Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 09/02/2016

L’ambassade américaine en Mauritanie fournit une liste de grandes personnalités impliquées dans le trafic de visas américains

L'ambassade américaine en Mauritanie fournit une liste de grandes personnalités impliquées dans le trafic de visas américainsTaqadoumi – L’ambassade américaine accréditée à Nouakchott compte remettre aux autorités officielles mauritaniennes une liste de hautes personnalités nationales impliquées dans le trafic de visas, livrés illégalement à plus d’un millier d’immigrés mauritaniens.

Ces documents remis à leurs bénéficiaires sont établis par les personnalités précitées sur la base de fausses déclarations, d’où la demande de l’ambassade US à Nouakchott de leur poursuite judiciaire.

Un célèbre artiste aurait obtenu à lui seul plus de 400 visas, indiquent les mêmes sources, pour assister à des manifestations culturelles et artistiques, qui se sont révélées après vérification, inexistantes, utilisées uniquement dans le but de couvrir ce trafic des visas organisé au profit des clandestins.

Un autre grand fonctionnaire du département des affaires étrangères aurait dressé également des visas pour des missions fictives au profit de présidents d’ONG de défense des droits de l’homme.

Les personnalités dont les noms ont été listés feront l’objet de poursuites judiciaires aux USA dés leur entrée au pays de l’Oncle Sam concluent les sources susmentionnées.

Traduit de l’Arabe par Cridem

FLAMNET AGORA : Tirer le diable par la queue, Kromble, par HOULEYE THIAM

Houleyeet ThiamTirer le diable par la queue, Kromble, Kromble et encore Ely Sid’Ahmed Ould Sidi dit Kromble nous revient aujourd’hui sur Cridem avec ses insanités. Il y a eu aussi des atrocités qui ont été faites contre les Maures au Sénégal nous dit-il, comme pour justifier les atrocités qui ont été faite en Mauritanie contre les noirs Mauritaniens. Eh bien Mr, ces victimes n’ont qu’à aller régler leurs problèmes avec l’état Sénégalais, ce que nous autres Noirs Mauritaniens réclamons, c’ est la fin de la discrimination raciale en Mauritanie, ainsi que la résolution des crimes extra judiciaires commis en Mauritanie, par les Mauritaniens et contre des Mauritaniens, Nom de dieu, nous ne sommes pas Sénégalais !

Plus loin il dit, et je cite « c’est ainsi que la commémoration du 55 éme anniversaire de notre indépendance dans notre capitale économique, Nouadhibou le 28 novembre 2015. Restera gravée dans la mémoire de chaque patriote. Personne ne doit s’en prendre aux symboles de la nation tels le drapeau, l’hymne national ou ….. la fête de l’indépendance, quelle que soit son obédience ».

Tenez-vous bien, qu’en Mauritanie, le drapeau est super important, l’hymne national est sacré, la fête de l’indépendance aussi, mais pas les vies humaines.

Et en Mauritanie, ceux qui célèbrent le 28 Novembre sont patriotes, et ceux-là qui prennent cette journée pour se rappeler des leurs, froidement assassinés par un régime raciste ne le sont pas. Ces derniers ne sont pas patriotes, ces dernier n’aiment pas la Mauritanie.

Saches surtout Mr Krombolle que ceux qui aiment la RIM, ce sont ceux-là qui osent toucher du doigt notre mal profond, ceux qui aiment la Mauritanie ce sont ceux-là qui n’arrêtent de tirer sur la sonnette d’alarme pour qu’on se ressaisisse enfin, ceux qui aiment la Mauritanie ce sont ceux-là qui veulent nous éviter ce gouffre vers lequel nous nous dirigeons.

Ceux qui dénoncent ce système ne le font pas par  plaisir, mais ils le font parce qu’ils savent que, ne pas parler des problèmes Mauritaniens ne les feront pas disparaitre par baguette magique. Ceux-là ce sont les patriotes, ceux-là, c’est ceux qui aiment la Mauritanie.

Ceux qui haïssent la Mauritanie par contre, ce sont ceux-là qui sont prêts à nier toute une page de notre histoire, ce sont ceux-là qui sont prêt à tout fabriquer, à tout inventer, à tout dire, pour se remplir les poches…..

De grâce ressaisissez-vous pendant qu’il est encore temps, car comme le disait l’autre, l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive, et politiquement explosive.

 

Houleye Thiam

 

CRISE AU BURUNDI : Le Président Macky Sall désigné médiateur

CRISE AU BURUNDI : Le Président Macky Sall désigné médiateurAvec quatre autres chefs d’Etat et de gouvernement africains, le Président Macky Sall a été désigné vendredi par l’Union africaine (UA) comme médiateur dans la crise au Burundi. Le Chef de l’Etat sénégalais fera équipe avec son homologue mauritanien, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais aussi le Gabonais Ali Bongo, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. 
  
Dans la composition de la délégation de médiateurs pour le Burundi, l’UA a fait en sorte de représenter les cinq régions du continent africain. C’est ainsi que le président de la République islamique de Mauritanie va parler pour la région de l’Afrique du Nord, le Sud-Africain Jacob Zuma pour l’Afrique Australe, le Sénégalais Macky Sall pour l’Afrique de l’Ouest, le Gabonais Ali Bongo pour l’Afrique Centrale et le Premier ministre éthiopien représente la région de l’Afrique de l’Est. 
  
On note que la délégation n’inclut pas le chef de l’Etat ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, dont la médiation sous régionale dans la crise burundaise commence à  montrer des signes d’essoufflement. Macky Sall et ses collègues médiateurs devraient d’ailleurs très bientôt se rendre au Burundi, avec l’espoir de relever un lourd défi. Celui de réussir là  où le 26ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA a échoué à  dégager un consensus sur l’envoi d’une force panafricaine d’au moins 5 000 hommes composée de militaires et de policiers pour la “Mission africaine de prévention et de protection au Burundi” (MAPROBU). Elle avait pour but d’éviter une généralisation de la guerre civile dans ce petit pays des Grands lacs où la situation politique et sécuritaire devient de plus en plus catastrophique et volatile depuis le passage en force à  un troisième mandat de Pierre Nkurunziza. 
  
Dans le même registre de médiation des crises politiques en Afrique, Macky Sall qui préside également la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été très actif ce week-end pour trouver une solution au nouveau blocage politique en Guinée-Bissau. 
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En Mauritanie, des apatrides dans leur propre patrie !

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Dans les textes, tous les Mauritaniens sont égaux en droits et en devoirs. Dans les faits, c’est hélas encore loin d’être le cas. Entre les mains des « blancs » (maures, Ndlr), l’administration refuse encore dans certaines localités d’enrôler les populations de race noire. 

En somme, celle-ci n’ont pas le droit d’avoir des papiers d’identité biométriques. Cette pratique d’un autre âge à conduit, à la longue, à construire une société à deux vitesses. Une société dans laquelle certains jouissent de tous les droits alors que d’autres sont relégués au rang de citoyens de seconde zone juste bon à d’obéissants serviteurs.

C’est une ségrégation raciale qui ne dit pas son nom. Même les enfants sont victimes de ce racisme inique. «Le directeur de l’école primaire du quartier a refusé d’inscrire notre fils de 7 ans. Pourquoi? Tout bonnement parce que le petit n’avait pas de papiers d’enrôlement», témoigne Hawa Mamadou.

Assise sous un hangar près de son époux et de ses trois enfants, la vielle femme ne comprend pas comment un directeur d’école peut interdire à un gamin de s’instruire, de surcroit lorsque ce gamin est aussi mauritanien que lui. 

El Hadj Mamadou Thiam, né en 1976 à Kiffa, possède un acte de naissance portant le N°030011580570. Il est Mauritanien mais ne parvient toutefois pas à se faire enrôler dans le fichier biométrique. Sa sœur, Aîssata Mamadou, et son demi frère, Sileymani Sow, cherchent aussi à se faire enrôler depuis 4 ans mais en vain. 

Pourtant, les actes d’état civil de El Hadj Mamadou Thiam, de ses frères et de ses sœurs ont été signés par l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation,Ahmedou O Abdallah qui avait servi comme préfet à Kiffa. C’est à ne rien comprendre.

Ce traitement à deux vitesses touche également les plus fidèles serviteurs de l’Etat comme c’est le cas de Bâ Amadou Samba, un ancien militaire. A 59 ans, l’ex-sergent qui a combattu dans l’armée Mauritanienne contre le Sahara occidental durant 4 longues années ne comprend pas le traitement qui lui est réservé après tous les sacrifices qu’il a consentis pour défendre la partie. Ses enfants : Marième, Samba et leur grande sœur aînée Souadou âgée de 21 ans, mariée et mère d’un garçon, n’arrivent également pas à se faire enrôler.

Les cas de Mauritaniens que l’administration mauritanienne refuse de reconnaitre comme citoyens, car c’est de cela dont il s’agit, sont très nombreux. Et souvent ces refus provoquent des drames et brisent des carrières ou des vies.

Halima Alassane N’Gaîdé, ancienne élève du Lycée de Boghé s’est elle aussi vue interdire de passer son examen du baccalauréat en juin 2013 par la Direction des examens et des concours relevant du ministère de l’Education nationale.

La raison ? Elle n’avait pas été enrôlée. Et pourtant, elle était l’une des plus brillantes de son lycée. Son acte de naissance a été établit en 1994 au centre d’état civil de Téyarett à Nouakchott. «C’est avec le même document que je me suis présentée au concours d’entrée au collège en 2006 et à l’examen du Brevet d’Etudes en 2010. 

Et j’ai été admise», déclare Halima avant de renchérir la mort dans l’âme : «Je ne comprends pas qu’on m’interdise de me présenter au Bac avec le même document d’état civil. C’est scandaleux et injuste !». Convaincue que l’administration ne veut pas de gens comme elle à l’université, Halima a décidé de ranger ses cahiers et de…se marier.

S.L. est une jeune femme originaire de la localité de Bababé. Désemparée, elle a tenu à conserver l’anonymat. Elle peine à enrôler son enfant né d’une relation hors mariage à l’état civil bien qu’elle ait une existence tout ce qu’il y a de«légale». «Mon fils est né suite à une relation hors mariage.

Il s’appelle Ali et a 10 ans. Il a été enregistré à l’état civil de la mairie à sa naissance en 2005. Lorsque j’ai voulu l’enrôler, on m’a exigé le certificat de mariage avec son père. J’ai dit que je n’en avais pas. On m’a dit d’aller l’établir au tribunal du Cadi. Hélas, comment peut-on établir un document pour un mariage qui n’a jamais existé», se lamente-t-elle.

Aîchetou, Oumnasri et Toutou sont trois sœurs. Elles sont aussi arrivées dans une impasse. Une impasse appelée administration. Elles habitent le quartier deTalha, derrière le lycée Technique de Boghé. Aucune d’elles ne dispose d’un extrait du registre national des populations.

L’aînée, Aîchettou, est âgée de 23 ans. Son acte de naissance porte le numéro 130202219921745. Elle est aujourd’hui mère de trois enfants : Mohamedou, Khadjettou et Wouratou. Mohamed, leur père, n’est toujours pas enregistré dans le fichier biométrique, ce qui risque de compromettre la scolarité de Oumnasriqui est au collège et de Toutou qui prépare son CEPE.

Que pense l’administration de ce que la population qualifie d’«injustice» ? Le sous-préfet du département de Boghé tient d’abord à minimiser le problème. Pour lui, le nombre de personnes n’ayant pas été enrôlées n’est pas élevé. «La grande majorité des Mauritaniens a été enrôlée. 

Ceux qui ne le sont pas ne réunissent pas les conditions requises », tranche-t-il sans toutefois dire ce qu’il adviendra des gens qui n’ont pas pu se faire inscrire dans le fichier biométrique. «Ce n’est pas par manque de considération qu’ils ont été laissés en rade mais cela relève de la responsabilité des intéressés et pas de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés(ANRPTS) et encore moins des pouvoirs publics», prévient-il.

L’attitude de l’administration révolte Samba Fall, expert-consultant en développement, président du Réseau de la Promotion de la Citoyenneté et de la Bonne Gouvernance (RPCB) et responsable de l’ONG New Vision.

Il soutient que l’inscription sur les registres de l’état civil est un «droit fondamental » et un «principe universel des droits de l’homme». «Les mesures imposées aux citoyens doivent être simplifiées. Tous reconnaissent qu’il y’a dans cette opération d’enrôlement des citoyens deux poids et deux mesures. 

Il s’agit d’une discrimination qui se fait au grand jour. Il est inconcevable dans un pays de voir certains citoyens disposer de leur état civil et d’autres pas du fait des procédures d’enrôlement illégales», s’insurge-t-il. M. Fall prévient que «l’injustice engendre la révolte qui est source de répression qui à son tour génère la guerre et la destruction».

 

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