Monthly Archives: March 2014
Le Mouvement El Hor célèbre son 36e anniversaire: Samory Ould Beye demande la révision de Constitution
Le célèbre mouvement haratine El Hor a célébré, dans la ferveur, jeudi soir, à El Mina, près du carrefour Boudah ses 36 ans. Ce devait être le 5 mars, mais pour des raisons de sécurité, les autorités ont préféré refuser l’autorisation. A cette occasion, le mouvement a battu le rappel de ses troupes. Militants et sympathisants sont venus de tous les quartiers de la capitale.
Ainsi, on notait la présence du président du parti El Moustaqbel, Mohamed Ould Borboss, de Samory Ould Beye, vice président dudit parti et chef de file du Mouvement El Hor et secrétaire général de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) du capitaine Breika Ould M’Bareck, le vice président d’IRA et d’un représentant de Tawassoul et de nombreux cadres, militants et sympathisants, des femmes et des jeunes…Sur les banderoles déployées, on pouvait lire, entre autre, « non à la marginalisation des Haratine »
Prenant la parole, Samory Ould Beye a remercié l’assistance d’avoir répondu massivement à l’appel de leur Mouvement. Il s’est ensuite appesanti sur la marginalisation dont sont victimes des Haratines, considérés comme des « citoyens de second rang par le système Beidane ». Il a salué l’action et la mémoire et le courage de ceux qui ont créé et fait prospérer le mouvement jusqu’à cette génération.
Pour Ould Beye, la composante Haratine est privée de tout pour s’épanouir : éducation, santé, logement, terre, fonctions, ressources économiques… ils n’ont pas d’avenir dans un pays qu’ils sont les premiers à habiter, un pays où une seule composante minoritaire s’est accaparée de tout: « Nous devons nous lever tous ensemble pour crier à la face de cette Mauritanie et du monde pour dire ça suffit, notre patience à des limites, nous ne pouvons pas continuer à souffrir de cette marginalisation» Poursuivant son propos. Samory Ould Beye, largement applaudi, a fait observer que seuls les Haratine peuvent conquérir leurs droits de citoyens respectés et respectables, faire cesser leur souffrance par leur combat, un combat qui doit, précise-t-il être mené pacifiquement. Car pour le leader d’El Hor, les actions menées par le système en place (loi de 1981, celle de 2007, l’Agence Tadaamoun, la courspéciale pour crimes de l’esclavage, la feuille de route sur les mesures prises…) pour soi disant lutter en vue d’améliorer les conditions des descendants d’esclaves n’est que de la poudre aux yeux, il nous nargue même, ce système. A leur du bilan qu’avons-nous gagné, nous les premiers concernés? s’est interrogé le président du conseil national de Moustaqbel.
« Nous ne sommes contre personne, seulement, nous voulons et exigeons même qu’on nous respecte, qu’on dispose de nos droits comme les autres citoyens du pays.» L’un de ces droits, estime le leader du Mouvement El Hor, est d’être considéré comme une composante à part entière, celle de Haratine. C’est pourquoi Ould Beye demande la révision de la Constitution actuelle du pays pour y mentionner que les Haratine sont une composante au même titre que les Peul, les Soninké, les Oulof et les Beidane.»
Terminant son propos, Samory Ould Beye a regretté que certains membres fondateurs aient fini par abdiquer devant l’argent et le confort. Une déclaration décrivant les crises multiformes que traverse le pays a été lue à l’assistance : crise politique, crise économique, montée du chômage, grève des dockers exploités. « Pendant que les dockers haratines triment, d’autres dorment à l’ombre », estime-t-il. L’assistance a suivi jusqu’à tard dans la soirée un sketch traitant des conditions serviles d’esclaves, chants et danses, le rap…
Créé le 5 mars 1978, par un groupe de 12 membres, le Mouvement El Hor lutte pour l’amélioration et l’épanouissement des esclaves et haratines du pays.
Source: le calame
Haro à la langue Française : « Il ne faut pas considérer la presse francophone comme une opposition à la presse arabophone »
A l’occasion de la célébration de la Semaine de la Francophonie l’Institut Français de Mauritanie (IFM) abrité mardi 18 mars un débat houleux organisé par le Club des Jeunes Journalistes (CJJ) sur la thématique « Quel avenir pour la presse francophone en Mauritanie ? ».Compte- rendu :
Mardi dernier, un débat houleux a eu lieu à l’IFM entre intellectuels, leaders d’opinions et journalistes à l’occasion de la conférence débat organisée par le Club des Jeunes Journalistes ; une activité qui entre dans le cadre de la Semaine de la Francophonie prévue du 15 au 23 mars.
Premier intervenant , le professeur Cheikh Saadbouh Kamara a souligné en substance qu’on ne peut pas parler de presse francophone , arabophone ou germanophone sans insister sur l’aspect démocratique et développement durable. Justifiant que « l’information n’est pas une fin en soi mais un moyen, une stratégie, un parcours, un vecteur qui permet d’atteindre ses objectifs assez importants », il devait revenir sur l’histoire en rappelant que la presse francophone est la plus ancienne en Mauritanie et dans la sous région citant les efforts fournis par l’un des pionniers de la presse mauritanienne feu Bouyagui Ould Abidine. L’intervenant devait ensuite rappeler qu’à l époque coloniale « la presse était concentrée à Nouakchott et relevait des faits politiques concernant l’administration coloniale ». Il ajoutera : « cette presse était diversifiée et les journalistes avaient des positions contre le colonialisme ». Puis le conférencier de noter que la presse se présentait aussi bien en arabe qu’en français ; les usagers des deux langes vivaient en symbiose et se respectaient, considérait-il avant de demander aux journalistes actuels arabophones de ne pas considérer la presse francophone comme une opposition ou une antinomie par rapport à eux et vice-versa.
Puis le professeur devait s’intéresser à la syntaxe et à la grammaire dans l’usage des mots français à travers les articles de presse. Désignant quelques lacunes constatées dans le maniement courant de la langue française dans la presse, le professeur Kamara estimera que qualitativement, le niveau a baissé. Il ira même jusqu’à affirmer que « le niveau d’un élève qui avait obtenu un certificat d’études est égal à celui d’un actuel maitrisard aujourd’hui en Mauritanie ».
Selon le conférencier, l’essor de la presse arabe qui vient pratiquement du néant après que la Mauritanie ait été admise à la ligue arabe en mars 1973, est fulgurant….En plus, devait-i remarquer « cette presse a été encouragée et motivée… Malheureusement, elle a été aussi dressée contre la presse francophone ».
Débat ouvert
Revenant sur la thématique de la conférence Bakary Gueye, le journaliste de Nouakchott Info dira que « le français est en état de siège. Il y a une guerre déclarée contre le français. La presse francophone fait face à beaucoup de difficultés notamment les ressources humaines. On a du mal à renouveler la classe journalistique. Un problème de niveau qui se pose avec acuité. C’est un secret de polichinelle : notre école ne sort plus de francophone au vrai sens du mot ; le niveau est tellement bas… Il y aussi le problème matériel et financier. Il n’ya pas d’accompagnement des pouvoirs publics. La presse est abandonnée à elle même. L’avenir n’est pas reluisant ». Pour sa part, Kissima Diagana, de la Tribune devait se poser la question : « où sommes-nous » et de répondre : « Nous sommes dans un pays qui s’appelle la Mauritanie qui est en crise d’identité. Un pays qu’on essaye de classer tantôt comme pays africain, tantôt exclusivement comme un pays arabe. C’est un pays où on n’a pas encore dépassé le complexe de la langue ».
Il dira : « aujourd’hui nous sommes dans un contexte où la presse arabophone traite beaucoup plus des problèmes de people des problèmes de mœurs, de scandales, des sujets tabous. Cette presse est en train de sauter des verrous que la presse francophone n’avait pas sautés. Pourquoi ? Parce qu’au départ on pensait qu’il ne fallait pas s’intéresser aux faits divers ».
« La presse francophone écrite est train de s’en aller. Cela se constate dans ses ventes. Elle a besoin d’appui de soutien et d’accompagnement au risque de disparaître. » Une situation que vient encourager le fait que la moitié de la population mauritanienne est analphabète, » elle va chercher ses informations dans l’oralité » ajoutera-t-il.
« L’avenir de la presse francophone est noir. Il y a beaucoup de zones de turbulences syntaxiques et orthographiques. …Personnellement je pense que la presse écrite ne doit pas être seulement informée mais elle doit aussi éduquée et enseignée » a souligné le Secrétaire General du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie(SNEM).
« Il n y a pas de guerre contre le français. Il faut parler en termes de crédibilité, de compétences, c’est la loi du marché et non la loi de l’Etat qui fait la force. Il faut qu’on soit plus qualitatifs, plus exigeants ; on ne peut pas raconter des histoires à dormir debout et se faire adopter par le public. Il faut se spécialiser ; il faut se diversifier » , dixit Maïmouna Mint Saleck, Directrice du village de la Biodiversité.
Pour Bass Oumar, membre du SNEM« Si la presse francophone est aujourd’hui mal écrite, mal lue et mal comprise, c’est parce que le système éducatif n’est pas bon. La base n’est pas bonne. Aujourd’hui à l’Université nous sommes la seule vague française qui reste. Nos prédécesseurs seront arabisés. Le pays est en train d’arabiser. «
« Indépendamment de ce grand débat, de ce grand discours, de cette grande dénonciation, le contexte mauritanien, l’Etat mauritanien, l’école mauritanienne, la société mauritanienne elle-même est bilingue voire multilingue. Quand on est jeune journaliste ou jeune mauritanien tout court. Qu’on soit arabe, soninké, poular, wolof, il faut prendre cette donnée en compte et essayer de s’adapter. Il faut d’abord être individuellement performant par rapport à la manière avec laquelle la société fonctionne. Qu’on soit jeune mauritanienne, l’orientation qu’on doit prendre doit être une orientation bilingue après cela, on peut passer au grand débat » conseillera Khalilou Diagana, rédacteur en chef du Quotidien de Nouakchott.
Cheikh Oumar NDiaye
Source: l authentique
Démarrage du RAVEL complémentaire : La CENI maintenue pour la présidentielle
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est maintenue telle quelle a révélé, Ould Bedine, dans une déclaration, faite la veille du déclanchement des opérations du Ravel (recensement à vocation électorale) complémentaire.
Cette déclaration a été faite en marge d’une session de formation des Responsables des antennes régionales et locales de la CENI.
La CENI avait fortement critiquée lors de l’organisation des dernières élections législatives et municipales par une écrasante majorité d’acteurs politiques.
Elle est également pressentie pour gérer l’élection présidentielle prévue en juin prochain. Le recensement administratif à vocation électorale complémentaire démarre jeudi sur l’ensemble du territoire national pour une période de 40 jours, rappelle-t-on.
Source: mauriweb
Manœuvres tous azimuts pour crédibiliser la présidentielle: Chat échaudé…
Le Calame – Sitôt fermée la parenthèse des législatives et des municipales, les différents pôles de la scène politique se sont focalisés sur l’imminente présidentielle. Fin mai, début juin ? En tous cas, tout ce beau monde la voudrait consensuelle et crédible.
Certes, un certain nombre d’obstacles doivent être franchis d’ici là mais il y a, dans l’air, comme une volonté des uns et des autres à y parvenir, Ce qui est, en soi, bon signe.
Depuis l’annonce, par l’opposition – Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), Alliance Patriotique et société civile – de la tenue de son Forum pour la démocratie et l’unité, en vue de trouver un consensus en son sein, le Premier ministre s’est mis à recevoir les leaders de ladite COD.
A commencer par Mohamed Ould Maouloud, à la veille même de l’ouverture du forum, provoquant grincements de dents, du côté du RFD dont le chef soupçonnait des manœuvres dilatoires du pouvoir pour torpiller l’entreprise.
Ce fut, ensuite, le tour de Jemil Ould Mansour, de Tawassoul ; puis Saleh Ould Hannane, de Hatem ; Kane Hamidou Baba, du MPR ; et, enfin, Bilal Ould Werzeg, du RFD. Celui-ci, tient à préciser l’intéressé, est reçu à titre personnel. Tous déclarant que le chef du gouvernement les avait entretenus de la volonté du pouvoir d’organiser des élections crédibles ; autrement dit, consensuelles.
Ils ont répondu que c’était aussi la volonté de l’opposition, dans son ensemble. Mais, comme chat échaudé craint l’eau froide, l’opposition attend un geste fort, de la part de Mohamed Ould Abdel Aziz qui n’a réussi, jusqu’ici, que celui de la rouler dans la farine.
Grosses pommes de discorde
Pendant que se déroulent ces manœuvres, le ministre de la Communication fait comprendre, à l’opposition, que le pouvoir n’est pas disposé à accepter celle de ses revendications relative à la formation d’un gouvernement d’union, pour gérer l’organisation de l’élection. Ould Maham parle-t-il en son nom, pour plaire à son boss, ou est-il le porte-parole du gouvernement ?
Dans un cas comme dans l’autre, il jette le trouble dans les rangs de l’opposition. Un proverbe de chez nous ne dit-il pas : « hoto fude haale taake niande dianndia » ? En français courant : « les semis ne vont pas pousser » est un mauvais présage qui ne se dit pas le premier jour de l’hivernage…
Forte probabilité, cependant, on verrait mal le président de la République accepter, aujourd’hui, ce qu’il a refusé jusqu’ici : refondre ou dissoudre la CENI, que l’ensemble des acteurs politiques ont décriée, le Conseil constitutionnel et la Cour suprême, appliquer strictement la loi sur l’incompatibilité des charges, interdire à l’armée d’interférer dans le jeu politique, régler le problème du RAVEL… Il s’agit pourtant, selon Yacoub Ould Moine (RFD) de vrais obstacles, pour l’opposition. Mais, en politique, on ne dit jamais.
Le président de la République, qui se trouve être, en même temps, président de l’Union Africaine, pourrait, peut-être, faire quelques concessions qui n’entameraient, en rien, ses chances de remporter la présidentielle. On se le rappelle : le gouvernement d’union, concédé à Dakar, n’empêcha guère Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne contrôlait pas encore tout le système, de réaliser le jackpot, à l’élection de juillet 2009. Et, depuis…
Pour donner une chance au dialogue, la COD doit, elle aussi, mettre de l’eau dans son zrig. Modérer son discours et ses critiques acerbes vis-à-vis du pouvoir, ne pas se cristalliser sur un gouvernement d’union sans aucune emprise sur les mécanismes de contrôle du processus électoral, et faire plutôt en sorte que le pouvoir, apparemment prêt à reconnaître la perfectibilité du dialogue de 2011, fasse le maximum de concessions, pour rendre jouable l’élection.
De fait, les audiences successives des leaders de la COD, auprès du Premier ministre, donnent comme l’impression que les organisateurs ne parlent pas tout-à-fait d’une même voix, alors que le Forum a accouché d’une feuille de route consensuelle et qu’en son temps, l’ancienne plate-forme interdisait, aux leaders de la COD, de discuter, en rangs dispersés, avec le gouvernement. Une position à laquelle semble s’accrocher le président du RFD, accusé, sans aucune preuve cependant, de refuser la rencontre proposée par le Premier ministre.
La COD devrait donner, au lendemain de son forum, mandat officiel pour discuter avec le gouvernement, au lieu de laisser chacun agir dans son petit coin, apparemment libre de son agenda personnel.
Autre question à plus ou moins hauts risques, pour cette opposition : candidature unique ou non ? On n’en a pas débattu, lors du forum, mais elle reste suspendue, comme une épée de Damoclès. Alors qu’il est urgent de gagner du temps : l’échéance approche à grands pas et, si l’on en croit Ould Maham (encore lui), le gouvernement exclut tout report du scrutin.
Est-ce à dire, en fin de compte, que le dialogue susceptible de se nouer, entre les organisateurs du Forum et le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, est, en réalité, très hypothétique ? La question mérite d’être posée, même si chaque camp fait montre de sa disponibilité à s’asseoir autour d’une table…
Messoud au Conseil économique et social : une candidature de moins à la présidentielle ?
C’est l’autre interrogation que nombre d’observateurs se posent, depuis la nomination, par le président de la République, de l’ancien président de l’Assemblée nationale et président de l’APP, à la direction de ce conseil. Une décision clôturant les nombreuses supputations autour du deal que les deux hommes auraient conclu, au lendemain des municipales et législatives, et qui avait commencé à se matérialiser avec le soutien d’APP à la candidate UPR à la présidence de la CUN.
Même si, légalement, rien ne semble s’y opposer, la candidature de Messaoud Ould Boulkheïr risque de souffrir de sa « proximité » avec le candidat Aziz. Certains n’hésiteront pas à y voir un remake de la présidentielle du 06 juin 2009, quand Sghaïr Ould M’Bareck avait (été) décidé de se jeter dans la course. Elle poserait, également, un sérieux problème au pouvoir, si ses concessions ne convainquaient pas la COD de participer à l’élection…
Cela dit et quoiqu’on dise, ‘’le président d’APP aura joué pleinement sa partition, dans son engagement pour la stabilité du pays. Il se sera illustré par ses efforts à rapprocher les positions de la COD et du pouvoir, sa participation au dialogue national de septembre et octobre 2011, son initiative de compromis national et ses ultimes tentatives pour amener les partis de la COD à participer aux législatives et municipales’’, si l’on en croit ses partisans.
Des efforts parfois qualifiés de « services rendus » au Président, qui tardaient cependant, au goût de certains cadres APP, à recevoir l’ascenseur du pouvoir. Une attente épicière que l’homme rejetait : son seul souci, disait-il, était de sauver la Mauritanie des tumultes qui la menaçaient.
« Certains ont toujours voulu faire de moi un gougouh (personnage de la mythologie populaire qui fait peur aux enfants, NDLR), incapable de jouer le rôle de premier plan qui me revient, dans ce pays… On a toujours voulu voir, à travers mes actions, des intérêts égoïstes », regrettait-il, en substance, dans une interview au Calame. Le dernier « cadeau » d’Ould Abdel Aziz n’est, en tout cas, pas de nature à lever cette équivoque…
Dalay Lam
La langue française est « morte » à l’école mauritanienne
ALAKHBAR (Nouadhibou)- Le « triste constat » est que la langue française est « morte » à l’école Mauritanienne. C’est le diagnostic du poète et homme de culture mauritanien, Hamar Ndary Diagne. Il animait une conférence sur le thème : «Rôle et responsabilité de l’élève dans sa réussite ou son échec scolaire ». l’événement était organisé lundi par l’Alliance Française de Nouadhibou dans le cadre de la semaine de la Francophonie.“Au moment où l’on célèbre la semaine de la Francophonie, il semble opportun d’attirer les attentions sur la grave crise de la langue française à l’ école mauritanienne. En effet, quasi-certainement, 99% des élèves sont incapables de rédiger un paragraphe correct ou de dire deux bonnes phrases en Français sans trop de difficultés.. Mais que dire lorsque les élèves ne lisent plus. Mais que dire aussi lorsque le système éducatif mauritanien pour une raison ou une autre étouffe tout ce qui va dans le sens de l’évolution de la langue française dans le pays ? “, a développé le conférencier.




