Monthly Archives: February 2015
Nigeria : pluie de critiques après le report de la présidentielle
Le report de la présidentielle au Nigeria provoquait dimanche une pluie de critiques, observateurs et opposants du président sortant jugeant que sa popularité chancelante est la vraie raison de cette mesure, officiellement justifiée par les violences de Boko Haram.
La commission électorale nigériane (INEC) a annoncé samedi soir que les élections présidentielle et parlementaires, initialement prévues le 14 février, étaient reportées de six semaines au 28 mars, cédant à des demandes officielles qui avançaient des difficultés logistiques et des craintes sécuritaires liées aux attaques de Boko Haram dans le Nord-Est.
Mais le groupe islamiste armé ne sera pas défait dans six semaines et la sécurité du scrutin ne sera alors pas plus garantie, font remarquer des observateurs. Selon eux, le parti du président sortant, doté de ressources bien supérieures à celles de ses adversaires, pourrait en fait profiter de la prolongation de la campagne électorale pour rétablir sa supériorité menacée. Outre la présidentielle et les législatives, les élections des gouverneurs ont été également décalées, au 11 avril.
Le conseiller national à la sécurité Sambo Dasuki avait soutenu auprès de l’INEC la semaine dernière que la sécurité ne pourrait être garantie le 14 février, l’ensemble des forces militaires étant mobilisées pour une vaste opération contre Boko Haram. L’INEC a repris samedi cet argument, ainsi qu’un problème déjà évoqué de distribution des cartes d’électeurs, pour justifier sa décision.
“Les agences de sécurité ont forcé (l’INEC) à un report pour une raison complètement frivole”, fustige l’expert nigérian Jibrin Ibrahim, du Centre pour la démocratie et le développement à Abuja. “Ils disent avoir besoin de six semaines pour battre Boko Haram. Boko Haram progresse depuis six ans (…) Si dans six semaines Boko Haram n’est pas défait, ils pourraient demander un autre délai et détruire définitivement la démocratie nigériane”.
Le Parti démocratique du peuple (PDP), la formation du président Jonathan en difficulté pour la première fois depuis la fin des dictatures militaires en 1999, s’est félicité du report du vote, effectué selon elle “dans l’intérêt de la démocratie”. De nombreux observateurs considèrent que le Congrès progressiste (APC) de son principal adversaire, l’ex-général Muhammadu Buhari, est dans une dynamique victorieuse et s’est assuré une solide majorité dans le Nord majoritairement musulman, tout en raflant de nombreuses voix dans le Sud, fatigué du climat de corruption endémique.
L’APC a dénoncé le report du scrutin, y voyant “une forte provocation” et “un recul majeur pour la démocratie nigériane”, tout en appelant les Nigérians au calme. Les Etats-Unis se sont dits “profondément déçus”. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a critiqué l’usage de “problèmes de sécurité comme prétexte pour entraver le processus démocratique”.
‘Tronquer le processus démocratique’
Jusqu’à samedi, l’INEC, sous forte pression, assurait être prête pour le 14 février,résistant aux demandes de report qui s’étaient multipliées récemment. Une réunion du très puissant Conseil d’Etat, composé du président Jonathan, des anciens présidents et des gouverneurs des 36 Etats de la fédération nigériane et de la capitale Abuja, s’était conclue jeudi en faveur d’un non-report des élections.
Ces derniers mois, les islamistes armés ont mis en déroute l’armée et pris le contrôle de vastes territoires du Nord-Est, y rendant de fait impossible le vote de centaines de milliers d’électeurs. L’indisponibilité des militaires pour sécuriser le scrutin n’avait pas été discutée jusque-là – les précédents votes ont toujours été placés sous la surveillance de la police et des milices civiles.
Un groupe d’une vingtaine d’associations de la société civile a qualifié samedi l’incapacité de l’armée à se déployer pour les élections d'”abdication de ses obligations constitutionnelles”. Le report du vote “semble destiné à tronquer le processus démocratique au Nigeria”, ont-elles dénoncé.
Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et Bénin se sont mis d’accord samedi pour mobiliser 8.700 hommes dans une force multinationale de lutte contre Boko Haram, alors que le Tchad a déjà lancé ses troupes dans la bataille dans le nord-est du Nigeria. Quelques victoires sur les islamistes sont possibles dans les six semaines qui viennent, mais les observateurs soulignent que Boko Haram s’est montré très résistant au cours des six années de ce conflit qui a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés au Nigeria. “Déloger Boko Haram de toutes ces zones en l’espace de six semaines serait un exploit sans précédent”, a jugé Ryan Cummings, responsable Afrique du cabinet de consultants en sécurité Red24.
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Présidentielle Nigeria 2015 | Nigeria : pluie de critiques après le report de la présidentielle | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook
La Côte d’Ivoire sacrée contre le Ghana
La Côte d’Ivoire sacrée contre le Ghana, les ivoiriens rois d’Afrique !
Après son succès en 1992, la Côte d’Ivoire a remporté sa 2e Coupe d’Afrique des nations, ce dimanche en finale aux dépens du Ghana (0-0, 9 tab à 8). Il s’agit de la 2e aussi pour son sélectionneur français, Hervé Renard, après celle gagnée avec la Zambie en 2012
Les Ivoiriens explosent de joie à l’issue de la séance de tirs au but. (Reuters)
Le match : 0-0 (9-8 t.a.b.)
Fermée, engagée, cette finale (0-0, 9-8 t.a.b.) a offert durant 120 minutes bien plus de duels aériens et autres imprécisions techniques que d’occasions capables d’enthousiasmer le public de Bata. Les défenseurs centraux ont constamment pris le dessus sur des attaquants – Bony et Gervinho côté ivoirien, Appiah et Gyan pour le Ghana – qui ont semblé sans jus. Après un premier quart d’heure dominé par les hommes de Hervé Renard et marqué par deux mauvais gestes (une semelle de Serey Die sur l’entrejambe de Wakaso puis une de Gyan sur le pied de Bailly), ce sont les Black Stars qui ont frôlé l’ouverture du score.
Atsu (23e) puis André Ayew (36e) ont touché le poteau de Barry Copa. Les deux équipes se sont ensuite tendues, préférant rester en bloc plutôt que de prendre des risques. Le scenario d’une finale se jouant aux tirs-au-but s’est lentement dessiné. Et cette séance a, elle, tenue toutes ses promesses, s’étirant jusqu’au dixième tireur. Les Ghanéens ont rapidement mené 2-0 après les échecs de Bony et Tallo. Puis les Ivoiriens sont revenus à égalité, Acquah et Acheampong se ratant. Copa Barry a finalement offert la victoire à son équipe, sortant la tentative du gardien ghanéen Braimah avant de marquer son tir-au-but.
Le joueur : Copa Barry a fait le spectacle
Le tournant : les frappes sur le poteau des Ghanéens
Le chiffre : 2
rapide info
CAN 2015: Issa Hayatou accuse la «presse occidentale» de vouloir «pérenniser la colonisation»
Le président de la Confédération africaine de football (CAF) Issa Hayatou a accusé samedi la «presse occidentale» de vouloir «pérenniser la colonisation» en réponse à des questions sur une polémique arbitrale et des incidents violents lors la CAN 2015. Scandale : L’ambassade de Mauritanie à Paris « achète » le Conseil Représentatif des Mauritaniens de France
L’ambassadeur de Mauritanie à Paris son excellence monsieur Abdoulaye Idrissa Wagne a publié un communiqué ce jeudi 5 février 2015 pour démentir ce qu’il appelle des rumeurs sur les rapports entre l’ambassade et le Conseil Représentatif des Mauritaniens en France. Il va falloir donc que son excellence monsieur l’ambassadeur nous explique pourquoi : C’est le mari sa secrétaire qui pilote la création du Conseil Représentatif des Mauritaniens de France ? Deux des membres du comité sont les propriétaires de l’entreprise qui détient le contrat de rénovation et d’entretien des locaux de l’ambassade et de la résidence de l’ambassade ?
Est-ce par reconnaissance ou par crainte de perdre leurs contrats qu’ils se dévouent tant pour la création de cette structure alors que personne ne les a jamais (jamais) vus se déplacer pour soutenir les Mauritaniens dans leurs combats quotidiens ?
Est-ce par crainte pour les deux entrepreneurs, de ne pas encaisser leur dernier chèque qui s’élève à un montant à six (6) chiffres (sans virgule) ? Est-ce le prix du sang de leurs frères ainsi livrés à l’ambassade ? S’ils sont vraiment légitimes et représentatifs pourquoi ont-ils recruté une dizaine de vigiles pour empêcher à tout Mauritanien « non désiré » d’accéder à l’hôtel le jour de l’assemblée générale ?
Il va surtout falloir que monsieur l’ambassadeur nous explique pourquoi a-t-il pris en charge, sur les deniers de la Mauritanie et des contribuables mauritaniens, la location de l’hôtel où se tient l’Assemblée Générale constitutive ? Sur quelle rubrique va-t-il mettre ces frais ? Comment va-t-il les justifier auprès de l’Inspection Générale d’Etat ? Pourquoi donne-t-il cet argent à une structure qui n’existe même pas encore, qui n’a même pas encore été créée si l’ambassade n’a rien à voir avec elle ? C’est vraiment insulter l’intelligence des Mauritaniens que de prétendre ce genre de choses.
On comprend dès lors pourquoi son excellence monsieur l’ambassadeur prend la défense d’une structure qu’il décrète apolitique alors qu’il dit ne rien avoir avec elle. Pourquoi alors se faire son porte-parole et son avocat ?
Nous sommes en mesure, dans un prochain communiqué, de donner les noms des concernés, les copies de factures de même que les montants engagés par exemple dans les contrats des deux entrepreneurs instrumentalisés par l’ambassadeur dans cette opération de conquête des Mauritaniens de France. Il est vraiment regrettable que monsieur l’ambassadeur Abdoulaye Idrissa Wagne se livre à ce genre de manœuvres. Les Mauritaniens de France avaient salué sa nomination comme un espoir de se débarrasser des pratiques néfastes de sot prédécesseur. Mais au moins, les Mauritaniens n’étaient pas montés les uns contre les autres mas ils faisaient boc pour défendre leurs intérêts. Aujourd’hui, l’ambassadeur choisit ses hommes pour nous contrôler.
En tout les cas, les Mauritaniens de France ne vont jamais se laisser faire. Ces personnes inconnues au bataillon et qui n’ont d’autre mérite que d’être des hommes de l’ambassadeur ne vont jamais nous représenter. Nous demandons :
A ces frères égarés d’interrompre le processus et de le reprendre avec les personnes et les associations qualifiées. Que l’ambassadeur garde une position de neutralité et qu’il ne cherche pas à contrôler les Mauritaniens de France
Comité des Mauritaniens de la Diaspora en France
PS : l’assemblée générale aura lieu demain samedi 7 février 2015 à 14h30 à l’hôtel Holiday Inn de Clichy au 2, rue du 8 mai 1945. Metro porte de Clichy)
Source rapideinfo.net
Mauriweb
Vers la traduction en arabe des écrits de Cheikh Anta Diop
L’ambassade d’Egypte au Sénégal va traduire en langue arabe l’ensemble des écrits de Cheikh Anta Diop afin que ce peuple auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux puisse connaitre le contenu de ses œuvres, a annoncé, vendredi à Dakar, le Professeur Iba Der Thiam.
”L’ambassadeur d’Egypte a dit que son pays a décidé de traduire en arabe, tous les écrits de Cheikh Anta Diop de manière que l’on puisse les porter à la connaissance du pays auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux’’, a-t-il dit.
Le Professeur Thiam s’exprimait lors de la conférence inaugurale annuelle de rentrée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour rendre hommage au parrain de cet établissement universitaire décédé le 7 février 1986. Une série d’activités est prévue pour marquer le 29-eme anniversaire de la disparition du savant.
Le professeur Théophile Mwené Ndzalé Obenga a introduit le thème de cette conférence axé sur “L’enseignement des humanités égypto-nubiennes en Afrique noire : quels fondements scientifiques ? Quelles conditions de mise en œuvre ?”.
Connu dans le monde intellectuel pour la défense de sa vision de l’histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, le Professeur Obenga a plaidé pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée.
Il a insisté sur la ”légitimité” pour les Africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.
”Vous avez formaté des consciences qui aujourd’hui sont prêtes à prendre en charge ce projet de création de centre panafricain d’égyptologie. Je salue brillamment l’esprit, la vision mais également la structure et une partie du contenu’’, a dit le professeur Iba Der Thiam au terme l’intervention du continuateur et disciple de Cheikh Anta Diop.
Selon l’historien, les Sénégalais s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réalisation de cet objectif. ‘’Nous aurons enfin donné au peuple africain l’arme dont il a besoin pour pouvoir se libérer définitivement, récupérer son passé et son héritage et envisagé l’avenir’’, a-t-il ajouté.
”Progressivement les consciences sont en train de s’armer, de se préparer au combat du futur. La conscience est toujours un pouvoir’’, a-t-il indiqué.
Le Professeur Obenga a plaidé, au cours de cette rencontre, pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée, insistant sur la ”légitimité” pour les africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.
‘’Je crois qu’il nous faut chercher à créer un centre panafricain d’égyptologie. Un gouvernant africain peut faire la proposition à l’organisation des Nations unis (ONU (…), il faut faire autre chose, on ne peut pas laisser un continent aller sans axe directeur”, a estimé le Pr Obenga.
SK/OID/AD
L’ambassade d’Egypte au Sénégal va traduire en langue arabe l’ensemble des écrits de Cheikh Anta Diop afin que ce peuple auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux puisse connaitre le contenu de ses œuvres, a annoncé, vendredi à Dakar, le Professeur Iba Der Thiam.
”L’ambassadeur d’Egypte a dit que son pays a décidé de traduire en arabe, tous les écrits de Cheikh Anta Diop de manière que l’on puisse les porter à la connaissance du pays auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux’’, a-t-il dit.
Le Professeur Thiam s’exprimait lors de la conférence inaugurale annuelle de rentrée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour rendre hommage au parrain de cet établissement universitaire décédé le 7 février 1986. Une série d’activités est prévue pour marquer le 29-eme anniversaire de la disparition du savant.
Le professeur Théophile Mwené Ndzalé Obenga a introduit le thème de cette conférence axé sur “L’enseignement des humanités égypto-nubiennes en Afrique noire : quels fondements scientifiques ? Quelles conditions de mise en œuvre ?”.
Connu dans le monde intellectuel pour la défense de sa vision de l’histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, le Professeur Obenga a plaidé pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée.
Il a insisté sur la ”légitimité” pour les Africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.
”Vous avez formaté des consciences qui aujourd’hui sont prêtes à prendre en charge ce projet de création de centre panafricain d’égyptologie. Je salue brillamment l’esprit, la vision mais également la structure et une partie du contenu’’, a dit le professeur Iba Der Thiam au terme l’intervention du continuateur et disciple de Cheikh Anta Diop.
Selon l’historien, les Sénégalais s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réalisation de cet objectif. ‘’Nous aurons enfin donné au peuple africain l’arme dont il a besoin pour pouvoir se libérer définitivement, récupérer son passé et son héritage et envisagé l’avenir’’, a-t-il ajouté.
”Progressivement les consciences sont en train de s’armer, de se préparer au combat du futur. La conscience est toujours un pouvoir’’, a-t-il indiqué.
Le Professeur Obenga a plaidé, au cours de cette rencontre, pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée, insistant sur la ”légitimité” pour les africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.
‘’Je crois qu’il nous faut chercher à créer un centre panafricain d’égyptologie. Un gouvernant africain peut faire la proposition à l’organisation des Nations unis (ONU (…), il faut faire autre chose, on ne peut pas laisser un continent aller sans axe directeur”, a estimé le Pr Obenga.
SK/OID/AD




