Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2013

le parti AJD/MR crie victoire

altAvec 4 députés et 4 conseillers municipaux obtenus, selon les résultats provisoires des élections législatives et municipales  du 23 novembre, le parti d’opposition mauritanien, AJD/MR, crie victoire !

 « Nous rendons grâce à Allah pour ce  que nous appelons nous, AJD/MR, la victoire qu’il a donnée au parti: nous avons 4 députés et 4 conseillers municipaux déjà acquis trois (3) à Bababé et un  (1) à Tekane et, nous mettons le parti au pouvoir (UPR) en ballotage à Sebkha (Nouakchott) et à Boghé », a déclaré le président de l’AJD/MR, Ibrahima Moctar Sarr, en conférence de presse ce mercredi à Nouakchott.

« Certains peuvent penser que ce que nous avons ne mérite pas de crier victoire; mais ceux qui suivaient le parti savent qu’il s’agit bel et bien d’une victoire  !»,  a-t-il précisé tout en remerciant sa direction de campagne « qui a battu un travail de Titan pour que nous puissions avoir ces résultats».

Sarr a rappelé : « Sur les 218 listes qu’il faillait déposer pour les municipales, l’AJD/MR n’a déposé que 17 et qu’au niveau des législatives, nous n’avons déposé que 11 listes (8 à l’intérieur, une (1) à Nouakchott et 2 listes nationales). Cela ne veut pas dire que nous sommes incapables de monter des listes, mais parce que pour monter des listes il faut avoir de l’argent : la caution d’un seul conseiller municipal est de 4 Mille UM et elle est de 20 Mille UM  pour chaque candidat  à la députation. L’AJD n’avait pas ces moyens. Certes, nous avions reçu une subvention de l’Etat mais qui était venue trop tard ».

Le président de l’AJD/MR a souligné que « dans ces conditions-là,  le parti qui n’avait même pas 2 Millions UM pour monter ses listes s’en est sorti avec quatre députés et quatre conseillers municipaux. Nous  disons donc que c’est une victoire »

 

Source: Alakhbar

Hodh El-Gharbi: Le représentant de la CENI à Kobenni démis de son poste

altLe représentant de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à la moughataa de Kobenni, dans la wilaya de Hodh El-Gharbi, a été démis de son poste ce mercredi, a appris Alakhbar d’une source bien informée.
Il aurait signé un document confirmant l’existence de “fraude encouragée par la CENI dans les résultats du premier tour des élections au niveau de la moughataa de Kobenni”.
Selon ledit document, 40 procès verbaux été  validés par des personnes étrangères à la CENI de la moughataa.
A Kobenni, les résultats des élections avaient suscité beaucoup des remous où trois partis politiques (UPR, Sursaut de la jeunesse, Tawassoul) étaient en manifestation toute la semaine dernière devant la CENI qui l’accusaient  de “falsification des résultats au profit du parti El-Wiam”.

Source: Alakhbar

Elections en Mauritanie: La configuration qui s’annonce


Elections en Mauritanie: La configuration qui s’annonce  
 

 

Dès le premier tour dont les résultats ne sont pas définitifs, c’est bien Tawaçoul qui prend la première place parmi le groupe des partis dits «d’opposition». Avec un total de 12 députés (3 sur la liste régionale de Nouakchott, 3 sur la liste nationale mixte, 3 sur la liste nationale des femmes, 2 sièges de Wad Naga et 1 sur les sièges de Kiffa), Tawaçoul arrive deuxième après l’Union pour la République (UPR), le parti dit «au pouvoir». 7 sièges restent encore à conquérir pour Tawaçoul au terme du second tour.
  Il est suivi par le parti Al Wiam de Boydiel Ould Hoummoid qui réalise un score de 8 sièges (2 à Kobenni, 1 sur la liste nationale mixte, 1 sur celle des femmes, 1 sur celle de Nouakchott, 1 sur celle de Sélibaby, 1 sur celle de Kiffa et 1 sur celle de Mbout). Al Wiam est encore dans la course pour 3 sièges dont l’un dans une liste commune avec Tawaçoul.
  Arrive en troisième position dans le camp de l’Opposition, l’Alliance populaire progressiste (APP) avec 7 sièges (2 sur la liste régionale de Nouakchott, 2 sur celle nationale mixte, 2 sur celle des femmes et 1 sur les sièges de Sélibaby). APP essayera au second tour d’augmenter sa part en gagnant les 2 sièges de Boghé et les 2 de Mounguel (avec UPR comme protagoniste).   Autant dire tout de suite que la direction de l’Institution de l’Opposition Démocratique reviendra obligatoirement à Tawaçoul. Il s’agit jusque-là d’un «machin» faisant pourtant partie du dispositif démocratique. Il assure à la démocratie mauritanienne un équilibre qui permet à l’opposition démocratique d’être impliquée dans la gestion des affaires. Notamment par l’obligation d’établir un dialogue permanent entre le pouvoir et l’opposition à travers les rencontres périodes obligatoires entre le Président de la République et le Chef de file de l’Opposition démocratique. Ces rencontres demandent des deux parties une capacité d’écoute et une nécessité d’échanges qui n’ont pas toujours été là par le passé. Avec Tawaçoul, il est sûr que les attitudes vont changer même s’il reste à savoir qui sera désigné pour être «Chef de file de l’Opposition démocratique».
C’est quelqu’un qui doit être obligatoirement élu. Ce qui exclut Jemil Mansour, le président du parti islamiste sauf s’il se présente à l’élection sénatoriale (renouvellement du tiers du Sénat) obligatoirement organisée dans les semaines qui viennent. Peut-être Mohamed Mahmoud Ould Seyidi, élu député et en même temps Secrétaire général de l’Association Moustaqbal que dirige l’érudit Mohamed el Hacen Ould Dedew, père spirituel du mouvement des Frères Musulmans en Mauritanie.
  Côté Majorité, l’UPR gagne le gros lot malgré la guerre totale qui lui est déclarée, avec 52 députés au premier tour et 29 sièges à conquérir au second tour. Il est suivi du Sursaut avec 4 députés déjà obtenus. Faut-il en déduire que l’UPR sera obligé de chercher à «confectionner» une Majorité gouvernementale. Et dans le cas d’un «gouvernement d’ouverture», APP sera certainement associé.
  Al Wiam vise apparemment la présidentielle de 2014, ce qui l’oblige à chercher à occuper – et à bien occuper – le poste de Secrétaire général de l’Institution de l’Opposition démocratique. Le challenge étant pour tous de faire oublier les absents en adoptant un discours radical mais conforme à l’esprit de cette démocratie balbutiante (reconnaissance mutuelle, respect des Institutions, y compris la présidence, capacité de propositions…).
Mohamed Fall Ould Oumere  

 

Noorinfo

Mauritanie: le 2e tour des législatives et municipales reporté au 21 décembre

En Mauritanie, le second tour des élections législatives et municipales du 23 novembre a été reporté au 21 décembre. Il était prévu au  7 décembre.
L’annonce a était faite par le directeur des opérations électorales à la CENI, Mohameden Ould Sidi dit Bédenna, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à Nouakchott.

Par ce report, la CENI dit vouloir « donner du temps nécessaire pour le dépôt d’éventuels recours et permettre au Conseil constitutionnel et à la Cour suprême de statuer là-dessus ». Le Conseil constitutionnel statue sur les contestations liées aux législatives et la Cour suprême  sur celles en rapport avec les municipales 

Pourtant, Mohameden Ould Sidi avait rassuré en conférence de presse que le deuxième tour des législatives et municipales du 23 novembre était  maintenu à la date du 7 décembre. 

 

Source: ALAKHBAR

Bérets rouges tués au Mali: un charnier découvert près de Kati

altC’est une découverte aussi macabre que capitale qui vient d’être faite au Mali : un charnier dans lequel se trouvaient les corps de 21 bérets rouges. Ces militaires, proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré, avaient mené une tentative de contre-coup d’Etat qui avait été violemment réprimée en avril 2012 par la junte militaire, dirigée par l’ex-capitaine Sanogo. Le meneur du coup d’Etat de mars 2012 a été inculpé la semaine dernière à Bamako dans le cadre de cette affaire. Cette découverte pourrait accélérer les choses.

 

  

Les corps de 21 bérets rouges ont été découverts cette nuit, peu avant 4 h du matin. Le juge d’instruction en charge de l’affaire, Yaya Karembé, accompagné de la brigade d’intervention judiciaire de la gendarmerie malienne et du ministre malien de la Justice en personne ont procédé à une fouille à Diago.

Cette localité, proche de la capitale Bamako, se trouve surtout à proximité du camp militaire de Kati, le fief des bérets verts dirigés par l’ex-capitaine Sanogo.

Vers une accélération de la procédure contre Sanogo ?

Cette découverte a été possible grâce aux témoignages de militaires inculpés dans le cadre de la même procédure que Sanogo. La semaine dernière, ils sont au moins sept à avoir été inculpés. Une quinzaine d’autres font l’objet de mandat d’amener.

De sources judiciaires et sécuritaires, plusieurs d’entre eux ont avoué avoir participé aux exécutions et ont donné aux enquêteurs les indications qui leur ont permis de localiser le charnier. Cette découverte pourrait faire rapidement évoluer la procédure qui vise Amadou Haya Sanogo, puisqu’il n’est à ce jour inculpé que pour « complicité d’enlèvement ».

 

Source: rfi.fr