Daily Archives: 17/03/2014
Mauritanie: Les Négro-africains et les Haratines sont exclus dans ce pays (Les FLAM)
ALAKHBAR (Nouakchott)-« Nous disions, et nous le répétons encore aujourd’hui, que Les Négro-africains et les Haratines sont exclus dans ce pays. Exclus à tous les niveaux», a déclaré vendredi le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), Samba Thiam, dans son message à l’occasion des 31 années de lutte de son mouvement.
« Nous sommes exclus dans notre citoyenneté, dans l’emploi, exclus à l’Ecole où nos enfants échouent massivement, à cause de réformes sciemment conçues pour un tel but; nous sommes exclus dans les médias, exclus par la négation de notre identité, a ajouté Samba Thiam.
Du fait du Système, nous accusons aujourd’hui trois handicaps majeurs : Nous sommes sans pouvoir financier, nous sommes sans pouvoir politique, nous sommes sans possibilités d’Education à cause …d’un Système.
Une unité nationale, réelle, ne saurait se construire de cette façon, sur de telles inégalites !
[Le président Mohamed Ould Abdel Aziz] s’attèle, avec acharnement, à moderniser le pays du “Trab-el bidhaan”. Ce qui, en soi, n’est pas mauvais; c’est même une bonne chose, louable dirons-nous. En revanche, ce qui est mauvais, c’est qu’il veuille le faire sans nous les Négro-africains. Il veut moderniser ce pays… mais sans NOUS; et cela est inacceptable!
Si nous devons, ensemble, continuer de rêver d’un destin commun, l’Egalité entre nous et l’égale dignité doivent en constituer la condition sine qua non, le fondement majeur … »
FLAMNET-AGORA: Promouvoir une «L’Autre Mauritanie » par Aicha Diop des FLAM-Canada
Promouvoir une «L’Autre Mauritanie » : celle de la liberté, de la dignité, de la justice, de la fierté, de prise de conscience et de la responsabilité devant l’Histoire qui se réécrit. Je me sens astreinte de sensibiliser hâtivement et en abordant simultanément certaines façades au sujet des élections en Mauritanie. Ces idées sont issues de la réflexion que j’ai eu après avoir lu sur la toile un débat que je résume en deux mots : de question d’Ipséité « Soi ou l’identité le plus irréductible » et d’idiosyncrasie (comportement).
J’ai préféré écrire ce petit papier en réaction à la polémique largement diffusée dans les medias sociaux. Des élections chez nous ? Deux axes :
1) Instigateur des mangeocrates entichés insatiablement de Ploutos, « richesse », et ou d’obsession de Kratos, « pouvoir ».
2) Inspirateur de permutation par le peuple et rien que pour le peuple, l’intérêt général et la liberté de tous. Choisissez votre alvéole entre un régime ploutocratique ou un régime préférablement démocratique.
En effet, dans les grandes révolutions, ce n’est pas le volume des mouvements des groupes de lutte ou la foule qui les appuient qui font la différence, mais la détermination avérée de certains individus résolus à changer le parcours des choses et qu’aucune fatalité ne fait régresser. Il s’agit là de militants capables de remuer des montagnes d’incertitudes, d’apathie, d’inaction, d’affliction ambiante, de negro-pessimisme, de tribalisme, d’ethnocentrisme et de mangeocratie. Certes, le temps évolue, il serait désormais précieux de mobiliser les énergies pour atteindre les cibles prioritaires de la lutte pour la liberté en réponse aux questions décisives sur la situation actuelle de la Mauritanie.
J’avance dans le même temps une question fondamentale à savoir : Qu’est ce que être négro-mauritanien (poular, soninké, wolof, bambara et haratine) au XXIe siècle si ce n’est de n’être que dominé et victime de discrimination combinée de racisme dans les formes les plus subtiles et les plus prononcées ? Nous sommes négro-mauritaniens produit du système de domination ou ceux qui nous dominent se sont constitués en dispositif de « théodicée de leur propre privilège », (au sens de Weber), donc une apologie de l’ordre sociétal qu’ils dominent et continuent de dominer par une quintessence de supériorité. Voilà comment je perçois le rapport de domination qui se rapporte à l’existence de la marginalisation, l’impunité, l’injustice à l’égard des populations noires mauritaniennes. Il est fondamental de soutenir et encourager ceux qui luttent avec acharnement et constance à repenser à reconstruire une nouvelle Mauritanie admonestant toute sociodicée ou mieux encore l’ethnosociodicée du système raciste, génocidaire et esclavagiste dans ce pays au bord de la déchéance.
Ainsi, depuis l’indépendance, les gouvernants (tous maures) qui se sont répétés ont voulu maintenir une tradition d’une Mauritanie communément arabisée blanche. L’état mauritanien a favorisé l’ethnie arabo-berbère sur d’autres, la « race blanche » sur une l’autre. Le gouvernement maure contrôle le pays sur le plan politique, militaire, économique et culturel. Ainsi, la marginalisation sociale aussi bien que politique des groupes ethniques amplement situés dans la partie Sud du pays constitue un des obstacles très présent. L’oppression des noirs continue jusqu’aujourd’hui, les politiques successivement menées ont conduit à des crises cycliques répétitives. Autrefois, l’idée que nous avions de la Mauritanie était : un pays énigmatique tabou et secret, qui niche en elle une profonde crise ethnique identitaire entre les composantes de la population qui menace son unité nationale. Qu’en est il aujourd’hui ? Qu’est ce qui a changé ? En état de cause, nous ne voulons pas de cette Mauritanie meurtrie. Du moment ou nous avons pris conscience de la situation politique de notre pays, il serait bienveillant de faire le bilan sur les différences entre les partis politiques et les autres formes d’association afin de comprendre la nature et le rôle de chaque parti politique ou mouvement dans la trajectoire de la démocratie. A mon sens, s’il y’a un mouvement politique capable de sortir la Mauritanie du gouffre c’est bien Les forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). FLAM est objet de plus de trois décennies de lutte pour la justice, l’égalité et la dignité. FLAM c’est aussi consacré de se réunir sur la base d’une vision essentiellement cohérente en vue de mener une action citoyenne qui est celle de libérer la Mauritanie. Il faudrait également lui reconnaître son engagement dans la reconstruction de l’unité nationale et la sauvegarde de l’intégrité. De plus, les Leaders et sympathisants du mouvement par leurs actions menées sur tous les fronts œuvrent pour refouler l’intolérance, bannir l’ethnocentrisme, proscrire le fanatisme, d’abolir le racisme, la discrimination, la xénophobie ou l’incitation à la violence sous toutes ses formes. Finalement FLAM c’est la promotion la diversité, le cri à la complémentarité raison pour laquelle le mouvement constitue une entité essentielle pour ressusciter la Mauritanie.
Oui au changement ! Oui à un nouveau gouvernement ! Mais avant de diriger, il faut se faire élire et pour cela, il faut s’impliquer et faire des choix éclairés pour l’avancement de la chose politique. Citoyens et citoyennes nous sommes concernés par les jeux de débats et de prise de décision, si nous n’y participons pas activement nous ne parviendrons guère au changement. Chacun d’entre nous à une importance capitale à jouer dans le processus démocratique, donc apportons notre soutien, notre vote à ceux qui incarnent le changement et selon nos convictions.
Salutations militantes et cordiales. La lutte continue !
Aicha Diop des FLAM-Canada.




