Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2013

Exigence de la COD de l’annulation des scrutins : Un coup d’épée dans l’eau ?

altLa Commission de Communication de la COD a organisé hier mercredi une conférence de presse au siège de l’UNAD, au cours de laquelle, elle a réitéré son exigence de l’organisation d’élections transparentes et de l’annulation pure et simple des échéances tenues le 23 octobre dernier.

Une sortie de la COD qui risque de ne pas trouver une ouïe consentante, même si le pouvoir est profondément indisposé par les performances électorales surprenantes réalisées par ses challengers au premier tour des derniers scrutins et malgré une petite avance en termes d’élus, fortement compromise pour le second tour.

Une revendication qui peut également susciter l’ire des autres opposants centristes et radicaux notamment l’APP, El Wiam et Tawassoul, lesquels relativement réjouis de leurs prouesses au premier tour et ambitionnant d’améliorer le poids de leur élus sur la scène nationale, seraient hostiles à toute annulation des élections qui pourraient conduire à l’éclatement de leur représentativité électorale ardemment acquise.

Avec une opposition radicale qui réclame la reprise des élections d’une part et d’une majorité déterminée à l’exclure coûte à laisser du surplace pour d’autres partis de l’opposition modérée ou islamistes, l’appel lancé par la COD s’identifie à un coup d’Epée dans l’eau qui n’aura aucun effet sur le cours des choses.

C’est d’autant vrai que sur le terrain, les partis qualifiés au deuxième tour de gauche et de droite sont, malgré les insuffisances des premiers scrutins, sur le pied de guerre pour améliorer leurs résultats à cette échéance décisive de laquelle, nous ne sommes plus séparés que d’une dizaine de jours.

Avec le Nouvel AN et au rythme où le cours politique va actuellement, la future Assemblée nationale qui connaît déjà certains de ses prochains députés, aura atteint le seuil de maturité pour commencer un nouveau mandat parlementaire difficile à reprendre depuis zéro.

A propos des revendications de la COD, notons que ses leaders ont presque tenu le même langage à cette conférence de presse, réclamant l’annulation des élections législatives et municipales du 23 novembre dernier et l’organisation de nouvelles élections transparentes.

” La mascarade électorale du 23 Novembre était pire que l’on attendait ; elle n’a fait que permettre au (président mauritanien) Ould Abel Aziz de distribuer des postes de député et de conseiller municipal pour calmer des mécontents ” a déclaré Ahmed Ould Daddah, président en exercice de la COD.

“Même des partis qui ont participé au scrutin ont reconnu que la COD avait parfaitement raison de le boycotter les élections lesquelles n’ont servi qu’à renfoncer la crise politique et de créer des dissensions tribales et régionales” , a-t-il déploré.

Md O Md Lemine

 

Source: Temps Forts

Le discours de Soweto, Hommage de Barack Obama à Madiba : «Il a montré que les idées ne pouvaient être rendues captives par une prison»

altLe monde a rendu un vibrant hommage à Nelson Mandela devant d’une centaine de présidents et de chefs de gouvernements réunis à Soweto. Des moments forts que le président Obama a marqués d’un discours qu’il convient d’appeler le discours de Soweto.

«Un garçon qui a grandi loin des couloirs politiques. L’un des plus grands libérateurs du 20e siècle», a d’emblée soutenu Barack Obama qui salue «un héritage immense» de Mandela. «Il a donné une voix à ceux qui étaient opprimés; il a souffert d’un emprisonnement brutal», a rappelé le président américain devant l’immense foule présente ce mardi au stade de soccer city à Soweto.

 

Au peuple sud-aficain, dit-il, «son triomphe est aussi le vôtre. Il a su unir son pays; Il a préservé l’ordre constitutionnel, la liberté pour les générations à venir», renchérit Obama qui a ensuite salué la volonté de Nelson Mandela «d’abandonner le pouvoir lorsque son mandat s’est terminé»,

 

«Ses réussites sont immenses», dit-il. Mais «Madiba n’aurait pas aimé qu’on en fit un portait aussi factice. Madiba insistait à partager avec nous ses peurs, ses doutes, ses erreurs au même titre que ses victoires».

«Nous avons pu apprendre tellement de lui et nous continuons à apprendre de lui. Il a été persévérant et il avait foi en sa mission. Il nous a laissé un héritage qui ne fera pas partie des livres de l’histoire. Il avait hérité de son père une persévérance qui a été importante. Il a su dompter sa colère et il a partagé son désir de lutte, sa stratégie d’actions; il nous a appris la puissance de l’action et le pouvoir des idées. Il a montré que les idées ne pouvaient être rendues captives par une prison», dira Barack Obama qui a fait allusion aux 27 années d’emprisonnement de Nelson Mandela.

 

L’ancien président Sud-africain, dit-il, «a été formé en tant qu’avocat et savait défendre ses idées (…) et savait tout mettre en œuvre pour «que ses idées soient inscrites dans la loi ; fidèle à sa vision, il a su trouver un compromis au nom d’un objectif suprême. Il a su comprendre les liens qui unissent les hommes (…) «ubutu», un concept sur l’Africain, un nom qui résume ce que Mandela avait de meilleur, la reconnaissance du lien qui unit les hommes».

 

Mandela, dit-il, «a su faire d’une tragédie de famille une arme contre le sida».

 

Barack Obama d’ajouter: «La victoire et l’égalité doivent être suivies (…) Michele (sa femme:ndlr) et moi-même avons su profiter de cette lutte », dira-t-il. 

Un discours qui a servi de prétexte à Barack Obama pour lancer un appel à un monde plus juste, plus égalitaire. «Des enfants qui souffrent de famine, de maladies, des jeunes qui n’ont pas d’avenir, des hommes et femmes détenus dans les prisons pour leurs opinions politiques », a dénoncé le président américain.

«Nous aussi devons agir pour la justice, pour la paix. Aux jeunes d’Afrique et du monde, vous aussi vous pouvez vous inspirer de sa vie». «Il m’a rendu meilleur. Inspirons nous de sa force, cherchons à avoir la même richesse d’esprit que lui », a soutenu Barack Obama. Avant de conclure sur des propos de Mandela : « Il a dit «Je suis le maître de mon destin et le capitaine de mon âme».

 

Source: seneweb

Mauritanie: appel au jugement d’un ancien président pour “crime contre l’humanité”

Des dizaines de militants des droits de l’homme, rassemblés mardi devant le Ministère mauritanien de la Justice, ont appelé au jugement de l’ancien président mauritanien Maouya Ould Taye pour “crime contre l’humanité”.

Ils ont rappelé que “28 militaires négro-mauritaniens ont été pendus à Inal (Nord Mauritanie) sous le régime de Taya pour célébrer le 30è anniversaire de l’accession à l’indépendance” du pays.

Les participants au rassemblement commémoraient la Journée des droits de l’homme, célébrée chaque 10 décembre: Une occasion pour eux de dénoncer “l’esclavage, la discrimination, la pauvreté, l’ignorance et l’exclusion sociale  dont souffrent une grande partie de la population mauritanienne”. 

« Considérant que la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, est l’idéal commun que doivent atteindre tous les peuples et toutes les nations, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 10 décembre Journée des droits de l’homme (résolution du 4 décembre 1950) », lit-on sur le site électronique de l’ONU.

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Source: Al alakhbar

 

 

 

Afrique du Sud: le monde se réunit à Soweto pour rendre hommage à Nelson Mandela

altC’est un fait sans précédent dans l’histoire. Un hommage grandiose à Nelson Mandela se tient à Johannesburg ce mardi 10 décembre 2013. La cérémonie va réunir tout ce que le monde entier compte de chefs d’Etat, de têtes couronnées et de célébrités, au beau milieu de 80 000 personnes rassemblées au stade de Soweto. Les défis logistiques et sécuritaires sont multiples : 11 000 soldats et policiers sont mobilisés tout au long de cette journée pour garantir le bon déroulement de l’événement.

 

Avec notre envoyé spécial à Johannesburg

C’est une cérémonie incroyable : se réunissent en Afrique du Sud cent chefs d’Etat, des rois, des princes, des stars du show-business, Bono, Peter Gabriel, un stade de 80 000 places archicomble. Trois autres arènes sportives de Johannesburg diffusent la cérémonie en direct sur des écrans géants ; des milliers de journalistes sont accrédités et des satellites relayent les images vers les télévisions du monde entier.

Barack Obama, Raul Castro, Ban Ki-moon, Dilma Rousseff, ou encore Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, s’exprimeront à la tribune. Tout le monde souhaite y être ou en être. Les funérailles de Nelson Mandela et leur gigantisme global et digital font de l’ombre à celles de Jean-Paul II en 2005 et de John Fitzgerald Kennedy en 1963. Aucune figure au monde n’a fait à ce point l’unanimité.

L’Afrique du Sud, au ban des nations hier, est aujourd’hui ivre de fierté. Séparés hier, les Sud-Africains blancs, métis, indiens et noirs diront au revoir ce mardi, ensemble et debout, au héros de la lutte anti apartheid, en espérant qu’il n’y ait pas de raté dans les stades et sur les routes.

Les défis logistiques et sécuritaires semblent en effet gigantesques ; 11 000 soldats et policiers sont mobilisés pour garantir le bon déroulement de l’événement. Des sociétés de sécurité privées recrutaient encore, jusqu’à ce lundi, des agents aux abords du stade FNB.

Ce mardi à Soweto, il y aura tout de même la famille, et les amis, à commencer par Andrew Mokete Mlangeni, coaccusé de Nelson Mandela sur les bancs du procès de Rivonia, puis codétenu au bagne de Robben Island. Quatre de ses petits-enfants rendront également hommage à leur grand-père, père de toute la nation.

 

Source: RFI

SOS Esclaves – Déclaration : Hommage à la mémoire de Nelson Rolihlahla Mandela

alt« J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Ces phrases, prononcées en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, ont à tout jamais ouvert à Nelson Rolihlahla Mandela le cœur des hommes du monde entier.

Elles résument à elles seules le sens du combat qu’il a mené toute sa vie pour la liberté, la justice et l’égalité entre les hommes de toutes races et de toutes conditions.

Inflexible face à l’oppression aux intimidations de toutes sortes, il a brave toutes les difficultés pour mettre à bas le régime inique de l’Apartheid et ouvrir la voir à l’établissement comme il l’a promis en 1963, d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités.

Inflexible dans sa lutte contre l’injustice, Mandela a aussi fait preuve de générosité en refusant la vengeance et en privilégiant une fois la victoire acquise le pardon et la réconciliation symbolisés par la Commission Vérité et Réconciliation qu’il a mise sur pied et que Mgr Desmond Tutu a su avec intelligence et brio mener à bon port.

La vie et l’œuvre de Mandela sont une source d’inspiration pour les opprimés du monde entier et tout particulièrement ceux qui souffrent d’oppression en raison de leur race ou de leur origine.

Elles ont toujours constitué une source d’inspiration précieuse pour notre association, SOS-Esclaves qui depuis plusieurs décennies mène un combat sans répit une lutte résolue contre l’esclavage et toutes les injustices dont souffrent les esclaves et les anciens esclaves en Mauritanie.

Pour notre Association, comme pour l’ensemble des victimes de l’esclavage et des pratiques esclavagistes, toutes les victimes d’atteintes aux droits de l’homme et toutes les personnes attachées à la justice et la liberté, la mort de Mandela constitue une perte immense, mais le chemin qu’il a tracé, l’exemple qu’il a donné demeurent à jamais et ne cesseront d’être suivi jusqu’à la victoire totale du combat contre l’injustice et l’oppression.

La vie et l’œuvre de Mandela doivent être enseignés aux jeunes générations et son nom doit être immortalisé et donnés à de nombreuses places et avenues du pays.

Poursuivons le combat de Mandela et soyons à jamais fidèles aux principes et aux valeurs qu’il n’a cessé de promouvoir.

Nouakchott le 8 décembre 2013

Boubacar Messaoud, président de SOS-Esclaves

 

Source: cridem