie. Pays de contradictions par excellence, la Mauritanie ne peut pas se construire sans cette discussion et ce débat que la classe politique n’a pas voulu, ou n’a pas pu engager.

Il faut bien le dire : nos hommes politiques, hypocrites par excellence, sont les alliés objectifs d’un Etat qui ne tolère point la discussion d’où peut jaillir le progrès. Les clichés désuets d’un Etat qui doit rester toujours fort et implacable, sont entretenus par une classe de leaders, avides de pouvoir et de prébendes.

Voilà pourquoi nos hommes politiques n’ont pas débattu durant la dernière campagne électorale, chacun préférant jouer à la politique de l’Autriche en enfouissant sa « tête » dans le sable aux fins d’éviter de soulever des questions qui ne font pas « l’unanimité », comme s’il y avait une seule question sur laquelle tout un peuple pouvait être unanime !

La campagne comme l’après-campagne, n’ont finalement pas profité au pays, loin s’en faut. Ils n’auront servi qu’aux moutons de Panurge que sont les hommes politiques et leurs partis, qui auront fêté près d’un mois durant au carnaval du folklore et de l’opportunisme. N’en n’était-ce pas la saison, ou plutôt, la raison ? !

Cheikh Tidiane Dia

 

Source: le renovateur

L’Afrique de nouveau Française

altDevant un portrait géant de Nelson Mandela, François Hollande prononce son message d’ouverture du sommet de l’Elysée, le 6 décembre 2013. Photo Elysée.

Ce n’est ni le Président en exercice, ni la Présidente de la Commission de l’Unité Africaine, qui ont annoncé la création de la force Africaine d’intervention. C’est le Président Français, François Hollande, en personne, qui l’a annoncée. Il l’a fait devant une cinquantaine de Chefs d’Etat, sans que personne ne s’en émeuve.

La France décide, au nom et pour le compte de l’Afrique. La France va créer, par l’Afrique une force militaire d’intervention. Où ? Là où elle le jugera opportun ! A cet effet, elle formera et entraînera, annuellement, vingt mille militaires africains, pour constituer ladite force.

Nos dirigeants étaient là, en grand nombre. Ils écoutaient, studieusement, voire religieusement. Ce qu’ils entendaient, et auquel ils étaient venus prêts et préparés, est une aubaine pour eux. Ces despotes incorrigibles, et corrompus invariants, voient la France se mettre à leur offrir les moyens de perpétuer les pouvoirs qu’ils continuent de monopoliser. De l’Afrique française, nous sommes passés par la France-Afrique, pour revenir maintenant à l’Afrique de la France. Les pouvoirs en place y trouvent leurs comptes, et la France y a grand intérêt.

Les intérêts de la France :

De l’aveu même du Président Hollande, la France aurait perdu 50 % du volume de ses « échanges » avec le continent noir. Ces « échanges », côté africain, se sont orientés vers les nouveaux pôles que sont la Chine et l’Inde. C’est la menace et la bête noire pour les occidentaux : les pays émergents.

A cette invasion économique venue de l’Est, il s’est ajouté un autre défi, sécuritaire celui-là. Un défi aggravé par les conséquences de la guerre de Libye, alimenté par les prises d’otages et les divers commerces illicites qui passeraient par l’Afrique, venants d’Amérique de Sud, pour parvenir à des débouchés au sud de l’Europe.

La situation n’est pas, non plus, facilitée par la course des émigrants clandestins qui, s’ils ne meurent pas par dizaines au Sahara, finissent malheureusement, pour la plupart, dans les fonds marins, aux cimetières, ou centres de concentration du sud de l’Italie.

Il est clair que la France se devait de trouver des moyens appropriés pour faire face à cette triple menace : économique, sécuritaire, démographique.

Devant la menace économique, la France a pensé d’abord à attirer vers elle, le maximum d’étudiants des pays dits émergents. Pour ce faire, ils pensent que l’introduction de l’anglais comme langue d’enseignement dans les universités françaises, est une bonne parade, quitte à délaisser la francophonie et les francophones, à leur sort. Le pouvoir économique, semble primer sur le rayonnement culturel. Ne pouvaient-ils pas aller de pair ?

Il va sans dire, que les intérêts économiques ne prospèrent que dans un environnement sécurisé.

On dit que l’argent est le nerf de la guerre. Accouplée à la force militaire, ils deviennent tous les deux l’instrument privilégié de sécurisation des intérêts économiques.

Avec d’éventuels nouveaux projets français en Afrique, et la crise qui s’installe dans la durée en Europe, le phénomène migratoire pourrait être résorbé, par la création d’opportunités d’emplois au niveau des pays ‘’exportateurs’’ de clandestins, et la démystification de cet Eldorado chimérique européen.

La création de cette nouvelle force « Françafricaine », sera bénéfique à la France, en lui permettant, à nouveau, de faire main basse sur le continent. Pour les dirigeants africains, elle est une bénédiction du ciel.

La bonne étoile des dirigeants africains :

Les dirigeants africains ne peuvent que jubiler. Ils ont leur « OTAN », imaginé, structuré, formé, financé, équipé, et dirigé par la France. Avec la création de ce nouveau « pacte militaire » avec la France, ils doivent se sentir immunisés. C’est un retour, qui ne dit pas son nom, aux accords révisés dans les années 70, par la plupart des pays africains, sous la pression des opinions publiques, jadis influentes sous la houlette des jeunes élites patriotiques.

Avec cette nouvelle consolidation des « institutions militaires », par et pour la France, au sommet dit de « L’Elysée », on affaiblira, sans nul doute les semblants d’institutions dites démocratiques, que la France de Mitterrand, au sommet de la Baule, avait imposées comme condition nécessaire à l’éligibilité à l’aide au sous-développement.

Les affaiblir, est un euphémisme, pour quelque chose qui était déjà agonisant. Les parodies de démocraties ont montré leurs limites. Elles n’ont permis, ni une évolution économique, ni une avancée socio-politique. Leurs résultats varient entre nul, négatif, et néfaste.

Ces nouvelles orientations ne seront certainement pas de nature à impulser nos éternellement « processus » démocratiques. Les mandats de nos immortels dirigeants pourront s’étirer avec une élasticité infinie. Les torchons de Constitutions se modifieront à volonté, et seront variables dans le temps et dans l’espace. Les mal élus demeureront malléables et corvéables, et obéiront à la moindre allusion, ou au petit clin d’œil, ou au minime geste de la tête.

Les biens mal acquis, les suffrages mal obtenus, les fonctions non méritées, les élections concoctées, les suffrages non ou mal exprimés, les droits spoliés, les devoirs mal accomplis, tout cela passera par compte pertes (pour les africains) et profits exceptionnels (pour la France et ses pions locaux).

Ce projet était certainement en couveuse depuis longtemps, et le problème de la République Centrafricaine (RCA) n’en a été que le détonateur. C’est, parait-il, pour stopper un cycle de violence à tendance génocidaire. Quelle hypocrisie ! J’ai entendu Monsieur Louis Michel fustiger le régime de Bozizé (pour lequel je n’éprouve la moindre sympathie), et vanter les mérites des forces (SELECA) qui ont débarrassé la RCA de cette tyrannie. Il doit se rendre compte, trop tard, qu’une mauvaise démocratie vaut mieux qu’une bonne pagaille.

Un élément important de notre culture africaine continue d’échapper, par inadvertance ou à dessein, à tous les chercheurs et spécialistes français, DGSE comprise. Autant nous sommes réfractaires à la démocratie copiée qui ne colle pas chez nous, autant nous sommes allergiques à la domination. Les solutions dont ils ont besoin, et que nous voulons pour eux et pour nous, sont à notre portée. Mais nous n’y parviendrons, ensemble, que si s’ils nous donnent la latitude d’adopter le mode de gestion de nos sociétés qui nous sied.

Debellahi Abdeljelil

 

Source: cridem

FLAMNET-AGORA: Nelson Mandela, un cadeau de l’Afrique à l’Humanité

altLe charismatique leader de l’African National Congress (ANC) a tiré sa révérence jeudi 5 décembre dernier pour un repos éternel après 95 ans, un siècle entier, d’une vie de turpitudes et de combats. Le guerrier est parti ne laissant pas simplement les partisans de l’ANC et les sud-africains orphelins mais l’Afrique dans sa globalité et le monde dans toute sa diversité. L’ANC n’a en effet été que le tremplin, pour ce fils de l’Afrique des plus illustres, le plus illustre du 20ème siècle, pour s’installer le plus naturellement et le plus majestueusement du monde sur le piédestal des Hommes politiques de son époque. L’émotion suscitée à travers le monde par la disparition de Madiba, comme l’appellent affectueusement les sud-africains, en dit long sur l’apport de l’homme à ses contemporains, en particulier, et à ses semblables, de manière plus générale. Jamais, en effet, la mort d’un homme politique n’avait entrainé autant de drapeaux en berne. Des Etats-Unis à la Guinée en passant par la France et bon nombre d’autres pays, les drapeaux ont été mis en berne en hommage au symbole mondial de la lutte contre la discrimination. Mais la force de celui que l’on appelle Rolihlahla (l’empêcheur de tourner ne rond en xhosa), de son nom africain, est justement d’avoir su concilier l’intransigeance pour tout ce qui touche à sa dignité et à celle de son peuple, allant jusqu’à prendre les armes face à un ennemi, l’apartheid, qui ne comprenait d’autre langage que celui de la violence, et la tolérance, face à ce même ennemi qu’il a entre-temps mué en adversaire, pour l’émergence de la Nation arc-en-ciel qu’il voulait faire de l’Afrique du Sud.

Les vingt-sept longues années de sa vie passées en prison, dont dix-huit au sinistre bagne de Robben Island, au lieu de développer en lui un esprit d’aigreur, de haine et de vengeance, ont été pour lui au contraire une source d’inspiration pour mieux appréhender les bourreaux de son peuple, an se mettant notamment à l’afrikaans, et parvenir ainsi à les apprivoiser.

Aux brimades et à l’humiliation de l’ennemi raciste, Mandela a opposé la dignité du résistant, à la haine aveugle du régime d’apartheid et à son cortège de massacres, Madiba a répondu, suprême générosité, par un désir de vie pour tous. C’est ce sens de la générosité, qui a fondé la réconciliation sud-africaine et jeté les bases de la nation nouvelle, que le Président Obama a voulu saluer déclarant que Madiba était un homme « profondément bon ».

Cette « magnanimité constructrice» envers l’ennemi d’hier, cette main tendue dont la plus parfaite illustration a été le Nobel de la paix partagé avec Frederik de Klerk, dernier président du régime honni de l’apartheid, dont il fera d’ailleurs son vice-président une fois élu, en déroutant plus d’un, est une attitude profondément africaine et confère à Mandela sa stature unique ; il est le double symbole de la lutte sans merci contre l’injustice la plus abjecte puisque fondée sur l’appartenance raciale, et l’artisan de la réconciliation de ce pays de toutes les différences. C’est en cela que l’Afrique peut l’exhiber en toute fierté à la face du monde, un monde qui consacre la dimension planétaire de ce natif de Mvezo que la lignée familiale prédestinait à des fonctions de chef traditionnel en pays xhosa, en l’érigeant en exemple.

Tel était d’ailleurs le destin de Nelson Rolihlahla Mandela; être un exemple pour ses contemporains et pour  les générations futures. Puissent simplement les chefs d’etat du continent, en conclave à Paris à l’annonce du repos du guerrier, s’inspirer de cette mine de sagesse que la Providence a offert à une Afrique bien mal en point, en bien des égards, sous les coups de boutoir conjugués de ses enfants et des tenants du néo-colonialisme. Qu’ils s’inspirent de lui ne serait-ce que pour mettre fin aux tripatouillages incessants de constitutions taillées sur mesure pour les maintenir au pouvoir.

Puisse la Mauritanie, notre pays, qui entretient un apartheid qui ne dit pas son nom, et qui entrainera fatalement le recours à une violence aux conséquences incalculables, s’inspirer de l’exemple de ce grand homme devant l’éternel et du pays arc-en-ciel dont il a jeté les bases.

Alassane DIA,

Président de Touche pas à ma nationalité.