Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: February 2015

Samba Thiam, président du FPC accuse «certains groupes, au travers des plateformes, d’inciter le pouvoir à durcir l’arsenal de répression contre la liberté d’expression»

Au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi au siège  de son parti,  le président des forces progressistes du changement, M. Samba Thiam  s’est dit indigné et sidéré par l’attitude de certains groupes qui se disent « démocrates»   qui  « incitent, à l’heure où nous inscrivons notre action  dans la légalité,  le pouvoir à durcir l’arsenal  répressif contre nous ».  Ou on est démocrate ou on ne l’est pas,  s’est exclamé le président du FPC. Samba  Thiam   s’est cependant abstenu de révéler les noms de tels groupes  que les  discours  du  FPC dérangent.  De quoi auraient-ils peur ces groupes  indexés par le FPC ? En privé certains cadres du parti  n’hésitent pas à fustiger  la complicité  de certains  négro-mauritaniens et  arabo-berbères  pendant les déportations massives vers le Sénégal et le Mali  en 1989 et  les exécutions  des militaires négro-mauritaniens  en 1991. Samba Thiam qui  constate  que le discours  du FPC  commence à prendre  même du côté de certains démocrates  arabo- berbères, prévient  qu’on ne peut pas arrêter la roue de l’histoire. Le FPC ne se bat pas contre une communauté mais contre un système,il ne se bat pas contre les arabo-berbères mais contre la domination  arabo-berbère,contre toute domination d’où qu’elle vienne, il se bat pour l’égalité  et la justice des  différentes composantes du pays, a-t-il précisé.

 

le calame

Burkina: le RSP renonce à demander la démission d’Isaac Zida

Au Burkina, le régiment de sécurité présidentielle (RSP) renonce à réclamer la démission du Premier ministre. Isaac Zida s’est pour sa part engagé à ne pas dissoudre ce corps d’élite. Un compromis qui pourrait clore la crise ouverte mercredi 4 février.

Après d’intenses négociations autour des points de revendication des soldats du régiment de sécurité présidentielle, les principaux chefs militaires sont en phase d’obtenir un accord entre le Premier ministre et ses compagnons d’armes.

Selon un haut gradé ayant participé aux échanges qui duré toute la nuit de mercredi et une partie de la journée de ce jeudi, les soldats n’exigent plus la démission du Premier ministre. Isaac Zida reste donc toujours le Premier ministre du gouvernement de la transition.

Les soldats maintiennent en revanche la revendication concernant le débarquement des autres militaires du gouvernement. Toutes les affections d’officiers du régiment de sécurité présidentielle dans d’autres corps de l’armée sont annulées. De nouvelles nominations sont attendues dans les prochaines heures. Le régiment de sécurité présidentielle aura donc de nouveaux patrons.

Sur l’avenir même de ce corps, un comité est mis en place et on attend sa composition. Il aura pour mission de définir le futur rôle, les missions et le fonctionnement de ce régiment. Une certitude : le régiment de sécurité présidentielle sera rebaptisé en fonction de ses nouvelles attributions.

Appel à manifester

Le corps d’élite burkinabè est critiqué par Amnesty International et plusieurs organisations de la société civile demandent la dissolution de ce corps d’élite. On lui reproche notamment d’avoir sévèrement réprimé les manifestations qui ont conduit à la chute du président Compaoré. Le Balai citoyen se dit satisfait du renoncement de la garde présidentielle, mais appelle à une manifestation à Ouagadougou samedi.

« Nous sommes satisfaits que le régiment de sécurité présidentielle abandonne cette revendication purement politique qui est de nature à compromettre la transition », a déclaré Me Guy Hervé Kam, porte-parole du Balai citoyen. Mais il prévient : « Nous restons quand même en éveil dans la mesure où ça fait déjà la deuxième fois depuis que le processus est engagé et nous disons que cette fois ça doit être la dernière. Il faut que le régiment comprenne qu’ils doivent rentrer dans le train de la démocratie. Nous disons que c’est une tentative de sabotage, c’était un coup d’Etat manqué, si on peut le dire ainsi. Cela doit s’arrêter. »

Le Balai citoyen demande à ces militaires de se consacrer désormais uniquement aux questions militaires et réclame la dissolution du régiment pour que ses soldats « continuent à servir le continent, mais ailleurs ».

RFI.fr

L’éditorial de www.saheljournal.info : Comprendre les larmes du juge…

L’éditorial de www.saheljournal.info : Comprendre les larmes du juge…Dans quelques jours, on assistera au procès en appel des militants des droits de l’homme (Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow). Ils avaient été condamnés en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme assortie d’amende devant le tribunal régional de la wilaya du Trarza (Rosso). Un procès qui avait tenu en haleine tout un pays, voire une grande partie du monde civilisé. Les détenus, désormais pensionnaires de la prison d’Aleg (wilaya du Brakna), avaient marché contre l’expropriation et l’esclavage foncier en soutien aux populations de la Vallée.
Ces populations ont été dépossédées de leurs terres au profit des agro-businessmen, et certaines d’entres elles (exemple : village de Donaye – Trarza) n’ont même plus là où enterrer leurs morts. Pour ses morts, les habitants de Donaye traversent le fleuve pour aller au Sénégal afin de pouvoir les enterrer. Une grande partie des cimetières du village de Keur Madiké (Trarza) a tout simplement été transformée en champs de culture. C’est dire qu’avec ce système qui a détruit l’identité morale de la Mauritanie, même mort, l’homme de la Vallée, n’est laissé en paix. Quelle cruauté, vu le respect que les musulmans doivent aux morts et aux cimetières !
Pour avoir marché contre cette injustice, Biram et ses amis sont en prison, dans un isolement total, dit-on. Pour cela, en Mauritanie, on perd sa liberté après un jugement qualifié de fantaisiste par les avocats. Dans cette Mauritanie de l’inféodation de la justice à l’exécutif on ne pouvait s’attendre à la manifestation de la justice dans ces genres des procès. A moins d’une énorme surprise…
Le juge savait qu’à l’énoncé du verdict, il inscrivait son nom dans l’autre histoire de la Mauritanie ; l’histoire d’un système, d’une coterie de personnes en cols blancs qui ont usé et abusé de la Mauritanie, la désastreuse histoire d’un pays maintenue dans une ruine comportementale qui ne dit pas son nom.
Mais le curieux c’est que le juge lui-même se retrouve avec les yeux larmoyants le dernier jour de l’audience, et ce après les dernières paroles des prévenus. Ce qui ne laisse pas sans interrogation.
Ses larmes signifieraient-elles le remords qu’il a d’un verdict qu’il allait annoncer et qu’il savait sans rapport avec le chef d’accusation? Ou, tout simplement, comme beaucoup d’autres citoyens présents dans la salle d’audience, le juge lui aussi, était sous le coup de l’émotion ? Qui pouvait écouter ces prévenus sans pincement au cœur ? Personne… même Abdel Aziz allait être dans un état second s’il avait écouté les dernières paroles de Brahim Bilal Ramdhane et ses amis.
Le vécu raconté. Un vécu qui fait pleurer. Mais un juge, un autre juge et un autre encore pleureront car les habitudes (en Mauritanie surtout) ont la vie dure.
Brahim nous a plongés dans le désarroi, par son histoire de petit esclave ayant subi le plus dur des calvaires ; un calvaire qui a duré plus d’une décennie. Et, dit-il, sans être animé du moindre esprit de vengeance, il a décidé de combattre ce phénomène, pour le bien et l’avenir de ce pays, car sa cohésion en dépend, pour que son unité cesse d’en souffrir et que la paix sociale cesse d’être menacée.
Brahim déclare : « Je suis arrêté par le système des maures et jugé par des maures ; on se croirait en Afrique du Sud de l’époque de l’Apartheid. Mais j’ai espoir car ces avocats qui m’ont défendu, composés en grande partie de maures, pourraient être le fondement d’une Mauritanie nouvelle et consciente».
Pour Djiby Sow : « Moi, comme ces populations, notre quotidien est la radicalité de la misère dans son expression la plus sombre. Nous voulons être des Mauritaniens de droits et de devoirs sur nos terres, les terres des nos ancêtres. Est-ce trop demandé dans un pays qui se veut de droit et islamique ? Monsieur le juge, je vous montre Allah, LE VERITABLE JUGE. Décidez en pensant à notre religion»…
Biram, mon ami, dit à Brahim que sa fille (Toutou) a compris ; comprise ce qui lui arrive et qu’elle est contente de son PAPA. Elle est plus forte que jamais, avec le sourire d’une Mauritanienne prête à prendre la relève d’un père digne et honorable, reprendre le combat pour une Mauritanie perdue. Quant à toi mon ami, sache que le « gourlain ou gourrion » (Lehbouss) a repris ses chansons guerrières pour te dire que l’héritage est assuré dans la sérénité et la détermination. C’est ça donner un sens positif de sa vie et son existence.
Mais mon ami ce qui me chagrine, et il faut le lui dire, c’est que mon « DENDI » Djiby Sow, pour la Mauritanie, est parti en prison avant moi. Pour ça, mon ami je m’en veux… Même si ma vie d’un journaliste au journal, à cause de sa ligne éditoriale, privé de tout soutien hypothéquant sa régularité voire son existence même, n’est pas loin d’un séjour à la citadelle du silence. C’est aussi une option, une responsabilité que nous avons et continuerons à assumer au prix de l’existence de notre journal, La Nouvelle Expression.
Le déni par les pouvoirs publics de la dure réalité mauritanienne, de son destin et de son histoire fait courir à cette Afrique en miniature un avenir teinté d’incertitudes.
Chers amis, ça pourrait paraitre cruel mais c’est tout de même une vérité : la Mauritanie civilisée remercie les pouvoirs publics pour vous avoir arrêtés et condamnés. Car, par cet acte, ils ont révélé au monde entier leur véritable nature, en ce 21ème siècle.
Un pouvoir dit de démocratie qui condamne les citoyens pour leurs opinions et engagement auprès des populations analphabètes et pauvres est une dictature de basse mouture.
Un pouvoir qui condamne les citoyens pour avoir dit non à l’injustice pour faire comprendre aux populations leurs droits et devoirs dans un Etat qui se veut de droit, c’est de l’amateurisme politique remis au goût d’un passé récent bien connu du Mauritanien.
Dans ce qui vous (Saad, Mariem, Ould Jiddou, Hanana, Boubacar…) arrive, c’est la réponse normale d’un système de démocratie de façade. Un système entretenu par des sangsues qui ont sucé et continuent à sucer la Mauritanie. Ce système qui bannit et qui broie le citoyen est entré, à coup sûr, dans sa fin de parcours, la fin de son cycle. Un système ne peut être construit et résister éternellement dans le déni, le dédit, le mépris, le faux, le mensonge et la tricherie.
Ce système qui nous a rendus encore plus bêtes que nous ne le sommes ne peut continuellement considérer le peuple comme «un bétail électoral» et les forces politiques comme des outils pour garantir ou légitimer sa volonté d’un Etat sans vision et sans avenir.
Sereinement et dans l’imminence, il est de temps de repenser les fondements d’une vraie nation mauritanienne. Car cette Mauritanie d’aujourd’hui, comme décrite par tant des personnes, est irrécupérable.

Camara Seydi Moussa

 

 saheljournal.info

 
Dans quelques jours, on assistera au procès en appel des militants des droits de l’homme (Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow). Ils avaient été condamnés en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme assortie d’amende devant le tribunal régional de la wilaya du Trarza (Rosso). Un procès qui avait tenu en haleine tout un pays, voire une grande partie du monde civilisé. Les détenus, désormais pensionnaires de la prison d’Aleg (wilaya du Brakna), avaient marché contre l’expropriation et l’esclavage foncier en soutien aux populations de la Vallée.
Ces populations ont été dépossédées de leurs terres au profit des agro-businessmen, et certaines d’entres elles (exemple : village de Donaye – Trarza) n’ont même plus là où enterrer leurs morts. Pour ses morts, les habitants de Donaye traversent le fleuve pour aller au Sénégal afin de pouvoir les enterrer. Une grande partie des cimetières du village de Keur Madiké (Trarza) a tout simplement été transformée en champs de culture. C’est dire qu’avec ce système qui a détruit l’identité morale de la Mauritanie, même mort, l’homme de la Vallée, n’est laissé en paix. Quelle cruauté, vu le respect que les musulmans doivent aux morts et aux cimetières !
Pour avoir marché contre cette injustice, Biram et ses amis sont en prison, dans un isolement total, dit-on. Pour cela, en Mauritanie, on perd sa liberté après un jugement qualifié de fantaisiste par les avocats. Dans cette Mauritanie de l’inféodation de la justice à l’exécutif on ne pouvait s’attendre à la manifestation de la justice dans ces genres des procès. A moins d’une énorme surprise…
Le juge savait qu’à l’énoncé du verdict, il inscrivait son nom dans l’autre histoire de la Mauritanie ; l’histoire d’un système, d’une coterie de personnes en cols blancs qui ont usé et abusé de la Mauritanie, la désastreuse histoire d’un pays maintenue dans une ruine comportementale qui ne dit pas son nom.
Mais le curieux c’est que le juge lui-même se retrouve avec les yeux larmoyants le dernier jour de l’audience, et ce après les dernières paroles des prévenus. Ce qui ne laisse pas sans interrogation.
Ses larmes signifieraient-elles le remords qu’il a d’un verdict qu’il allait annoncer et qu’il savait sans rapport avec le chef d’accusation? Ou, tout simplement, comme beaucoup d’autres citoyens présents dans la salle d’audience, le juge lui aussi, était sous le coup de l’émotion ? Qui pouvait écouter ces prévenus sans pincement au cœur ? Personne… même Abdel Aziz allait être dans un état second s’il avait écouté les dernières paroles de Brahim Bilal Ramdhane et ses amis.
Le vécu raconté. Un vécu qui fait pleurer. Mais un juge, un autre juge et un autre encore pleureront car les habitudes (en Mauritanie surtout) ont la vie dure.
Brahim nous a plongés dans le désarroi, par son histoire de petit esclave ayant subi le plus dur des calvaires ; un calvaire qui a duré plus d’une décennie. Et, dit-il, sans être animé du moindre esprit de vengeance, il a décidé de combattre ce phénomène, pour le bien et l’avenir de ce pays, car sa cohésion en dépend, pour que son unité cesse d’en souffrir et que la paix sociale cesse d’être menacée.
Brahim déclare : « Je suis arrêté par le système des maures et jugé par des maures ; on se croirait en Afrique du Sud de l’époque de l’Apartheid. Mais j’ai espoir car ces avocats qui m’ont défendu, composés en grande partie de maures, pourraient être le fondement d’une Mauritanie nouvelle et consciente».
Pour Djiby Sow : « Moi, comme ces populations, notre quotidien est la radicalité de la misère dans son expression la plus sombre. Nous voulons être des Mauritaniens de droits et de devoirs sur nos terres, les terres des nos ancêtres. Est-ce trop demandé dans un pays qui se veut de droit et islamique ? Monsieur le juge, je vous montre Allah, LE VERITABLE JUGE. Décidez en pensant à notre religion»…
Biram, mon ami, dit à Brahim que sa fille (Toutou) a compris ; comprise ce qui lui arrive et qu’elle est contente de son PAPA. Elle est plus forte que jamais, avec le sourire d’une Mauritanienne prête à prendre la relève d’un père digne et honorable, reprendre le combat pour une Mauritanie perdue. Quant à toi mon ami, sache que le « gourlain ou gourrion » (Lehbouss) a repris ses chansons guerrières pour te dire que l’héritage est assuré dans la sérénité et la détermination. C’est ça donner un sens positif de sa vie et son existence.
Mais mon ami ce qui me chagrine, et il faut le lui dire, c’est que mon « DENDI » Djiby Sow, pour la Mauritanie, est parti en prison avant moi. Pour ça, mon ami je m’en veux… Même si ma vie d’un journaliste au journal, à cause de sa ligne éditoriale, privé de tout soutien hypothéquant sa régularité voire son existence même, n’est pas loin d’un séjour à la citadelle du silence. C’est aussi une option, une responsabilité que nous avons et continuerons à assumer au prix de l’existence de notre journal, La Nouvelle Expression.
Le déni par les pouvoirs publics de la dure réalité mauritanienne, de son destin et de son histoire fait courir à cette Afrique en miniature un avenir teinté d’incertitudes.
Chers amis, ça pourrait paraitre cruel mais c’est tout de même une vérité : la Mauritanie civilisée remercie les pouvoirs publics pour vous avoir arrêtés et condamnés. Car, par cet acte, ils ont révélé au monde entier leur véritable nature, en ce 21ème siècle.
Un pouvoir dit de démocratie qui condamne les citoyens pour leurs opinions et engagement auprès des populations analphabètes et pauvres est une dictature de basse mouture.
Un pouvoir qui condamne les citoyens pour avoir dit non à l’injustice pour faire comprendre aux populations leurs droits et devoirs dans un Etat qui se veut de droit, c’est de l’amateurisme politique remis au goût d’un passé récent bien connu du Mauritanien.
Dans ce qui vous (Saad, Mariem, Ould Jiddou, Hanana, Boubacar…) arrive, c’est la réponse normale d’un système de démocratie de façade. Un système entretenu par des sangsues qui ont sucé et continuent à sucer la Mauritanie. Ce système qui bannit et qui broie le citoyen est entré, à coup sûr, dans sa fin de parcours, la fin de son cycle. Un système ne peut être construit et résister éternellement dans le déni, le dédit, le mépris, le faux, le mensonge et la tricherie.
Ce système qui nous a rendus encore plus bêtes que nous ne le sommes ne peut continuellement considérer le peuple comme «un bétail électoral» et les forces politiques comme des outils pour garantir ou légitimer sa volonté d’un Etat sans vision et sans avenir.
Sereinement et dans l’imminence, il est de temps de repenser les fondements d’une vraie nation mauritanienne. Car cette Mauritanie d’aujourd’hui, comme décrite par tant des personnes, est irrécupérable.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

 

Samba Thiam : « On s’enfonce dans le système de discrimination… »

altLe président des Forces progressistes du Changement (FPC), Samba Thiam, a annoncé, mercredi 04 janvier, au cours d’une conférence de presse, la légalité de facto de son parti passé le délai de soixante jours pendant lesquels, aucune notification du ministère de l’intérieur n’a été faite.

Samba Thiam, au cours de sa conférence de presse, a été, interpellé par les journalistes sur plusieurs aspects. Il a été question d’une déclaration de cinq partis politiques (MPR, PLEJ, FPC, Arc-en-ciel, UNDD et ADEMA) intitulés « Appel pour sauver la Mauritanie ».

Déclaration parue sur Cridem avec comme source Arc-en-ciel et avec un chapeau parlant de « plusieurs mauritaniens “haal pulaaren” réunis au domicile du président Bâ Mamadou Alassane…. »

Sur cette question, le président des FPC a déclaré: « pour le contenu de la déclaration, il y a eu des concertations par rapport à la vision de la Mauritanie. Ce n’est pas nouveau. Cette vision a été discutée par certaines forces politiques pour reconstruire la Mauritanie de demain sur certaines bases. Notre vision au niveau des FPC est beaucoup plus radicale. Mais quand on est dans un groupe, on est obligé de faire des concessions. Nous partageons la vision, l’esprit du contenu de la déclaration. »

Il a ajouté, faisant allusion au texte introduisant cette déclaration qui parle de halpoularen ; « c’est une initiative personnelle de feux follets qui envoient des écrits sur le net sans l’autorisation de personne. »

Le premier ministre Yahya Ould Hademine, dans le cadre des concertations en vue de l’ouverture du dialogue, a-t-il rencontré les FPC ? « Non », répond Samba Thiam. Il ajoute: « nous n’allons pas attendre d’être consultés pour donner nos points de vue. »

Le président des FPC a aussi déclaré: « par rapport a l’unité nationale, la vision du parti Tawassoul est un pas très important vers la consolidation de cette unité, il faut s’en féliciter. Je dois faire remarquer que l’Unité doit se matérialiser par l’égalité des citoyens en droit et en devoir, l’égalité des composantes nationales dans toutes leurs identités. »

Question : Tawassoul prône l’unité nationale basée sur l’Islam, ce n’est pas nouveau ? Réponse de Samba Thiam : « Si nous sommes un pays musulman et que quelqu’un se déclare parti islamique, c’est donc qu’il est plus musulman que les autres. Ou bien on est une république laïque, en ce moment, le parti islamiste a le droit de se positionner. Ou bien on est une république Islamique dans laquelle un parti islamique n’a pas sa place. Ensuite Tawassoul a effleuré certains aspects. La reconnaissance de l’égalité des communautés est une reconnaissance totale de leur diversité. Si on reconnaît les communautés exactement égales en Mauritanie, leurs langues et leurs cultures doivent aussi être absolument égales aux langues et aux cultures de la communauté arabo-berbère. Sur cet aspect, il faut approfondir la discussion avec Tawassoul. »

Le président des FPC a déclaré: « je ne sens pas de frémissements dans le règlement de la question nationale. Au contraire, je sens que l’on s’enfonce dans le système de discrimination. Ould Abdel Aziz ressemble à celui qui dit le chien aboie, la caravane passe. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. Le cas de la CUN avec cette dame qui élimine tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbère, le staff du premier ministre qui est arabo-berbères… »

Copyright © 2015 Cridem

Le président mauritanien « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains» (Samba Thiam)

altALAKHBAR (Nouakchott)-Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains », a estimé Samba Thiam qui dirige le mouvement politique FCP (Forces Progressistes du Changement).

«J’ai vu Ould Abdel Aziz une seule fois. Et je ne l’ai plus revu, parce que simplement je ne sens pas un frémissement dans le règlement de la question nationale, a déclaré Thiam en conférence de presse, ce mercredi à Nouakchott.

Au contraire, je pense qu’on s’enfonce dans un système de discrimination accentuée. Ould Abdel Aziz me ressemble à ceux qui disent:  “Le chien aboie, la caravane passe”. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. »

 

Et pour le leader des FPC, le chef de l’Etat mauritanien « s’enfonce dans la discrimination. Il a nommé comme directeur de cabinet l’ancien premier ministre Moulay Mohamed Ould Laghdaf qui est le plus grand raciste. »

Encore Samba Thiam a dénoncé que l’actuel premier minsitre mauritanien Yayha Ould Hademine “s’est entouré d’un staff arabo-berbère.»

 

Et il y a le cas de la CUN (Communauté Urbaine de Nouakchott): un “Saddam”  est venu éliminer tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbères.»