Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2016

El Hor célèbre son 37e anniversaire par un sit-in devant le siège des Nations Unies

altLe Mouvement Haratine, dénommé El Hor a donné ce vendredi matin, 4 mars,  le coup d’envoi des festivités du 37e anniversaire, par un sit-in devant le siège des Nations Unies à Nouakchott. Durant près d’une heure, les militants et sympathisants  du Mouvement ont donné de la voix. Ils brandissaient des  banderoles sur lesquelles étaient inscrites les revendications du Mouvement pour l’équité et la justice entre les mauritaniens. Samory Ould Beye, président du Mouvement et ses amis ont dénoncé, ce qu’ils qualifient de «marginalisation et la mise sous embargo des Haratine. » Le Mouvement a  réitéré à cette occasion,  d’abord,  sa « hartanité pleine et entière », avant  d’accuser  ensuite  le pouvoir d’ « avoir vendu la religion musulmane à coup de dollars.»  Comme ils  ont dénoncé la «persistance des pratiques de l’esclavage »  en dépit d’un arsenal juridique important adopté par les pouvoirs publics.

Quelques automobilistes et passants encourageaient les manifestants à renfort de klaxons. Et non loin de là, des voitures de la police manœuvraient comme pour intimider les manifestants.

Signalons que cette manifestation intervient  peu après la visite de  Banki Moon, secrétaire général des Nations –Unies au siège de la représentation à Nouakchott. Rappelons au passage que Samory Ould Beye, président du Mouvement et secrétaire général de la CLTM avait  saisi justement Ban Ki  Moom sur « les  conditions chaotiques des Harratine, réduits à l’état  d’esclaves, privés de tout par le système Beïdane qui régente le pays depuis son indépendance»  

Signalons que toujours dans le cadre des festivités de ce 37e anniversaire, El Hor va organiser, le samedi, 5 mars, une soirée culturelle à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott. Une occasion pour réitérer les sens du combat du Mouvement, revisiter son parcours et ses actions, indique Ould Beye.

Créé le 5 mars 1978, par un groupe de 12 membres, le Mouvement El Hor lutte pour l’amélioration et l’épanouissement des esclaves et harratines du pays.

 

LE CALAME

Mauritanie: une nouvelle loi durcissant la répression de l’esclavage

ALAKHBAR (Nouakchott)-Les députés mauritaniens ont adopté jeudi à l’unanimité une nouvelle loi durcissant la répression de l’esclavage, une pratique considérée désormais comme “crime contre l’humanité”.

La nouvelle loi abroge et remplace celle de 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes.

Selon le nouveau texte, les auteurs de l’esclavage encourent une peine maximale de 20 ans de détention assorties d’amendes, contre 10 ans de prison auparavant. Ils risquent également la saisie de leur biens pour garantir les droits des victimes.

Quant aux victimes d’esclavage, la nouvelle loi leur accorde une procédure gratuite, une assistance judiciaire et un dédommagement.

La Mauritanie a aboli l’esclavage depuis 1981. La loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes a été aussi adoptée.

Cependant, les ONG de droit humain continuent à dénoncer l’existence du phénomène et demandaient de pouvoir se constituer partie civile, ce qui leur a été accordé par la nouvelle loi. Et elles sont désormais permises de dénoncer les cas d’esclavage et d’assister les victimes.

L’adoption de la nouvelle loi est intervenue pendant que le militant anti-esclavagiste, Biram Dah Abeid, est en prison. Il a été condamné à 2 ans de prison avec deux codétenus après l’organisation d’une caravane contre « l’esclavage foncier ». Un des codétenus, Jiby Sow, bénéficie d’une liberté provisoire.

Biram Dah Abeid, prix des Nations unies pour les droits de l’homme 2013 et président de l’association abolitionniste IRA-Mauritanie, est arrivé en deuxième position aux dernières élections présidentielles.

Déclaration du Secrétaire général des Nations Unies à la presse après sa rencontre avec le Président de la République islamique de Mauritanie

Déclaration du Secrétaire général des Nations Unies à la presse après sa rencontre avec le Président de la République islamique de MauritanieSNU – Je suis heureux de me trouver ici aujourd’hui à l’occasion de ma première visite en Mauritanie. Je remercie le Son Excellence Président Ould Abdel Aziz ainsi que son gouvernement et son peuple de leur accueil chaleureux.

Je me trouve actuellement dans la région pour m’entretenir de la situation au Sahara occidental. Demain, je compte me rendre à la MINURSO et m’adresser aux réfugiés sahraouis.

J’entends apporter ma pierre aux négociations engagées pour régler ce différend de longue date et favoriser les pourparlers afin que les réfugiés sahraouis puissent rentrer chez eux au Sahara occidental dans la dignité.

Faire avancer la situation au Sahara occidental est important ici aussi. Nombre de réfugiés partagent une même culture et des liens familiaux avec les Mauritaniens.

Je remercie la Mauritanie du concours qu’elle apporte à mon Envoyé personnel, Christopher Ross. Le Président Abdel Aziz s’est montré particulièrement accueillant. La position mauritanienne de « neutralité positive » est bien comprise par tous.

C’est là une manière constructive d’aborder ce différend épineux, qui empêche la région de tirer pleinement parti du potentiel de son peuple.

Le Président et moi-même avons évoqué les préoccupations communes que nous inspire l’instabilité des conditions de sécurité au Sahel. Nous avons convenu que les pays du Sahel ne devaient pas seulement remédier à l’insécurité mais également s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité que sont la pauvreté, le chômage, la faiblesse de la gouvernance, l’exclusion sociale, les discriminations et l’impunité des violations des droits de l’homme.

La sécurité, le développement, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme forment un tout indissociable et doivent être appréhendés ensemble.

La Mauritanie fait des progrès notables dans le renforcement de la démocratie. Je me réjouis de la volonté manifestée par le Gouvernement d’engager un dialogue politique avec toutes les parties prenantes. La Mauritanie et ses dirigeants ont raison d’accorder la priorité à l’inclusion sociale.

Le Gouvernement doit comprendre que la société cvile peut être un précieux partenaire, et veiller à la protection des droits de l’homme les plus élementaires, de la liberté d’expression et du droit de réunion.

Je me félicite de l’action menée par les autorités mauritaniennes pour mettre fin à l’esclavage et en particulier de la nouvelle loi votée récemment pour réprimer cette pratique. La Mauritanie doit veiller de toute urgence à ce qu’elle soit appliquée effectivement et pleinement. Cette pratique abominable n’a pas sa place au XXIe siècle.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur les changements climatiques peuvent avoir un effet salvateur pour la région.

L’équipe de pays des Nations Unies, sous la direction de Mario Samaja, s’efforce d’aider la Mauritanie à réaliser les objectifs de développement durable.

Je remercie le peuple mauritanien de l’hospitalité dont il a fait preuve à l’égard des réfugiés maliens ayant fui les violences.

. L’aide humanitaire n’est pas une solution. Nous devons également investir dans le développement durable. Le Sommet mondial sur l’action humanitaire qui doit avoir lieu à Istanbul en mai nous offre la chance de passer d’une logique de fourniture d’aide à une logique de satisfaction des besoins. J’ai convié le Président à participer à cette rencontre.

L’ONU est résolue à favoriser les progrès en Mauritanie et dans toute cette région importante.

Je vous remercie.

Nouakchott, République Islamique de Mauritanie, le 4 Mars 2016

 

Cridem

FLAMNET-AGORA: “CE QUE JE VOIS…” PAR SAMBA THIAM PRÉSIDENT DES FPC.

alt” Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui y assistent  et ne disent rien ». A Einstein.

Dans le contexte de notre pays ce mal prend  divers  visages …

Telle cette ambivalence  et complaisance apparentes  à l’égard du terrorisme  jihadiste  dont nous sommes  le terreau et un des  réfuges.

Tel ce projet ténace  de construction, à marche forcée, d’une Mauritanie qui refuse sa diversité.

Telle cette tare médiévale, anachronique et abjecte qu’est  l’esclavage, toujours vivant.  

Cette imposition violente d’une culture nationale sur toutes les autres,  reléguées aux oubliettes.

Cette volonté pernicieuse à vouloir étouffer le génocide de ould TAYA, au risque de sacrifier toute chance de réconciliation nationale.

Ces nominations de nos conseils de ministres  à caractère ethniciste  et raciste.

Cette Rwandisation  déclarée de  nos Forces armées et de sécurité.

 Cet accaparement à  outrance de tous les secteurs de l’Economie par une seule frange ethnique.

Cette discrimination à ciel ouvert  persistante dans nos Ecoles spéciales.

Cette épuration par blanchissement méthodique, appliqué, de l’Administration, aujourd’hui totalement à genoux.

Cette Université où l’extinction de la filière « français » est méthodiquement programmée, les Profs francophones négro-africains sournoisement  étouffés (***) , et la délocalisation  ‘’des langues nationales ‘’ a la fac destinée, subtilement, à rayer pour de bon  l’institut des langues.   

Ces commissions d’enrôlement monoethniques, chargées de recenser une population pluriethnique.

Cette spoliation  à vaste échelle, continue, des paysans de la vallée du fleuve.

Ces raffles quotidiennes, vexatoires au faciès  des Ouest- Africains qui, par glissement volontaire,  s’abattront  de plus en plus  sur  les Négro-africains.

Ces milices, déguisées, qui, sous l’œil bienveillant de l’Autorité administrative, s’adonnent au tir à la cible, quand le port d’arme  reste  draconiennement restreint  aux autres composantes nationales,****

Toutes Injustices**, en somme, qui  font que les Négro-africains  ont cessé de croire que L’Etat  mauritanien était aussi le leur

Alors que le Pays chemine à grands pas vers l’inconnu, l’élite arabo-berbère, à quelques exceptions,  demeure étrangement silencieuse…  Alors que «  c’est l’heure

 où l’on se lève

où l’on parle

aux siècles , à  l’histoire, à l’Univers » .*****

 “Le  monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal , mais par ceux qui y assistent  et ne disent rien” .

Le courage, nous dit Jean Jaurès, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant.  Il  poursuit  comme dans un serment,

«  … Je  ne plierai pas

     Je ne me tairai pas

     Je ne m’en irai pas en silence

    Je ne me coucherai pas… »,

  Sublime tirade  à méditer  pour  toutes les victimes de l’oppression et de l’arbitraire.

« Le  monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui y assistent  et ne disent rien ».

La lutte continue !

 

Nouakchott , le 4 Mars  2016.

Samba Thiam.

Président des Forces Progressistes du Changement( FPC).

www.flamnet.info

www.flamonline.com

                  

Notes :

  ***-  idem  pour  le cas  des 3  gouvverneurs  arabo- berbères  de  Nouakchott  – la  capitale- , nommés au mépris de  notre  diversité  ! —    Idem  pour les magistrats  et  Avocats négro-africains francophones qui étouffent  à la justice,  

* *Qui donc  dans cette situation “divise le peuple ” ?  Qui , en définitive, versait dans “l’extrémisme” ou dans “le pire communautarisme’’  ? 

**** A l’occasion d’une cérémonie de l’Association de tirs à la cible , un  leader de l’association  eut à  dire   que “le  Prophète recommandait d’enseigner à nos enfants la natation et le tir à la cible”…dans son entendement , me semble-t-il , le Prophète ne devait certainement avoir à l’esprit  tous les petits   mauritaniens , sans distinguo…

***** Tirade de  Maïakovski  contre  Staline’.

 

Le Pacte signé par le président mauritanien avec le diable djihadiste

L’administration américaine a révélé, le 1er Mars, qu’Oussama Ben Laden avait passé un accord en 2010 avec le pouvoir mauritanien. Il sera difficile pour le président mauritanienAziz de s’afficher encore éternellement comme l’allié fidèle des Américains et des Européens contre le péril terroriste dans la région du Sahel.

Le Roi Aziz est nu. En effet, un texte d’Oussama Ben Laden vient d’être déclassifié par l’administration américaine. On découvre qu’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) avait signé ou était en passe de signer, en 2010, un accord de non agression avec le pouvoir mauritanien.

D’après cet écrit dont la très sérieuse agence Reuters a obtenu un double, les amis de Ben Laden s’engageaient à ne pas commettre d’attentats sur le sol mauritanien. En échange et toujours d’après ce document, le gouvernement mauritanien devait cesser de mener des attaques contre les positions d’AQMI.

Solidarités tribales

On comprend mieux comment, dans ces conditions, la Mauritanie a été en gros épargnée par les attentats ces dernières années. Cet accord explique aussi pourquoi le président mauritanien avait refusé, durant l’opération Serval menée en 2013 par la France au Nord Mali, d’apporter la moindre aide militaire au sol à son allié et ami français.

A l’époque, on avait expliqué ce lâchage par les solidarités tribales entre les maures mauritaniens et les communautés arabes ou touaregs maliens. Il était difficile, plaidait-on, pour le pauvre Aziz de se battre contre ses frères et cousins. De plus, la plupart des Imams en Mauritanie, souvent d’obédience salafiste et tolérés par le pouvoir, avaient pris violemment partie dans les mosquées contre l’intervention française.

Aveuglés par leur vision d’une Mauritanie, « rempart contre le terrorisme »,beaucoup dans les entourages gouvernementaux et dans les médias voulaient croire encore à l’agilité tactique du président Aziz, capable d’une main d’abriter une antenne de la DGSE française et de l’autre de caresser dans le sens du poil de la barbe les religieux les plus rétrogrades. A ce jeu là, il faut être autrement plus costaud que ne le sont les dirigeants mauritaniens. Et surtout, il ne faut pas se faire prendre

Duplicités mauritaniennes

Avec la révélation par les Américains d’accords secrets entre AQMI et laMauritanie, ces explications ne tiennent plus. Et la duplicité du pouvoir deNoauakchott apparaît en pleine lumière.

Il ne s’agit pas seulement d’un pacte de non agression, comme certains pays auSahel ont été tentés d’en passer. Ainsi ll’ex président burkinabé Blaise Campaoré avait pu trouver des arrangements avec certains touaregs extrémistes. Il s’agissait pour ce chef d’Etat roué de préserver une la paix sociale sur un territoire bordé par la Libye et le Nord Mali, tout en agissant comme intermédiaire utile pour ses amis occidentaux frappés par des enlèvements d’otages.

En 2010, le président Aziz va beaucoup plus loin. Chaque année, prévoit ce pacte du diable, Nouakchott devait verser une somme allant de 10 à 20 millions d’Euros aux petits soldats d’AQMI pour éviter les enlèvements de touriste, une sorte d’assurance vie contre les prises d’otage. Le djihadiste n’a plus besoin de mouiller la chemise pour enlever des étrangers puis négocier la rançon. D’emblée, ce valeureux guerrier est récompensé.

Mais surtout le gouvernement mauritanien s’engage, dans ce même document, à libérer des prisonniers membres du mouvement. Ce qu’il fera en Mai 2013, lorsqu’un des principaux leaders de l’insurrection au Nord Mali et porte parole d’Ansar Dine (allié d’Aqmi), Sanda Ould Boumama, se réfugie en Mauritanie.

Après quelques mois de détention, il est libéré en 2015 sans avoir jamais été présenté à la Justice. Quant au chef d’Aqmi en Mauritanie et cousin du présidentAziz, El Khadim Ould Semane, il est arrèté en 2008, condamné à mort en 2010 et….toujours en vie.

Dénégations sans surprise
Cité par l’agence Reuter, Haçen Ould Naji, conseiller juridique du président mauritanien, a démenti l’existence d’un quelconque lien de la Mauritanie avec un tel accord. Il devait préciser que « son pays était contre le versement de rançons ou de financements indirects des terroristes ». Effectivement, il n’a pas tort. Il s’agit bel et bien d’une aide directe et non d’un paiement indirect.

Au Mali, le groupe jihadiste Ansar Dine, protégé donc par le pouvoir mauritanien, annonçait, le 29 Février 2016, la création d’un nouveau media communication pour faire connaitre ses prochaines attaques contre l’ONU et l’armée française. C’est sans doute faute de pouvoir se servir d’un étrange agence de presse mauritanienne, l’ANI, protégée par un militaire proche d’Aziz, et qui ne s’est jamais privé ces dernières années de publier les communiqués de l’ensemble des groupes djihadistes de la région.

Au grand dam notamment des Algériens, lors de la prise d’otages d’In Amenas en janvier 2013. Cette « agence » au role trouble s’est toujours fait connaître par la proximité constamment entretenue avec les preneurs d’otages de tous poils

Après la publication de l’accord de 2010, ce canal d’expression des terroristes devrait se faire moins voyant.

Mondafrique