Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: August 2015

Sidi Moctar NDIAYE, l’oublié de la Nation

Libre Expression. Sidi Moctar NDIAYE, l’oublié de la NationMohameden Fall – L’histoire de la Mauritanie a été formaté par ces mêmes, qui faufilent aujourd’hui entre des pistes sinueuses et dangereuses, ces mêmes qui mentent, falsifient, inventent, manœuvrent, complotent et omettent une partie de l’histoire du pays pour nous livraient une version tronquée.Aujourd’hui on magnifie et exhibe des seconds couteaux qui n’ont jamais rien apportés à la Mauritanie indépendante, éclipse totalement et ignore un digne et noble fils de la Mauritanie, père de la Nation, signataire du papier qui atteste l’indépendance de la Mauritanie Sidi Moctar NDiaye.

Sidi Moctar est le Père absolu de cette nation Mauritanienne. Homme politique, intègre, patriote, spirituel, un homme de Dieu au sens vrai du terme, qui a négocié et signé l’indépendance de la Mauritanie et à ce titre, ce n’est pas une autre personne, mais lui, et lui seul le père de l’indépendance de la Mauritanie et qui a initié le premier plan de développement de la Mauritanie.

Il fut :

-Député de la Mauritanie à L’Assemblée Nationale française de 1951 à 1959 ;

-conseiller territorial de l’Inchiri de 1952 à 1959) ;

-Grand conseiller de l’Afrique occidentale française pour la Mauritanie de 1952 à 1957 ;

-Président de l’Assemblée territoriale de Mauritanie de 1952 à 1958 ;

-Président de l’Assemblée Constituante de la RIM du 28 novembre 1958 à mai 1959 ;

-Sénateur, pour la Mauritanie, de la Communauté franco-africaine de 1959 à 1960 ;

-Directeur politique du Parti du Regroupement de Mauritanie : de mai 1958 à mai 1961;

-Président de l’Assemblée Nationale de Mauritanie de mai 1959 à mars 1961 ;

-Plus tard Maire de Rosso et Président de la Chambre de Commerce et d’Agriculture de Mauritanie.

Comment expliquer qu’aucun édifice, bâtiment, avenue, ou rue ne porte son nom dans notre pays ? Tout les régimes qui se sont succédés ont fait en sorte de l’isoler parce qu’il avait une partie wolof, pourtant il était plus maure que wolof.

Finalement l’homme de Dieu a préféré quitté le pays et alla vivre à Saint louis au Sénégal ou il est parti rejoindre son seigneur dans la dignité en 1997. La grande perdante, c’est bien sur la Mauritanie.

Ils l’ont muselé et poussé au départ pour saint louis pour un natif d’Atar. Voila ce que le pays a fait de son fils et voila ou a commencé la politique raciste au plus haut sommet de l’état mauritanien, et aussi le commencement d’un pays divisé, segmenté, et compartimenté qui a fait naitre les vieux démons du tribaliste, l’ethnicisme, et le racisme.

Le népotisme, la corruption, érigé en doctrine et pratique du gouvernement, favorisant ainsi une certaine communauté au détriment des autres et développant ainsi une culture de non-valeur et la mise en veilleuse de tout ce qui n’est pas Arabe dans tout les domaines, éducationnel et institutionnel et ainsi obligé les autres à laisser leur culture, leur éducation, leur langue, us et coutume, modes et manières pour épouser celui du système qui est l’arabe.

Sidi Moctar ne voulait pas perdre son identité, il ne voulait renoncer à aucune de ces origines, ce qui l’a contraint à l’exil sans pour autant renier le pays. Il croyait à cette double culture, et à la nation arc en ciel de la Mauritanie, voila une somptueuse élévation de l’esprit pour une identité collective.

Aujourd’hui on a compris son vœu et que l’identité nationale ne peut plus être racine unique. Pour vous dire que la politique de domination ne date pas d’aujourd’hui. Edouard Gliossant et Patrick Chamoiseau, disaient dans « Quand les Murs tombent », Editins Galaade.

« Ce n’est pas parce que les identités-relation sont ouvertes qu’elles ne sont pas enracinées. Mais la racine n’est plus une fiche, elle ne tue plus autour d’elle, elle trace à la rencontre d’autres racines avec qui elle partage le suc de la terre. Comme il y a eu des Etats-nations, il y aura des nations-relation.

Comme il y a eu des frontières qui séparent et distinguent, il y aura des frontières qui distinguent et relient, et qui ne distinguent que pour relier. Cet augure ne méconnait pas les terribles concurrences modernes des nations entre elles, et non plus les désastres perpétrés par les guerres d’intérêts, de religions, de contrôles des matières premières ou des énergies fossiles, guerres soutenues par des empires ou menées par des sectes.

Il suppose simplement que le temps viendra où le désir de dominer, de dicter sa loi, de bâtir son empire, la fierté d’être le plus fort, l’orgueil de détenir la vérité, seront considérés comme un des signes les plus sûrs de la barbarie à l’œuvre dans l’histoire des humanités ».

Certains vont encore remuer ciel-terre pour que cela ne se sache pas, pour que la vérité ne soit jamais mise à la connaissance de tous, mais c’est pour notre bien, pour la paix et la réconciliation, contre les mesquineries, l’ethnicisme et le racisme.

Quant à Moctar Ould Daddah, il était le disciple de Sidi Moctar qui lui a enseigné tout sur la politique. Certes il est un artisan parmi les artisans de notre indépendance mais il n’a créé qu’une nation secondaire, comme les couleurs de notre drapeau, le vert et le jaune.

Souvent dans l’histoire on ne retient que la version écrite par les vainqueurs. Alors raconter des mensonges tout en occultant le vrai par une volonté de domination n’est qu’illusion. Tôt ou tard la vérité rattrape le mensonge et les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Cette politique de domination, entamé avec Sidi Moctar, ne s’arrêtera que par la résistance.

A bon entendeur.
M.F.
mohamedenf@gmail.com

Source : Mohameden Fall

 

Adrar-info

Humeur : FPC-FLAM

Humeur : FPC-FLAMAdrar-Info « Comment convaincre ce coq que je ne suis plus un grain de mil? » . Le cas de ce fou, convaincu de sa transformation en un grain de mil et qui sort de chez son « Hajjab » (guérisseur), qui l’a dissuadé qu’il est redevenu un individu normal, mais doutant que le coq du coin en soit aussi convaincu, pourrait s’appliquer au statut actuel des FPC, dont la bonne foi peine à passer.

Pourtant, cette formation, qui consacre la mue des FLAM en un parti politique « civile », n’a pas lésiné sur les arguments pour tenter de convaincre les plus sceptiques que » les erreurs de jeunesse » et « les analyses politiques hâtives » des années 80, ont été reconnues et corrigées.

Ces autocritiques et mea-culpa ont-ils été suffisamment portés à la connaissance de l’opinion nationale et de la classe politique ? L’argumentaire des FPC est pourtant bien ficelé (Plate forme pour une Mauritanie réconciliée-Mars 2007)

1-« L’introduction du concept «Système Beydan » dans notre discours politique a suscité beaucoup de polémique. Cela nous a valu des invectives de tous ordres, la foudre de nos adversaires, et suscité l’indignation chez d’autres.

En vérité, par «Système Beydan» nous entendions un certain nombre de mécanismes dont l’action conjuguée vise à l’exclusion du Noir mauritanien de toute la vie publique en consacrant l’hégémonie politique, économique et culturelle des Arabo-berbères.»

2-»Notre quête de l’identité doit être perçue comme procédant du droit à la différence qui fonde l’efficacité et la pérennité d’une solidarité La voie que nous croyons la meilleure pour parvenir à cet Etat de droit reste, après l’échec de 40 ans d’expérience de l’Etat Jacobin : l’autonomie. »

3-« Nous pensons que face à un régime raciste et répressif, et en l’absence de toute perspective d’alternance à la tête de l’Etat, de compétitions électorales transparentes, libres et démocratiques, une organisation sérieuse, comme la nôtre, ne doit pas écarter systématiquement le recours à la lutte armée »
C’est aussi le cas de la question, très délicate, de l’identité de la Mauritanie : »

« En vérité, la Mauritanie, pour être viable, devra garder un juste équilibre entre son caractère arabe et son caractère négro-africain. Elle devra être un trait d´union entre le monde noir et le monde arabe. Bien gérée, cette diversité pourrait constituer une richesse inestimable pour tous. »

Et même l’idée de partition de la Mauritanie a été revue à la baisse et ramenée à une autonomie, non plus d’une seule région (celle de la vallée), mais de toutes les Wilaya, moyennant un nouveau découpage administratif concerté.

En dépit de ces concessions, importantes, par rapport au programme « enflammé » et maximaliste des FLAM de 1986, et malgré l’appel au dialogue et à la reconnaissance juridique, les FPC continuent à crier dans le désert, sans aucun écho lisible et raisonnable.

Est-ce normale, dans un pays où, officiellement, tout le monde souhaite la paix sociale et la concorde nationale ?

Ne doit-on pas, au contraire, prendre les FPC au mot et avoir le courage et la responsabilité de participer au débat auquel elles appellent pour tenter de trouver dans leur programme des éléments nouveaux, susceptibles de rapprocher les positions de cette formation et le reste de l’opposition démocratique ?

La lutte, pour le débat, continue !

Ould Ehlou

Loupe du Rénovateur. Refus de reconnaitre les FPC : La démocratie doit-elle s’en féliciter ?

Loupe du Rénovateur. Refus de reconnaitre les FPC : La démocratie doit-elle s’en féliciter ? Ce n’est pas la première fois que le Ministère de l’intérieur refuse à des mouvements politiques taxés de « racistes » la légalité de se constituer en partis politiques pour exercer leurs activités en toute liberté.

Ce n’est pas aussi la première fois que les services habilités à délivrer les récépissés octroient à des formations éthnicistes , et tri balistes un quitus de reconnaissance. Cette règle de deux poids deux mesures qui a frappé IRA vient aussi de disqualifier les FPC et dans ce lot d’indésirables, le Parti de Daoud Ould Ahmed Aicha.

Que ces formations « divisionnistes », « extrémistes », « bellicistes », soient privées du droit de créer un cadre légal sous l’argument qu’ils sont un danger pour l’unité nationale ne pourrait tenir que si la démocratie que nous voulons édifier repose sur des bases justes, équitables qui donnent à chacun les mêmes droits et en retour réclament à chacun le principe de s’acquitter des mêmes devoirs.

Si la démocratie n’arrive pas à libérer les passions par l’usage d’un discours pacifique plutôt que de pousser au recours à de moyens illégaux préjudiciables à la stabilité, c’est qu’elle n’a pas les pouvoirs de s’assumer. Il ne s’agit pas de faire la promotion d’un quelconque groupuscule extrémité car en démocratie la notion de Parti en elle-même est antinomique à l’anarchie et à la clandestinité. Aussi en Mauritanie la meilleure façon de vouloir complexer un mouvement, le discréditer et le livrer à la vindicte populaire, c’est de l’estampiller « extrêmiste » !

Faudrait –il laisser passer l’occasion de canaliser les forces illégales par la délivrance d’une reconnaissance officielle et du coup pousser ces mouvements à la surenchère et à la colère ou agir avec lucidité pour « détaboutiser » ces « fauteurs de troubles qui cherchent à mettre le pays à feu et à sang ». Pourquoi les autorités avaient –elles accepté la candidature de Biram Ould Dah lors de la présidentielle passée où le leader de IRA n’a pas été une seule fois sommé par l’autorité de régularisation de modérer ses sorties.

Toute la campagne présidentielle fut marquée par des interventions musclées de ce militant antiesclavagiste dont la participation a permis de réchauffer un atmosphère morose . Quand le pouvoir a réussi le pari de tenir des élections en dépit du boycott de l’opposition l’ogre Biram était bon à neutraliser. La suite est connue. Quand les FLAM étaient dans la clandestinité et le pouvoir Azizien à la recherche d’une reconnaissance internationale le retour au pays des forces de libération africaines de Mauritanie n’était pas une décision grave. Au contraire ce retour des anciens clandos était considéré par le pouvoir en place comme un motif de fierté et un gage de stabilité.

Lors de leur rencontre avec le Président Aziz, les ex-Flam avaient demandé aux autorités des garanties de leur sécurité et le droit d’exercer leurs activités politiques en toute quiétude. Les tournées d’explication des Flam menées à l’intérieur du pays pour clarifier les positions militaient en faveur de l’ouverture d’une nouvelle page dans le processus de réconciliation nationale. Quand au droit de constituer un parti politique, même en démocratie les Flam transmuées en FPC ne sont pas les bienvenus. La démocratie française qui est une référence dans le monde compte en son sein le FN dont le discours ne fait plus peur et ce, par la force des idées contradictoires et la défense de projets politiques par une vision propre.

En démocratie l’extrémisme ne pourrait être éliminé que par un multipartisme positif où tous les discours finiront par converger vers l’édification d’une culture aux idées plurielles qui crèvent tous les abcès. Quand cela n’est pas possible, le doute reste permis…

CTD

le renovateur

Le président des FPC, Samba Thiam qualifie d’«illégal et d’arbitraire» le refus du puvoir de reconnaître son parti

Le président des FPC, Samba Thiam qualifie d'«illégal et d'arbitraire» le refus du puvoir de reconnaître son partiLe Calame – Au cours d’un point de presse qu’il a tenu ce mercredi 5 aout, à 11 H, au siège national de son parti, M. Samba Thiam a qualifié d’ «d’illégal et arbitraire » le rejet par le gouvernement de la reconnaissance de son parti, les forces progressistes du changement (FPC), ancêtre des FLAM.

Le président des FPC a déconstruit les arguments avancés par les services du ministère de l’intérieur qui ont fondé leur rejet sur l’article 11 de la constitution et l’article 6 de l’ordonnance régissant les partis politiques. Après la lecture de ces deux articles, Samba Thiam s’est dit étonné et révolté parce que son parti ne se reconnaît nullement dans ces arguments et que le ministère de l’intérieur vient par son geste et son argumentaire léger, de prouver qu’il est en porte à faux avec la loi, sa loi. Et pour cela, il avance trois arguments.

D’abord, le ministère avait deux mois pour statuer sur le dossier déposé par les FPC, il a attendu 9 mois pour réagir, ensuite, la loi dit que le dossier déposé au ministre n’a qu’un caractère informatif et enfin, le dossier du parti comporte une déclaration de politique générale et la liste des membres du parti conformément à la loi régissant les partis politiques et qu’en aucun cas, les FPC, qui ont décidé depuis leur retour au bercail d’inscrire leur action dans la légalité, n’ont jamais prôné la violence, jamais menacé l’unité nationale de ce pays dont il réclame la construction sur des bases nouvelles saines et démocratiques; elles n’ont jamais prêché la division du pays.

Pour toutes ces raisons, avance Samba Thiam, nous rejetons cette décision que nous trouvons illégale et arbitraire, nous la combattrons jusqu’au bout pour la sauvegarde de nos droits.

Qu’entend faire alors le parti face à cette décision?

Ne jamais baisser les bras, poursuivre ses actions politiques, dans le respect de la légalité, engager une bataille juridique contre la décision. Et Samba Thiam d’avertir: on ne peut empêcher des revendications légitimes à s’exprimer.

Le président des FPC a lancé enfin un appel à toutes les forces vives, aux partis politiques progressistes, aux compatriotes arabo-berbères honnêtes, hostiles à l’arbitraire, soucieux du respect et de l’application des lois tout court pour apporter un soutien agissant au parti.

Mobilisation en faveur de Biram et Brahim Bilal : IRA fait part de sa détermination

Mobilisation en faveur de Biram et Brahim Bilal : IRA fait part de sa déterminationDiop Amadou Tidjane membre de la direction d’IRA a affirmé que son organisation est déterminée à poursuivre ses marches pacifiques jusqu’à ce que son président et vice-président en l’occurrence Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane recouvrent la liberté.

Diop, qui s’est exprimé dans le cadre d’une de presse animée ce mardi 4 août dans les locaux du FONADH, a précisé qu’IRA réclame une remise en liberté sans conditions de ses deux dirigeants incarcérés à Aleg.

Il a appelé les militants d’IRA à continuer à se mobiliser de manière pacifique et de ne répondre à aucune provocation de la part des forces de l’ordre promptes à user de la violence à l’égard des militants et sympathisants de l’IRA.

Diop a enfin déclaré qu’IRA est solidaire des Forces progressistes du changement (FPC) le parti dirigé par Samba Thiam que les autorités ont refusé de reconnaître récemment.

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