Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 17/06/2014

Communautarisme ethnique

altJ-5 pour les scrutins du 21 juin 2014 pour l’élection présidentielle mauritanienne.

Les 5  candidats engagés dans la compétition redoublent d’efforts  aux derniers jours pour séduire les électeurs, bousculés par les allures communautaristes de ces échéances électorales.

Un contexte électoral  où les facteurs subjectifs telles que la couleur, la race, la tribu, la région et la communauté sont en train  de biaiser dangereusement  le jeu démocratique.  Les maures, les haratines et les négromauritaniens se dirigent majoritairement à voter, selon certains observateurs, en faveur du candidat issu de leurs rangs.

Une dérive de la démocratie qui atteste du degré encore immature des mauritaniens, toujours prêts à  sacrifier l’intérêt général pour servir leur ensemble tribal. Il y a lieu de remédier à  ce communautarisme ethnique qui mine l’union et la cohésion, pour que demain, le mauritanien exprime son vote librement sans crainte d’être exclu, pour le seul intérêt d’une Mauritanie réconciliée avec elle-même, cimentée par l’Islam qui n’accepte pas des communalismes.

Ahmed Ould  Bettar

 

Source: rapide info

Otages libérés : impunité garantie au chef d’Ansar Dine

francois-hollande-et-les-otages-liberes_4917661.jpg Le chef du groupe islamiste armé devrait être laissé tranquille après avoir participé à la libération des quatre otages français au Niger.

L’impunité a été garantie au chef du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) en échange de la libération des quatre otages français du Sahel, a affirmé mercredi 30 octobre une source touareg proche du dossier.

“Ce qui a fondamentalement pesé, c’est le sort politique ou disons le sort tout court d‘Iyad Ag Ghaly, qui veut qu’on le laisse tranquille, qu’il n’y ait pas de poursuites judiciaires contre lui et plusieurs autres de ses proches
“, a affirmé cette source touareg.

Ancien rebelle touareg des années 1990 au Mali devenu islamiste, Iyad Ag Ghaly, leader d‘Ansar Dine, l’un des mouvements armés ayant occupé le nord du Mali en 2012 avec Aqmi et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), n’a plus été vu au Mali depuis le début, en janvier, de l’intervention française dans ce pays contre les islamistes.

Une compensation de 20 millions d’euros?

Je crois que cette assurance lui a été donnée“, a déclaré la source proche du dossier. Pour cette source bien informée, une compensation de “quelque 20 millions d’euros” a également été versée “mais ce n’est pas l’argent” qui a “vraiment pesé dans les négociations“.

Ses dires recoupent ceux d’une source proche des négociateurs, qui évaluait le montant de la rançon à “entre 20 et 25 millions d’euros“. Les modalités de la libération des quatre Français, enlevés sur un site minier du géant nucléaire français Areva à Arlit (Niger) le 16 septembre 2010, ne sont pas connues.

Les autorités françaises ont démenti à plusieurs reprises depuis mardi tout payement de rançon, une doctrine affichée depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012. “Notre politique est constante en la matière. Nous n’avons pas changé de politique à l’égard des rançons“, a affirmé la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, tandis que l’Elysée réaffirmait que “la France ne verse pas de rançon”.

Source:  AFP

Présidentielles 2014 : la Mauritanie aux urnes le 21 juin prochain

altBaba Kane – Malgré le boycott de l’opposition du scrutin dont le premier tour est prévu le 21 juin prochain, les mauritaniens se résignent à aller choisir leur locataire du palais de Nouakchott pour un nouveau quinquennat après une campagne des 5 prétendants presque boudée par les citoyens et sans intérêt sur fond d’intégrisme religieux. Les observateurs ne s’attendent pas à des surprises. Ould Aziz candidat de l’UPR est le grand favori des élections.

Il reste à peine une semaine aux mauritaniens pour savoir qui sera le prochain locataire de la Maison brune de Nouakchott entre le président sortant et candidat de l’UPR Ould Aziz, la candidate indépendante Mint Moulaye Idriss, le candidat indépendant Ould Abeid, président de l’IRA,le président d’El Wiam Ould Houmeid et le président de l’AJDMR Ibrahima Sarr.

Secret de Polichinelle. Le président mauritanien a usé de gros moyens pour sillonner le pays durant sa campagne électorale notamment en louant un avion militaire sur contrat avec l’armée pour les grandes distances.

Le chef de l’Etat aurait même bénéficié d’un don de son homologue algérien de plus de deux millions de dollars pour sa réélection. Alors que les autres candidats ont eu toutes les peines du monde pour joindre les deux bouts de leur campagne avec une préférence pour Ibrahima Sarr et Ould Abeid les régions du Sud, la clé de la cohabitation en Mauritanie.

A l’issue de cette dure confrontation avec la réalité Ould Aziz est bien parti pour se succéder à lui-même pour un autre quinquennat qui sera plus long surtout pour les oubliés de la République les rapatriés du Sénégal qui devront encore attendre avant que leur calvaire soit fini. Six ans d’errance dans les camps ça suffit.

L’autre interrogation c’est l’esclavage, fonds de commerce du régime de Ould Aziz et de tous les féodaux du pays transformés en lobbies pour perpétuer le fléau. La création d’une agence nationale pour lutter contre la pauvreté sert à dédouaner les esclavagistes et diviser les Hratins et le reste des négro mauritaniens qui n’ont pas toujours digéré la disparition de l’ANAIR ( Agence nationale d’insertion des réfugiés).

A défaut des candidats de l’opposition, les mauritaniens se résignent à élire leur président mais sans enthousiasme dans un climat délétère où se mêlent les affaires du régime actuel dont la dernière en date le versement de l’Etat mauritanien à la Mauritanian Developpement Corporation ( MDC) ou l’affaire Lancair qui coûtera au contribuable mauritanien plus de deux milliards d’ouguiya pour l’achat de dix petits avions et la montée des intégristes religieux dans l’affaire de la Fatwa contre la présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille Mint El Moctar.

Ce n’est pas de la fiction. Triste réalité qui ne pourra pas changer le grand écart entre les candidats et un nouveau bail pour l’ancien locataire du palais de Nouakchott.

 

Source: cridem