Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: January 2014

Dieudonné, ange ou démon, la République y a perdu

L’humoriste français Dieudonné Mbala Mbala est en pleine tourmente politico-judiciaire depuis maintenant trois semaines. Nous rappelons qu’il est avant tout un saltimbanque, un artiste, et un comédien.

L’Etat avec comme tête de gondole Manuel Valls, a piétiné la séparation des pouvoirs en se ridiculisant à convoquer le Conseil d’Etat de façon expresse après que le tribunal administratif de Nantes ait donné raison à Dieudonné Mbala Mbala le 09/01/2014. Le juge Bernard Stirn a donc choisi de façon unilatérale de suivre le ministre de l’intérieur qui l’a sollicité en mettant ainsi à mal la liberté d’expression, en faisant entorse aux règles de droit, aux garanties constitutionnelles et à la déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule en son article 19 : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Monsieur Valls, pour faire taire un “bouffon”, utilise des moyens à la limite du droit en créant une jurisprudence qui pourra conduire à des dérives. Comment l’Etat français pourrait-il servir d’exemple de démocratie désormais, lorsque sa plus haute juridiction en matière de libertés publiques a travesti le droit pour museler un simple artiste. La campagne orchestrée contre Dieudonné est inédite. «Notre pays a d’autres défis à relever que de s’acharner contre un artiste qui ne fait que son métier, fût-il taxé d’antisémitisme, quoique nous soyons fermement opposés à toute forme de discrimination» précise Guy Samuel Nyoumsi, président de Solidarité Africaine de France.

Certains poussent l’acharnement jusqu’à appeler explicitement au meurtre de Dieudonné Mbala Mbala. Le plus virulent est Philippe Tesson. Cela tombe sous le coup de la loi si nous étions encore dans un Etat de droit. Il a commencé dans l’émission de Guillaume Durand “Accords/Désaccords” ; sur radio classique tenant des propos abjectes lors de l’émission du 09 Janvier 2014: en déclarant au micro : “Ce type sa mort par exécution par un peloton d’un régiment de soldats me réjouirait” et de continuer : “Je signe et persiste” ou en encore “Y a toujours quelque chose qui nous empêche d’aller au bout”. “Faut le mettre en taule”. Quel déferlement de haine ? Devrions-nous nous attendre à un rétablissement de la peine capitale pour punir l’antisémitisme, le pire des crimesquand assassinats, pédophilie et autres meurtres avec actes de barbaries ne requièrent pas pareils réquisitoires des mêmes haineux ?

Ces propos haineux ne peuvent être tolérés dans un pays de droit comme la France. D’autant plus, qu’au lendemain, Philippe Tesson a réitéré dans l’émission de Valérie Lexpert : « Choisissez votre camp » sur LCI le 10/01/2014.

Florilège: « Dieudonné est un animal abominable, il faut le faire taire, je regrette qu’il n’y ait plus la peine de mort ; Ce mec, il faut le museler, le faire taire à jamais, il y a peut-être une autre solution que la mort. On est en guerre ». Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier de pareils propos d’une gravité sans mesure avec les faits. Doit-on cultiver une telle violence pour une histoire de bouffonnerie ? Un élu de la république, le député Edouardo Rihan Cypel qui était présent durant l’émission de télévision de LCI, il n’a pas réagi à ces propos intolérables. D’autre part, les journalistes Valérie Lexpert et Guillaume Durand n’ont pas pondéré la saillie de Monsieur Tesson. Ont-ils peur ? Et de qui ? On est sidéré de constater que le haineux passe de plateau en plateau pour déverser ses propos. C’est cela qui inquiète. Il est dès lors évident qu’il y a un sacro-saint au-dessus de tous les citoyens qui pourrait tout justifier. Le même Valls, ministre de l’intérieur et des cultes, arborant ostentatoirement sa kippa, professe toute la fierté à la porter. A titre privé oui. Mais dans les circonstances concernées, ajoutées à une communauté d’entre les Français qui va célébrer son 70ème anniversaire à l’Elysée, cœur du pouvoir public, il y a mélange des genres incompatibles avec les principes républicains. Nous appelons à l’apaisement et à la raison car notre pays n’a rien à gagner dans des polémiques à risque sans fin. Cependant, nous souhaitons la plus grande vigilance et la fermeté du CSA afin que Philippe Tesson cesse de tenir des propos aussi violents. Et rappelons au procureur son devoir de poursuivre Philipe Tesson pour incitation au meurtre et à la haine.

D’autre part, Solidarité Africaine de France invite les associations SOS Racisme, la LICRA, Le CRIF à ne pas céder à la quenelle inversée, faisant ainsi de la lutte contre les discriminations un enjeu partial.

Le monde vient de perdre un homme exceptionnel début décembre 2013, en la personne de l’éminent Nelson Mandela qui est un symbole d’abnégation et de grandeur d’esprit.

Un collège portant son nom au Blanc Mesnil dans le département de Seine-Saint-Denis a été souillé de tags négrophobes. On peut lire ceci, “Un monde sans noirs” noirs = esclaves noirs = singes. Le terroriste Mandela brule en enfer ».

 Le maire PC du Blanc mesnil a été le seul à réagir. Silence radio du ministre de l’intérieur, pourtant si prompt à réagir d’habitude. Il n’y a pas eu de réaction indignée de l’ensemble de la classe politique. On a sali la mémoire de l’universaliste Nelson Mandela car ce n’est pas pour rien que ces tags ignobles ont été faits dans ce collège. Pas de cris d’orfraies non plus de la part de ceux qui parcouraient les plateaux de télévision pour rendre hommage au grand homme, il y a un mois.

En agissant de la sorte, nous avons l’impression qu’il y a une hiérarchisation du racisme et à l’heure où la France doit conforter le vivre ensemble c’est difficile de laisser passer et d’accepter ce type de réactions… Pas de concurrence mémorielle pas plus qu’il n’y a d’inégalité entre les ethnies.

Vive la République !!!

Guy Samuel NYOUMSI

Président de Solidarité Africaine de France

Lu sur le calame

Cristiano Ronaldo sacré Ballon d’Or 2013

altLe Portugais Cristiano Ronaldo a reçu le Ballon d’Or 2013 lundi à Zurich. L’attaquant du Real Madrid devance l’Argentin Lionel Messi et le Français Franck Ribéry. Déjà sacré en 2008, c’est donc la deuxième fois que CR7 reçoit ce trophée honorifique.

Le grand favori l’a finalement emporté. Cristiano Ronaldo a été élu Ballon d’Or 2013. Déjà sacré en 2008, l’attaquant du Real Madrid reçoit donc cette distinction honorifique pour la deuxième fois de sa carrière. Il est le premier Portugais à réussir une telle prouesse. Avec 27,99% des votes, CR7 a devancé ses deux concurrents, l’Argentin Lionel Messi (24,72%) et le Français Franck Ribéry (23,36%).

Le panel de votants constitué des 209 sélectionneurs des pays membres de la Fifa, des 209 capitaines des sélections ainsi que d’un panel de 209 journalistes représentant les pays qui composent la Fifa a donc choisi de récompenser CR7 et ses statistiques ahurissantes sur l’année 2013 plutôt que le palmarès incroyable remporté par Franck Ribéry l’an dernier.

Les statistiques récompensées plutôt que le palmarès

Avec 67 buts marqués sur l’année 2013 (jusqu’au 29 novembre, date de clôture des votes), Cristiano Ronaldo n’avait pas de rival à son niveau. Cette saison, le Portugais en est déjà à 29 réalisations pour 22 matchs disputés (Liga et Ligue des champions). Ni Lionel Messi, ni Franck Ribéry n’approchent de telles statistiques. L’Argentin, freiné par des blessures depuis cet été, en est à 14 buts en 14 matchs disputés (Liga et Ligue des champions). Franck Ribéry en est lui à 9 buts en 18 matchs (Bundesliga et Ligue des champions).

Au niveau des statistiques, Cristiano Ronaldo était donc imbattable, le seul hic étant son palmarès vierge de tout titre en 2013. Ce qui n’était pas le cas de Franck Ribéry. Le Français a réalisé une année 2013 exceptionnelle avec son club du Bayern Munich. Le Bavarois a réussi un quintuplé inédit : Coupe d’Allemagne, Bundesliga, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe et Mondial des clubs. Il a également été sacré meilleur joueur de Bundesliga et meilleur joueur UEFA de l’année devant Messi et Ronaldo. Pas suffisant toutefois pour les électeurs du Ballon d’Or.

Ce n’est pas la première fois que les électeurs du Ballon d’Or privilégient les statistiques plutôt que le palmarès. En 2010, l’Argentin Lionel Messi avait remporté son deuxième Ballon d’Or de la même façon face au Néerlandais Wesley Sneijder.

 

Source: FRANCE24.FR

AJD/MR : Déclaration

altLe Bureau politique de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR) s’est réuni le samedi 11 janvier 2014 en session ordinaire.

Durant cette séance, le Bureau Politique National a apprécié l’élan suscité au sein des citoyens durant les dernières élections législatives et municipales par la participation du parti malgré ses faibles moyens.

Le Bureau Politique National s’est félicité de cette adhésion massive qui s’est traduite par la victoire incontestable obtenue grâce à la détermination sans faille de tous les militants et sympathisants. Cette détermination a permis de remporter une éclatante victoire durant le deuxième tour des municipales à Sebkha face au parti au pouvoir.

Le parti organisera, InchAllah, comme il a l’habitude de faire une caravane de remerciements en direction des populations.

Sur un autre plan, le Bureau Politique National a étudié l’invitation faite au Président du parti, Ibrahima Moctar Sarr par le protocole d’Etat de la Présidence de la République pour faire partie du cortège présidentiel aux festivités organisées cette année à Walata dans le cadre de la revalorisation des villes anciennes de Mauritanie.

Le Bureau Politique National tout en saluant cette initiative qui ne doit constituer qu’une étape en vue de réécrire la vraie histoire de la Mauritanie à enseigner dans nos écoles, estime que celle-ci doit concerner tous les sites historiques du pays à répertorier.

Le symbole de voir le Président Ibrahima Moctar Sarr embarqué dans un camion remorque, pieds et mains enchaînés de Nouakchott à Walata, y revenir aujourd’hui dans l’avion présidentiel était certes tentant, cependant le Bureau Politique a décidé que le Président Sarr doit attendre l’occasion de faire son premier retour à Walata où il était incarcéré dans le Fort mouroir de Walata, nom donné par la presse internationale, pour un pèlerinage sur les tombes de ses regrettés co-détenus : Djigo Tafsirou, ancien ministre ; lieutenant Bâ Abdoul Khoudouss ; lieutenant Marchal de logis chef, Ba Alassane Oumar, qui y reposent aujourd’hui.

L’AJD/MR, en collaboration avec le CRADPOCIT (Collectif des rescapés et anciens détenus politiques civils torturés) dont sont membres beaucoup de ses responsables, réfléchie sur la date de cette commémoration.

Dans le cadre de ses activités, le CRADPOCIT avait rendu un hommage à ses illustres disparus ainsi qu’à Tène Youssouf Guèye, qui repose à Néma .

Nouakchott, le 13 janvier 2014
Le Bureau Politique National de l’AJD/MR

 

Source: AJDMR

L’inévitable alternance burkinabè

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       Un Burkinabè dans une rue de Ouagadougou / Reuters         
Un Burkinabè dans une rue de Ouagadougou / Reuters

La vague de démissions au sein du parti de Blaise Compaoré ressemble à un chant du cygne.

«Le président ne rompt pas. Il préfère laisser s’installer l’indifférence. Aux autres d’avoir la force de s’en aller.»

Cette méthode mitterrandienne dans la gestion du pouvoir, si bien dépeinte par Roland Dumas, pourrait bel et bien s’appliquer à la démarche du président Blaise Compaoré. Effectivement, Roch, Salif, Simon que certains appelaient les «fanatiques» du président, eux qui faisaient partie de la cour, ont enfin trouvé en eux, «la force de s’en aller». En démissionnant avec fracas du parti présidentiel, le CDP, ces trois ténors de la vie politique nationale assument très clairement leur rupture politique avec le régime Compaoré. Qu’on le veuille ou non, les départs de Roch, Salif et Simon du CDP signent la fin brutale de leur longue amitié politique avec le président Compaoré.

La fin d’une époque

Par conviction politique, par ambition personnelle, ces trois ténors ne souhaitent plus pousser le président Compaoré à une nouvelle candidature à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, ils ont choisi de lui indiquer la porte de sortie au terme de son mandat actuel. Evidemment, Roch, Salif et Simon ne peuvent pas jouer «les Messieurs propres», eux qui faisaient partie de ce petit clan aux intérêts partagés, prêts à prendre tous les risques pour maintenir en place le régime Compaoré.

Tous les connaisseurs de la vie politique burkinabè aiment à souligner que Salif Diallo, qui traîne toujours sa réputation de «conspirateur», a partagé tous les secrets du président. Aujourd’hui, il a choisi de «dé-diviniser» son ex-mentor. Au Burkina Faso, avec ces démissions en cascade au CDP, c’est tout un monde, politiquement, qui se défait. Et, au CDP, on broie du noir.

Derrière les déclarations rassurantes, voire viriles, les premiers responsables du parti présidentiel, les militants, sont sonnés, désemparés, perdus. Ils sont en colère, en voyant les dirigeants de leur appareil politique impuissants, comme s’ils craignaient tous d’être engloutis par le flot d’angoisses engendré par les démissionnaires. Pour se défendre et contre-attaquer, les dirigeants du CDP font le dos rond. Jamais Machiavel n’a fait nulle part l’actualité comme au Burkina, en ce moment. Ainsi, à l’instar de la description pessimiste de la nature humaine faite par Machiavel dans Le Prince, on entend les ténors du CDP affirmer que les démissionnaires sont ingrats, changeants, simulateurs, traîtres, avides de gains et de gloire. Pourtant, Machiavel lui-même précisait que, parce qu’il est l’œuvre des hommes, «l’art politique» devrait prendre en compte ces derniers avec leurs défauts et leurs vertus, leurs forces et leurs faiblesses.

C’est sous cet angle machiavélien qu’il faut saisir la portée politique du «mea culpa» de Roch Kaboré concernant ses errements et égarements sur la révision de l’article 37 de la Constitution. Evidemment, ce repentir, si rare chez les politiciens, ne peut que le grandir dans sa nouvelle démarche politique. Il faut prendre au sérieux ces démissionnaires lorsqu’ils proclament leur désir de paix et leur attachement au système républicain de limitation des mandats. En démasquant les erreurs fatales qui ont affaibli, moralement et politiquement le Burkina, les démissionnaires rendent un service utile à l’avenir de notre système démocratique. L’histoire enseigne que partout où une démocratie dégénère, elle peut se transformer en tyrannie.

Zéphirin Diabré, doit changer de stratégie

Face aux démissions de ses fidèles compagnons du parti qu’ils avaient fondé ensemble, Blaise Compaoré, un habitué des situations politiques les plus difficiles, est placé devant un choix épineux. Très franchement, il est dans une situation critique, car rien n’indique qu’il s’attendait à être lâché par ces trois fidèles en vue. Que va-t-il décider?

Il fera tout pour maintenir son pouvoir, et s’il le faut, il reculera pour mieux sauter. Mais avec les démissions de Roch, Salif et Simon, désormais, ceux qui se battent pour l’alternance au Burkina ont plus de foi que ceux qui se battent pour maintenir le statu quo.

A l’heure actuelle, plus rien ne semble pouvoir arrêter les démissionnaires, décidés à aller jusqu’au bout de leur entreprise politique, avec la création annoncée de leur propre parti. Ce qui est certain, nous n’avons pas affaire à des novices en politique. Salif, Roch, Simon sont des meneurs politiques populaires, disposant d’une réelle et solide assise militante sur le territoire national. Du coup, l’opposition burkinabè incarnée par Zéphirin Diabré est condamné à repenser sa stratégie politique. Car, le dénouement salutaire de la crise d’identité politique que traversait le CDP, entraîne, de facto, une reconfiguration inédite de la scène politique nationale.

D’ailleurs, au sein de l’actuelle Assemblée nationale, nombre de députés CDP proches des démissionnaires, mais craignant des représailles, vont continuer à soutenir du bout des lèvres leur «parti» dont ils ne partagent pas la nouvelle orientation dans leur for intérieur. Bien sûr, la politique, art de l’évaluation et de la décision, est du reste une passion humaine que seuls «les romanciers» savent si bien dépeindre. Au Burkina, on assiste au crépuscule politique d’une époque et rien ne sera plus comme avant.

Une chose est sûre et certaine, Roch a son plan et la certitude de son destin. Homme de réseaux, connaissant parfaitement l’appareil d’Etat, doté d’un charisme et d’un talent politique réel, Roch ne manque pas d’ambitions pour la présidentielle de 2015. Et il a les moyens nécessaires pour accomplir son nouveau destin politique. Mais l’homme réussira-t-il à briser auprès du peuple burkinabè, son image d’homme de continuité du régime Compaoré ? Rien n’est moins sûr. Mais quoi qu’il en soit, avec ces démissions au sein du CDP, au Burkina, l’alternance devient, enfin, possible.

Source: le pays

Activités du président des Flam

altCe 13 janvier 2014 le Président des Flam Mr Samba Thiam, accompagné de Mamadou Wane , secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits de l´homme,  a rencontré  Madame Aminetou Mint El Moctar, Présidente de l´Ong “ Femmes chefs de familles”.

L’échange, enrichissant et franc, a porté sur les questions d’intérêt national autour desquelles  semble se dégager une large identité de vue.

La lutte continue.

 www.flamnet.info