Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2015

Persistance de l’invasion des oiseaux granivores au Gorgol

altLe phénomène des oiseaux granivores dans la région de Kaédi,  qui menace les parcelles de riz  au  niveau des communes de Lexeiba I et Ganki,  persiste et prend de l’ampleur malgré une intervention gouvernementale.

« La situation se dégrade en dépit de l’envoi par le ministère de l’agriculture,  d’une équipe de lutte. Les opérations engagées n’ont strictement  servi à rien,  tout comme les efforts de lutte des  populations mobilisées pour tenter de sauver leurs parcelles.

Ce phénomène intervient alors que le riz arrive presque à maturation et ne devrait plus être arrosé au cours des prochains jours. Nous avons vécu  le même phénomène en 2012 », se désole un notable.

  L’inefficacité des actions menées par  les  équipes du ministère de l’agriculture suscite une foule de questions notamment par rapport à la qualité du produit utilisé, dont  certains paysans se demandent s’il n’est pas « périmé ».

Mais au-delà de l’inquiétude des paysans, une source bien informée auprès des équipes de lutte tempère: « les opérations du lundi représentent un essai limité. Le véritable plat de résistance à travers un  nettoyage à grande échelle débute ce mardi et les agriculteurs seront rassurés par les résultats au cours des prochaines heures ».

Ce phénomène des oiseaux granivores est pour le moment localisé dans un certain nombre de communes de la région de Kaédi.

Cependant, les  parcelles de riz attaquées par les oiseaux granivores sont de la plus importance pour la sécurité et l’équilibre alimentaire des populations dans un pays sahélien confronté à un déficit pluviométrique et céréalier chronique.

 

le calame

Esclavage en Mauritanie : Une question (de) complexe

Esclavage en Mauritanie : Une question (de) complexeLe Calame – Jamais une question n’a été aussi polémique, aussi équivoque et aussi mitigée que celle de l’esclavage en Mauritanie. C’est une histoire de complexes qui s’enchevêtrent au point qu’en parler suscite souvent un tapage assourdissant qui la confine dans un océan de considérations aussi subjectives les unes que les autres.

A ce jour, le traitement de la question n’a jamais que je sache englobé tous ses aspects et se limite essentiellement à la réduire à une histoire de traitements dégradants qu’auraient subi une importante communauté nationale d’anciens esclaves redevenus Harratines et dont les corollaires (pauvreté, ignorance, exclusion, marginalisation, stigmatisation et autres) maintiennent beaucoup d’entre eux dans une situation d’existence particulièrement difficile.

Or, il est évident que malgré l’importance de l’aspect économique, la réhabilitation psychologique et morale reste un substitut important dans la refondation générale de la personnalité de l’ancien esclave dont le principal problème est l’inexistence dans sa communauté d’un modèle auquel il pourrait le cas échéant s’identifier. L’affaire est dans la tête.

La déconstruction des clichés et des perceptions aussi bien chez l’ancien esclave que chez son maître est une opération nécessaire sans laquelle la liberté recherchée ne serait que de façade. La liberté physique dans le sens de la séparation avec le maître et l’indépendance économique ne suffisent pas. La preuve. Combien d’esclaves roulent aujourd’hui en V8 et habitent les villas les plus cossues des grandes villes du pays.

Combien occupent ou ont occupé les plus hautes responsabilités nationales. Combien enseignent dans les plus illustres universités nationales et mêmes internationales. Sont-ils véritablement libres ? Libérés voudrai je dire de leurs complexes et de leur perception d’eux-mêmes et de leurs cousins ? Seule la lutte libère. L’opulence permet de se cacher dans la société.

De faire comme l’ancien maître. Mais elle ne permet pas de faire taire le bruit infernal qui fulmine dans la tête. C’est pour cette raison que certains anciens esclaves sont soit dans le déni de l’esclavage soit dans une tentative désespérée de s’éloigner au maximum de tout ce qui leur rappelle leur ancien statut. Pour cela, c’est inéluctable, c’est toujours la volonté de s’identifier aux maîtres en essayant de paraître exactement comme eux…en tout.

A tous ces complexes grégaires et ataviques, à cette inconscience préjudiciable, à cette démission grave de ce qu’on peut appeler pompeusement l’élite Harratine, l’Etat est dans une confusion totale. D’une question sociale qui devrait interpeller toute la nation, la problématique de l’esclavage qui soit dit en passant a constitué un véritable handicap économique pour le pays a été politisée à outrance. Par tout le monde. Fond de commerce. Programme politique. Thème de surenchère. Galvaudage. Manipulation internationale.

Bref, de fil en aiguille la problématique n’a servi que d’un terrain de discorde sur l’aire duquel les « politicards » de tout acabit échafaudent leurs discours selon les circonstances. Jamais depuis les indépendances à nos jours, l’Etat mauritanien n’a jamais reconnu l’existence de l’esclavage. Pourtant, un arsenal juridique impressionnant est mis en place pour le combattre. La Constitution de 1959 le fustige. L’ordonnance de 1981 l’abolit. La loi de 2007 en voie d’être améliorée le criminalise. Les amendements constitutionnels issus du dialogue de novembre 2011 l’élève au grade de crime contre l’humanité. Une feuille de route déclinée en 29 points devrait permettre de l’éradiquer définitivement. Des programmes et des institutions ont été mis en place pour le combattre.

Commissariat des droits de l’homme. Programme pour l’Eradication des Séquelles de l’Esclavage. Agence Tadamoun avec ses treize milliards et poussière. Puis le dernier né : Le Centre National de Documentation et de Recherches sur les Droits de l’Homme. Théoriquement. Ça va. Même si chaque fois qu’il a l’occasion, le président Mohamed Ould Abdel Aziz nie l’existence de l’esclavage et traite ceux qui en parlent de gens de mauvaise foi qui cherchent à nuire au pays.

Sur le terrain, les choses sont totalement différentes. D’abord, les milliards (vers la trentaine) de toutes les institutions chargées de combattre le phénomène ne profitent pas beaucoup ou même pas à ceux qu’ils sont censés être destinés (esclaves des villes et des campements et anciens esclaves des villes et des adwabas). Quasiment tout l’argent va dans les frais de mission, location de luxueuses maisons pour abriter les sièges de ces institutions, achat de voitures et de gros bureaux, organisations de rencontres inutiles pour permettre à des Harratines du pouvoir de proférer des insanités et des contrevérités, organisation de caravanes afin que des « fabrications » gagnent de l’argent à raison de deux cents cinquante mille par wilaya contre la profération de mensonges et de calomnies à l’encontre des véritables défenseurs des droits humains.

Sur le plan légal, les tribunaux font preuve d’une réticence notoire dans l’application des lois. Les magistrats se complaisent ou à requalifier les faits avérés d’esclavage en travail de mineur ou non rémunéré quand la victime est majeure. Et quand la situation d’esclavage est impossible à dissimuler, les magistrats n’éprouvent aucune gêne à mettre le criminel en contrôle judiciaire ou de le faire bénéficier d’une liberté provisoire ou conditionnelle.

Ce n’est pas un hasard si depuis son adoption il y a huit ans, la loi criminalisant l’esclavage n’a été appliquée qu’une seule fois dans l’affaire Yarg et Saïd dont le maître Ahmedou Ould Hassine n’a écopé que de deux ans avant d’être libéré quelques mois après. Et que des centaines de dossiers sont pendants depuis plusieurs années devant les juridictions nationales. Administrativement et sécuritairement, seules quelques rares autorités sentent la responsabilité de traiter valablement les cas d’esclavage qui leur sont signalés. Finalement, l’esclavage est devenu un complexe pour tout le monde : Pour les anciens esclaves, pour les anciens maîtres et pour l’Etat. Une véritable affaire de complexes. Visiblement.

Sneiba El Kory.   

Le jihadiste algérien Belmokhtar visé par une frappe américaine en Libye

altLe jihadiste Mokhtar Belmokhtar a été tué au cours du week-end lors d’une frappe américaine en Libye, a annoncé dimanche le gouvernement libyen de Tobrouk. Le Pentagone confirme avoir visé l’ex-chef d’Aqmi mais ne le donne par pour mort.

Mokhtar Belmokhtar est-il mort ? Dimanche 14 juin au soir, le gouvernement libyen de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale, n’a pas laissé place au doute : “Des avions américains ont mené une opération qui a abouti à la mort de Mokhtar Belmokhtar et d’un groupe de Libyens appartenant à une organisation terroriste dans l’est de la Libye.”

>> À lire sur France 24 : Mokhtar Belmokhtar, contrebandier devenu professionnel du rapt

Le Pentagone a indiqué que le jihadiste avait bien été la cible d’une frappe américaine, mais n’a pas confirmé sa mort. “Nous continuons à évaluer les résultats de l’opération et fournirons plus de précisions de manière appropriée”, a déclaré dans un communiqué le colonel Steve Warren, porte-parole du Pentagone.

Le scepticisme doit être de rigueur alors que le chef jihadiste algérien a déjà été donné pour mort plus d’une dizaine de fois ces dernières années et que les autorités libyennes basées à Tobrouk ne contrôlent pas la zone où a été menée le raid.

Frappe menée pendant une rassemblement de jihadistes

L’agence libyenne Lana, citant un responsable du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a précisé que “la frappe de l’armée de l’air américaine a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans une ferme (…) à Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi, chef lieu de l’Est libyen, où Belmokhtar tenait une réunion avec d’autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d’Ansar Asharia”, une organisation classée terroriste par l’ONU.

Sur les réseaux sociaux, des comptes jihadistes ont fait état de sept morts dans le raid. Une page Facebook d’un groupe islamiste à Ajdabiya a publié dès dimanche matin des photos de corps ainsi que les noms des personnes tuées, sans aucune référence à Belmokhtar. Des combats meurtriers ont eu lieu par ailleurs autour de l’hôpital de la ville, les jihadistes ayant tenté, en vain, de prendre le contrôle de l’établissement, aux mains de milices locales, pour soigner leur blessés, selon des témoins.

Dans son communiqué posté sur Facebook, le gouvernement du Premier ministre Abdallah al-Theni, installé à al-Baida (est), précise que la frappe américaine a eu lieu “après consultation avec le gouvernement intérimaire libyen”. Il apporte son “soutien” aux frappes américaines, affirmant que “cette opération fait partie de l’aide internationale qu’il a longtemps réclamée pour lutter contre le terrorisme”.

Washington a par le passé déployé des drones dans le Sahel. La dernière opération des Américains en Libye date de juin 2014, quand leurs forces spéciales ont capturé Ahmed Abou Khattala, un des organisateurs présumés de l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en 2012, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.

Belmokhtar avait récusé l’allégeance de son groupe à l’EI

Condamné à mort à deux reprises par la justice algérienne, Belmokhtar aurait commandité l’assassinat de quatre Français en Mauritanie en décembre 2007, et la prise en otages de deux Canadiens en 2008, trois Espagnols et deux Italiens en 2009. Il est recherché par plusieurs pays et sa tête a été mise à prix pour cinq millions de dollars par les États-Unis en juin 2013.

 

Né en juin 1972 à Ghardaïa, aux portes du Sahara, Mokhtar Belmokhtar a combattu très jeune en Afghanistan en 1991, où il a perdu un œil, ce qui a valu son surnom de “Laouar” (le borgne). Ex-chef d’Al-Qaïda au Magreb islamique (Aqmi), avec laquelle il était entré en dissidence, Mokhtar Belmokhtar avait créé fin 2012 sa propre unité combattante, les “Signataires par le sang”. En janvier 2013, il avait revendiqué l’attaque sanglante et la prise d’otages massive qui s’en est suivi sur le complexe gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien, qui se sont soldées par la mort de 37 étrangers, un Algérien et 29 ravisseurs.

Donné pour mort par le président tchadien Idriss Déby Itno en mars 2013, il avait revendiqué un double attentat-suicide au Niger en mai 2013, qui a fait une vingtaine de morts. En 2013 toujours, il participait à la naissance du groupe Al-Mourabitoune, fusion des “Signataires par le sang” et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes jihadistes ayant contrôlé le nord du Mali jusqu’au lancement de l’opération française Serval en janvier 2013.

Mi-mai, Mokhtar Belmokhtar avait réaffirmé la loyauté d’Al-Mourabitoune à Al-Qaïda et démenti l’allégeance à l’État islamique (EI) proclamée par un autre dirigeant, laissant présager une sérieuse discorde dans la hiérarchie du mouvement.

Avec AFP

 

france24

Mali-Scandale : Des jeunes filles achetées à Koutiala et destinée à la vente en Mauritanie !

sexe amour etudiante maliens colline badalabougou universite prostitution bamakoSelon nos informations, elles sont au nombre de cinq. Elles ont été vendues à des mauritaniennes à 150 000Fcfa (prix unitaire) par une dame du nom de Mamou. Il s’agit de Salimata Sissouma, Mariam Sissouma, Bintou Sissouma, Sanata Sissouma, Djaratou (sans autre précision) pour ne citer que celles-ci.

Elles sont toutes des mineures dont la plus âgée n’a que 15 ans. Il leur a été signifié qu’elles devraient partir en Mauritanie. Arrivées à Bamako, elles ont été séquestrées dans une villa aux logements sociaux de Yirimadjo, en Commune VI du District de Bamako. Alors, il leur était interdit de mettre les pieds dehors avant le jour du départ pour la destination finale.

Dieu aidant, l’une d’entre elles, Salimata Sissouma, sur le chemin de la boutique raconta sa sauveteuse, une sage-femme. Cette dernière, soupçonnant quelque chose procéda aux sondages et réussit à gagner la confiance de la petite.

Aussitôt, elle lui proposa ses services qu’elle accepta volontiers tout en lui disant qu’elle est accompagnée de ses sœurs pour un voyage sur la Mauritanie. La bonne dame lui demanda de ne plus retourner là où elle était.

Alors, la sage-femme partit porter plainte contre messieurs ou mesdames X, à la Brigade territoriale de Faladié. Quelques minutes plus tard, l’appartement où étaient séquestrées les jeunes filles fut encerclée et les fautives furent interpellées et conduites à la gendarmerie.

Affaire à suivre !

Par Mlsidibe

 

http://maliactu.info

“Mauritanie, un autre Regard ” va naître. In chaa Allah ( Mariame kane)

altMesdames, Messieurs,

Tout d’abord je remercie les organisateurs (la jeunesse de la diaspora) pour cette belle rencontre qui reflète la Mauritanie Multiculturelle de m’avoir nommée pour recevoir ce prix de reconnaissance et Dieu sait je ne suis pas seule. J’en suis honorée et très fière.

Ce prix honorifique, je le dédie à toutes les militantes de AFMAF qui m’ont soutenue pendant des années, accordé leur confiance et leur générosité.

Je le dédie à ma regrettée sœur Aminate Racine Kane qui nous a quitté il y a un an. Paix à son âme.

Je le dédie à tous les combattants de la liberté et de la justice.

Je souhaite profiter de cette journée de rencontre amicale où nous sommes tous réunis pour faire appel à la jeunesse de la Diaspora, pour l’encourager à se réunir, à unir ses forces pour apporter son savoir, sa détermination au combat pour faire éclore une Mauritanie meilleure, juste et égalitaire.

Vous êtes l’avenir, vous êtes l’espoir. Vos ainés ont beaucoup donné : Leur lueur d’espoir est de voir un développement et la paix sociale dans notre cher Mauritanie. Car oui l’espoir fait vivre !

Vous êtes la relève et j’ai confiance en vous. Je vous ai côtoyé durant plus de 2 ans lors des sit-in contre la carte de séjour pour l’enrôlement, j’ai appris à vous connaître, je vous ai observé , je vous ai écouté, je vous ai compris. Vous êtes braves, vous êtes réalistes et vous pouvez gravir des montagnes. Je sais ce que vous valez et je crois en vous. Vous êtes l’espoir d’une Mauritanie dont nous rêvons tous : Une Mauritanie multiculturelle, de justice et de la paix sociale. Portez cet Espoir et croyez en cette Mauritanie pour tous !

C’est dans cet esprit seulement que “Mauritanie, un autre Regard ” va naître. In chaa Allah,

Merci à tous

Mariame kane

 http://rapideinfo.net