Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2014

FLAMNET-AGORA: De l’anniversaire des FLAM au redéploiement de l’Organisation par Mamadou Barry des FLAM-Amérique du Nord

altLes Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) célébrent leur 31 ans d’existence. C’est l’occasion pour moi de féliciter ceux et celles qui à un moment ou à un autre ont participé à l’édification de cette belle maison qui nous honore tous. La longévité de notre organisation représente une valeur politique exceptionnelle dans la lutte de libération des opprimés en Mauritanie. En effet, l’entêtement et le refus des FLAM de disparaître devant la répression, la diabolisation, la manipulation et la tentation marque l’abnégation et la détermination inégalable des militants flamistes. Si aujourd’hui nous pouvons espérer une possible justice dans notre pays c’est en grande partie grâce aux FLAM. Par la force des choses, notre organisation est devenue un symbole de la résistance d’une communauté noire qui ne voulait plus rester citoyens de seconde zone.

Par ailleurs, cet anniversaire est célébré dans une situation inédite marquée par le redéploiement des FLAM en Mauritanie. Aujourd’hui nous évoluons dans un environnement politique qui nous est étranger. La confrontation directe avec nos adversaires politiques, l’interaction avec des alliés naturels et surtout l’adhésion des nouveaux militants à l’intérieur du pays exigent de nous à changer de comportement. Par exemple avec ces nouveaux arrivants, il faudra partager la responsabilité de la gestion de notre organisation. Et ils devront désormais être considérés aux mêmes pieds d’égalité que n’importe quel autre ancien membre de cette organisation. Naturellement cette nouvelle situation demande une capacité d’adaptation psychologique et intellectuelle particulière sur le plan individuel et collectif des flamistes pour un ajustement approprie à cette inévitable transformation. En effet, avec le temps la nature humaine à tendance à s’installer dans un confort routinier qui nous détermine dans notre disposition et/ou indisposition d’accepter le changement nécessaire en vue d’une efficacité plus renforcée. Effectivement, l’habitude engendre, le plus souvent, la peur dans l’avenir qui est généralement associe à l’inconnu. Chose bien compréhensible, car l’innovation demande un effort particulier pour renier un certain dogme. D’où un sentiment d’insécurité pour certains dû à la perte de l’apparent contrlôle. Cependant, j’ai bon espoir, comme les FLAM ont pu le faire par le passé, la majorité des militants de notre organisation saura surmontés ces difficultés humaines.

Pour plus de facilité, je pense que la priorité devrait être portée plus vers la volonté de discussion généralisée du programme de notre organisation et moins sur les principes stratégiques à suivre. Nous devons reconnaître que la plus part du temps, la stratégie s’impose d’elle-même suivant la situation ; et qu’une bonne stratégie n’est pas forcèment l’apanage de tout un chacun. Autant dans le cadre démocratique il est souhaitable que tous les militants puissent participer à l’élaboration d’un programme politique par le biais des AG ou des Congrès. Autant dans un souci de productivité et d’efficacité, la manière de le matérialiser (programme) devrait être laissée à l’appréciation d’un certain nombre d’individus possédant une certaine expertise en la matière.

Joyeux anniversaire aux militantes et militants des FLAM et la lute continue de plus belle.

Rochester le 17 mars 2014.

Mamadou Barry

FLAM-Amérique du Nord

 

Anniversaire des FLAM : Une rencontre à la case ce samedi 22 mars

altDans le cadre de la célébration de leur 31ème anniversaire les Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) organisent à travers leurs leaders politiques une grande rencontre  à la CASE de Nouakchott, ce Samedi 22 Mars 2014 à partir de 17:00.

Les militants, sympathisants et amis du mouvement  sont vivement invités  à se mobiliser et à mobiliser autour d’eux  pour l’évènement.

La lute continue!

www.flamnet.info

 

Mauritanie: Les Négro-africains et les Haratines sont exclus dans ce pays (Les FLAM)

altALAKHBAR (Nouakchott)-« Nous disions, et nous le répétons encore aujourd’hui, que Les Négro-africains et les Haratines sont exclus dans ce pays. Exclus à tous les niveaux», a déclaré vendredi le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), Samba Thiam, dans son message à l’occasion des 31 années de lutte de son mouvement.
 
« Nous sommes exclus dans notre citoyenneté, dans l’emploi, exclus à l’Ecole où nos enfants échouent massivement, à cause de réformes sciemment conçues pour un tel but; nous sommes exclus dans les médias, exclus par la négation de notre identité, a ajouté Samba Thiam.

Du fait du Système, nous accusons aujourd’hui trois handicaps majeurs : Nous sommes sans pouvoir financier, nous sommes sans pouvoir politique, nous sommes sans possibilités d’Education à cause …d’un Système.
Une unité nationale, réelle, ne saurait se construire de cette façon, sur de telles inégalites !

 [Le président Mohamed Ould Abdel Aziz]  s’attèle, avec acharnement, à moderniser le pays du “Trab-el bidhaan”. Ce qui, en soi, n’est pas mauvais; c’est même une bonne chose, louable dirons-nous. En revanche, ce qui est mauvais, c’est qu’il veuille le faire sans nous les Négro-africainsIl veut moderniser ce pays… mais sans NOUS; et cela est inacceptable!

Si nous devons, ensemble, continuer de rêver d’un destin commun, l’Egalité entre nous et l’égale dignité doivent en constituer la condition sine qua non, le fondement majeur … »

 

FLAMNET-AGORA: Promouvoir une «L’Autre Mauritanie » par Aicha Diop des FLAM-Canada

altPromouvoir une «L’Autre Mauritanie » : celle de la liberté, de la dignité, de la justice, de la fierté, de prise de conscience et de la responsabilité devant l’Histoire qui se réécrit. Je me sens astreinte de sensibiliser hâtivement et en abordant simultanément certaines façades au sujet des élections en Mauritanie. Ces idées sont issues de la réflexion que j’ai eu après avoir lu sur la toile un débat que je résume en deux mots : de question d’Ipséité « Soi ou l’identité le plus irréductible » et d’idiosyncrasie (comportement).

J’ai préféré écrire ce petit papier en réaction à la polémique largement diffusée dans les medias sociaux. Des élections chez nous ? Deux axes :

1) Instigateur des mangeocrates entichés insatiablement de Ploutos, « richesse », et ou d’obsession de Kratos, « pouvoir ».

2) Inspirateur de permutation par le peuple et rien que pour le peuple, l’intérêt général et la liberté de tous. Choisissez votre alvéole entre un régime ploutocratique ou un régime préférablement démocratique.

En effet, dans les grandes révolutions, ce n’est pas le volume des mouvements des groupes de lutte ou la foule qui les appuient qui font la différence, mais la détermination avérée de certains individus résolus à changer le parcours des choses et qu’aucune fatalité ne fait régresser. Il s’agit là de militants capables de remuer des montagnes d’incertitudes, d’apathie, d’inaction, d’affliction ambiante, de negro-pessimisme, de tribalisme, d’ethnocentrisme et de mangeocratie. Certes, le temps évolue, il serait désormais précieux de mobiliser les énergies pour atteindre les cibles prioritaires de la lutte pour la liberté en réponse aux questions décisives sur la situation actuelle de la Mauritanie.

J’avance dans le même temps une question fondamentale à savoir : Qu’est ce que être négro-mauritanien (poular, soninké, wolof, bambara et haratine) au XXIe siècle si ce n’est de n’être que dominé et victime de discrimination combinée de racisme dans les formes les plus subtiles et les plus prononcées ? Nous sommes négro-mauritaniens produit du système de domination ou ceux qui nous dominent se sont constitués en dispositif de « théodicée de leur propre privilège », (au sens de Weber), donc une apologie de l’ordre sociétal qu’ils dominent et continuent de dominer par une quintessence de supériorité. Voilà comment je perçois le rapport de domination qui se rapporte à l’existence de la marginalisation, l’impunité, l’injustice à l’égard des populations noires mauritaniennes. Il est fondamental de soutenir et encourager ceux qui luttent avec acharnement et constance à repenser à reconstruire une nouvelle Mauritanie admonestant toute sociodicée ou mieux encore l’ethnosociodicée du système raciste, génocidaire et esclavagiste dans ce pays au bord de la déchéance.

Ainsi, depuis l’indépendance, les gouvernants (tous maures) qui se sont répétés ont voulu maintenir une tradition d’une Mauritanie communément arabisée blanche. L’état mauritanien a favorisé l’ethnie arabo-berbère sur d’autres, la « race blanche » sur une l’autre. Le gouvernement maure contrôle le pays sur le plan politique, militaire, économique et culturel. Ainsi, la marginalisation sociale aussi bien que politique des groupes ethniques amplement situés dans la partie Sud du pays constitue un des obstacles très présent. L’oppression des noirs continue jusqu’aujourd’hui, les politiques successivement menées ont conduit à des crises cycliques répétitives. Autrefois, l’idée que nous avions de la Mauritanie était : un pays énigmatique tabou et secret, qui niche en elle une profonde crise ethnique identitaire entre les composantes de la population qui menace son unité nationale. Qu’en est il aujourd’hui ? Qu’est ce qui a changé ? En état de cause, nous ne voulons pas de cette Mauritanie meurtrie. Du moment ou nous avons pris conscience de la situation politique de notre pays, il serait bienveillant de faire le bilan sur les différences entre les partis politiques et les autres formes d’association afin de comprendre la nature et le rôle de chaque parti politique ou mouvement dans la trajectoire de la démocratie. A mon sens, s’il y’a un mouvement politique capable de sortir la Mauritanie du gouffre c’est bien Les forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). FLAM est objet de plus de trois décennies de lutte pour la justice, l’égalité et la dignité. FLAM c’est aussi consacré de se réunir sur la base d’une vision essentiellement cohérente en vue de mener une action citoyenne qui est celle de libérer la Mauritanie. Il faudrait également lui reconnaître son engagement dans la reconstruction de l’unité nationale et la sauvegarde de l’intégrité. De plus, les Leaders et sympathisants du mouvement par leurs actions menées sur tous les fronts œuvrent pour refouler l’intolérance, bannir l’ethnocentrisme, proscrire le fanatisme, d’abolir le racisme, la discrimination, la xénophobie ou l’incitation à la violence sous toutes ses formes. Finalement FLAM c’est la promotion la diversité, le cri à la complémentarité raison pour laquelle le mouvement constitue une entité essentielle pour ressusciter la Mauritanie.

Oui au changement ! Oui à un nouveau gouvernement ! Mais avant de diriger, il faut se faire élire et pour cela, il faut s’impliquer et faire des choix éclairés pour l’avancement de la chose politique. Citoyens et citoyennes nous sommes concernés par les jeux de débats et de prise de décision, si nous n’y participons pas activement nous ne parviendrons guère au changement. Chacun d’entre nous à une importance capitale à jouer dans le processus démocratique, donc apportons notre soutien, notre vote à ceux qui incarnent le changement et selon nos convictions.

Salutations militantes et cordiales. La lutte continue !

Aicha Diop des FLAM-Canada.

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FLAMNET-AGORA: Le Génocide nié en Mauritanie! L’espoir de Paris ?

altLa récente condamnation d’un ressortissant Rwandais à vingt cinq ans de réclusion au terme d’un procès historique lié au génocide perpétré dans son pays, le premier en France, vingt ans après les faits, pourrait être un appel d’air pour nous Mauritaniens.

Pascal Simbikangwa c’est son nom, ex – capitaine de la garde présidentielle, âgé de cinquante quatre ans, est « reconnu coupable de génocide en qualité d’auteur et de complicité de crimes contre l’humanité » par la Cour d’Assises de Paris. Il a été jugé au nom du principe de compétence universelle qui permet de juger un étranger pour des faits commis à l’étranger pour les crimes les plus graves.

L’espoir est donc permis pour peu qu’on daigne s’en saisir. Il n’est plus besoin d’une commission d’enquête internationale ou de preuves écrites d’une chaine de commandement pour établir la responsabilité des bourreaux dans des actes qu’ils ont commis. On peut se fonder sur des témoignages, comme c’est le cas au procès historique de Paris, concordants et dignes de foi pour qualifier ce qui s’est passé en Mauritanie entre 1989 et 1992 de génocide et poursuivre les responsables.


Nous savons désormais que c’est possible même si certains bourreaux qui sont encore en activité, dans les premiers cercles du pouvoir à Nouakchott, conscients de leur responsabilité certainement directe dans les forfaits commis entre 1989 et 1992, font tout pour retarder ou empêcher la manifestation de la vérité. Ces derniers sont connus, leur liste a été dressée.

Le temps ne doit donc pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer pour la qualification de ces crimes en génocide et la traduction de leurs commanditaires devant la justice. Il est vrai que la victoire des victimes au Rwanda a beaucoup de pères ; la défaite chez nous est orpheline.

Paris.Le 16 mars 2014

Ciré Ba et Boubacar Diagana.

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