Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: February 2015

Réforme foncière au Sénégal: Quatre points pour comprendre le système de bail, anti accaparement et anti bradage.

La commission nationale de réforme foncière a fini de dessiner le squelette de ce qui sera la future loi foncière au Sénégal. Un texte, qui aura pour but, de promouvoir l’agrobusiness, protéger l’agriculture familiale, mais aussi et surtout, faire des sénégalais des propriétaires de terres.
 
Tout sauf les titres fonciers
 
«L’objectif le plus important c’est d’évoluer vers un système de bail qui permettrait d’aliéner sur des périodes réversibles. Par exemple, 25 ou 30 ans renouvelables. Des droits qui permettront en même temps d’éviter une aliénation définitive», renseigne Moustapha Sourang, le Président de la commission nationale de réforme foncière (Cnrf). Un système anti-accaparement. Car, les terres reviendront à la communauté après la durée du bail. M Sourang explique que l’agrobusiness y trouvera son compte. Car, «la loi de l’Ohada permet que les droits réels sur le domaine national puissent être susceptibles de sûreté devant les banques et compagnies d’assurance». Pour l’agriculture familiale, ce système permettra surtout de protéger le paysan.
 
Des baux pour éviter un bradage
 
«Des titres fonciers ruraux dans un pays comme le Sénégal cela peut être un peu dangereux. On s’est rendu compte que les paysans les bradent à moindre coût», ajoute l’ancien ministre de l’Education. Cependant, assure-t-il, «les baux en question, ont exactement la même force que les titres fonciers. C’est-à-dire que quand vous avez un bail emphytéotique vous pouvez déposer dans une banque ou une compagnie d’assurance et recevoir un prêt». «Ce que nous n’avons pas voulu, c’est d’aller jusqu’au titre foncier. Au Madagascar par exemple, on a donné des titres fonciers aux paysans, ils ont tout vendu. Ils sont fragiles. Donc la réforme doit protéger les citoyens sénégalais malgré eux», souligne Moustapha Sourang, face à la presse ce vendredi au cours d’une journée d’échanges. Il sera aussi question de vérifier que les droits réels sont des droits qui ne sont pas définitivement aliénés. «Par conséquent, il est important d’avoir un cahier de charges qui permettra de mesurer la notion de mise en œuvre à travers une charte», précise l’ancien ministre.
 
Servir les femmes et les jeunes
 
La réforme, tentera aussi d’asseoir une fiscalité sur les baux. Il s’agira aussi, de mettre en place un mécanisme de gestion des conflits en responsabilisant les maisons de justice. Car indique le Président du Cnrf, «Les litiges fonciers créent beaucoup de difficultés». Les femmes et les jeunes aussi ont été placés au cœur de la réforme. «Faire en sorte que les populations, les communautés rurales, les chefs de villages acceptent de donner la terre surtout aux femmes. Une femme qui a accès à la terre, ses revenus restent dans le ménage et au niveau de ses enfants. C’est un élément de développement extrêmement important», assure M Sourang.
 
Le contrôle contre le laxisme
 
Il sera aussi question d’encadrer les conditions de délibération, de contrôler, de sécuriser le processus du point de vue juridique pour que l’Etat arme les communes et veille à ce que les intérêts des populations soient respectés. «Avant il y avait beaucoup de laxisme. Nous allons faire en sorte qu’il y ait un peu de contrôle social, de contrôle des élus et au dessus de tout, le contrôle de l’Etat», renseigne Moustapha Sourang. Et pour les anciennes délibérations, l’état des lieux sera fait pour voir quelles mesures adopter.
 
seneweb

Hôpital Amitié Nouakchott: des patients livrés à la mort (reportage)

altALAKHBAR (Nouakchott)-Il était âgé de 60 ans environ quand il décédait. Ses enfants le regardaient d’un œil impuissant. Le vieux Limam a rendu l’âme après 2 heures d’attente sans trouver un médecin pour le secourir.

Des décès dans « des conditions de négligence »

Le cas de Limam n’est pas le plus triste à l’hôpital de l’amitié de Nouakchott. Deux autres décès dans « des conditions de négligence » nous ont été signalés par les familles des defunts. Sur un ton triste Mariam, une femme d’une trentaine, explique comment sa sœur « qui bravait la mort attendait en vain l’arrivée d’un médecin.»

Un autre patient va rendre l’âme pendant son  transfert vers la salle de réanimation par les escaliers. L’ascenseur ne fonctionnait pas. Un membre de la famille se fond en larmes en racontant la scène aux journalistes d’Alakhbar.  Encore faut-il constater que le nombre de lits est insuffisant  dabs la salle de réanimation.

Service de la Maternité ou « couloir de la mort».

 

Une autre famille, celle d’Aichettou, dit qu’elle ne  pourra pas oublier la longue attente, de 14h à  20h, de cette patiente d’une vingtaine qui devait être évacuée à bord de l’ambulance de l’hôpital. Le véhicule était là garé, le chauffeur lui introuvable.

Nos tentatives d’entrer en contact avec l’administration de l’hôpital ont été vaines. Quant aux patients que nous avons rencontrés ils citent d’autres cas de décès au service de la Maternité ou « couloir de la mort», comme le nomment les visiteuses.

« Trois femmes ont perdu la vie au couloir de la mort pendant leur accouchement, durant les nuits du 24 au 29 septembre 2014», se désole une parente des concernées.

Un autre problème est posé: le manque d’assistance aux patients. Vers 2 heures du matin, il ne faut pas solliciter les infirmières, conseille Zeinabou qui accompagne une patiente.« Elles s’enferment dans une salle climatisée, raconte-t-elle. Cependant, des patients passent la nuit sous la chaleur ou fréquentent des toilettes insaubres. » Certaines toilettes ont été scellées à cause de cette insalubrité.

Et Zeinabou se dit « étonnée » de voir à l’hôpital de l’amitié des infirmières qui « ignorant le nom de certains médicaments ! ».  Des journalistes d’Alakhbar ont constaté sur place que des infirmières s’attardaient au téléphone et d’autres se perdaient dans des discussions internes et  interminables.

Des stagiaires non supervisés

 

Pendant ce temps, une lourde responsabilité est confiée à des stagiaires notamment au niveau de la pédiatrie et de la gynécologie, deux services situés en face d’un dépotoir d’ordures. Ces stagiaires mènent des interventions sans supervision d’un spécialiste.

Au cours de ce reportage une femme s’est interrogée si la structure sanitaire « méritait d’être qualifiée d’hôpital !» En tout cas c’est das cet hôpital où un enfant ans a été électrocuté en pleine salle d’opération.

Un patient en attente, le médecin regarde un match de football

 

L’hôpital de l’Amitié n’est cependant pas le seul dans cette situation de négligence du personnel.  Au Centre Hospitalier de Nouakchott (CHN) la plus grande structure sanitaire de la capitale un enseignant raconte à Alakhbar le calvaire de son enfant: « j’étais au Centre Hospitalier de Nouakchott. Mon enfant était malade. J’ai  appelé le médicin, mais en vain.  Il regardait  une finale de la ligue des champions.» 

 

Face à cette situation des hôpitaux nationaux ils sont nombreux les patients qui préfèrent être évacués à l’étranger.  Chaque année, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie CNAM dépense 30% de son budget de fonctionnement pour évacuer 600 malades à l’étranger.

Vers une implication de la France dans le futur dialogue inter mauritanien ?

L’ambassadeur de France en Mauritanie, Joël Meyer,  mène actuellement une intense activité rencontrant à la fois autorités gouvernementales et membres de la classe politique, dans un contexte où le pouvoir et l’opposition affichent des dispositions pour un dialogue national inclusif, notent vendredi les observateurs à Nouakchott. 

Ainsi, après une audience avec le premier Ministre Yahya Ould Hademine et un entretien avec l’opposant Ahmed Ould Daddah, leader du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), plusieurs fois candidat malheureux à une élection présidentielle, au cours des derniers jours,  le diplomate français était ce vendredi au siège de l’Union Pour la République (UPR), principal parti de la majorité, pour une longue entrevue  avec le président de cette formation, maître Sidi Mohamed Ould Maham.

L’ambassadeur de France n’a fait aucune déclaration publique au terme de cette audience.

Cependant, sans être explicite, le président de l’UPR a indiqué que les entretiens avec l’ambassadeur ont porté « sur les bonnes relations historiques entre les 2 pays, la situation politique en France et en Mauritanie, les rapports entre les institutions et les partis politiques de Mauritanie et de France…. ».

La France, rappelle-t-on, est l’ancienne puissance coloniale de Mauritanie et jouit encore d’une grande influence dans ce pays.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a lancé un appel au dialogue national le 04 janvier dernier.

L’opposition est favorable au principe de ce dialogue, mais reste réservée quant aux garanties de mise en œuvre d’un éventuel accord politique.

Ainsi,  le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-vaste rassemblement de partis politiques, syndicats, organisations de la société civile et personnalités indépendantes) pourrait solliciter une « facilitation extérieure » pour s’engager dans un processus de concertation avec le pouvoir.

 

le calame

Grève à SNIM : Le mouvement se radicalise

altLe mouvement de grève des travailleurs de la SNIM àZouerate entre dans sa seconde semaine sans qu’aucun règlement ne pointe à l’horizon. Au contraire, on s’achemine plutôt vers un durcissement de la position des grévistes qui réclament désormais la tête du DG de la SNIM. ANouadhibou, plus des 2/3 des délégués des travailleurs ont convenu de déposer un préavis de grève. Retour sur une crise qui s’étend et se complique.

La grève des travailleurs de la SNIM à Zouerate n’a presque pas de précédent dans l’histoire de la société minière. Il faut remonter à la fin des années soixante, au temps où le minerai de fer était exploité par la société française Miferma, pour rencontrer un mouvement de grève des travailleurs de la mine. C’était exactement en 1968, quand les travailleurs mauritaniens déclarèrent un mouvement de grève qui fut réprimé dans le sang. Il provoqua la mort de plusieurs grévistes et la naissance du mouvement des Kadihines, un mouvement d’opposition au régime du président Moktar Ould Daddah. Depuis lors, la grève n’a jamais été déclarée dans la mine de fer, exploitée, depuis sa nationalisation en 1975, par la société nationale industrielle et minière (SNIM). Cette société fonctionnait plutôt comme une secte au sein de laquelle l’administrateur directeur général est craint et adoré.  Aujourd’hui, cette image a radicalement changé. Pis. Les grévistes de Zouerateréclament désormais le départ de l’actuel patron de l’entreprise : Mohamed Abdellahi Ould Oudea. Dans leurs marches quotidiennes dans la cité minière, ils ont brandit, lundi, des banderoles sur lesquelles étaient inscrites des phrases telles que : ‘’DG dégage’’, ‘’DG casse toi’’. Les femmes, les enfants, les commerçants, les profs et les enseignants…, tout le monde à Zouerate soutient le mouvement de grève des travailleurs. Ce qui a, au moins, un effet positif sur le moral.  Seule une délégation du parti-état, UPR, conduite par son SG Omar Ould Matalla, fait le porte à porte afin de dissuader les travailleurs de la société d’aller en grève. Leur entreprise parait être un échec cuisant, tant il est clair que toute la population de Zouerate prend fait et cause pour les grévistes. Pourtant, jamais les conflits sociaux au sein de la SNIM n’ont atteint ce degré où la rupture est totale entre la direction et les travailleurs qui réclament simplement l’application d’un protocole d’accord signé et entériné par cette même direction quelques mois auparavant.  Pourtant la production est presque totalement arrêtée. L’unique site qui continue de fonctionner à l’aide de retraités et du personnel non qualifié est celui appelé ‘’TO14’’. Un petit site, explique-t-on auprès des travailleurs, par rapport àMhawdatt et la Kédia Djil où le travail est complètement bloqué. Il semblerait même que le personnel non qualifié a déjà provoqué la panne d’au moins un concasseur et une roupille. Des pièces qui coûtent chères. Très chères.  En plus de cela, les travailleurs de la SNIM à Nouadhibou ont déposé, mardi, un préavis de grève illimitée. Ce qui n’arrange certainement pas les affaires de la direction de la SNIM toujours drapée dans son refus catégorique de négocier avec ses travailleurs. Unique motif de cette position : l’état des finances de l’entreprise durement affecté par la chute drastique des cours du fer sur le marché international. Un argument qui parait insuffisant pour convaincre les grévistes de la SNIM qui expliquent à qui veut les entendre que la direction devrait se préparer à cette conjoncture pendant la période faste où elle ne faisait qu’investir dans des domaines peu porteurs et loin de sa spécialité. Et s’il y a faute, ajoutent-ils, c’est celle du DG… Au moment où la crise au sein de la SNIM se développe et se radicalise, beaucoup d’interrogations posées par rapport à l’absence du gouvernement qui donne l’impression de laisser faire. Une attitude qui s’expliquerait par le fait que ni le PM, ni les ministres concernés, ni le gouverneur de la région ne partagent la position du DG de l’entreprise qui se fout de toute l’administration et ne traite qu’avec le ‘’grand boss’’, Mohamed Ould Abdel Aziz. Celui-ci ne parait pas encore agacé par la situation de crise que vit la société minière. Et le laisse faire. Jusqu’à quand ? Mohamed Mahmoud Ould Targui  (RMIbiladi)

 

Mauriweb

Débat sur les droits de l’homme en Mauritanie dans l’émission Pleins Feux : Droit de réponse au torchon d’un certain Fall Moctar publié sur Cridem

Débat sur les droits de l’homme en Mauritanie dans l’émission Pleins Feux : Droit de réponse au torchon d’un certain Fall Moctar publié sur CridemLe débat sur la situation des droits de l’homme en Mauritanie, sujet de l’émission Pleins Feux de la chaine Al Wataniya, auquel j’ai eu l’honneur d’être invité s’est révélé être un véritable fiasco, et pour cela je sollicite humblement le pardon des téléspectateurs pour la médiocrité du spectacle offert. En effet pour qu’il y ait débat encore faut-il au moins deux parties, respectueuse l’une de l’autre, et surtout qui s’en tiennent à la thématique.

Au lieu de cela, je me suis retrouvé en face d’une furie en la personne de Mme Rabiha Mint Abdel Wedoud, qui vomissait une haine qui n’a d’égale que l’ignorance de la noblesse de la charge qui devrait être la sienne, l’incompétence et l’incapacité de développer un discours argumenté et cohérent sur les droits de l’homme auxquels elle est complètement étrangère, elle et l’organisme qu’elle est censée présider, cette caisse de résonance de l’Etat pompeusement appelée Commission Nationale des Droits de l’Homme, qui n’est rien d’autre qu’une officine pour la défense et l’illustration du système raciste et esclavagiste qui régit le pays.

En effet, au lieu de parler des droits de l’homme, la présidente de la CNDH s’est évertuée (je doute d’ailleurs qu’un tel verbe soit compatible avec ce dont a fait montre cette dame en l’occurrence) tout au long de l’émission à vouloir centrer le débat sur ma modeste personne, violant au passage les principes les plus élémentaires de ces droits dont elle est censée assurer la promotion dans le pays.

Des mensonges éhontés sur mes pratiques d’enseignant, qui relèvent de la diffamation, aux menaces et intimidations sur ma personne, Madame la présidente aura foulé au pied tous les principes élémentaires du droit pour se détourner de la problématique posée et pour laquelle elle est totalement désarmée. Elle pousse le toupet jusqu’à parler de justice clémente qui ferme les yeux sur mes déclarations et agissements.

Il faut admettre que c’est une drôle de justice clémente que celle qui condamne à mort un jeune homme pour des propos jugés blasphématoires et pour lesquels la personne incriminée s’est aussitôt repentie. Touche pas à ma nationalité n’avait d’ailleurs pas manqué de condamner l’appel à la mise à mort que la présidente avait adressé à la justice à l’encontre de Ould M’Kheitir puisque c’est de lui qu’il s’agit.

Drôle de justice clémente que celle qui condamne à deux ans de prison ferme des militants de droits de l’homme, les vrais, pour avoir organisé une caravane de sensibilisation des populations rurales et pauvres contre les expropriations et l’esclavage foncier, devenus la routine des habitants de la vallée.

Drôle de justice clémente que celle qui écroue systématiquement de pauvres citoyens de la vallée, venus se recenser dans les centres d’enrôlement et dont la mauritanité est remise en cause par de simples agents racistes et zélés de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS).

S’il s’est agi de distraire de l’essentiel, de ne pas parler des problèmes que vivent au quotidien les Mauritaniens, elle a réussi son émission puisque par ces vociférations et sa logorrhée haineuse, elle a fait en sorte que l’on n’ait pu discuter véritablement de tous ces sujets. Je concéderai à Fall Moctar que sa patronne a effectivement été magistrale mais dans le déni, la manipulation et la malhonnêteté intellectuelle.

La CNDH et sa présidente ont échoué partout. Jamais cette structure n’est venue au secours des Mauritaniens dont les droits sont bafoués tous les jours. La prise en otage de Niabina par les autorités régionales et par une tribu n’a jamais ému ni la présidente ni son officine (de renseignements), les expropriations foncières et la lutte contre les discriminations raciales et l’esclavage, qui sont pourtant le lot quotidien des Mauritaniens, encore moins.

Les seules initiatives de la CNDH et de sa présidente consistent à combattre les vrais militants des droits de l’homme sur tous les terrains. Qui ne se souvient pas du camouflet qu’elles (la CNDH et sa présidente) ont essuyé dans leur tentative d’empêcher que le prix des Nations Unies consacrant les personnalités reconnues à travers le monde pour leur engagement dans la défense des droits de l’homme n’échoit à Biram Dah Abeid, Président de IRA Mauritanie.

Que n’ont-elles pas fait pour empêcher le parlement européen de voter une résolution exigeant la libération immédiate et sans conditions du même Birame et de ses autres camardes militants.

Rabiha Mint Abdel Wedoud a réussi par ses vociférations et la cacophonie qu’elle a créées sur le plateau à empêcher que ces questions soient abordées. Quant aux insanités qu’elle a déversées sur TPMN, c’est à la discrétion du mouvement de voir quelle suite leur donner.

Le seul point positif de cette émission, et il n’est pas des moindres, c’est d’avoir eu le mérite de montrer à tous les Mauritaniens les limites et les incohérences de cette dame qui en disent long sur la situation des droits de l’homme dans notre pays.

Alassane Dia