Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2011

Le virus qui tue la popularité des opposants mauritaniens

altLes ennuis du pouvoir politique viennent très souvent de son opposition.En démocratie, plus cette dernière est forte grande sera sa capacité de frappe.Au contraire, quand l’opposition est fébrile, le jeu politique profite à la majorité et c’est tout le système démocratique qui s’enlise.La force d’une opposition ne tient pas seulement à sa hargne combative mais dans l’ordre de ses priorités, la clairvoyance de ses idées et la pertinence de ses objectifs. Un parti politique conséquent dans son combat, fidèle à ses principes vaut plus qu’une formation nomadisant au gré des opportunités politiques . Et ce n’est pas pour rien qu’en démocratie les compétitions politiques aiguisent les appétits et les moindres événements alimentent la polémique.

Une opposition qui veut garder sa ligne et rester libre accepte difficilement de pactiser avec le pouvoir sauf si des circonstances particulières le permettent. Une opposition qui veut sombrer perd sa crédibilité en misant sur des prébendes politiques qui la musellent et détruisent son discours. En Mauritanie le respect voué à l’opposition depuis la période de Taya tient au fait que ses leaders sont restés attachés à des idéaux auxquels se reconnaissaient la majorité des mauritaniens désireux de rompre avec la pensée unique d’antan. L’impossible dialogue entre les acteurs de l’opposition et ceux du pouvoir était déterminé par cette divergence de vue sur des questions de fonds et sur la préservation par l’opposition de ce qui fonde sa raison d’être : la contestation de tout le système instauré par Taya. Pourtant l’ex-dictateur voulait s’appuyer sur son opposition radicale pour légitimer son pouvoir sans y arriver. Et c’est ce qui donnait d’ailleurs plus de sens au combat de cette opposition écoutée à l’intérieur et respectée à l’extérieur. Mais quand un leader charismatique prépare ses valises pour un séjour à l’anti-chambre du dialogue sans conditions évidentes, son franc- parler perd de son poids auprès de l’opinion. Quand Ahmed Ould Daddah avait apporté son soutien à la fronde contre Sidioca, sa côte de popularité s’était rétrécie comme une peau de chagrin. Le célèbre opposant historique a perdu du terrain en se classant en troisième position derrière le candidat Aziz et après le candidat Messaoud durant l’élection présidentielle de 2008. Ce faux pas a continué de poursuivre Ahmed Ould Daddah comme une malédiction chinoise. Ses sorties politiques ont perdu de leurs charmes et l’homme de grands carnavals politiques a différé ses messes politiques. Cette trajectoire vespérale est en train de faire un effet domino dans le paysage politique depuis que Aziz tend une main invisible à ses adversaires qu’il catalogue dans le registre d’opposants devenus fréquentables et qui ne se gênent pas de conjuguer le verbe s’opposer à tous les temps du passé. Quand IMS, le leader de l’AJD/ Mr a déposé ses baluchons dans la cour de la majorité nombreux furent ses militants qui croyaient être trompés par leurs organes de sens. La popularité de l’homme en a sans doute pâti dans les milieux radicaux hostiles à des solutions biaisées du débat national. A qui le tour pour s’engouffrer dans ce cerf volant d’une opposition qui plane au-dessus des plages du palais présidentiel ? L’avenir proche nous le dira…

Cheikh Tidiane Dia-Le rénovateur

Le ministre de l’intérieur interpelé à propos du registre d’état civil en cours

altLe ministre de l’intérieur Mohamed Ould Boilil a été interpelé, dimanche, en plénière de l’assemblée nationale, par le député UFP Khadijta Malick Diallo à propos du déroulement des opérations d’enregistrement des populations sur le registre d’état civil.La parlementaire a émis des remarques concernant cette opération lancée depuis pus d’un mois et qui , selon elle, « se déroule, presque, dans le secret, sans être accompagnée d’une campagne de sensibilisation indispensable pour orienter les population ». Elle a, en outre, ajouté, que « les moins de 3 ans et les mauritaniens nés à l’étranger demeurent, pour le moment, privés de l’enregistrement.
Par ailleurs, le député UPR Moulay Ould Brahim a dressé, au cours de la même séance une question, au ministre du commerce, relative à l’opération « Tadamoun », qu’il a retirée au dernier moment.

ANI

Dénombrement de la population : Une opération de recensement ou d’exclusion des négro-mauritaniens?

altSamba Sarr est bien ton nom? Tu es peul et tu es de Boghé! Alors tu dois connaître Ba Sileye et peux nous dire le nom de sa femme? Tu ressembles plus à un soninké ?Voilà un dialogue irréel ayant eu lieu dans un centre de recensement à Tevragh Zeina.Evidemment, le concerné a fini par s’énerver pour que les choses reviennent à la normale.Ba A.est votre nom?Après un coup d’œil minutieux sur les pièces originales présentées, les membres de la commission de recensement les remettent à l’intéressé l’invitent à effectuer le reste des formalités.

Cela se passait dans un centre de recensement à Sebkha. Celui-là, je ne le connais pas ! Donc pas de recensement pour ce demandeur ! Celui qui a répondu en ces termes à ce demandeur Halpular est aussi un Halpular mais membre de la commission d’un centre à El Mina. D’autres questions blessantes du genre : « Connais-tu le coran ? » ont été posées à certains. Ces propos ont été rapportés par des citoyens ayant subi avec ou sans succès (malgré la production de documents clairs et incontestables), l’épreuve souvent humiliante du recensement – exclusion. Tu es née à Dakar, nous ne pouvons pas te recenser ! Malgré le changement de centre, cette mauritanienne soninké native du Sénégal n’a pas pu se faire recenser car rencontrant toujours la même réponse étonnante. Le nombre de nos concitoyens d’origine Arabe, Halpular, Wolof ou Soninké nés à l’étranger de parents mauritaniens est important. Cela n’est pas spécifique à notre pays, c’est le cas dans tous les autres pays. Les codes de la nationalité y compris le notre régissent bien ces cas. Cette catégorie de citoyens touchent toutes les communautés nationales tels les arabes nés à Louga ou Saint Louis ou Djeddah, et les négro-africains nés à Dagana, à Saint Louis, à Dakar, etc. Les parents mauritaniens installés dans ces pays de naissance de ces enfants étaient soit des diplomates, soit des commerçants ou de simples travailleurs immigrés. Plus grave encore, souvent ce traitement infligé à nos compatriotes nés à l’étranger prend un caractère discriminatoire de type ethnique. Les premiers témoignages vont manifestement et de façon claire vers une application mauvaise et très sou vent discriminatoire de cette loi. Les cas rapportés sont nombreux même si les situations sont diamétralement différentes. D’un coté, il y a des membres de nombreux centres se croyant investis d’un pouvoir de police pour apprécier la « mauritanité » des personnes venant se faire recenser et de l’autre une minorité de personnes appliquant strictement les procédures prévues. Rappelons ici, qu’il s’agit d’un recensement général de l’ensemble des personnes résidant en Mauritanie, les nationaux comme les étrangers. Les mauritaniens âgés de plus de 45 ans sont actuellement concernés dans cette 1ère phase. Et comme le prévoit les dispositions réglementaires, les citoyens doivent se présenter avec leurs originaux et copies de cartes d’identité nationale et d’extrait de naissance. Les membres de la commission de recensement, après vérification de l’authenticité et de la légalité des documents présentés doivent immédiatement procéder au recensement des demandeurs. L’appréciation ne peut en aucune manière portée sur des éléments personnels ou à caractère discriminatoire. Que des commissions de recensement s’arrogent le droit de refuser de recenser un mauritanien parce qu’il a un accent saoudien, sénégalais, français ou qu’il ne parle pas l’arabe. Que ces même commissions s’octroient le pouvoir de contrôler la nationalité de leur compatriote alors qu’ils ne sont ni juges ni autorité administrative habilitée et enfin qu’eux même ne présentent aucune garantie de leur nationalité sinon la même carte d’identité nationale que leur présente leur concitoyen venu pour se faire recenser. Quand la loi confère la nationalité à une personne et lui délivre une carte nationale d’identité, elle prévoit aussi les autorités compétentes pour les vérifier en cas de besoin et manifestement les membres de ces commissions n’en font pas partie. Leur rôle se limite uniquement à vérifier si les personnes se présentant disposent des documents demandés. Aller au delà de ce rôle constitue un abus d’autorité et surtout conduit à des actes extrêmement dangereux pour la cohésion et l’unité nationale. La vocation d’un recensement est de dénombrer le nombre de résidents dans un pays qu’ils soient nationaux ou étrangers. Telle la tâche principale des commissions de recensement. Toutes les personnes ayant ou pas les documents requis (soit les 2 documents, soit seulement la carte d’identité, soit seulement l’acte de naissance, né soit en Mauritanie, soit à l’étranger…) peuvent et doivent être recensées. Le reste est un simple jeu de tri informatique à la portée de n’importe quel élève du secondaire pour le classement par catégorie, statut, par origine, par naissance …etc. Au bout des tris, des contrôles poussés ou d’autres compléments d’information pourront être demandés par la commission ou apportés par le demandeur à recenser. Devant cette situation où de nombreux citoyens possédant les documents requis, en particulier originaires de la communauté négro-africaine, n’ont pu se faire recenser dans certains centres, les autorités de tutelle doivent immédiatement se saisir de cette situation pour clarifier le rôle de ces commissions de recensement et apporter des solutions énergiques et définitives aux nombreuses dérives constatées. De nombreux cas en instance demandent aussi une solution rapide tels les mauritaniens n’ayant jamais été recensés, ceux ayant perdu leurs documents requis, les déportés ayant été rapatriés et ceux qui ne le sont pas encore, ceux n’ayant jamais eu de carte d’identité et tant d’autres catégories. Ils sont estimés entre 15% et 25% des citoyens répartis dans toutes les communautés nationales et dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, la non implication des autorités locales (mairies) traditionnellement et planétairement compétentes pour tous les actes d’état civil réduit considérablement la qualité de la prestation et augmente les risques d’exclusion et de discrimination latente en cette période d’instabilité de l’unité nationale. L’Agence de l’état civil et la loi dont elle se réfère a subi de nombreuses critiques tant au niveau du parlement que des médias. Les réserves émises relatives à sa création, à sa composition et à sa qualification doivent la pousser à plus de vigilance et de contrôle interne de ses organes et de ses agents qui manifestement pour certains méconnaissent la nature de leur mission mettant ainsi an danger la fragile cohésion nationale et l’unité nationale à reconstruire.

EHOT – LE RÉNOVATEUR

Le concept de la « Mauritanité » profite à qui ?

altLa Mauritanie est un pays où la cohabitation intercommunautaire doit être gérée avec la plus grande responsabilité aussi bien par les décideurs que par les politiques de toutes les sensibilités.On ne badine pas avec l’unité nationale.Quiconque tente de la compromettre commet le crime le plus abominable.Et doit répondre de ses actes et de son arrogance aveugle.Nous savons combien cela nous coûté et de quelle façon cela continue d’affecter les bons rapports entre les mauritaniens.

Sans unité nationale point de paix et sans paix, point d’épanouissement. Nous avons mis du temps à ramener la concorde entre nous après des années de terreur dont les plaies ont du mal à se cicatriser .Et à peine nous sommes en train de repartir de nouveau que des comportements que l’on croyait révolus réapparaissent mettant l’Etat devant ses responsabilités. Cet état de fait rappelle qu’en Mauritanie, le système de l’Etat dans l’Etat continue de tenir lieu de mode de gouvernance. L’exemple le plus frappant et le plus fragrant est le recensement à vocation d’état civil en cours. Une opération qui est conduite avec la plus grande irresponsabilité de la part de ceux qui ont été désignés apparemment pour statuer sur le sort de l’Etat civil mauritanien et auquel mandat a été donné de jouer au flic , au juge et aux « généticiens ». Les méthodes utilisées indiquent clairement que ce recensement est une occasion encore plus grave d’utiliser le concept dangereux de la « Mauritanité » pour priver une majorité de citoyens de leurs droits. Et les agents d’état civils utilisent cette arme redoutable avec tellement de maladresse qu’il peuvent provoquer un clash au sein du centre de recensement. Avoir le zèle de demander à un mauritanien possédant toutes ses pièces comment il a pu les acquérir ou encore de quelle ethnie il est issu, frise de la surenchère de la part d’agents dont le rôle est de vérifier les documents et d’appliquer les procédures. Les citoyens ayant subi des manquements graves de la part de ces agents véreux qui se confondent avec l’appareil répressif d’antan ne cesse de pousser à un ras-le-bol lourd de conséquences. Etre mauritanien signifie avant tout jouir de ses actes de reconnaissance officiels dûment établis par l’autorité. Mais obtenir un tel droit constitue l’une des plus redoutables épreuves chez la communauté non arabe du pays. Non seulement cette injustice est flagrante et constitue une violation grave des droits humains, mais elle continue d’être une règle, pire, une arme d’exclusion qui entame la crédibilité des opérations de recensement en cours. Les mauritaniens doivent être traités sur un même pied d’égalité et avec les mêmes égards sans considération de couleur et de langue. Ce principe est malheureusement sacrifié à l’autel de préjugés raciaux et de l’exclusion communautaire. Il y a des faits qui expliquent bien les intentions qui sous-tendent de telles pratiques. Dans tous les centres de Nouakchott les agents qui supervisent les opérations ont été choisis à dessein pour agir de façon incivique et irresponsable à l’ encontre des bonnes mœurs et des principes républicains.

Cheikh Tidiane Dia –LE RÉNOVATEUR

 

Il y a deux ans il nous quittait: quand Mourtoudo rendait hommage aux FLAM

altTout d’abord je remercie ALLAH Seigneur des mondes de m’avoir donné l’occasion de témoigner brièvement sur FLAM, en tant que témoin et acteur de l’histoire. En dépit des toutes les tentatives de liquidation par les gouvernements racistes et esclavagistes mauritaniens, FLAM a survécu contre vents et marrées, et continue de porter haut et fort le flambeau de l’espoir, la flamme de la liberté, de l’égalité et de la justice, car l’état mauritanien est le dernier bastion de l’apartheid en Afrique de l’Ouest, mais un apartheid sournois et hypocrite. Les responsables mauritaniens n’ont cessé jusqu’ici de créer des actions néfastes et de les enterrer par le mensonge ; ils utilisent la religion pour légitimer l’injustice ; Mais un célèbre politicien américain avait bien dit : « On peut tromper un peuple en un temps, une partie du peuple tout le temps ; mais on ne peut pas tromper le peuple tout le temps ».

 Un demi-siècle d’oppression, d’exploitation, de marginalisation des Noirs mauritaniens et le maintien affreux de l’esclavage a permis de rayonner le crédo politique de FLAM né sur des braises incandescentes.

FLAM, ce vaillant parti, dont je suis le père spirituel est fondé dans la clandestinité, dans un contexte où prévalait un parti unique, inique, parti de l’état mauritanien dirigé par Moctar Ould Daddah qui aspirait viscéralement à imposer une hégémonie raciale et linguistique. Des courants politiques chauvins, haineux et quinteux ont mené des pressions sur cet état barbare pour accélérer la marginalisation des communautés ethniques qui sont démographiquement majoritaires en Mauritanie, à savoir : les Haratines, les Haalpulaar’en, les Sooninké, les Wolofs et la minorité Bambara dans l’est du pays. Selon le Front Uni de l’Action Haratine (FUAH), ces derniers font 50% de la population mauritanienne. Cette force humaine est soumise à un abominable esclavage que beaucoup d’intellectuels Haratines n’ont cessé de combattre tels que Sid’ El Moctar NDiaye, Bouyagui Abidine, Boubacar Messaoud, Bodjel Ould Houmeid, Messaoud Ould Boulkhaïr, Baba Ould Jidou, etc.

Actuellement FLAM et toutes nos organisations politiques patriotiques nationales se sont soudées pour éradiquer définitivement cet ignoble fléau de l’esclavage.

Par ailleurs, la langue, instrument de communication, véhicule des cultures, des connaissances et civilisations peut aussi, dans des régimes injustes comme la Mauritanie, être utilisée comme instrument d’assimilation culturelle et de domination raciale. Moctar Ould Daddah en usa pour revaloriser et promouvoir la langue arabe, ce qui est un droit que nous soutenons aussi. Ce qui est anormal, c’est qu’il évita de reconnaître ce même droit aux autres langues du pays à savoir : le Pulaar, le Sooninké, le Wolof, le Hassaniya et même le Bambara.

Sous prétexte que tous les mauritaniens sont musulmans, il décréta qu’ils sont arabes ; il radicalisa l’arabité au détriment de la Pulaarité, Wolofité, Sooninkité, Hassaniyanité et Bambarité.

Toutes ces cultures et langues ont cohabité, se sont empruntés mutuellement, dans les grands empires Ouest Africains appelés pays de l’or du Ghana, Tekrour, Mali, etc. où régnait l’égalité raciale. Ces empereurs nègres ont toléré en leur sein, bien qu’étant animistes, leurs frères maures musulmans ; ils ont permis la fondation de l’empire d’Aoudaghost dirigé par Tiloutan dans l’espace du Ghana. Jamais ils n’ont été persécutés, ni culturellement, ni racialement. Jamais ils ne leur ont fait subir le sort que Moctar Ould Daddah et ses prédécesseurs ont fait subir au peuple nègre de Mauritanie. Nous accusons l’état injuste que nous combattons et non nos frères maures que nous aimons, respectons, avec lesquels nous voulons vivre ensemble dans un état débarrassé des carcans du racisme, du tribalisme, de l’esclavage, disons un état de droit soucieux de l’égalité, de la justice, de la solidarité et de la fraternité humaine.

Cette volonté délibérée de l’état mauritanien à subjuguer les noirs du pays, à effacer leurs langues, cultures et histoires, à les marginaliser des centres vitaux politiques, économiques, financiers, diplomatiques et autres, à pousser nos premiers intellectuels à combattre cet arbitraire à travers le mouvement des 19 en 1966 ; Ils ont été embastillés, réprimés. Daddah a organisé le premier massacre des noirs mauritaniens qui a produit une répercussion internationale.

La résistance s’amplifia, des documents acerbes intitulés CONSCIENCE NOIRE, L’ETAT ARABO-BERBERE ET LA REPRESSION DES NEGRO-AFRICAINS DE MAURITANIE et ceux du MOUVEMENT EL HOR furent publiés.

C’est l’occasion de rendre un vibrant hommage au Professeur Saïdou Kane Moustapha Boli, agrégé en sciences sociales, qui a fait six fois la prison et qui s’était mis toute sa vie au service des causes justes. Il a aussi comme l’officier des douanes Bâ Ibrahima Kassoum et tant d’autres héros contribué à la naissance des FLAM que célèbre son 26ème anniversaire.

 Ce parti de l’avenir est le résultat de la fusion de plusieurs partis politiques des mélanodermes de ce pays, naguère appelé Ganngari.  L’UDM, l’Union Démocratique de Mauritanie créée par le Professeur Saïdou Kane a vu le jour et a drainé une force immense de jeunes et de cadres. Des contradictions inhérentes à chaque organisation ont entraîné son éclatement. D’autres partis virent le jour ; le MPAM, l’ODINAM, le Mouvement des Étudiants et Élèves noirs  (MEEN). Cette dernière organisation a été en son temps le fer de lance qui croisait le fer contre les mouvements panarabistes intolérants. J’ai contribué au rapprochement et à la fusion de ces partis.

 

Le parti clandestin que nous avions en France appelé Union Démocratique des Nationalités (UDN) qui a mené des luttes épiques contre les chauvins de tous acabits et les faux marxistes devait être la section européenne des FLAM. Mais un tel voeu n’a pu se réaliser comme nous le voulions. La publication du Manifeste des FLAM de 1986 a coïncidé dans une période où la France a imposé la démocratisation des états africains à la Baule en France. Cette célèbre conférence était présidée par FRANCOIS MITTERRAND.

Profitant des élections pluralistes, supposées conduire à la démocratie FLAM a renouvelé le Manifeste de 1966, car, toutes les injustices annoncées à l’époque, ont été radicalisées et renforcées par le régime fasciste d’Ould Taya pour qui la Mauritanie est arabe.

Les Nassériens et les Baathistes et autres nihilistes négrophobes ont investi les rouages de l’état de la base au sommet pour y imposer leur idéologie obscurantiste qui a conduit aux évènements d’Oualata de 1986, à la purification ethnique décidée par Taya, Djibril Abdallah dit Semper et autres en 1989/91 ainsi qu’au génocide et aux fosses communes de la vallée du fleuve.

Ce drame contre lequel FLAM s’est dressé est sans précédent dans l’histoire de notre pays. La cause que FLAM défend est juste. Elle fait son chemin, beaucoup de maures blancs se sont désolidarisés de cette injustice. Nous combattons avec eux au sein du FNDD et de la CFD. Contrairement à KADHAFI, aux membres de la junte et tous les autres racistes qui gravitent autour d’elle.

La Mauritanie est d’abord africaine avant d’être arabe. Elle doit déclarer haut et fort non pas seulement son arabité, mais aussi sa Pulaarité, sa Sooninkité, sa Wolofité, sa Hassaniyanité et sa Bambarité. Nous sommes un peuple arc-en-ciel. Cette diversité raciale et ethnique est notre force, notre richesse que tous nos régimes doivent prendre en charge. C’est pourquoi, l’existence de FLAM, DEKAALEM, FURAM, M25, et autres qui constituent une même famille politique ainsi que les Organisations de tous les Haratines sont une chance de la Mauritanie d’aujourd’hui et de demain, qui aussi, inchaallah aura son BARACK OBAMA qui réalisera son rêve, réconciliera les coeurs par l’éradication définitive de l’esclavage, de la solution de la Question nationale et du passif humanitaire dans ces multiples facettes.

Nouakchott, le 13 Mars 2009

DR MOURTOUDO DIOP

PRESIDENT DEKAALEM/RDNM