Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: February 2015

«Zéro cas» Ebola, objectif de la nouvelle directrice de l’OMS pour l’Afrique

mediaCe 1er février, Matshidiso Moeti prend ses fonctions au poste de directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Lors du discours qui a suivi sa nomination, le Dr Moeti, de la République du Botswana, s’est engagée prioritairement à l’éradication de l’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. L’objectif de «zéro cas» sera accompagné d’un programme de redressement des systèmes de santé sur le continent.

RFI : Votre priorité est d’éradiquer le virus Ebola…

Docteur Matshidiso Moeti : L’objectif, c’est de vraiment diminuer le nombre de cas, couper la transmission de ce virus et arriver à contourner l’épidémie. Si c’est possible – nous verrons bien – aller au « zéro cas », mais nous allons faire de notre mieux pour arriver à aller vers le moins de cas possible.

Je crois qu’il y a des signes positifs en ce moment, dans les trois pays. Mais il faut reconnaître que nous devons maintenant intensifier la surveillance de tous les malades et le suivi de tous les contacts, vraiment pour vérifier qu’il n’y a pas de cas cachés et qu’il n’y aura pas de surprises. Donc, c’est ça qu’il faut améliorer.

Je crois que nous avons des équipes épidémiologies, il y a des gens qui suivent les malades. Les travailleurs de l’OMS travaillent avec leurs collègues localement recrutés et le réseau de personnel envoyé par l’Union africaine. Mais nous devons nous assurer que nous avons assez d’épidémiologistes, des gens pour faire le suivi de contact, et puis des « scientifiques sociaux » qui peuvent entamer un dialogue effectif avec les communautaires pour qu’eux aussi, ils travaillent avec nous, pour s’assurer aussi que nous avons tous les cas et tous les contacts.

 

 

Car il n’y a pas que les structures sanitaires à améliorer, mais aussi retrouver un nombre de personnels ; chercheurs, mais aussi médecins, infirmiers, pour arriver à contrecarrer cette épidémie...

Oui, absolument, dans le court terme, je crois que ça concerne la mobilisation comme ça a été déjà fait, de travailler dans la santé dans les pays et aussi la formation et aussi d’amener des experts qui viennent d’autres pays. Et puis après – parce que ces pays ont malheureusement perdu beaucoup d’infirmiers, beaucoup de médecins – il faut les aider aussi à améliorer leur situation de ressources humaines pour la santé, de façon générale. Ils avaient déjà des problèmes, mais je crois que la situation s’est dégradée à cause de cette épidémie.

Docteur Moeti, d’autres sujets de santé vous préoccupent ; la mortalité maternelle et infantile par exemple, le sida bien sûr, et la tuberculose. Les maladies négligées sont également à combattre ?

Absolument. Malheureusement, notre région a un lourd fardeau de maladies transmissibles et non transmissibles qui sont en train d’augmenter. Donc, je crois que nous avons travaillé dans le cadre des objectifs du millénaire où il y avait un certain niveau de progrès dans les pays africains. Il faut continuer notre appui à nos pays travaillant avec d’autres partenaires, pour qu’il y ait une accélération concernant par exemple la baisse de la mortalité infantile. Je crois que là il y avait vraiment beaucoup de progrès concernant aussi le programme comme la vaccination des enfants, etc.

Mais nous allons – et je vais – travailler avec mon collègue pour que nous arrivions à intersaisir notre appui. Parce que nous sommes arrivés finalement à l’année 2015, et là nous allons voir quels étaient les progrès, quelles sont les lacunes, et comment on doit travailler avec les pays pour continuer et accélérer, si possible, les progrès.

Oui, car il semble que sur le terrain, la baisse de certaines pathologies se vérifie – on le voit avec la maladie à virus Ebola – le nombre de cas baisse, mais la maladie ou l’épidémie perdure. Cela veut dire qu’en fait le continent africain a peut-être aujourd’hui besoin d’un fort soutien pour la pérennisation de ces luttes ?

C’est ça. Oui, c’est exactement ça. Et j’espère bien… Vous savez peut-être qu’il y avait une séance spéciale du Conseil exécutif de l’OMS le dimanche passé, qui a adopté une résolution concernant justement ça : comment améliorer le système d’aides préparées pour confronter ce genre de maladie dans tous nos pays. Cela veut dire que les pays eux-mêmes doivent investir un peu plus dans ce système de préparation. Mais nous espérons vraiment qu’il y aura aussi la solidarité internationale, de façon continue et pérennisée. Parce que ça ne se passe pas très vite pour que le système s’améliore. Mais j’espère bien que cette fois-ci, le Comité international va accompagner nos pays jusqu’à ce qu’ils arrivent à améliorer leur système.

 

rfi.fr

Nouakchott :bras de fer entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine

ALAKHBAR(Nouakchott)- Le bras de fer se poursuit entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine à l’université des sciences et techniques de Nouakchott.

Le calendrier des examens et le choix du représentant des étudiants divisent les deux parties, depuis trois jours.

 «Les professeurs étrangers ont débuté tard les cours qui, du coup, ont été intensifs. Et malgré que la faute revienne à l’administration, celle-là  a refusé de nous accorder un temps de révision avant les  examens», ont dénoncé les étudiants.

Les étudiants ont également accusé l’administrationde refuser de reconnaître leur représentant « qui  a été pourtant élu à 62% lors d’un vote», selon eux. 

Les Noirs malmenés en Tunisie, après la défaite des Tunisiens face à la Guinée Equatoriale

Les Noirs malmenés en Tunisie, après la défaite des Tunisiens face à la Guinée EquatorialeLe racisme anti-noir s’est une nouvelle fois manifesté sous sa forme la plus abjecte après le match Tunisie-Guinée Equatoriale. Dans la nuit du samedi au dimanche 1 er février, les agressions qui visent la communauté sub-saharienne se sont multipliées dans l’impunité.

L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (Aesat) a passé le mot : «En raison de cas de bagarres et d’agressions recensés suite au Match qui opposa la Tunisie et la Guinée Équatoriale et dans un souci de sécurité, nous demandons à tous les communautaires de rester chez eux dans la nuit du Samedi au Dimanche 1er Février».

Un appel à la prudence lancé suite à la vague d’agression qu’ont vécue les membres de la communauté sub-saharienne en Tunisie suite à un malheureux match de foot aux conséquences dramatiques.

Le journaliste Thameur Mekki a pour sa part dénoncé des «agressions des noirs après le match à Borj Louzir, où réside une importante communauté estudiantine subsaharienne (Gabonais, Congolais, Sénégalais…). Dès la sortie du café à Cité Santé, un groupe de plus de 10 tunisiens a gravement tabassé un jeune noir.

Un autre a été cambriolé après avoir été agressé par un autre groupe. Ses agresseurs se sont bagarrés ensuite entre eux après un conflit sur le partage du butin (qui prendra son ordi ?). Les quelques Tunisiens qui se sont interposés ont eux aussi été agressés». M. Mekki conclut ainsi son témoignage : «La facette la plus lâche, la plus idiote et la plus ignoble de notre société se manifeste».

Les langues se délient sur les réseaux sociaux. Amel Smaoui Zampol dénonce un autre cas d’agression, et décrit le tabassage d’un jeune noir devant un café dans le quartier de l’Aouina. Dans la même nuit du samedi, un jeune informaticien Congolais affirme n’avoir trouvé son salut qu’en prenant la fuite face à ses assaillants. On relèvera que pour les agresseurs, peu importe la nationalité de leurs victimes.

La couleur de peau suffit pour les désigner comme cible. Car quel point commun peuvent avoir un équato-guinéen avec un congolais au-delà de leur peau noire ? Alassanne, un jeune Ivoirien ne décolère pas : «J’ai soutenu l’équipe tunisienne. Et à la sortie de ce café, on a voulu me dépouiller. Et je ne suis pas équato-guinéen ! Est-ce qu’on attaquerait des Italiens pour un problème avec les finlandais ?!!».

Entretemps, de nombreux propos ouvertement racistes, haineux, et assumés comme tels, se multiplient et sont publiés à visage découvert, dans la plus totale des impunités sur les réseaux sociaux. Et si l’occasion de ce match sous haute tension a fait éclater les manifestations du racisme le plus abject, on ne compte plus les cas d’agressions et de discriminations qui visent explicitement les membres des communautés originaires de pays subsahariens.

Alassane martèle : «Noirs, arabes, et basanés, nous sommes parqués comme des bêtes dans les camps de la forteresse européenne, à Lampedusa. Nous nous écrasons sur les mêmes barbelés dressés par l’Espagne à Melilla, dans une Afrique encore en partie occupée. Les ratonnades françaises ont frappé indifféremment Noirs et Arabes dans les banlieues parisiennes.

Et voici que des Africains du Nord s’en prennent à nous, juste parce que nous sommes nés au sud du Sahara. Je pensais qu’en Tunisie, nos serions à l’abri de telles vexations. Et voici que nous sommes aujourd’hui confrontés à la haine et à l’incompréhension, ici-même, sur cette terre africaine».

Source: http://senego.com

Lybie : L’Ua déboute le G5 et s’aligne sur Alger

altL’Union africaine a décidé au lendemain du passage de témoins entre le président Aziz, son président sortant, et le Zimbabwéen, Robert Mugabé, d’écarter toute action militaire de la Communauté internationale pour ramener la paix en Lybie.

Malgré donc le dernier appel du G5 composé de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et du Niger, pour intervention internationale en Lybie, l’Union africaine semble avoir préféré suivre les thèses algériennes sur une tentative de réunir les protagonistes libyens.

L’Algérie avait déjà officiellement opposé en décembre 2014 son véto à l’appel du G5  pour”neutraliser les groupes armés” qui déstabilisent le pays et la région entière alors que pour  l’Algérie une telle intervention constituerait une “ingérence dans les affaires intérieures” de ce pays.

Depuis la chute de Mouammar Ghaddafi, suite à une intervention occidentale, la Libye est le théâtre d’une guerre civile où les groupes présumés terroristes ont pu mettre un pied et menacent par le trafic des armes la stabilité dans toute la sous-région sahélienne.

 

source: mauriweb

Pour une honorable sortie des timoniers

altL’opposition radicale a, enfin, répondu à l’invite du pouvoir dans des termes assez confus, mais révélateurs de son désir de se faire mordre, une énième fois, dans le piège.

Au lieu de se mettre au niveau des aspirations du peuple, les leaders de notre opposition dite radicale ont préféré assurer leurs positions, en haletant, encore une fois, derrière les chimères d’élections. Des élections que le pouvoir finit toujours par gagner.

Au lieu d’exiger des discussions nationales inclusives pour la refonte du pays et la révision des incohérences mortelles qui la minent, l’opposition radicale est tombée, béate, dans le fossé, en rendant la perche à un pouvoir qui n’est, en réalité, que la machine d’un système qui secrète les contradictions et alimente la léthargie. Ce système qui semble s’appuyer sur des pontes de cette opposition est arrivé à terme. Il s’est essoufflé. Cela l’opposition ne semble pas le voir.

Pourtant, c’est bien à ce système de se réformer ou disparaitre. Il ne revient pas à l’opposition, ni aux patriotes sincères, de lui donner une nouvelle chance pour se renouveler. Il est temps qu’il disparaisse et laisse la place à un nouvel mode d’existence et de gouvernance pour notre pays.

Il est temps que nos responsables politiques sachent que désormais, ce n’est plus l’élection, la CENI, le Conseil constitutionnel et les autres machines tatillonnes et creuses dites “institutions démocratiques” qui intéressent les Mauritaniens. Ces derniers cherchent à vivre, enfin, dans un Etat qui fonctionne avec des mécanismes modernes, fondés sur les règles de la citoyenneté et non sur celles de la naissance, du régionalisme ou du féodalisme tribal, esclavagiste et raciste.

Demander aux Mauritaniens, aujourd’hui, de cautionner des arrangements entre politiciens afin que l’état d’échange de privilèges et de concussions entre “partenaires” de la majorité et de l’opposition perdure est une insulte aux souffrances de notre peuple.

C’est même une haute trahison contre le pays et sa démocratie. On ne doit point cautionner cette situation de décomposition et de délitement avancée qu’à atteint le pays en accordant un sursis au pouvoir qui voudrait, à travers son initiative, faire sauter le verrou de l’âge requis pour la candidature en faveur de Ould Daddah et Ould Boulkheir en contrepartie de permettre au général, devenu démocrate, de faire sauter le verrou limitant les mandats électifs du Chef de l’Etat à deux. Si les leaders de l’opposition l’acceptent, les Mauritaniens doivent les balayer d’un seul revers de main. Tout comme ils doivent se dire qu’un dialogue de la sorte ne fera que précipiter le précipice et la déconfiture.

Certes, un changement par le dialogue est plus sûr et moins risqué qu’une révolution. Mais celle-ci serait inéluctable si toutes les voies de changement pacifique et contrôlé sont bouchées. Surtout, les dramatiques expériences putschistes ont montré qu’en Afrique, les coups d’Etat ne fabriquent que des démons à la tête des pauvres pays, patries par excellence des coups d’Etat des médiocres !

En d’autres termes, les leaders de l’opposition devraient enfin se rendre à l’évidence : un dialogue politique pour des élections n’en est pas un. Ce sera leur acte de décès qu’ils signeront de leur propre main, s’ils accordent une nouvelle chance au pouvoir actuel !

Aujourd’hui, les Mauritaniens aspirent à ce que les inégalités s’arrêtent. Que le racisme d’Etat cesse. Que l’Esclavage soit combattu. Que toutes les composantes nationales puissent accéder, au même titre, aux fonctions de l’Etat, à l’armée, à l’administration, au corps de la magistrature, aux opportunités économiques. Ils aspirent à ce que cesse l’instrumentalisation de l’Etat et de ses appareils contre des composantes de notre peuple, notamment dans la Vallée et contre les haratines.

Ils aspirent à ce qu’il n’y ait plus de stigmatisation d’autres composantes, comme les forgerons. Ils aspirent à ce que les Mauritaniens soient égaux devant la loi, sans aucune distinction. Ils aspirent, enfin, à une nouvelle gouvernance qui impose le respect de la loi et la prise en considération, en toutes circonstances, les intérêts suprêmes effectifs du pays et de son peuple.

Pour ce faire, rien n’est mieux indiqué qu’un dialogue pour la refonte du système. Et c’est seulement après ce dialogue que l’on devrait penser aux élections et aux institutions et à qui occupera quelle position dans la nouvelle République !

Messaoud Ould Boulkheir et Ahmed Ould Daddah ont apporté leur pierre dans l’édifice de la Mauritanie et dans l’enracinement de l’esprit revendicatif pour la démocratie et les droits. Ils ne devraient pas, au crépuscule de leurs riches et jusque-là reluisantes carrières, brader la Mauritanie pour une candidature de trop. Ils devraient tirer leur révérence après avoir mené, à termes, les péripéties de la refonte nationale. C’est la seule sortie honorable qu’ils méritent. C’est la seule sortie que nous voulons pour eux. Nous écouteront-ils avant que la tempête du 31 octobre se lève ????

Amar Ould Béjà

 

Source: l authentique