Monthly Archives: December 2013
L’adieu de Winnie à son “homme”
”Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ».
J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les BUTHELEZI, SISULU Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : la solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu me comprenais seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. A ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père.
Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi MACHEL. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée.
Mon cher époux, Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Sowéto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ».
Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue souvent au passé. Bon voyage. Love you, my husband.
Quand les Nations-unies nous font honte! Par Ely Moustapha
Pourquoi un prix des droits de l’Homme pour notre ancien esclave Biram?
Franchement pourquoi a-t-on attribué le prix des droits de l’homme des Nations-Unies à un ancien esclave mauritanien, alors que la Mauritanie regorge d’hommes libres et d’affranchis de toute sorte et de toute couleur?
D’ailleurs où est son maître qui lui a donné une telle autorisation d’aller se faire reconnaitre aux Etats-Unis ? Ce prix est nul et non avenu parce que Biram, cet esclave qui s’est émancipé de lui-même, est parti non accompagné de son maître, ni même du bâton avec lequel il doit le redresser en cas d’incartades à l’étranger. Et Dieu sait que les esclaves quand ils vont à l’étranger deviennent irrespectueux envers leurs maitres. Ils les dénoncent, les calomnient, les traitent de tous les maux de la terre, alors qu’ils n’ont rien fait de mal.
En effet, est-ce mal de faire travailler quelqu’un ? Est-ce mal de lui donner à manger quand il a fini de travailler ; est-ce mal de le loger en dehors de chez-soi; est-ce mal de le vendre pour son bien; est-ce mal de le marier de force pour qu’il procréait? Et c’est le maître qui fait tout et c’est l’esclave qui a le prix ? Mais où va ce monde sans maître ?
Vraiment les Nations unies sont en train de donner du sens à ce qui n’en a pas : l’esclavage.
Mais sans l’esclave, comment le maître va-t-il faire pour vivre ? Le maître ne doit-il pas lui aussi bénéficier des droits de l’Homme ? Pourquoi récompenser l’esclave par ce prix et pas lui ? Car sans le maître, y aurait-il des esclaves…à récompenser?
Ainsi, au Conseil de Sécurité il n y a qu’une poignée de maîtres, tout le reste de la planète est esclave. Quel pays du monde esclave en dehors des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité a un droit de veto sur ses propres affaires ?
L’Assemblée générale des Nations-Unies n’a aucun pouvoir, c’est l’esclavage de la majorité du monde. Et pourtant les Nations-Unies délivrent un prix des droits de l’Homme…à un ancien esclave. Au lieu de le délivrer à LEUR Assemblée générale. Et Biram, n’est même pas un esclave en exercice (comme nos chefs d’Etat), ni même un nouvel esclave!
Quelle honte pour l’humanité occidentale qui s’est enrichie et s’est développée sur le commerce triangulaire et l’esclavage moderne des Etats et de leurs ressources.
Avec le prix accordé à Biram, l’occident n’est-il pas en train de racheter ses fautes à travers l’honorifique récompense ?
Un prix par ci, un prix par là pour la bonne conscience du Monde. Mais alors pourquoi Biram ? Pourquoi celui-là alors qu’en Mauritanie, nous avons des esclaves, plus gras et plus gros (ou que nous pouvons gaver à la demande) pour les montrer au reste du monde?
Pourquoi a-t-on choisi Biram, cet esclave-errant, dont les souliers sont usés par les séjours dans les halls des conférences à l’étranger et qui sait trop bien parler, alors que nous avons des esclaves muets, avilis qui méritent ce prix au moins pour améliorer le contenu de leur gamelle.
Vraiment les Nations-unies devraient revoir ce prix conféré à Biram !
Biram nous fait honte avec ce prix. Il fait honte à la Mauritanie. Ce pays, dont les esclaves travaillent nuit et jour pour mériter leur statut, sans chercher aucune distinction, ni récompense. Où l’Etat lui-même laisse faire, parce que l’esclavage, dans toutes ses formes (du politique à l’économique) fait partie du quotidien
Vraiment Biram doit renoncer à ce prix avant qu’il ne soit trop tard. Avant que le monde entier, ne sache qu’en Mauritanie, nous avons des esclaves et des esclavagistes. Que nos gouvernants pratiquent l’esclavage politique puisque le peuple est esclave d’une minorité politico-économique qui détient le pouvoir.
Non, au prix des droits de l’Homme pour Biram! Oui, à l’esclavage qui honore notre pays et fait la fierté de nos maîtres.
Source : http://haut-et-fort.blogspot.com
Hommage au grand combattant de la liberté, le camarade Samba THIAM des FLAM
Samba Thiam est le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). Né en 1948 à Sélibaby (Sud de la Mauritanie), inspecteur de l’enseignement de formation et ancien formateur à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI). Samba Thiam est membre fondateur du MPAM (Mouvement populaire africain de Mauritanie) en 1979 et des FLAM en mars 1983. Il fut arrêté en septembre 1986, après la publication du « Manifeste du Négro-mauritanien Opprimé », jugé et condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, interdiction de séjour, privation de droits civils et politiques et envoyé au bagne de Walata.
Comme notre guide Nelson Mandela il peut dire aussi : “Au début, je n’ai pas choisi de placer mon peuple au-dessus de ma famille, mais en essayant de servir mon peuple, j’ai découvert que je ne pouvais plus remplir mes obligations de fils, de frère, de père, de mari “. Le président Thiam a sacrifié sa carrière professionnelle, sa famille et donné sa vie pour la cause. Contrairement à certains il n´a pas attendu que la liberté d´expression soit “tolérée” en Mauritanie pour s´insurger contre les tenants du Système. Après des longues et terribles années dans la prison de Oualata où il a enterré certains de nos compagnons de lutte, décédés suite aux conditions de détention horribles, il rejoint la résistance en exil pour continuer le combat. Connu de tous par son courage, sa témérité, son intégrité morale et honnetêté intellectuelle il fût plébiscité par ses camarades à la tête du mouvement de libération qu´il dirige toujours. Très modeste et humble il confiait un jour à un journaliste : “Je suis un homme de l’ombre, un homme ordinaire, sans vraiment rien de spécial. Le crépitement des Flash,ça n’est pas pour moi. J’aurais aimé,un peu comme Engels, être un second volontaire auprès d’un Marx. C’est pour dire que cette position que j’occupe aujourdh’hui et qui me place sur un piédestal, je ne l’ai pas recherchée ,car en opposition totale avec ma personnalité, au point que des fois je me surprends à me demander ce que je fais là”.
C’est certainement la désespérance et la révolte qui faisaient dire à Ibrahima Dieng, le personnage principal du ” LE MANDAT “, que “L’honnêteté est un délit”. Une sentence sans appel prononcée par un vieux notable désabusé que ses mésaventures d’inadapté rendent finalement à la lucidité. La société vomie du vieux marabout à sa régle, la fourberie, et ses caïds, des prédateurs aussi féroces que malicieusement imaginatifs.
La tentation est forte de faire le rapprochement entre la société honnie de Dieng avec l’arène politique nationale, un milieu où la duplicité et la versalité sont sanctuarisées, érigées en dogmes. Ce milieu-là n’est pas celui de Samba Thiam, le Président des FLAM. Il s’y sentirait égaré, désorienté. Pourtant, ce ne sont pas les motifs de l’endurcissement qui lui manquent. Sa vie. Une vie de dévot au service d’un idéal incarné par une organisation. Une croix qu’il porte vaillamment depuis ce jour de rencontre décisive qu’il aime rappeler. Parce que le président des FLAM est avant tout un guerrier peulh, qui combat à la traditionnelle. Et le code d’honneur de la bataille, il le connait: ni trahir, ni se rendre.
L’ennemi est coriace, sournois, mais l’adversité ne lui fait pas peur. Il faut de l’audace pour décider de défier cette hydre informe, ce Système avec un S grand comme le “ racisme structurel de l’Etat mauritanien ”. Un mal absolu dont un tyran nommé Maaouya a été l’incarnation. Quand il a fallu le combattre il l’a fait sans concession, ni compromission ou compromis.
Cet homme-là a du courage physique et la patience d’un pédagogue. Et cela fait la différence. Ainsi, là où ses adversaires foncent sur le foin, lui prend de la hauteur pour mieux faire partager sa “vision globale” des solutions aux maux qui gangrènent l’unité nationale. Car la vérité est que la Mauritanie ne guérira pas de son instabilité tant qu’elle n’aura pas osé affronter la question lancinante de la cohabitation de ses peuples. Le président des FLAM en est convaincu. Il le dit à haute et intelligible voix. Il le dit avec cette éloquence qui refuse l’emphase et le superflu. Avec l´enfant du Guidimakha comme interlocuteur, c’est la politique qui retrouve ses lettres de noblesse.
A ceux qui comparaient les FLAM et l´ANC de l´Afrique du Sud il répondait: “… A y regarder de près, à comparer l’histoire de l’ANC avec celle des Flam (loin d’être finie pour ces dernieres ) rien ne permet de s’opposer à cette similitude. Il a fallu 72 années à L’ANC pour arriver là où il est et nous, nous en sommes seulement à quelques années de lutte. Mais rassurez-vous, nous n’attendrons pas 70 ans pour réaliser notre projet d’établir la justice et l’égalité dans notre pays. Alors pourquoi pas ANC de Mauritanie? L’histoire comparée des deux Organisations, soit dit en passant, serait un thème de recherche, bien venu, pour nos Etudiants!”.
Merci monsieur le president et la lute continue!
Comité de rédaction de Flamnet
Le gouvernement veut brader Somagaz
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Selon ce document signé de l’actuel ministre des finances M Thiam Diombar, le gouvernement a décidé de se désengager du capital de la société en cédant ses parts qui représentent 67% du capital social. Pour justifier cette décision, le gouvernement affirme avoir achevé l’assainissement et vouloir désormais jouer pleinement son rôle de régulateur à égal distance des opérateurs du secteur du gaz butane. Mais ce qui étonne c’est la vitesse à laquelle vont es choses. Entre la lettre adressée aux actionnaires en date du 11 Décembre 2013 et l’ouverture des offres le 26 décembre il ne se sera passé que deux semaines. Pourquoi cette précipitation ? Pourquoi ce secret qui entoure cette cession ? Pourquoi la direction de l’entreprise continue-t-elle à nier énergiquement cette privatisation ? Ce processus quasi confidentiel laisse entendre que la vente a déjà été décidée et que toute la procédure n’est engagée que pour donner le change en faisant croire à une procédure transparente. Selon différentes sources, le bénéficiaire de ce bradage programmé ne serait autre que Tijani Ben El Houssein qui contrôle déjà une large part de la distribution des hydrocarbures liquides par le biais de son entreprise Star Oil. Cette privatisation à marche forcée rappelle étrangement le bradage des entreprises publiques qui avait cours sous le régime de Ould Taya. En effet on imagine mal comment un opérateur sérieux pourrait faire une offre raisonnable en moins de deux semaines sauf s’il s’était préparé bien avant. Toujours est-il, que la cellule juridique du ministère du Pétrole et des Mines a été chargée de la mise en œuvre du processus de vente. Et c’est son responsable Dah Ould Khoumbara qui sera chargé de réceptionner les offres des éventuels repreneurs qui, on peut en être certain ne se bousculeront pas au portillon. Pour le moment les délégués du personnel de la Somagaz qui ont été pris au dépourvu, n’ont pas encore arrêté une position, mais tout laisse à penser qu’ils vont résister de toutes leurs forces à cette privatisation qui aboutira immanquablement à une restructuration synonyme de licenciements douloureux pour les travailleurs. Rappelons que depuis quatre ans, la Somagaz a coûté aux contribuables mauritaniens près de 20 milliards d’ouguiyas, hors subvention produit. Mais bien entendu c’est le prix de la gabegie, du clientélisme et de la mauvaise gestion. Il faut souligner que le capital de la Somagaz était constitué de 34 % détenus par l’Etat mauritanien auxquels se sont ajoutés les 33% que détenait la Naftec Sa (Algérie) qui s’est désengagée. Les Actionnaires privés mauritaniens eux, détiennent les 33 % restant. Depuis plus de deux ans les ventes de la Somagaz sont en chute libre au bénéfice de ses deux concurrents que sont BSA Gaz et Rimgaz. La société qui vendait quotidiennement plus de 110 tonnes fin 2009, a vu sa production chuter à partir de 2010 et elle est aujourd’hui à 50 tonnes seulement.
Source: Mauriweb |
Mise en place à Nouakchott d’un camp pour réfugiés syriens
Le gouvernement mauritanien a annoncé lundi, avoir mis en place un camp pour accueillir des réfugiés syriens arrivés par vagues au cours des dernières semaines « qui font face à des problèmes d’hébergement».
Le nombre de ces réfugiés reste encore à déterminer. L’opération de mise en place du camp a été supervisée par le ministre mauritanien de l’intérieur, Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Raré et le Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA), Sid’Ahmed Ould Baba. Ce camp situé à El Mina, proche banlieue de Nouakchott, dans un endroit abritant une foire. Il comprend 50 tentes équipées des moyens nécessaires et approvisionnées en denrées alimentaires pour répondre aux besoins des familles syriennes, indique l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), un organe gouvernemental. Les familles installées dans les camps bénéficieront également d’un pécule journalier. Au cours des derniers jours, différents carrefours de Nouakchott ont été investi par des réfugiés syriens demandant de la charité aux automobilistes. Parmi eux, un grand nombre de femmes habillées avec le voile islamique transportant parfois des bébés.
Source: cridem





