Monthly Archives: February 2015
Le mouvement des Lym-almine rejette tout dialogue ne traitant pas les doléances des groupes marginalisés
Essirage – Le mouvement des Lym-almine (forgerons) a appelé à la tenue d’un dialogue national ouvert à tous, sans exception aucune, en vue d’une refondation d’un Etat de droit et de justice, où la valeur individuelle est strictement déterminée en fonction des compétences.
Le mouvement précité indique dans un communiqué ne reconnaître aucun dialogue, qui ne discute pas les doléances des groupes sociaux marginalisés, en particulier la frange des Lym-almine, affirmant n’avoir été contacté, jusqu’à cet instant, par aucun des protagonistes politiques, à propos des concertations en gestation.
Le mouvement affirme par ailleurs son rejet absolu de ce qu’il a appelé “la politique de récupération et de mépris et les actes obstinés d’exclusion et de marginalisation faits à l’endroit des Lym-almine”.
Le mouvement appelle aussi dans son communiqué les patrons de presse et les Imams des mosquées à médiatiser leurs doléances depuis leurs tribunes afin de contribuer à un changement des mentalités et des traditions rétrogrades présentes dans les composantes arabe et négormauritanienne, « mamelles de l’arrogance et du dédain chez certains », dit-il.
Le mouvement affirme enfin la poursuite, à travers le recours à tous les moyens légitimes, de la lutte pacifique pour recouvrer la dignité et les droits confisqués.
Cette sortie du mouvement des « Lym-almine» intervient à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de sa création en sa qualité d’organisation militantiste.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Cheikh Tidiane Mara après avoir requis 7 ans contre Karim : “ Je m’assume, c’est mon destin ”
Ayant remplacé Alioune Ndao au parquet général de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, le magistrat Cheikh Tidiane Mara a requis une peine de 7 ans ferme, une amende de 250 milliards contre Karim Wade, la perte des droits civique de Karim (il ne sera plus électeur, ni éligible) et la confiscation de ses biens. Au pays des aveugles…
« Atteinte à la démocratie », « gangrène », l’ancien président sénégalais Abdou Diouf n’a pas été tendre avec les coups d’Etat. Dans ses « Mémoires », publiées en octobre dernier, celui qui a cédé le pouvoir au terme d’une alternance pacifique, ne tarit pas d’éloges sur l’armée de son pays. Lisez plutôt : « Je rends grâce à Dieu et je me réjouis de ce que notre cher Sénégal ait, jusqu’ici, échappé aux tentatives de coups d’Etat qui furent légion en Afrique au lendemain des indépendances. Je souhaite vivement qu’il en soit ainsi pour toujours. Si nous n’avons pas connu cette atteinte à la démocratie, c’est, en grande partie, parce que, terre de vieille culture et de tradition démocratique bien ancrée, le Sénégal a eu également la chance d’avoir une armée républicaine faisant corps avec la nation. Nombre de ceux qui composent notre armée, officiers comme sous-officiers, après de solides études dans le cursus scolaire, ont embrassé ce métier avec amour et dévouement. Formés dans les grandes écoles militaires, ils sont donc, pour la plupart, des hommes de culture, avec une profonde connaissance de l’Histoire et des grandes idées qui en ont été les moteurs. […] C’est notamment pour toutes ces raisons, me semble-t-il, que nous avons été épargnés par cette gangrène qui, au moment des indépendances et plus d’un demi-siècle après, a dangereusement contribué aux contorsions d’une Afrique sortie de la nuit de ses multiples traumatismes qui ont pour noms : traite négrière, colonisation, apartheid, etc. » (Abdou Diouf, Mémoires, éditions du Seuil, octobre 2014, pp 268-269).
Que dire alors de notre pauvre pays qui a connu, en trente-six ans, une dizaine de coups d’Etat, entre ceux qui ont réussi, ceux qui n’ont pas dépassé le stade de conspiration étouffée dans l’œuf et ceux qui vécurent un début d’exécution, avant d’avorter ? Serions-nous gangrénés au point qu’il nous soit impossible de goûter aux plaisirs d’une démocratie réelle, loin de l’ombre tutélaire des militaires ? Notre armée ne serait-elle donc pas « républicaine, faisant corps avec la nation » ? Combien de ceux qui la composent, officiers comme sous-officiers, ont-ils suivi « de solides études dans le cursus scolaire et embrassé ce métier avec amour et dévouement » ? Fait « de grandes écoles militaires », avant de devenir des « hommes de culture » ?
Si le nombre de coups d’Etat était inversement proportionnel à la qualité de la formation des militaires, à leur niveau d’études, à leur amour et dévouement pour le métier, notre situation pourrait aisément s’expliquer. Si l’on exclut un ou deux pays d’Amérique latine, nous décrocherons, à coup sûr, la médaille d’or, ou, du moins, celle de bronze, du plus grand nombre de coups d’Etat. Ce n’est pas pour rien que nous avons le plus d’anciens chefs d’Etat encore en vie (cinq)… Faut-il en déduire que ce pays est maudit ? Que son armée, au lieu d’être la garante de sa stabilité, l’a été de son instabilité ? Qu’elle s’est à ce point incrustée au pouvoir qu’il ne serait plus possible de l’en déloger, sauf au prix fort? Mais est-elle seule en cause ? La classe politique n’a-t-elle pas été déficiente, de bout en bout ? L’opposition, systématiquement absente au moment où il ne le fallait pas ? Aveugle, dans un pays d’aveugles empressés d’applaudir le borgne étoilé du moment…
le calame
Ahmed Ould Cheikh
Pékin fait don à Nouakchott d’un centre de formation sur les techniques agricoles
APA-Nouakchott (Mauritanie) –
La Chine a financé et fait construire un centre de formation sur les techniques agricoles en Mauritanie dont les installations ont été remises lundi à Nouakchott par l’ambassadeur de Chine Wu Dong au ministre de l’agriculture mauritanien Brahim Ould M’Bareck Ould Mohamed El Moktar.
Ce centre, d’un coût estimé à 2,7 milliards d’ouguiyas (9 millions de dollars américains), a pour but de vulgariser les techniques agricoles utiles et modernes de la Chine auprès des producteurs mauritaniens.
Bâti sur une aire de 50 hectares, il comprend, outre les bâtiments administratifs et les logements, des superficies cultivables pour l’expérimentation des variétés agricoles et la mise en place d’une unité pour l’aviculture.
Selon le ministre Ould Mohamed El Moktar, cette structure donnera un nouvel élan aux techniques agricoles en Mauritanie à travers l’introduction de nouvelles variétés très adaptées à l’environnement local.
De son côté, le diplomate chinois a souligné que le centre sera doté de divers engins et équipements agricoles comme les tracteurs, les charrues, les herses, les semoirs et les moissonneuses.
L’objectif visé est l’accroissement de la productivité agricole et, partant, la réalisation de l’autosuffisance alimentaire en Mauritanie, a expliqué M. Dong lors de la cérémonie de remise du centre.
source: rapideinfo
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Afrique de l’Ouest: En 2015, l’UE débloquera encore 156 millions d’euros d’aide humanitaire pour répondre aux besoins croissants de la région du Sahel
Bruxelles — BRUXELLES, 16 février 2015 / PRN Africa / — En 2015, l’Union européenne fournira 156 millions d’euros d’aide humanitaire à la région du Sahel, où près de 20 millions d’êtres humains ignorent d’où viendra leur prochain repas et où plus de cinq millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë. Le Royaume-Uni contribue à hauteur de 45 millions d’euros à ce financement de l’Union européenne en faveur du Sahel, qui doit permettre de relever les défis humanitaires dans la région.
Cette nouvelle aide a été annoncée par M. Christos Stylianides, commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, qui est actuellement au Sénégal et sur le point de se rendre au Mali.
«Le Sahel est la région la plus pauvre du monde. Elle doit rester notre priorité essentielle. Nous devons empêcher que la malnutrition aiguë et l’insécurité alimentaire ne deviennent la norme en Afrique de l’Ouest», a-t-il déclaré. «La priorité absolue est de sauver des vies. Parallèlement, nous devons nous attaquer aux causes sous-jacentes de la malnutrition et investir dans des politiques de développement durable afin d’atteindre l’objectif «Zéro faim» d’ici 20 ans. Le renforcement de la résilience des communautés locales aux chocs futurs demeure une priorité centrale».
L’aide humanitaire de l’UE au Sahel concernera cette année plusieurs priorités:
32 millions d’euros permettront d’aider les victimes de la malnutrition et de la crise de sécurité au Mali;
8 millions d’euros aideront à contenir la crise alimentaire et la crise de sécurité au Nigeria;
35 millions d’euros seront octroyés au Tchad pour combattre la malnutrition et assister les réfugiés en provenance de la République centrafricaine, qui sont toujours plus nombreux;
4,4 millions d’euros permettront de venir en aide aux personnes sous-alimentées et aux réfugiés centrafricains au Cameroun;
20,6 millions d’euros permettront de soutenir des partenaires qui travaillent au niveau de la région de l’Afrique de l’Ouest dans leur lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.
Le reste des fonds (56 millions d’euros) ira à la lutte contre la malnutrition et à l’aide alimentaire dans les autres pays du Sahel (Sénégal, Mauritanie, Burkina, Niger, Gambie)
Contexte
L’année qui commence sera particulièrement difficile pour nombre d’habitants de la région du Sahel. La sécheresse qui a sévi au second semestre 2014 et mis les récoltes en péril pourrait rendre les prix alimentaires plus volatils et accroître encore la difficulté qu’ont les plus pauvres à acheter de quoi manger. Cette situation est rendue encore plus compliquée par les conflits au nord du Mali et au Nigeria, ainsi que par la menace d’épidémies, comme Ebola, la rougeole et le choléra.
La région du Sahel peine à se remettre de quatre crises alimentaires et nutritionnelles consécutives (2005, 2008, 2010 et 2012). Les besoins humanitaires grandissants appellent à la fois une aide d’urgence massive et des mesures visant à lutter contre les racines de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition et à renforcer la résilience des plus démunis. L’Union européenne a joué un rôle déterminant dans la création de l’Alliance globale pour l’initiative résilience (AGIR), qui vise à renforcer la résilience en Afrique de l’Ouest et qui s’est fixé l’objectif «Zéro faim» d’ici à 2032.
Depuis début 2014, la Commission européenne a mobilisé plus de 350 millions d’euros pour venir en aide aux victimes de la crise au Sahel. La Commission et les États membres de l’UE coordonnent, qui plus est, leurs actions en matière de sécurité et de développement au Sahel au moyen d’un nouveau plan d’action, qui devrait être présenté d’ici à la fin du mois de mars 2015. Ce plan d’action renforcera les efforts consentis par l’UE pour promouvoir la bonne gouvernance, les droits de l’homme et la démocratie, ainsi que l’éducation, et pour prévenir toute radicalisation, gérer les questions relatives aux frontières et aux migrations et soutenir les initiatives en faveur de l’émancipation des jeunes.
Copyright Union européenne, 1995-2015
Source : Commission européenne
rapideinfo




