Monthly Archives: June 2015
Thiambene, l’aberration des aberrations.
Arc-En-Ciel, Le PMC, condamne fermement l’interpellation des cinq femmes de THIAMBENE
Ces amazones à l’image des femmes de Nder, qui s’étaient immolées, pour sauver leur honneur et leur dignité, sont en effet depuis plus d’une semaine l’objet de persécution par les forces de l’ordre. Ces villageois à l’image de plusieurs de la vallée du fleuve, avaient perdu leur droit de propriété, suite à leur déportation lors des évènements de 89.
A Thiambène, le verger des femmes du village, une mangueraie avait été affecté à une tierce personne, et ce malgré le fait que les femmes détiennent par devers elles leur droit de propriété, à savoir les titres fonciers de leur terre. Mais le village végète toujours dans la tourmente du fait de la complicité des autorités administratives du Trarza. C’est ainsi que 15 personnes seront convoquées par le tribunal de Rosso pour y être entendu.
Le chef de village de la localité avec deux autres hommes seront arrêtés à Rosso et cinq des treize femmes acheminées à Nouakchott. C’est face à ces atteintes graves des droits de l’homme dans lesquelles se trouve présentement la vallée du fleuve, que Arc-en-Ciel, en invite à l’effort de tous les mauritaniens de bonne volonté de s’atteler dans la perspective de favoriser la libération de ces braves femmes et de les rétablir dans leur droit.
C’était pour s’enquérir de vive voix de cette aberration, que le président Balas, avait programmé, à son retour de Dar El Barka, de s’arrêter à THIAMBENE, pour en avoir le cœur net; c’est alors que la police de Tékane l’a cueilli à l’entrée de ce village pour le séquestrer près de 20 heures au commissariat de police de Tékane.
Arc-en-ciel,Le PMC, se veut lanceur d’alertes.
Cellule communication.
Mauritanie : Un chantier naval à 67,5 millions d’euros dans la Zone Franche de Nouadhibou
Le Président de l’Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou et la société Chantier Naval du CAP blanc S.A. ont procédé, le 21 avril 2015, à la pose de la première pierre du projet du Chantier Naval de la Baie de Cansado, dans la zone de développement industriel de la Zone Franche réservées aux industries maritimes.
Le coût de l’investissement se monte à 67.5 millions d’euros dont 37 millions pour la construction de l’infrastructure de type portuaire qui pourra accueillir des navires jusqu’à 160m de long et 22m de large. Les partenaires techniques et financiers présents à la cérémonie, sont Afrexim Bank, Orabank Mauritanie et la société Damen N.V.
Cette dernière, basée aux Pays-Bas, est spécialisée dans la construction de navires et la conception de chantiers navals. Elle a déjà livré plus de 5000 navires et gère un réseau de plus de 40 chantiers navals à travers le monde.
Afrimag N°83 – Mai 2015
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Il faut tuer le soldat Sankara
Malgré les effusions de joie, je trouve que l’exhumation de Thomas Sankara est une mauvaise chose. L’urgence est ailleurs que dans la réouverture précipitée d’un dossier douloureux et complexe. « La paix est l’œuvre de la justice », disait Jaurès.
Il est donc important, qu’un jour, toute la lumière soit faite sur la mort de l’icône Sankara. C’est, certes, important dans le processus de réconciliation nationale qui doit aboutir, mais nullement aujourd’hui une nécessité cruciale pour le pays.
Lire aussi : Burkina Faso : le corps de l’ex-président Sankara sera exhumé
Le gouvernement de transition doit se fixer un agenda clair, celui de gérer, justement… la transition et de s’atteler à organiser des consultations électorales transparentes, justes, équitables et inclusives après trois décennies de chape de plomb. Le duo Kafando-Zida a une mission : celle de la préparation d’un processus électoral pour sortir rapidement du régime d’exception dans lequel se trouve le pays.
Chercher la vérité sur la mort de Sankara est un acte louable. Identifier les coupables et les punir est une nécessité historique. La jeunesse qui s’est érigée contre le projet de modification constitutionnelle de Blaise Compaoré en 2014 s’est d’ailleurs indéniablement identifiée à ce héros national, son intégrité, son histoire et son projet politique. Mais identifier le véritable locataire de la tombe supposée de Sankara ne peut constituer une urgence pour un pays gisant dans les profondeurs de tous les classements en matière d’indice de pauvreté.
Pourquoi cet empressement ? Le temps de la justice n’est guère celui du politique, ni de l’opinion. Evidemment, la responsabilité de Blaise Compaoré sur l’affaire Sankara devra un jour être située. Bien sûr, la version officielle alléguant une « mort naturelle » de Thomas Sankara est une ineptie et une insulte à la conscience. Nécessairement, la réconciliation nationale au Burkina Faso passe par la lumière sur tous les crimes supposés ou réels de l’ancien régime.
L’affaire Norbert Zongo, aussi, mérite d’être remise sur la table. Un pays ne peut raisonnablement avancer dans la voie de la démocratie, du pardon et de l’apaisement avec de si gros points noirs jalonnant son parcours. Mais je persiste : exhumer Sankara n’est pas une urgence à l’heure actuelle. Thomas Sankara fut un rendez-vous manqué pour le continent. Ses quatre années de gouvernance ont constitué un marqueur fort du mode de gestion du pouvoir en Afrique. Mais le « muséifier » n’est pas lui rendre service, ni honneur. Un devoir d’inventaire – souvent difficile à avoir en Afrique – s’impose. L’inventaire des réalisations de l’homme, du président, et de l’icône.
L’héritage de Sankara, c’est aussi et avant tout de nombreuses questions qui brûlent encore l’actualité de l’Afrique, notamment le néocolonialisme, la démocratie participative, la place de la femme, l’économie autogestionnaire, le rôle et le poids de la chefferie traditionnelle dans une démocratie, la gestion des deniers publics, etc. Ces débats méritent d’être posés, au Burkina et sur tout le continent. Que vaut le sankarisme à l’ère du XXIe siècle, de ses avancées démocratiques, des réseaux sociaux ou encore des nouvelles revendications de la jeunesse ?
Exhumer les thèmes phares de Sankara dans l’optique de la construction d’un Burkina nouveau est nécessaire. Exhumer le corps de Sankara pour satisfaire une bande de curieux ou conférer un semblant d’héroïsme à ses auteurs est indécent et n’honore personne en Afrique.
Hamidou Anne
est membre du think tank L’Afrique des Idées
Source : Le Monde Afrique
Dépêche: Le Président compte démissionner à la fin de ses tournées dans les wilayas de l’intérieur
Publié dans :Mauritanie Thème: Troisième mandat
Faux ou vrai ? Cette question taraude plus d’un observateur politique mauritanien et l’opinion internationale particulièrement intéressée par le baromètre de la politique intérieure du pays.
Le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz se dirige vers une démission de la magistrature suprême. Une option qui interviendra à la fin de ses tournées présidentielles dans les wilayas de l’intérieur du pays dont plus de la moitié ont été visitées au cours de ces derniers mois.
Pourquoi une démission d’un Chef d’Etat démocratiquement élu ? Pour satisfaire les doléances de l’opposition mauritanienne qui continue d’exiger la tenue de nouvelles élections présidentielles, législatives et municipales transparentes, permettant de déboucher sur des élus choisis dans la transparence totale, loin des interférences de l’armée et de l’administration asservie.
Mais, cette démission sera, indique-t-on une nouvelle opportunité pour le Chef de l’Etat de Ould Abdel Aziz de jauger sa popularité en briguant les suffrages universels au cours de la future élection présidentielle anticipée, où il aura des circonstances atténuantes de se présenter, dés lors, où une telle démarche n’est pas anticonstitutionnelle pour un Président qui n’a pas épuisé ses deux mandats quinquennaux.
Comme au tout début, la question « vrai ou faux » revient incessamment sur cette dernière info sans réellement édifier sur son authenticité ou non.
Mauritanie: des Sénégalais manifestent contre « de brimades » lors de contrôles de titre de séjour
ALAKHBAR (Nouakchott)-Plusieurs dizaines de ressortissants sénégalais ont manifesté mardi 2 juin devant leur ambassade à Nouakchott contre de « vexations et de brimades » lors de contrôles d’identité visant à vérifier leur titre de séjour.
Les manifestants ont fait part à Alakhbar de leur « inquiétude » quant à l’intensification, ces dernières semaines, des rafles massives d’étrangers en situation irrégulière.
D’autres manifestants, venus avec enfants et valises, ont demandé au gouvernement sénégalais de les “aider à renter” chez eux. «Nos maris sont arrêtés quand ils reviennent du travail»,a-lancé une manifestante en larmes.
Plusieurs étrangers ne disposant pas de titre de séjour en Mauritanie ont été reconduits à la frontière ces derniers jours. Parmi eux des Sénégalais des pêcheurs notamment.
Les manifestants ont affirmé également que les personnes arrêtées lors de contrôles de titre de séjour « subissent de mauvais traitement ».
D’après les organisateurs la manifestation visait à « attirer l’attention des autorités mauritaniennes et sénégalaises » sur leur « conditions de vie et de travail difficiles en Mauritanie »
Quant à l’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott il a promis aux manifestants de se réunir avec les représentants des associations de ressortissants sénégalais “pour discuter de la question“. En attendant, Mamadou Kane a exhorté ses compatriotes “à se conformer aux lois du pays d’accueil”.




