Monthly Archives: August 2015
Boko Haram: Mahamat Daoud, nouveau chef de la secte?
Où se trouve Abubakar Shekau ? Le sort du chef de Boko Haram reste inconnu à ce jour. L’homme, traqué par l’armée tchadienne, n’a plus fait d’apparitions vidéo, un exercice auquel s’y prêtait fréquemment “l’émir de Boko Haram”, afin de narguer ses “ennemis”.
La dernière trace d”Abubakar Shekau remonte au 7 mars dernier où ce dernier faisait allégeance à l’Etat Islamique dans un audio, après une lourde défaite militaire infligée par l’armée tchadienne dans plusieurs localités du nord-Nigeria.
Grièvement blessé à la main par l’armée tchadienne lors des affrontements de Dikwa, Abubakar Shekau avait échappé de “justesse” à une capture en prenant la fuite. Il avait aussitôt été évacué à Maidugrï où il était discrètement soigné dans un quartier de la ville. Le Nigeria a fait échoué une opération des forces spéciales tchadiennes visant à le capturer.
“Abubakar Shekau est un individu dans une nébuleuse terroriste créée pour nuire à la stabilité de la sous-région. En son temps lorsque j’ai demandé à Abubakar Shekau de se rendre, il était blessé grièvement lors des combats de Dikoua“, a assuré ce mardi, le Président tchadien Idriss Déby Itno, lors d’une conférence de presse à Abéché, deuxième plus grande ville du pays.
Et d’ajouter que l’homme le plus recherché de la sous-région “était à Maiduguri et (le Tchad a) informé (le Nigeria) mais malheureusement, ils n’avaient pas voulu que les forces tchadiennes interviennent pour le capturer”.
Mahamat Daoud, adjoint ou successeur d’Abubakar Shekau?
Le Tchad qui admet avoir porté un coup dur à la secte, révèle pour la première fois un successeur à Abubakar Shekau.
“Qui vous dit que Shekau est vivant aujourd’hui? Nous avons actuellement un certain Mahamat Daoud qui parle au nom de la secte et a demandé de dialoguer avec le gouvernement nigérian. Je déconseillerai de dialoguer avec un terroriste. Nous sommes en mesure de mettre hors d’état de nuire Boko Haram dans toute la sous-région. C’est en cela que nous nous préparons afin de mettre à l’abri nos populations contre le terrorisme. Boko Haram est réduit à sa simple expression et a pris à ses dépens”, a expliqué le dirigeant tchadien.
La perte d’Abubakar Shekau pourrait contraindre une bonne partie des combattants de la secte à négocier leur reddition. Environ 6,000 combattants appartenant à Boko Haram sont encerclés par la force mixte qui n’attend plus qu’un feu vert pour lancer les hostilités.
cridem
L´INTERDICTION DES FPC: LES VÉRITÉS DE NOTRE CHÈRE Mariem Mint Derwich, Journaliste-écrivain.
“..La Mauritanie ne se reconnaît plus en les siens. Vous en avez f…ait l’otage de vos idéologies, vous l’avez laissée être captée par les extrémistes religieux, au moins dans la pensée, par les extrémistes identitaires, au moins dans l’ancrage d’une seule langue. Vous en avez fait une arène du désespoir et de la misère. Là où le politique se devrait d’offrir un futur, un espoir, vous ne nous laissez, derrière une apparente démocratie, que le droit de survivre dans la mort des idées.
Il nous faut de la diversité.
On en est loin, très loin. Le dernier avatar de notre vide politique en est l’exemple : en refusant aux ex FLAM l’autorisation de se constituer en parti, nous ne faisons que niveler un peu plus les idées politiques. Le « délit » pré supposé et quelque peu fantasmé d’atteinte à l’unité nationale, celui là même qui motive le refus officiel fait aux ex FLAM, est un délit quasiment national : il est dans les déclarations hystériques de ces députés qui déchirent un rapport en français, il est dans le matraquage permanent de la diversité culturelle, il est dans notre TVM qui se veut plus arabe que les arabes, si tant est qu’il y ait un monde arabe « pur » et un autre… Il est dans la fracture éducative qui fait que seuls les enfants de ceux qui ont les moyens réussissent au bac pendant que les ¾ des élèves de l’école dite publique ont lamentablement échoué.
Il est dans cette arabisation forcée, dans l’imposition d’une seule référence culturelle…
Ce délit est permanent, il est dans la rue , dans nos maisons, dans nos médias, dans nos salons…
Il est dans ces politiques qui vont faire allégeance à des pays étrangers, qui reçoivent de l’argent de ces pays …
Il est dans ces leaders religieux émargeant en Arabie Saoudite…
Dire que les ex FLAM sont contre l’unité nationale signifie que personne n’a écouté Samba THIAM, ni son discours….
Personne…
Cette décision est inaudible car, alors, pourquoi le Président lui-même, a-t-il reçu les ex FLAM ? Pourquoi leur a-t-il été permis de tenir leur Université d’été ?
Qu’est ce qui a changé en quelques mois ? Sûrement pas le discours de Samba THIAM..Mais, plutôt, le poids des lobbies adverses, ceux qui ne rêvent que d’une Mauritanie uni couleur, uni langue….
Je ne suis pas d’accord avec toutes les idées des ex FLAM mais c’est cela la diversité des opinions, c’est cela le débat, c’est cela la démocratie. Ce ne sont pas seulement des partis triés sur le volet, juste bons à justifier notre façade démocratique.
Nous devons pouvoir entendre autre chose que le « dialogue » improbable….
Oui, Messieurs les politiques, respectez-nous et nous vous respecterons…
Salut.”
Mariem mint DERWICH.

Edito de RMI : Aziz et ses dauphins
Le cousin de Mohamed Ould Abdel Aziz, Ely Ould Jeireib s’est arrogé le droit de tirer sur un hartani « pour une pomme ». Et comme sa victime est un hartani, simple employé de rayon dans une épicerie de quartier, il a suffit aux proches du criminel de mettre la main à la poche pour que la prison lui soit épargnée. Maintenant connu de tous, le coupable va retrouver sa famille en héros. Quant à sa victime, elle portera à jamais les stigmates de son forfait. Pendant ce temps-là, le procureur de la république peut dormir tranquille : voilà qu’un dossier sensible est résolu nuitamment par des conciliabules dans les couloirs d’un commissariat. Encore une preuve que l’argent blanchit les criminels en Mauritanie… mais pas n’importe lesquels !
Si l’on compte parmi les rejetons du président, l’on peut impunément pointer son arme, tirer à bout portant sur la poitrine d’une jeune fille et la rendre handicapée à vie. Là encore, on esquive les tribunaux, c’est à coup de billets (35 millions) qu’on rachète le sang sacré. Elle serait morte, le procédé resterait le même. Et l’on peut également se lancer dans n’importe quel trafic sans être inquiété. Puis s’extirper sans crainte aucune en cas de descente des autorités, puisqu’on ne dort pas n’importe où, on réside au palais présidentiel. Alors que ton père interdit la double nationalité aux citoyens, ta mère te décroche une carte d’identité marocaine… Lorsqu’un jour, sur la terre paternelle, tes délits te rattraperont, celui de ta mère t’ouvrira les frontières. Tu seras sous la protection du roi.
Etre fils du Président de la République confère naturellement le passe-droit de siéger dans un conseil administratif et de régner en maître, comme son père sur tout le pays. Etre femme du président permet de s’improviser agent immobilier dans le XVIème arrondissement de Paris. Ou encore de devenir une ambitieuse bijoutière et de concurrencer les richissimes commerçants des pays du Golf. Etre de sa tribu mène à la richesse, même si on était un vil « samsar » gagnant un misérable salaire au port de l’Amitié. Etre son gendre offre le privilège de se servir gracieusement aux vannes étatiques… L’argent de l’Etat coule à flots pour toi… Si tu le souhaites même, on te brade tous les terrains publics afin que tu y installes tes enseignes commerciales. Ne l’oubliez pas, être un proche du président suffit à devenir fortuné en un temps record. En cinq ans seulement, on surpasse toutes les fortunes nationales connues. Et tout cela parce que le président de la république a confondu le chéquier de l’Etat avec le sien. Et à ce jeu-là, il y a fort à parier que le Rais ait épuisé les caisses nationales.
Et pour qui envisage une carrière de consultant international après sa retraite, connaître et soutenir Mohamed Ould Abdel Aziz permet de marchander la libération des barons de la drogue, occidentaux influents aux réseaux convoités. Les trafiquants libérés à Nouakchott promettent sans doute un bon carnet d’adresses européen. Ils ouvrent les portes du monde des cols-blancs parisiens, londoniens et new yorkais.
Travailler sous les ordres de l’ancien putschiste demande de mutiler son esprit critique. Les lois doivent être appliquées, seulement si lui le souhaite. S’il dit « niet » en conseil des ministres, aucune décision n’est autorisée. Quand il l’ordonne, on emprisonne. Du brigadier aux directeurs des centres pénitenciers en passant par les juges, tout le monde doit s’activer. Ceux qui veulent créer un parti politique doivent s’affilier à l’UPR ou devenir des parias de la classe politique. S’ils haussent la voix, c’est d’abord la vendetta des médias, puis des accusations et, si cela ne suffit pas, la matraque et la prison attendent les récalcitrants. Tout noir mauritanien doit rester sous la botte de ceux qui détiennent tous les pouvoirs et s’il n’est pas content, il n’a qu’à aller chercher ailleurs. Voilà le discours tenu par les soutiens du Président, de son parti, de ses officiers… Vous citoyens ordinaires, cédez le passage : que vous ne soyez pas bêtement écrasés par Mohamed Ould Abdel Aziz et ses dauphins, ils sont arrogants. S’ils ne dilapident pas vos biens, ils s’attaquent à vos enfants.
Bâ Sileye
Source:http://rmi-info.com
Initiative Pour sauver la Mauritanie : Déclaration
Initiative Pour sauver la Mauritanie – Nous, Initiative Pour Sauver la Mauritanie (regroupement de 6 partis), avons appris avec une grande surprise, le refus du ministère de l’Intérieur de reconnaitre officiellement les F.P.C (Forces Progressistes de Changements).
L’Initiative Pour sauver la Mauritanie constate, pour s’en émouvoir, le refus illégal, anticonstitutionnel et non conforme à la loi relative à la reconnaissance des partis politiques. Ce refus est injuste et n’est pas sans rappeler celui du R.A.G.
Pourtant, le président du F.P.C n’a cessé, à maintes occasions, de faire des déclarations verbales et écrites pour affirmer que ce parti, à l’instar des autres, ne cherche qu’à apporter sa contribution dans la recherche de solutions aux problèmes de cohabitation entre les différents pans de la société mauritanienne.
Un tel refus n’est donc pas de nature à réconcilier les mauritaniens et à faciliter une bonne construction de l’unité nationale. Au contraire, il ne fait que confirmer encore davantage ce que les 6 partis, dans leur dernier appel ont toujours dit, à savoir que la communauté négro- africaine de Mauritanie est exclue dans bien des domaines de la vie nationale.
Devant cette forfaiture, pour le moins gravissime, l’Initiative Pour sauver la Mauritanie :
1. Exprime sa solidarité agissante envers ce parti dont le récépissé a été refusé injustement ;
2. Condamne avec la dernière énergie le refus injustifié du pouvoir de reconnaitre le F.P.C ;
3. Invite le pouvoir à revenir, sans délai, sur sa décision illégale et dangereuse pour le pays ;
4. Lance un appel pressant à tous les partis et mouvements politiques, à la société civile, aux syndicats, aux personnalités indépendantes, bref à tous les mauritaniens épris de paix et de justice pour un soutien massif et actif, en usant de tous les moyens légaux pour rendre effective la reconnaissance du F.P.C.
Nouakchott, le 13/08/2015
Les 6 partis
-A.D.E.M.A
-ARC-EN-CIEL (le P.M.C)
-F.P.C
-M.P.R
-P.L.E.J
-U.N.D.D
L’éditorial de Camara Seydi Moussa : L’inévitable tragédie mauritanienne ?
La Nouvelle Expression – Je reprends ma plume, longtemps restée en hibernation. Une hibernation liée à la mort programmée du journal La Nouvelle Expression. Hélas, ainsi va la vie… une vie de non compromission avec un système de honte et d’ignominie. J’essaye de m’extirper d’une atmosphère d’agonie d’un journal en faillite… oui, La Nouvelle Expression (le journal), est presque mort.
On peut désormais retrouver mes éditoriaux en Online. Comme je l’écrivais dans un passé récent, je suis réellement habité par un sentiment de peur pour la Mauritanie. Une peur bleue quant au devenir immédiat de la Mauritanie.
La Mauritanie, notre pays, me fait peur. Certes, ce n’est pas un sentiment nouveau mais le désarroi devant le rejet du vivre ensemble dans un espace commun de communauté de destin et de relations millénaires me donne des frissons.
La remarque peut être éloquente pour tout Mauritanien attaché à la paix et à la stabilité mais le gain facile et le goulot de strangulation du système contre tous ceux qui sont contre leur façon de conduire la Mauritanie aveugle tout le monde.
Les anciens moufcides et leur protecteur (Maaouya Ould Sid’Ahmed TAYA) nous ont divisés, clochardisés, tués, en multipliant à l’infini les sources de la discorde qui nous tenaillent aujourd’hui. Et les nouveaux moufcides, comme des sangsues, en plus de nous sucer, nous méprisent, respectant en cela le mode d’emploi et la posologie édictés par le désormais (nouveau) protecteur (Mohamed Ould Abdelaziz) des anciens et nouveaux moufcides.
Mais, le danger est aussi ailleurs. Car dans un avenir très proche, la Mauritanie leur survivra. Mais en lambeaux où il faudra tout reconstruire, en premier, les liens entre les personnes de ce même et seul peuple trituré et abêti par ses gouvernants.
Ce système qui vient d’emprunter la pente de sa fin va nous laisser ou laissera une Mauritanie assaillie de dangers de toutes sortes. Si l’histoire de Nouakchott nous renseigne sur un peuple et un peuplement digne et respecté car n’épousant pas de compartimentation abjecte pour l’osmose d’une nation naissante, la géographie de la capitale mauritanienne, aujourd’hui, nous renforce dans l’idée que la déchéance sociale et la fin d’une cohabitation mixte et nationale sont très avancées.
Nouakchott, ce sont les quartiers tribaux, communautaires, régionaux ; tout ce qui fait le terreau de la division. Voici ma peur. Les Mauritaniens s’ignorent car ne communiquent pas suffisamment entre eux ; et ceux qui ne communiquent pas entre eux vivront difficilement ensemble. Ce qui, à la longue, peut conduire au chaos. Que Dieu nous en garde.
L’élite au pouvoir, héritière du système, ne semble pas voir et ne veut pas voir ce phénomène car c’est sa force pour continuer à nous gouverner dans le seul but de nous sucer en pillant la Mauritanie de tout, même du vivre ensemble.
Aujourd’hui, les yeux fermés, les anciens et nouveaux prédateurs du pays rivalisent dans leur course à la richesse : la richesse par le bien public. Et la Mauritanie continue son plongeon inéluctable vers le gouffre de l’inconnu. Un destin tragique auquel on échappera difficilement. Ce destin-là, comme notre présent, n’est autre que le résultat de la culture du mensonge, de la gabegie, de l’ignorance, du mépris…
La culture de l’incivisme et de l’insouciance a atteint un tel sommet qu’on est en droit de se demander si ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont réellement des Mauritaniens.
Ils ont tous de la richesse à l’étranger ! Ils prennent chaque jour des décisions qui contribuent à enfoncer davantage la Mauritanie! Les enfants de ces hommes du pouvoir (le Président, ses ministres et autres) ne vont pas à l’école publique mauritanienne qu’ils magnifient pourtant et dont ils sont chargés de rendre performante ! Un avenir serein de la Mauritanie commence par la suppression de la barrière érigée entre les enfants du pays, dans l’enseignement et même dans la rue.
Mais ce serait trop demander à certains de ce club de joueurs de casino et d’anciens gérants de fast-food, …………. et autres intermédiaires de bourses de voitures. Ces individus qui traînent autant de casseroles que de sombres histoires pensent ainsi reprendre une revanche contre la vie. Et ils ne s’en privent pas… C’est l’histoire des derniers qui sont devenus premiers alors que même dans leurs rêves les plus fous ils ne s’y attendaient !
CRIDEM




