Daily Archives: 02/01/2014
Flamnet-Agora: De la participation de l´AJD/MR aux élections et les attaques racistes de Ould Mah par Mamadou Barry
Ce premier janvier 2014 marquera une situation inédite dans la vie politique en Mauritanie. En effet, pour la première fois l’Assemblée Nationale mauritanienne accueillera un nombre représentatif d’un parti politique qui est résolument inscrit dans la lutte contre les injustices et pour l’égalité entre les différentes communautés de la Mauritanie en vue du règlement de la question nationale. C’est l’occasion pour moi de féliciter et d’encourager ces représentants de l’AJD/MR qui ont été investi de la confiance du peuple pour porter leurs intérêts très haut au sommet du pouvoir mauritanien.
Il faut reconnaître aux dirigeants de ce parti de cette avancée méritée, car ce n’était pas du tout évident au début de ce processus électoral. Le parti d’AJD/MR faisait face aux difficultés de moyens financiers énormes et d’un déficit déjà préétabli de leur électorat lié aux problèmes d’enrôlement d’un nombre important de la population noire mauritanienne. C’est pourquoi certains ont fondé leurs critiques de la participation de l’AJD/MR aux élections sur ces difficultés réelles précitées. Puisqu’ils ne pouvaient pas imaginer que le parti allait gagner de sièges dans ces conditions très défavorables. D’autres plus méchants que critiques ce sont attaqués au Président du Parti, Ibrahima Moctar Sarr en lui qualifiant d’opportuniste, non mauritanien et raciste.
Si je ne peux intervenir dans un différend qui oppose certains membres de l’organisation à leur direction, par contre je ne peux rester indifférent aux attaques racistes de certains compatriotes contre la personne d’Ibrahima Moctar Sarr. En effet, Mohamed Mahmoud Ould Mah saisissait les prétextes de la disparition de Nelson Mandela et les élections législatives et municipales en Mauritanie pour lancer des diatribes contre le président de l’AJD/MR. Alors, Dr Ould Mah nous dit qu’il profitait de l’occasion de ‘’la mort de Nelson Mandela pour évoquer deux questions liées d’ailleurs entre elles : la contribution de notre pays à la lutte de libération de l’Afrique du Sud, notamment par la fourniture de passeports de voyage pour les militants de l’ANC et une lettre de Mr Ibrahima Moctar Sarr à Nelson Mandela’’. En parcourant rapidement son texte, on se rend compte immédiatement de l’intention malveillante de son auteur tellement que le déséquilibre est évident. En effet sur un texte de vingt-deux paragraphes, six petits paragraphes étaient assignés aux biens faits de notre pays pour la libération des peuples étrangers discriminés et les seize paragraphes restants étaient consacrés à la destruction de la personnalité du président de l’AJD/MR.
Ainsi, Ould Mah disait tout dans l’intention de minimiser, ridiculiser et humilier Président Sarr. C’est dans cette optique qu’il accouchât les phrases suivantes : ‘’Ibrahima Moctar Sarr cherche à s’identifier à Mandela…’’, ‘’les propos concernant Baba Maal est un tissu de mensonges’’. En plus il qualifie Mr Sarr d’incapable de différencier le Président Nelson Mandela avec toute autre personne ordinaire du coin.
De ces assertions, je tire les conclusions suivantes : si Ibrahima Moctar Sarr voulait se comparer avec Nelson Mandela, il y’a bien des éléments objectifs qui lui permettraient de le faire : d’abord, tous les deux ont vécu dans des pays oppressifs et ils ont politiquement et physiquement soufferts et que chacun d’eux a combattu pour se libérer et libérer leur peuple. -Et qu’IMS continue toujours le combat. Ensuite tous les deux ont subi les affres de la prison, Mandela libéré après 27ans, tandis que Président Sarr (sans exagération de ma part) se trouve dans une situation de prisonnier depuis 1960. Et que la prison de Walata (1986-1990) ne constituait que la matérialisation cynique de l’enfer carcéral déjà vécu- et dont il continue de subir les conséquences néfastes. Enfin, il est indéniable que Mandela a reçu une reconnaissance internationale à la fin de sa vie. Quelque chose qu’Ibrahima Moctar Sarr attend encore la réalisation. Mais, personne ne peut prédire ce qui adviendra dans l’avenir-Heureusement, il est toujours vivant et reste engagé pour la résolution de la question nationale.
Clairement, les attaques du Dr Ould Mah ne visent pas seulement que Mr Sarr mais, en réalité, elles sont destinées à la majorité de la communauté noire mauritanienne qu’il méprise tant. Il a utilisé le cas du Président Sarr comme passerelle pour atteindre son objectif. Ould Mah nous raconte qu’il avait ‘’éprouvé une immense fierté’’ quand en 2000 la délégation sud-africaine avait remercié la Mauritanie pour son assistance durant leur lutte contre l’Apartheid. J’ai envie de savoir qu’est ce qu’il pourrait sentir si pendant cet instant là il s’était rappelé qu’il y’avaient plus d’une centaine de milliers de refugies noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali déportés par le régime de Taya. Que répondra-t-il aujourd’hui quand mes enfants-les enfants de mon grand-frère Sergent-Chef Demba Baba lui demandaient son sentiment par rapport à la pendaison de leur père (avec 27 autres militaires noirs) par l’État mauritanien un certain 28 Novembre 1990 pour célébrer la fête de l’indépendance du pays.
Naturellement, il s’en ficherait comme il a indiqué dans son texte, car il s’est montré agacer à chaque fois qu’Ibrahima Moctar Sarr parlât des événements de 1966. Il a même avoué la complicité et le mépris des autres membres du système raciste présents en reconnaissant qu’ à ‘’chaque fois, ses propos ont été accueilli par un silence de mort’’ ! En plus dans sa lettre de ‘’droit de réponse’’ à CRIDEM, il a dit ne pas apprécier Mr Claude et son site parce que tout simplement le webmaster avait commencé ses activités en tant que « chasseur de têtes d’officiers mauritaniens qui auraient commis des crimes contre l’humanité » !
Alors, c’est dans cet environnement difficile que les élus de l’AJD/MR vont prendre fonction. Prions Dieu pour qu’il les donne la santé et la force de réussir dans leur mission.
La lutte continue!
Mamadou Barry dit Hammel
USA.
La Mauritanie peut-elle survivre, sans esclaves?
Si un sujet a défrayé la chronique ces derniers temps en Mauritanie, c’est bien celui de l’existence ou de la non existence, de la légalité ou de l’illégalité, de ce phénomène monstrueux et anachronique qu’est l’esclavage.
Les langues se sont déliées les pharynx se sont égosillés, les plumes se sont desséchées, sans qu’on puisse jamais savoir si cette abomination est là, par elle-même, ou si elle représente une échappatoire politique pour occuper les esprits, ou une source économique pour pourvoir certaines bourses en mal de financements.
L’esclavage, cet enfant nègre, qui se réveille, sans crier gare, après une longue nuit de sommeil, trouble incontestablement le repos de ceux qui ont vécu, sans jamais se demander sur quoi ont été bâti les fondements de leur existence.
Tandis que des lois sont votées a la hâte et a la pelle pour incriminer ces pratiques odieuses et inhumaines, les langues quand a elles niaient tout bonnement leurs existences et criaient à l’imposture et à la diffamation. Certaines actions prises a la hâte, pour venir au secours de “franges pauvres de la population“, semblent donner le contraire des résultats escomptes.
Elles resteront très prudentes sur la définition du statut social de ces démunis opprimées et anéanties dans ce qu’ils ont de plus cher: leur dignité, leur liberté et leur droits de citoyens a part entière. En somme le phénomène esclavagiste, puisqu’il faut l’appeler par son nom sévit sans sévir, existe sans exister.
Dans la folie du désarroi, on accuse toutes les cibles façonnables, pour se sculpter un bouc émissaire, sur lequel accrocher cette charogne, qui commence, à sentir et à se faire sentir. Tantôt, c’est l’organisation des nations unis octroie un prix de droits de l’homme a un mauvais moment a la mauvaise personne: monsieur Biram ould Abeid.
Motif: il a eu le culot d’aller quémander ailleurs, ce qu’il a longtemps essayé d’obtenir chez lui en vain. Ou peut-être Israël, jalouse du progrès fulgurant de notre pays. Ou les racistes, les extrémistes, les ségrégationnistes, les bouddhistes, les fumistes. Tous les boucs sont bons, pourvu qu’ils puissent servir d’émissaires.
Nous, nous ne sommes que trois millions d’habitants. Pas de Falachas ou de diaspora a ramener de l’extérieur. Pas d’ennemis a proximité, ni ailleurs. Nous sommes confrontés a un sous développement endémique, qui nous empêche de regarder nos voisins droit dans les yeux, ou de nous rassurer sur l’avenir de nos enfants. Nous sommes réveillés par un matin du 28 novembre 1960, nous sur l’une de nos indépendances, pour replonger aussitôt dans la léthargie de nos éternelles dépendances.
Nous avons besoin en réalité de dépendances, plus que d’indépendance. la culture immorale de la noblesse et du supériorat individuel, nous obligeait, plus que tout stimulent au monde à garder quelque chose “sous les pieds“, pour jouir du sentiment d’être au dessus de quelque chose. Un fils de “grande tente“, avait besoin de quelques petitesses autour de lui pour donner la preuve mathématique de sa “protubérance” sociale. Sinon il serait inferieur ou égal a ceux qui l’entourent, ce qui équivaudrait a la banalité déshonorante. Ceci réduirait, bien sûr, la dimension de la tente et par voie de conséquence, l’ascendance socio-politico-économique sur la populace environnante. La nature ne fait que créer des différences, les hommes en font des inégalités.
Cet intérêt de domination sera plus tard ravivé, voire enflammé et excité par la prolifération des nouvelles ressources nationales, que la jeune république découvrira avec les nouvelles techniques résultant du commerce avec l’extérieur et l’exploitation des ressources et des influences.
Ce n’étaient plus les grandes tentes, mais des maisons en briques, dans lesquelles chacun dans une intimité plus qu’opaque, mangeait son riz et buvait son thé. Mais c’était aussi des citoyens, possédant la même carte d’identité, avec zéro distinction. Des sous hommes qui commencent à réfléchir et à se considérer de plus près et a revendiquer ce qui leur revenait de droit.
Les anciens rapports entre individus vont changer a 3600 degrés. Urgence était de chercher dans l’arsenal de la cosmétique, a se travestir en rapports plus présentables et plus difficiles a déceler a l’œil perçant et réprobateur de la chartes des droits de l’homme.
L’esclavage en Mauritanie, n’est pas tel qu’on le présente.
Ce n’est pas seulement un système de domination ou d’exploitation. C’est un comportement de mépris de l’autre pour un besoin d’affirmation personnelle. S’il devait exister un “esclavage de luxe“, c’est sans doute chez nous qu’il se pratique. Beaucoup d’esclaves vivent dans l’opulence et la prospérité, au sein de leur tribu, sous le toit du maitre, à condition de baigner dans le mépris et de garder le profil bas, pour nourrir et entretenir l’arrogance vitale du maitre. Ils se postent ainsi dans la paradoxale situation de victimes et de complices.
Ce mépris gratuit, n’a d’explication que la niaiserie et la bêtise de ce noble, et l’ignorances souvent provoquée de l’esclave. Les deux en dépit des instructions de la religion, n’ont pas compris que seul Allah est grand et que nul homme n’est supérieur aux autres que par sa piété et sa vertu. Un bon nombre d’esclaves vivent sur le dos du maitre sans travail en contrepartie. Et tel est pris qui croyait prendre, l’exploiteur devient exploité
Beaucoup d’exactions ont été commises au fil des pièces de ce théâtre de mauvais gout.
Le crime actuel, de ceux qui doivent résoudre ce problème qui n’a que trop duré, est qu’ils semblent être de concert pour la destruction de cette nation, par la banalisation de ses maux. La destruction de tout un pays, pour des problèmes de ventre d’un peu plus bas que le ventre ou d’une vanité qui frise le ridicule. La contemplation passive, en spectateurs dilettantes des problèmes du pays.
La faute de ceux qui militent dans les rétablissements de ces droits( qui ont raison sur un certain plan, mais seulement sur un certain plan), est qu’ils veulent tout et tout de suite. Ce qui risque d’étouffer ou de rester en travers d’une mentalité nationale encore immature et longtemps manipulée par tous les stratèges du faux de la féodalité et de la désinformation religieuse.
La Mauritanie fait face a l’époque la plus cruciale de son histoire. Les dangers menacent de partout, le pays se disloque peu a peu sous l’œil ensommeillé et torve de ceux qui n’hésitent pas dépenser toute l’économie du pays pour se faire élire, réélire et élire encore une fois. Se faire élire pour la cause du peuple, pour faire vivre le peuple sur des sables mouvants, qui menacent de l’engloutir a tout instant et à tout jamais. Faire vivre des populations hypnotisées par les mensonges et le bluff sur un plateau branlant au bout d’une pente dangereuse, qui risque de les verser a tout moment dans les fonds insondables des abimes de la division, de la zizanie et de la discorde.
33 ans après la énième abolition de l’esclavage par l’ex président Mohamed Khouna ould Haidalla, le pays continue a tergiverser timidement sur l’interdiction de ce fléau destructeur de toute unité nationale et frein de toute évolution du pays.
Qui a intérêt a garder le pays dans le doute, la suspicion et la honte? Tous ces “hommes forts” qui se succèdent au gouvernail de la barque nationale, sont-ils lamentablement incapables de résoudre un problème, dont l’histoire a déjà entamé inexorablement la solution? Ces générations qui se suivent a la barre du pouvoir et dont chacune damne et condamne sa précédente, sont elles impuissantes a tenir parole, ne serait ce qu’une seule fois, et instaurer la paix, l’égalité et la justice entre les éléments de cette société? Ces érudits qui ont cautionné cette pratique au nom de la religion, n’ont-ils plus un reste de courage et d’honnêteté religieuse, pour demander pardon à Dieu et aux hommes?
L’esclavage en Mauritanie a commencé à dépasser sa propre dimension, pour enfanter d’autres problèmes dont les séquelles ne seront pas aussi évidemment solubles que le problème d’origine.
Des hommes pouvant encore respirer l’oxygène a la surface de la terre, défient la volonté divine et persistent à troubler la quiétude, et la sérénité qu’Allah a accordé gratuitement à ses créatures. Ils perdent un temps, qui ne leur permettra pas de le rattraper.
Plutôt que les élections, plutôt que les séminaires de “compétences et d’expertises“, plutôt que les téléthons télévisés plutôt que la formation de soixante deux partis politiques, (qui se déchirent voracement pour aggraver les divisions et les dissensions), plutôt que les routes, les aéroports et les édifices, les nominations les décorations, la priorité doit être à la réconciliation du mauritanien avec le mauritanien. Le rétablissement d’une justice, juste déterminée et équitable entre toutes les couches, les ethnies et les “sous ethnies” de cette société composite, qui se décompose a vue d’œil et a la vitesse de l’éclair.
Le statut quo demeure, au vu et au su des gouvernants du pays. Dans certaines communes le même ancien maitre, guerrier ou marabout, continue a trôner sur les corps épuisés de ses anciens serfs, convertis en électeurs improvisés et sous la blancheur éclatante de la légalité.
Est-il moral de justifier et d’entériner un tort, même parfumé de l’encens démocratique et enrobé de l’arome de la légalité? L’état doit pouvoir prendre des mesures correctrices dans de telles circonstances. Sinon rien ne changera. Le monde demande démocratie et droits. Les loups se maquillent en démocrates et en prêcheurs invétérés de droits de l’homme, et le tour est joué.
Les termes a caractères racistes ou ségrégationnistes doivent être interdits et sujets d’amende ou de prison. Les chances doivent être égales et de façon claire et limpide, comme l’eau de roche.
Un dialogue franc et direct entre les composantes de notre société serait d’un grand bénéfice et crèverait cet abcès qui risque de s’immuniser contre toute forme d’antibiotiques, et nous conduire tant que nous sommes a notre perte et a la destruction de la nation entière.
S’il y a un luxe et un honneur duquel la Mauritanie peut se passer en bon débarras, ce ne peut être que ce rapport tordu et infamant qu’est l’esclavage.
Mohamed Hanefi.
Chef. Dép. De français Koweït.
Source: CRIDEM
Mali: “Je veux la paix !”, lance le président Keïta
“Je veux la paix !”, a lancé le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel an (2014).
“Je veux la paix… Je désire ardemment la paix …Je ne veux que la paix… Rien que la paix “, a-t-il répété.
Ibrahim Boubacar Keïta a émis ce vœu de paix après avoir rappelé que “l’an dernier au même moment, les trois-quarts du pays étaient aux mains de forces barbares, djihadistes, et de groupuscules irrédentistes, qui ont levé le glaive contre un pays de paix, d’amour et de tolérance”.
Le président IBK a justifé ce désire ardent de paix: “Car, explique-il, je désire consacrer l’essentiel à construire et à développer au profit de tous et de toutes dans toutes les régions du Mali et toute les communautés du Mali qui doivent prendre le contrôle de leur développement dans un Etat qui ne sera plus, jacobin, centralisateur, mais distributeur et régulateur “.
Et dans cette lancée, le président malien a encore promis une décentralisation, accompagnée d’une réelle dévolution de certaines compétences et ressources jadis aux mains de l’Etat, et impliquant une nouvelle forme de gouvernance territoriale, qui constitue la réponse à la demande d’une autre forme d’Etat tel qu’observable ailleurs.
Source: Alakhbar
Sénégal: Le pésident Sall ésprère “une paix définitive” avec les rebelles du MFDC
Le président sénégalais Macky Sall espère “une paix définitive” avec les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) qui réclament l’indépendance de la Casamance (Sud-ouest).
“Au seuil du nouvel an, l’espoir d’une paix définitive en région naturelle de Casamance se consolide. Les négociations se poursuivent. Je renouvelle toute ma confiance aux facilitateurs”, a rassuré le président sénégalais.
“Avec le soutien de nos partenaires, a-t-il ajouté, les mesures de réinsertion pour tous ceux qui acceptent de déposer les armes restent en vigueur. En même temps, le projet Pôle de développement de la Casamance, d’un montant de 20 milliards de fcfa, va démarrer dans quelques jours”.
Source: Alakhbar
La NSA contrôlait les iPhone ? Apple dit non
Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, la NSA aurait eu un accès aux données et un contrôle à distance sur tous les iPhone dès 2008. Apple a démenti toute collaboration avec l’agence de sécurité américaine.
C’est une révélation digne des meilleurs gadgets de James Bond. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, la NSA aurait disposé d’un système d’accès total aux informations envoyées depuis les iPhone.
En résumé, l’agence de sécurité américaine disposait d’un programme intitulé “DropoutJeep” qui lui permettait de déclencher la caméra et le micro des appareils à distance, d’intercepter des SMS ou d’accéder à la messagerie vocale, selon Jacob Applebaum.
Lors d’un congrès en Allemagne, cet expert informatique a décrit ce module qui s’installe sur le téléphone comme “une porte dérobée” dans les smartphones à la pomme. Pour Graham Cluley, chercheur en sécurité informatique, la présentation et les documents avancés par Applebaum sont crédibles.
Sur son site, il décrit ces éléments comme “un éventail d’outils plus large apparemment déployé par la NSA à l’encontre d’autres entreprises et produits technologiques comme les pare-feu Cisco, les serveurs HP ou les routeurs Huawei“, entre autres.
Mais Cluley a néanmoins voulu minimiser le danger encouru par les possesseurs d’iPhone. Il estime que ces documents ne “veulent pas dire que la NSA dispose d’un contrôle total sur votre iPhone“. Les documents avancés datent en effet de 2008 et concernaient donc les tout premiers modèles d’iPhone. “Espérons qu’Apple a amélioré la sécurité de ses logiciels depuis 2008. Et si ce n’est pas le cas, nous avons alors un énorme problème“, a-t-il conclu.
“La confidentialité des données de nos clients est très importante”
Soupçonné à demi-mot d’avoir collaboré avec l’agence de sécurité mis sous les feux des projecteurs depuis les révélations d’Edward Snowden, Apple n’a pas tardé à réagir. “Nous ne sommes pas au courant du programme incriminé de la NSA qui viserait nos produits“, a expliqué le fabricant informatique américain dans un communiqué. “Apple n’a jamais travaillé avec la NSA pour créer une porte dérobée (backdoor en anglais) dans ses produits, y compris les iPhone“.
“La sécurité et la confidentialité (des données de) nos clients sont très importantes pour nous. Notre équipe travaille en permanence pour rendre nos produits encore plus sûrs et permettre à nos clients de mettre à jour plus facilement leurs logiciels“, poursuit le communiqué.
Il y a quelques mois, c’est la fonctionnalité de reconnaissance digitale de l’iPhone 5S qui avait soulevé quelques inquiétudes. Selon la rumeur, les fichiers d’empreintes auraient pu être partagés avec la NSA et le FBI, le tout couplé aux données GPS qui permettraient de retrouver une personne soupçonné d’actes répréhensibles.
Lors des révélations du programme PRISM par le Washington Post et le Guardian, Apple, Google, AOL, Facebook ou Microsoft, figuraient parmi les sociétés qui avaient laissé à la NSA un accès direct aux données personnelles des utilisateurs.





