Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: August 2015

Non reconnaissance des FPC (ex FLAM) : La constitution à l’épreuve du chauvinisme

 Non reconnaissance des FPC (ex FLAM) : La constitution à l’épreuve du chauvinisme Après un silence de huit mois, les services du ministère de l’intérieur et de la décentralisation ont rejeté la demande de reconnaissance des Forces Progressistes pour le Changement (FPC), ex Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM)-issues de la mouvance nationaliste négro africaine.

En fait, cette décision est connue depuis plusieurs jours. Mais la réaction du parti rejetée n’est intervenue que la semaine dernière, à travers l’organisation d’une conférence de presse au cours de laquelle le président, Samba Thiam, a vivement dénoncé une mesure attentatoire aux dispositions de la constitution et à la loi définissant les conditions de création des partis politiques et encadrant leurs activités.

Un véritable déni du droit à l’association, doublée d’une véritable cécité politique. Nouvelle illustration de l’absence de vision de la part « d’un pouvoir qui manipule la loi suivant ses humeurs » selon le leader de l’ancien mouvement en exil. Mr Thiam n’y est pas allé avec le dos de la cuillère et accuse directement le pouvoir.

On peut parier qu’il a raison. Car, la mesure de rejet très certainement venue d’en haut, dépasse bel et bien le cadre « étroit » du ministère de l’intérieur.

Cependant, le leader des FPC et ses amis ont profité de la rencontre avec la presse pour annoncer leur détermination à poursuivre le combat historique entamé depuis 1983, c‘est-à-dire la naissance du mouvement clandestin, devenu la véritable bête noire du régime militaire de Nouakchott pendant les années de braise.

Une organisation rentrée au bercail en 2013, pour mener la lutte de l’intérieur après une trentaine d’années d’exil ponctuée par une répression féroce, qui aura touché la quasi-totalité de la communauté négro africaine, bien au-delà du cercle d’un groupe politique.

Absence de culture démocratique

Le contexte de la Mauritanie reste dominé par l’imagerie populaire « de l’homme fort ». D’où l’image peu reluisante d’un président de la République, qui contrôle tout ce qui se fait au sein de l’administration dans ses moindres détails.

Réalité assumée à travers un entretien avec l’organe panafricain « Jeune Afrique ». Du coup, Mohamed Ould Abdel Aziz restera toujours en première ligne, pour avoir dispensé ses ministres de leur rôle de fusible, comme dans toute République dotée d’institutions.

Mais au-delà des récriminations et des protestations, le refus de délivrer un acte de reconnaissance aux ex FLAM, peu importe le discours et le programme proposé par cette formation, par une administration gémissant sous les bottes d’un pouvoir militaire et façonnée dans la culture du monolithisme depuis plusieurs années, est somme toute logique.

Cette décision est motivée par le rejet de l’autre, c‘est-à-dire tout celui qui ne pense pas comme vous. Elle est dans la logique d’une Mauritanie de l’exclusion.

Comment oublier que nous sommes dans un pays « poussé » vers une démocratie purement formelle par un environnement international (discours de la Baules), qui refuse désormais le parti unique et le régime d’exception.

Ainsi, l’espoir né du renversement du régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed, suivie d’une transition riche en réformes et de l’élection d’un président civil, a été anéanti par un putsch militaire, le 06 août 2008. Un véritable retour à la case départ.

Entre révolution de palais et petit jeu de chaises musicales, la Mauritanie est passée de la main de fer de Taya à une transition gouvernée par son directeur de le Directeur Sûreté Nationale, avant de retomber aujourd’hui sous la férule de l’ex chef de la sécurité présidentielle, faisant ainsi du surplace et même des pas à reculons.

Silence troublant de la classe politique

La décision de l’administration de ne pas légaliser la formation de Samba Thiam et ses amis soulève un vif débat et une réelle polémique. Un vacarme à travers lequel on note un silence troublant de la classe politique à l’exception notable de l’Union des Forces de Progrès (UFP).

Pour le professeur Lô Gourmo Abdoul, vice-président de cette formation, « le refus de reconnaissance des Forces Progressistes pour le Changement (FPC)-ex FLAM, tout comme le refus de les voir tenir en son temps leur congrès et mener leurs activités en toute légalité, constitue une flagrante violation du droit constitutionnel et un acte de provocation attentatoire aux libertés publiques et à la paix civile.

Sur le fond, c’est un acte de pur chauvinisme, alors que ses principaux dirigeants ont été reçus à maintes reprises par les plus hautes autorités de l’Etat.

Il est juste pour tout démocrate sincère de se solidariser avec les FPC et d’exiger le respect de leur droit à mener une vie publique légale à l’instar de toutes les formations politiques du pays ».

Ould Bladi

 

http://www.rmibiladi.com/fr/index.php

 

Mauritanie: un projet de loi sur les associations fait débat

Mauritanie: un projet de loi sur les associations fait débatDes représentants de la société civile et du gouvernement se réunissent jeudi 13 août en fin de matinée pour discuter du projet de loi sur les associations.

Le mois dernier, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi, qui est depuis contesté non seulement par une partie de la société civile mais aussi par les Nations unies. En cause, des procédures d’autorisations préalables à la création d’associations souhaitées par le gouvernement.

En début de semaine, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits à la liberté de réunion s’est inquiété du projet de loi sur les associations en Mauritanie. Selon lui, ce texte comporte « un risque d’entrave » de la société civile et menace « l’exercice des libertés fondamentales » dans le pays. Le rapporteur spécial pointe également l’absence de consultations avec la société civile.

Une accusation réfutée par le gouvernement mauritanien, qui estime que la société civile a bien participé au processus d’élaboration du projet de loi. Le gouvernement se défend d’ailleurs de toute atteinte à la liberté de réunion. Les autorités de Nouakchott précisent que ce projet de loi doit justement permettre la modernisation ainsi que la professionnalisation de la société civile dans le pays.

« Pour nous, ce texte a été porté par la société mauritanienne. S’il y a quelques OSC ou ONG qui ne se reconnaissent pas dans ce texte, ils font valoir des considérations politiciennes. C’est un projet de loi qui cherche à professionnaliser la société civile mauritanienne. Nous sommes en démocratie, ce texte peut être encore discuté, rediscuté, débattu dans les instances parlementaires », insiste Mohammed el-Mokhtar, le directeur de la presse au ministère chargé des Relations avec la société civile.

Régime déclaratif

Du côté de la société civile précisément, les détracteurs de ce projet de loi se réjouissent de pouvoir participer à une réunion de concertation. Ils plaident pour un système déclaratif qui permettrait aux associations de ne pas avoir à attendre une autorisation de la part des autorités locales ou nationales. Ils considèrent que le système déclaratif va dans le sens des standards internationaux en matière de création d’associations.

C’est le cas de Mohammed Adballah Bellil, président de l’Observatoire mauritanien de la lutte contre la corruption, qui estime que le régime déclaratif « est conforme avec la Constitution mauritanienne et avec la volonté de l’Etat de défendre et de protéger toutes les libertés individuelles et collectives. » Il espère gagner gain de cause durant cette réunion. « Nous estimons que ce projet de loi pourra encore être amendé dans le sens de mieux protéger les libertés d’association et d’organisation ».

Le gouvernement mauritanien souligne qu’une fois approuvé, le projet de loi pourra être amendé. Il devrait être discuté au Parlement mauritanien lors de la prochaine session parlementaire, au mois d’octobre.

 

RFI

L’assemblée nationale adopte les modifications sur la loi réprimant l’esclavage

altL’assemblée nationale a examiné et approuvé jeudi un projet de loi introduisant de profondes modifications à la loi 2007-048 incriminant et réprimant la pratique de l’esclavage, au cours d’une séance plénière qui s’est déroulée mercredi après midi. Le nouveau texte approuvé par une large majorité « concrétise une orientation gouvernementale érigeant l’esclavage en crime contre l’humanité » et répond à la mise en œuvre d’une feuille de route sur l’éradication des formes contemporaines de l’esclavage adoptée en conseil des ministres le 06 mars 2014. Les modifications apportées à la loi de 2007 portent sur « un ensemble de définitions qui facilitent l’application de la loi en se basant sur une terminologie claire et précise relative à l’esclavage. Celles-ci incorporent des infractions prévues par les conventions internationales de lutte contre l’esclavage » et pose clairement le principe de l’imprescriptibilité des crimes incriminés, explique l’exposé des motifs. Elles aggravent les sanctions réprimant les pratiques anciennes et modernes qualifiées «d’esclavage ». Par ailleurs, au plan de la procédure, les nouvelles dispositions instituent des juridictions spécialisées pour connaître des infractions relatives aux pratiques esclavagistes et consacrent l’assistance judiciaire au bénéfice des victimes, ainsi que la gratuité de la procédure. Au-delà du procès pénal, les modifications adoptées jeudi offrent la garantie « d’un dédommagement rapide des victimes de pratiques esclavagistes, nonobstant les voies de recours et impose au juge saisi, de prendre sous le sceau de l’urgence, les mesures conservatoires nécessaires contre les auteurs des infractions » en vue de préserver les droits des victimes. En dépit d’une législation pénale de plus en plus abondante, la question de l’esclavage continue à susciter un vif débat en Mauritanie.

 

le calame

L’Émission “´Fi ESSAMIM” avec Mr Thiam Samba, Président du (FPC) – Al-Mourabitoun Tv

Kaaw Touré's photo.La vérité, rien que la vérité car seule la vérité est révolutionnaire. Merci au président Samba Thiam pour sa brillante prestation. Vive les FPC!
LLC!

A suivre au lien:

https://www.youtube.com/watch?v=QQUl0KjjoVU&sns=fb

 

 

 

Kaaw Touré's photo.

COMMUNIQUE DE LA CAMME:UNE DÉCISION ARBITRAIRE ET INJUSTIFIÉE DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

La coordination des anciens militaires mauritaniens en exil (CAMME) vient d’apprendre le refus de reconnaissance d’un parti politique les FPC en Mauritanie et les raisons invoquées seraient  à la base  d’interprétations fantaisistes et  alarmantes du Ministère public ,de l’article 11 de la Constitution qui stipule que « les partis politiques concourent à la formation et à l’expression de la volonté politique.

Ils se forment et exercent leurs activités librement sous la condition de respecter les principes démocratiques et de ne pas porter atteinte par leur objet ou par leur action à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale, à l’unité de la nation et de la République.


La loi fixe les conditions de création, de fonctionnement et de dissolution des partis politiques », ainsi que la loi 91-024 en son article 6 qui dit que « aucun parti ou groupement politique ne peut s’identifier à une race, à une région, à une tribu, à un sexe ou à une confrérie »..

 

La CAMME constate un abus et une certaine caricature des  personnages du paysage politique et des luttes sociales en Mauritanie par les autorités administratives pour simplement régler des comptes ou empêcher  les voix discordantes et la contradiction dans les débats nationaux sur les sujets vitaux qui sont l’esclavage ,le racisme, l’exclusion ,la féodalité , la question lancinante des dépossessions  des terres, des déportations et des tueries extrajudiciaires ,l’éducation nationale etc…

 

La CAMME constate avec regret que tous ceux qui font de ces sujets cités plus haut une priorité dans leurs programmes politiques sont stigmatisés ,diabolisés et livrés à un lynchage médiatique or  les réalités et les faits sont têtus.


Source: OCVIDH