Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: November 2013

Le Président de la Répuublique s’adresse à la Nation

altLe Président de la République a adressé un discours à la Nation à l’occasion de la commémoration du 53ème anniversaire de l’indépendance nationale. Dans ce discours le Chef de l’Etat a passé en revue l’action du gouvernement axeé au cours de l’année écoulée, sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, l’ancrage de la démocratie, la garantie de la sécurité et de la stabilité et le renforcement des infrastructures du pays.

Voici le texte intégral de ce discours:

“Citoyens,

Citoyennes,

Notre pays commémore demain la fête de notre indépendance nationale. En cette heureuse occasion, nous nous recueillons sur les âmes des illustres héros de la résistance qui ont payé de leur vie la liberté et la dignité dans lesquelles nous vivons aujourd’hui. Nous nous recueillons également sur celles des valeureux officiers, sous-officiers et soldats de nos forces armées et de sécurité qui ont sacrifié leur vie pour la défense de la liberté du pays, son indépendance et son intégrité territoriale. Nous saluons avec fierté les éléments de nos forces armées et de sécurité qui veillent à la défense de la patrie et à la sécurité des citoyens. Les leçons de leur sacrifice doivent nous inspirer et nous insuffler l’énergie dans l’oeuvre constructive et nous servir à relever les défis du présent et à garantir un avenir radieux avec la grâce d’Allah.

Citoyens,

Citoyennes,

Partant de ce qui précède, et en conformité avec ces insignes enseignements, l’action du gouvernement, au cours de l’année écoulée, a été centrée sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, l’ancrage de la démocratie, la garantie de la sécurité et de la stabilité et le renforcement des infrastructures du pays.

Dans le domaine militaire et sécuritaire, l’Etat a veillé à ce que nos forces armées et de sécurité disposent des moyens nécessaires à leur équipement de manière à ce qu’elles puissent s’acquitter de leur noble mission avec grande opérabilité. Cela s’est traduit par l’intensification du perfectionnement et de la formation, la fourniture de matériels logistiques performants et la restructuration de l’Etat-major des armées dans le cadre d’une vision stratégique de nature à leur permettre de mener leurs missions de façon complémentaire et avec un haut degré de professionnalisme.

Citoyens,

Citoyennes,

Le projet stratégique de réforme de l’état-civil a permis, pour la première fois, aux citoyens et à l’administration, l’usage de documents sécurisés à même de favoriser la mise en place de plans de développement en harmonie avec les transformations. Cela s’est également traduit, dans le contexte d’ouverture politique, par la garantie de transparence qui a contribué au déroulement des élections législatives et municipales dans de bonnes conditions.

Dans le domaine de l’enseignement, de multiples réalisations ont été accomplies, notamment l’élargissement de la base du système éducatif, l’encouragement de la culture de l’excellence, la diversification des contenus pédagogiques et la mise de l’accent sur les formations professionnelles et techniques pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. De même, les interventions en matière de construction et de réhabilitation des infrastructures indispensables ont été intensifiées. C’est ainsi que les travaux de construction du complexe universitaire de Nouakchott et de l’école des mines d’Aleg sont en cours d’achèvement.

Dans le domaine des Affaires islamiques, il a été procédé à la construction et à la réhabilitation de nombreuses mosquées et au recrutement de plusieurs centaines d’imams, ainsi que la création de la chaine de télévision “El Mahdhara”, en plus de la radio du Saint Coran et de l’organisation de plusieurs forums pour promouvoir les valeurs de tolérance et de modération que prône l’islam.

En matière sociale, les pouvoirs publics ont fourni des efforts appréciables pour la consolidation de la justice sociale, la promotion des droits de l’Homme et la garantie des libertés publiques. Des actions pour garantir une vie digne à tous les citoyens ont été engagées, particulièrement au profit des couches les plus déshéritées à travers le programme Emel et la viabilisation des quartiers précaires et leur dotation en services de base.

S’agissant de l’emploi, les politiques mises en oeuvre ont permis de faire reculer le chômage de façon remarquable.

Dans le secteur de la santé, de nombreux hôpitaux modernes ont été construits ou réhabilités dans les capitales régionales en plus des centres de santé à travers le pays et des locaux de l’école de santé publique à Nouakchott.

Dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’Etat a investi d’importantes ressources financières dans le secteur de l’agriculture irriguée et de l’agriculture pluviale. Des dizaines de milliers d’hectares dans les zones irriguées ont été cultivées et la culture sous pluie a été améliorée par l’introduction de la mécanisation. Par ailleurs, des centaines d’hectares ont été aménagés au profit des activités de maraichage. Ces efforts ont permis de réaliser une autosuffisance en riz de 60% et en autres céréales de 37% tout comme ils ont permis d’insérer de nombreux diplômés dans ce secteur.
En matière de développement des ressources animales, la couverture vaccinale des cheptels contre les maladies les plus répandues a été élargie, et un ambitieux programme d’amélioration des espèces par voie d’insémination artificielle a été mis en oeuvre. Un centre d’élevage caprin et d’amélioration de la production a été créé en plus du démarrage du projet laitier à Néma.
S’agissant du secteur des pêches, l’accord conclu entre notre pays et l’Union européenne a permis d’améliorer considérablement les ressources du Trésor public par un apport de 110 millions d’euro, au titre du nouvel accord, au lieu de 84 millions. Jusqu’en septembre de l’année en cours, le secteur des pêches a contribué aux revenus du Trésor public par un apport de 34 milliards d’ouguiyas. La pêche industrielle a permis de créer 3 531 emplois. Par ailleurs, il a été procédé au lancement d’un projet de construction d’embarcations de pêche dont les premières seront réceptionnées au cours de ce mois. Ce projet a mobilisé un financement de 2.6 milliards d’ouguiyas. Une société nationale de distribution de poisson a été créée en vue de rendre cette denrée disponible à l’intérieur du pays et à des prix réduits au profit des franges pauvres de la population.

Citoyens,

Citoyennes,

L’Etat a accordé un intérêt particulier à la généralisation des réseaux d’adduction d’eau potable à toutes les villes et localités. Dans ce cadre, la réalisation d’un réseau moderne de distribution d’eau dans la ville de Nouakchott est actuellement en cours. Le taux d’exécution des travaux au niveau de ce réseau long de 1 100 kilomètres a atteint 82% au niveau de certains de ses segments. Dans le cadre du projet Aftout Charghi, les travaux de construction d’une station de traitement de l’eau et de pose de canalisation sur plusieurs centaines de kilomètres sont en cours d’exécution.
Le réseau d’adduction en eau potable de la ville de Nouadhibou, long de 101 kilomètres, a été réhabilité. Les habitants de Maghtaa-Lahjar ont désormais accès à l’eau potable grâce à la construction de trois réserves d’eau et la pose d’un réseau d’adduction long de 110 kilomètres. Des stations d’épuration des eaux ont été construites à Rosso pour améliorer la qualité de l’eau potable dans cette ville.
Dans le domaine de l’énergie, le taux d’exécution des travaux du projet de production d’électricité à partir du gaz a atteint 50% au niveau de la centrale mixte d’une puissance de 120 mégawatts qui sera réceptionnée en octobre 2014. . Un accord a été conclu avec les partenaires pour la construction d’une ligne de transport électrique haute tension entre Nouakchott et Toben au Sénégal, pour l’exportation de l’excédent de production électrique vers l’espace de l’OMVS. Par ailleurs, la proportion de la production d’énergie renouvelable, dans le mix de l’énergie nationale, a atteint 25% au cours de cette année, suite à l’inauguration de la station Cheikh Zayed pour la production de l’énergie solaire, d’une puissance de 15 mégawatts et à la mise en fonction de la station hydroélectrique de Félou dont la Mauritanie bénéficie de 20 mégawatts.
Citoyens,
Citoyennes,
Le secteur des mines, au cours de l’année en cours, a contribué à hauteur de 105 milliards d’ouguiyas aux revenus publics. La politique de promotion de l’emploi mise en oeuvre par le gouvernement a permis d’accroître le nombre des travailleurs mauritaniens dans ce secteur pour atteindre, cette année, 17 mille emplois. Les réformes conduites dans le secteur minier et les mesures incitatives pour l’investissement ont généré, au cours des cinq dernières années, une augmentation de 800% des permis de prospection minière.
Dans le domaine du pétrole, l’année 2013 a été marquée par une campagne de prospection off-shore et on-shore et par la délivrance d’un permis d’exploitation du champ gazier Penda qui sera exploité pour la production d’électricité.
En matière d’équipement et de transport, les travaux de construction du pont de Ghabou et ceux de la route Lexeïba- Monguel ont été achevés pendant que les chantiers de l’aéroport international de Nouakchott, de l’extension du port autonome de Nouakchott et des routes Atar-Tidjikja et Kiffa-Kankossa-Sélibabi sont très avancés.
Citoyens,
Citoyennes,
Au cours de l’année écoulée, l’économie nationale a connu un essor reconnu par les institutions économiques et financières internationales. La hausse des indicateurs au mois de septembre 2013 montre que le taux de croissance économique sera au tour de 6.7% au moment où le taux d’inflation a été maitrisé aux alentours de 4.2% grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics pour limiter l’impact de l’augmentation des matières premières et à la mise en uvre d’une judicieuse politique monétaire.
De même, l’amélioration du climat des affaires jouit d’une attention particulière des pouvoirs publics. C’est ainsi qu’après l’adoption du code des investissements, le ministère des Affaires économiques et du Développement a créé une direction générale pour encourager le secteur privé et faciliter la création et l’agrément d’entreprises. L’ouverture d’un guichet unique au niveau de ce ministère a permis à de nombreuses entreprises d’obtenir des autorisations d’investissement. Au cours du mois de janvier 2013, il a été procédé à la création d’une zone franche à Nouadhibou en vue d’attirer les investisseurs et de renforcer le rôle pionnier que joue cette cité dans le développement de notre économie nationale. L’élaboration d’une stratégie de développement du secteur privé sera parachevée à la fin de l’année en cours, pour qu’elle soit mise en oeuvre dès le début de 2014 ; ce qui favorisera une meilleure participation de ce secteur au développement économique et générera des opportunités d’emploi.
Citoyens,
Citoyennes,
La préservation de ces importants acquis nationaux qui couvrent les différents aspects de la vie tels que la sécurité, la santé, l’enseignement, les services de base, les infrastructures et la consolidation d la démocratie, demeure le gage le plus sûr pour la prospérité de la Mauritanie dans un climat de paix sociale, d’unité nationale et dans un système démocratique transparent.
Vive la Mauritanie libre et prospère.
Je vous remercie

 

Source: AMI

Le 53 ème anniversaire de notre de décolonisation

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Au sujet des indépendances qui ont été «données» en 1960 à 17  pays africains – dont le mien –  j’ai toujours eu une opinion atypique. Je pense que la décolonisation a été prématurée.

En fait, le désengagement de la France a plutôt été une démission, dans ce sens qu’il répondait plus à des impératifs et contingences du colonisateur, qu’à des besoins des colonies ou leur aptitude à se prendre en charge.

La célébration, le 28 novembre 2013, du 53 ème anniversaire de l’indépendance nationale de la Mauritanie constitue, pour ma génération (Génération indépendances), un événement marquant : nous avons, à peu près, le même âge que notre Etat.

L’à peu près ici n’est pas de trop. Un sérieux doute entache la précision des dates effectives de naissance de la plupart d’entre nous. Seule une minorité a vu le jour dans des centres où se trouvait un embryon d’état civil, et a pu avoir des documents appelés « acte de naissance », où il est mentionné ‘’né le…’’.

Les autres – moi parmi eux- avaient bénéficié de ce qu’on appelait « jugement supplétif », et qui mentionnait, se limitant à l’année supposée, « né vers… ». C’est que nous étions, dans notre quasi-totalité, des nomades ayant peu de rapports avec les villages ou bourgs où l’administration avait une présence.

Nous avons pris l’habitude,  nés le et nés vers confondus, de toujours considérer la cérémonie officielle commémorant la fête nationale du pays, comme une célébration  nationale de nos propres anniversaires. Et nous nous suffisons de cela, satisfaits, voire honorés. C’est pour vous décrire dans quel  Etat embryonnaire, et dans quelle précarité, la France nous avait laissés.

A l’occasion de l’actuel anniversaire, les nostalgiques parmi nous, se souviendront du discours de feu Mokhtar Ould Daddah, appelé aussi le Père de la Nation. Par ledit discours,  prononcé entre des dunes de Sables d’où devait jaillir la capitale politique Nouakchott, il annonçait au Monde l’accession à l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie.

Je pense que les motivations de cet « Islamique », que rien, à l’époque, ne pouvait mettre en doute, étaient de noyer d’éventuels tiraillements identitaires entre l’arabité et la négritude, dans la religion, trait d’union entre tous. Tout en célébrant cet événement hautement symbolique, les pragmatiques, quant à eux, ne manqueront pas de se rendre à l’évidence que nous avons été tout simplement décolonisés, pour devenir une dépendance.

En réalité, l’indépendance ne se donne pas. Elle s’acquiert, s’impose, et  s’arrache. C’est dans ces cas qu’elle a une saveur, une valeur, qu’elle devient source de fierté et signe de maturité. C’est aussi ainsi qu’elle implique de grandes responsabilités qui incombent à ceux qui prennent la relève de l’administration coloniale. A défaut, ils continueraient à se comporter comme intérimaires, pour assurer les affaires simplement courantes et particulièrement urgentes.

En réalité, en 1960, nous avons bien pris possession des symboles de notre souveraineté, mais nous n’avons jamais maîtrisé les outils de son exercice effectif et efficient.

En guise de symboles, nous avons eu une constitution préconçue, que nous avons modifiée, tronquée, bafouée, suspendue, réanimée, suivant les conjonctures, et selon nos cycliques caprices, et comme bon nous semblait. Un hymne national, dont la musique fait danser la plupart d’entre nous, et dont les textes sont méconnus de tous, ou presque.

Il n’a jamais été appris aux écoliers, à quelque niveau que ce soit. Un beau drapeau vert avec étoile et croissant jaunes, que nous voyons souvent flotter, déchiré, au-dessus des bâtisses de nos institutions régaliennes. Tout morveux se permettrait, sans suite ou poursuite, d’en faire un mouchoir.

C’est donc peu préparés à la prise en main de notre destinée, que nous avons « reçu » notre indépendance. Prendre les rênes d’un Etat caractérisé par la diversité ethnique, la multiplicité tribale, l’immensité territoriale, et l’absence quasi-totale d’infrastructures de base, n’est pas chose facile à gérer.

Gérer c’est prévoir, et prévoir ne fait pas partie, non plus, de notre culture. Nous avons l’habitude de vivre au quotidien, notre heure, comme dit notre adage.

Le manque de compétences nationales, malgré la qualité appréciable de ceux qui avaient accompagné la naissance de la Mauritanie, était un facteur limitant. La rareté des cadres était du fait que faire l’école coloniale était considéré par bien des autochtones comme une hérésie. L’école était, le plus souvent, abritée par une tente, et nomadisait avec le campement. On n’allait pas à l’école, mais il lui revenait de nous suivre, voire poursuivre.

Sur le plan économique, les revenus miniers étaient l’apanage de la Société MIFERMA (Mines de Fer de Mauritanie), qui n’avait de Mauritanien que le nom. Elle va être nationalisée au tout début des années 70.

Mais s’il y a eu quelque retombée de cette mesure, elle va être rapidement engloutie par l’effort de guerre au Sahara Occidental. La seule autre richesse, était les ressources animales. Elle ne va pas tarder à être décimée par la forte sécheresse de 1969.

Sur le plan politique, et sans vouloir écrire l’Histoire, il faut reconnaître que les régimes qui se sont succédé depuis le 28 novembre 1960, ont tous vécu sous le sceau de l’urgence, ou de l’instinct de maintien et d’existence. Il y a lieu de distinguer trois périodes : la période de l’indépendance, le mouvement du 10 juillet, et la Mauritanie nouvelle.

La période de l’indépendance

Le régime de feu Mokhtar Ould Daddah, père de la nation, devait, dès l’indépendance, contre vents et marées, faire face à des défis existentiels majeurs. Il devait, d’abord, asseoir sa légitimité et celle de son pays contestées par des Etats qui étaient loin d’être insignifiants. Ceci a nécessité des efforts, et pris du temps.

Une fois cette bataille gagnée, il devait faire face, à un front intérieur, dont le premier déclic était les incidents ethniques de 1966 qui, à mon avis devaient être l’occasion de régler durablement la question nationale, devenue depuis à rebondissements cycliques.

Le point culminant de ces rebondissements a été les événements de 1989. Il a suffi d’un incident mineur entre éleveurs mauritaniens et agriculteurs sénégalais, pour que se déclenche une crise dont les conséquences, ramifications et séquelles sont encore vivantes. On se devait, dès les prémices de 1966, crever l’abcès, soigner la plaie en évitant de laisser la moindre cicatrice.

Aussi, en plus des mouvements d’obédience nationaliste arabe, il se développera une contestation de plus en plus grandissante de la part d’une jeunesse marxisante et farouchement opposée au néo-colonialisme. Sous la pression de ce mouvement progressiste, qu’il va d’abord réprimer sévèrement, Le Président Mokhtar prendra des décisions courageuses parmi lesquelles, la nationalisation de la MIFERMA, la révision des accords de coopération avec la France, et la création d’une monnaie nationale.

A la suite de cette ouverture, une grande partie de la jeunesse contestatrice va adhérer au parti unique PPM (parti du peuple mauritanien). Malheureusement, ces efforts vont être, anéantis par l’effort et les affres de la guerre du Sahara qui va finir par avoir raison de son régime.

   Le « mouvement » du 10 juillet 1978

Las d’une guerre dont la fin ne pointait pas à l’horizon, un groupe d’officiers va finir par déposer le régime de Mokhtar Ould Daddah. A partir du 10 juillet 1978, les militaires ont pris possession du pouvoir, et ne vont plus le lâcher. Je ne connais pas qui est le constitutionnaliste qui leur a trouvé cette formule par laquelle, dans leur premier communiqué radiodiffusé, ils avaient justifié leur putsch : «  les forces armées et de sécurité, dépositaires en dernier recours de la légitimité nationale, ont repris le pouvoir à ceux qui l’ont lâchement spolié ».

Leur priorité était de sortir de cette guerre qui les a épuisés. Ils ont, unilatéralement, annoncé l’arrêt des opérations militaires, et ont signé à Alger un acte jugé par certain comme une « capitulation ». Ils ont amorcé leur reconversion, et commençaient à prendre goût à l’exercice savoureux du pouvoir.

Mais toutes les mesures promises de « redressement » et de « salut », sont restées au niveau des slogans, et de la démagogie. Ils n’ont eu la possibilité de réaliser quoi que ce soit, si ce n’est l’armistice et la fuite du Sahara. Aussi étaient-ils accaparés par les déchirements internes et les interminables complots à la Sékou Touré de Guinée, et à bâtir leurs camps Boiro à eux. Chaque groupe d’officiers renversait l’autre, pour annoncer une image idyllique qu’il compte, d’une baguette magique, donner illico presto au pays.

Le seul parmi eux qui a eu une longévité, au cours de laquelle il s’est « civilisé » par des élections (contestées) à la suite du discours de François Mitterrand au sommet de la Baule, était Ould Taya. Ses vingt ans de pouvoirs (tous les pouvoirs), lui aussi, ont connu des soubresauts (événements de 89, divers ‘’complots’’), qui ont perturbé les efforts entrepris sous son règne.

Malgré le volume impressionnant de l’appui extérieur, les projets ne se sont pas inscrits dans une approche globalisante ou une vision prospective pour le développement du pays. Les actions entreprises étaient – et elles le demeurent de nos jours- des actions de propagande à but conjoncturel. 

La Mauritanie nouvelle

Puis, depuis 2005, vinrent les Mauritanie (s) virtuelle et nouvelle. La première de SIDIOCA1n’a eu, ni le temps, ni la latitude de faire quoi que ce soit. La seconde quant à elle, s’est lancée dans d’interminables, et d’innombrables projets, dont la pertinence et l’efficience sont mises en doute par nombre de spécialistes. Des projets sans études, sans évaluation de l’impact réel sur le pays et ses populations.

D’aucuns les qualifient de populistes, visant tout simplement à montrer que la Mauritanie venait de naître. Cette Mauritanie nouvelle n’est qu’une version révisée de Ould Taya. Les méthodes ont été maintenues et sophistiquées, mais avec un discours totalement différent. Et dans un pays à tradition orale, c’est le discours qui prime. Par pudeur, si les faits n’ont pas lieu, on fait semblant de fermer les yeux.

Si depuis 1978 nous imputons tous nos maux aux militaires. Nous devons aussi, par souci d’équité, reconnaître que les élites civiles sont largement responsables et coupables. En effet, chaque groupe de militaires a toujours eu ses civils, et vice-versa. La complicité est permanente et quasi-parfaite.

L’objectif commun, est de déplumer le pays qui continue à subir une très forte hémorragie de ses ressources de tout genre, au profit de groupes de plus en plus mafieux. Le peuple lui, pauvre mais digne, demeure l’éternelle  victime de toute cette farce.

On lui demande d’applaudir ceux qui ne laissent à ses enfants, comme alternative, qu’aller par désespoir se faire exploser dans une mosquée, église, ou synagogue. Ceux qui au lieu de lui offrir l’opportunité légitime de meilleures conditions de vie, le confinent dans une bataille quotidienne pour la survie.

La irresponsabilité responsabilité de nos élites par rapport à nos déboires, ne disculpe en rien la puissance coloniale. Elle nous a quittés prématurément. Son ombre était perceptible dans tous les événements majeurs que nous avons connus au niveau institutionnel, et qui ont jalonné notre histoire moderne. Elle sait quand même distinguer entre les biens mal acquis, et ceux qui l’ont été de façon limpide.

Elle fait aussi la différence entre des suffrages réalisés, et des voix acquises. Elle avait le devoir de nous tenir par la main, comme un nouveau-né, jusqu’à ce qu’on puisse tenir debout.  C’est pourquoi nous avons rapidement trébuché. Moralement, elle se devait de veiller à nos biens jusqu’à ce qu’on atteigne l’âge de la  majorité (pas celle au pouvoir). Le système d’appui en vigueur n’est pas de nature à nous sortir du gouffre.

Ils doivent nous aider à renforcer les capacités de nos ressources humaines. C’est seulement avec cela que nous pourrons, à terme, nous prendre en charge. Comme l’a dit Romano Prodi récemment, nous devons innover en matière de démocratie. Aidez-nous, chers partenaires, aimables anciens colonisateurs, en cessant de nous imposer des démocraties copiées de chez vous, et qui ne collent pas chez nous.

Elles ne font que perpétuer les dictatures déguisées, les présidences à vie, et la « légitimité » héréditaire. Ils viennent même d’inventer, en Egypte, la « légitimité de la rue ». Laissez-nous trouver une légitimité consensuelle qui nous sied.

Vous avez le devoir de nous aider dans notre quête de solutions durables pour vivre en toute quiétude dans nos contrées. Avec une égalité des chances, dans les droits et les devoirs. Sans distinction de race, de genre, de croyance ou d’obédience. Nous ne pourrons y arriver qu’avec des politiques dépassionnées, des ressources humaines compétentes, intègres et motivées.

A cet effet, il nous faut des schémas et stratégies de développement durable. C’est le devoir et la responsabilité historique de tous. En premier lieu, elle incombe à ceux qui ont l’honneur et la charge de diriger le pays. Ils ne peuvent continuellement invoquer les manquements de leurs prédécesseurs. Que souhaiteraient-ils que leurs successeurs disent, ou l’histoire immortalise d’eux ?

   Perspectives et Alternatives

Nos actuels dirigeants, comme leurs prédécesseurs, gèrent le pays comme une boutique de détail. Ils s’attellent aux raccommodages, à faire face aux urgences. Comme avait dit Edgar Morin « à force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel ». Un Etat n’improvise pas. Le développement ne se décrète pas. Il se planifie à une échelle qui dépasse au moins la génération. La France aujourd’hui, en  matière d’aménagement du territoire, sait ce qu’elle veut et va être en 2040.

Si réellement nous allons demeurer ainsi, autant supplier la France pour une recolonisation. A défaut, trouver avec elle une formule originale pour lui sous-traiter la gestion de la République. J’ai tenu à rassurer nos dirigeants, en proposant une formule contenant le « sous ».

En attendant de pouvoir trancher, sachons que le 28 novembre 1960, nous avons eu droit à un État. Et que le 28 novembre 2013, nous devons amorcer l’ère de consolidation des fondements et institutions de l’Etat de droit. L’Etat est, avant tout, un état d’esprit, et non une succession d’états d’âme.

Nous devons nous efforcer de renforcer l’unité Nationale. Réparer les fautes, erreurs ou injustices qui auraient pu l’altérer, en développant la culture du pardon, au lieu de feindre l’oubli. Notre diversité ne doit jamais constituer une source d’adversité. Nos différences doivent être perçues comme une richesse incommensurable, et une complémentarité valorisante et sécurisante. Etre différents n’implique pas nécessairement d’avoir des différends.

Le père de la nation, feu Mokhtar Ould DADDAH aimait dire, non sans conviction : « La Mauritanie sera ce qu’en fera sa jeunesse ». Le fondateur du journal « Le Calame » , feu Habib Ould MAHFOUDH avait prédit: « La Mauritanie sera ce qu’en feront ses femmes ».

Chacun, avait ses raisons,  les contextes étant totalement différents. Loin de moi toute velléité de me mesurer à cet homme politique hors pair, ou à cet intellectuel de bon acabit, je me permets de dire: « La Mauritanie sera ce que nous en ferons tous, ou ne sera pas. » Bonne fête à tous. Qu’elle soit une occasion d’indépendance véritable, dans la justice, la sérénité, la stabilité, la prospérité  et la quiétude.

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Debellahi
Publié aussi sur http://dabdat.mondoblog.org/

 

Source: CRIDEM

Elections du 23 Novembre 2013: une régression démocratique ou une démocratie à la mauritanienne ?

Pour la majorité du peuple mauritanien, les élections consistent en une liste nationale électorale, des candidates de partis politiques, des campagnes électorales, des bulletins de vote, des isoloirs et des caisses scellées où on y dépose des bulletins le jour du scrutin. 

Une liste électorale nationale consensuelle, une autorité indépendante en charge d’organiser les élections, des observateurs nationaux (observatoire) et des observateurs internationaux, font la fierté des pays ayant atteint ce stade sur la voie de la démocratisation de leur vie politique, économique et sociale. 

Concernant les municipales et législatives qui viennent d’être organisées le 23 novembre courant, notre pays a réuni l’essentiel des conditions requises pour organiser des élections justes et transparentes. 
L’idéal aurait pu être atteint dans les présentes échéances électorales et le cauchemar d’un probable printemps arabe, éloigné à jamais de nous, si tous les acteurs politiques avaient cautionné de telles conditions et participé, en conséquence, à la compétition. 
Quant aux résultats partiels de ces élections, ils reflètent pour certains une régression de notre démocratie alors que pour d’autres, ils font émerger les contours ‘’d’une démocratie à la mauritanienne’’. Celle-ci se caractérise par la prééminence de l’intérêt personnel sur l’intérêt général et un retour et/ou une radicalisation de l’appartenance tribale, régionale, communautaire et même familiale au sens le plus strict du terme. 
D’autre part, la tendance des résultats qui parviennent lentement et de manière parcellaire à la CENI, conduira à la disparition de l’opposition dialoguiste (El Wiam, APP et Sawab) et la contraindra avec Tewassoul à se répartir entre la Majorité présidentielle et l’opposition radicale (le parti qui aura gagné plus de sièges à l’Assemblée nationale s’arrangera malgré lui du côté de l’opposition). 
Tout analyste intéressé par la compréhension et l’explication des résultats de cette échéance électorale, devra s’intéresser d’une part, à l’inconvénient de la multiplicité des partis politiques et aux anomalies de leur fonctionnement, à la mentalité des mauritaniens, à leurs motivations pour le vote et à leurs attentes des élus. 
L’analyse de la répartition tribalo-ethnique par rapport au découpage administratif actuel, du rôle de l’administration et de l’argent, aidera davantage nos académiciens et hommes politiques à caractériser, dans ses formes et son contenu, notre propre démocratie en émergence. 
La suppression de la candidature indépendante et d’une ancienne forme répandue du nomadisme politique, est à l’origine de l’encouragement de la prolifération des partis politiques et aux facilités qui leur sont accordées en matière de conditions de création; l’un des buts supposé étant d’avoir un nombre suffisant de partis proches du parti-Etat, destinés à contenir ses mécontents et à contribuer, probablement, à l’apprentissage d’une nouvelle classe politique. 
Mais, le revers de la médaille ne semble pas préoccuper l’initiateur de cette idée de créer des partis satellites car le rôle de ceux-ci pourrait facilement passer d’une soupape de sécurité à une véritable source de mal.
Les querelles intestines, le nomadisme des mécontents à travers les partis et des électeurs dans l’espace sous pressions des candidats, représentent les principales caractéristiques des hommes politiques mauritaniens et du fonctionnement des partis. 
Au sein de l’ensemble des partis politiques, personne ne peut en effet nier l’existence de conflits discrets qui opposent la première génération des militants des partis aux nouveaux venus, y compris ceux qui sont récupérés lors d’une échéance électorale. 
Dans la confection de leurs listes pour les dernières municipales et législatives, les partis ont commis des erreurs parfois suicidaires, mais ils ont tous fait des efforts sensibles envers surtout nos frères haratines et négros africains. Ce dernier geste, louable de tous les points de vue, aurait pu être payable tant pour les candidats que pour les partis, si les choix étaient pertinents par rapport aux spécificités des localités et des groupes tribalo-ethniques qui y sont ciblés.
S’agissant du déplacement des électeurs et du recours aux divers partis par les mécontents-candidats, ils sont des phénomènes qui entachent davantage un jeu faussé au départ par le nombre exagéré de députés par rapport à la population totale et par l’absence de conditions contraignantes au niveau de l’éligibilité des candidats ou de leur représentativité. Ces pratiques sont pour le moins ridicules et contraires à la réglementation, dans des cas et à la morale et la discipline des partis, dans d’autres.
De par leur nature et sous l’effet double de l’ignorance et de la pauvreté, les mauritaniens sont généralement acquis pour l’Etat et ses choix de tous genres. Ceci est plus évident dans l’est et le centre du pays où les habitants sont majoritairement favorables à l’Etat et à son parti (parti-Etat) car ils sont profondément attachés à d’anciennes visions et alliances fondées sur des critères trop traditionnels. 
Ces mêmes vertus font aussi que l’enjeu des élections, répond localement à une logique plus rétrograde qu’objective où la motivation des électeurs pour le vote n’a rien à voir ni avec leurs attentes des élus ou la qualité des programmes de ces derniers, ni avec le statut du parti et de son leader. A propos, seuls les partis (ou les individus) qui concurrencent l’Etat dans son rôle relatif particulièrement au développent local, peuvent espérer influencer cette tendance et conquérir un certain espace dans cette partie de la Mauritanie
Sur le plan technique, le transfert des compétences du Ministère de l’Intérieur en matière d’organisation des élections vers la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rappelle, pour les mauritaniens, la substitution du corps de la police par le Groupement Général pour la Sécurité Routière (GGSR). 
Le nombre et la répartition géographique des bureaux sur l’étendue du territoire national, le nombre de partis candidats et des bulletins de vote, le retard dans le dépouillement et la qualité des résultats de celui-ci, ont dévoilé l’incapacité de cette institution en expérimentation et confirmé la complexité du vote cette année et la difficulté pour la majorité des électeurs d’accomplir correctement son droit civique.
Par ailleurs, le cliché résultant de ce scrutin laisse encourager le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz à démarrer, après les prochaines élections présidentielles, une dynamique d’union qui consisterait à organiser, à l’issue d’un dialogue regroupant l’ensemble des acteurs politiques, des élections municipales et législatives anticipées. 
Partant donc du principe que le mandat des Conseils municipaux et de l’Assemblée nationale qui sortiront des présentes élections ne durera pas plus de deux ans, les partis politiques sont alors invités à procéder à une évaluation claire et objective du déroulement de tout le processus électoral y compris laCENI qui en est le principal organe responsable. 
Ainsi, on découvrira le besoin pour chaque parti de mettre en place une stratégie fondée sur les leçons tirées de cette expérience, notamment en ce qui concerne la nécessité de prendre en compte les particularités de notre société et de procéder à la révision de la composition actuelle de la CENI
Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb

Source: rapideinfo

Mauritanie: résultats des législatives pour la liste régionale de Nouakchott

Selon les résultats complets provisoires des élections législatives du 23 novembre en Mauritanie, obtenus par Alakhbar, l’UPR (Pouvoir) est en tête de la liste régionale de Nouakchott. Il est suivi de Twassoul puis de l’APP  (Opposition).
Résultats:

– UPR : 17 357 voix – 3 sièges de député

– Twassoul : 15 488  voix – 3 sièges

– APP : 13 027 voix -2 sièges

– AJD/MR: 4 918 voix – un siège

– Sursaut : 3 823 voix -un siège

– El-Wiam : 3 085 voix -un siège

– El-Vadhila : 2 689 voix -un siège

– El Karama : 2 518 voix -un siège

– PDA : 2 239 voix -un siège

– El-Islah : 1857 voix -un siège

– Ravah: 1 664 voix – un siège

– UDP : 1 649 voix – un siège

– PRDR: 1 647 voix -un siège

L’UPR a récolté ses 3 sièges par le nombre de voix obtenues de même que Tawassoul et APP pour leurs deux sièges chacun mais pour le troisième siège de Twassoul il a obtenu suivant la règle du plus fort reste.

Le nombre de votants pour la liste régionale de Nouakchott est de 119 988  et le nombre de suffrages exprimés103 270

 

Un Million cent quatre-vingt-neuf Mille Mauritaniens étaient appelés aux urnes samedi pour le double scrutin législatif et municipal couplés. Ils étaient répartis dans 2769 bureaux de vote. 
18000 éléments des Forces armées et de Sécurité étaient appelé à voter vendredi soit un jour avant le scrutin.

Pour voir les derniers résultats, consultez (ici) notre site électronique lancé a l’occasion

 

Source: ALAKHBAR

Le Président de la République inaugure la faculté de médecine à l’université des sciences et techniques

altLe Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a, à l’occasion de la commémoration du 53ème anniversaire de l’indépendance nationale, coupé mardi après midi le ruban symbolique de la faculté de médecine à l’université des sciences et techniques.
Cette faculté est désormais ouverte aux jeunes mauritaniens aspirant à faire des études supérieures de médecine.
Le Chef de l’Etat a fait le tour des différents pavillons de la faculté et s’est enquis de ses composantes avant de suivre des explications sur ses équipements et son matériel ainsi que la qualité des prestations qu’elle présente aux étudiants dans les diverses spécialités médicales.
La pose de la 1ère pierre par le Président de la République de cette faculté remonte au mois d’août 2010 et les travaux ont commencé en août 2012 avec une enveloppe financière de 12 millions de dollars américains financée par la coopération chinoise.
La capacité d’accueil de cet édifice, qui dispose de plusieurs salles d’étude de 600 places chacune et de 3 laboratoires spécialisés équipés, est de 1000 étudiants.
La faculté couvre une superficie de 9000 mètres carrés abritant 2 amphithéâtres équipés de 550 places et des laboratoires spécialisés dans les maladies contagieuses distinct de la faculté pour plus de sécurité, un batiment administratif ainsi que des salles pour cobayes pour les besoins des expériences en plus d’une salle de cours, des locaux pour l’habitat des enseignants et des toilettes.
Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a souligné dans un mot pour la circonstance, que cet édifice scientifique va permettre aux étudiants de disposer d’un excellent climat propice aux études et aux recherches et contribuera efficacement à promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique et d’améliorer la qualité de la santé publique en répondant aux besoins exprimés en ressources humaines tant en qualité qu’en quantité.
Le gouvernement, a -t- il dit a mis au point un plan ambitieux pour développer le secteur de manière à améliorer ses performances et à diversifier l’offre de formation professionnelle en son sein en mettant en adéquation la formation avec les besoins marché national du travail et la recherche avec les grandes questions du développement.
Il a souligné que parmi les plus importants projets en cours, la construction d’un complexe universitaire dont certaines composantes sont sur le point d’être remises comme la faculté des sciences et techniques.
La conseillère à l’ambassade de Chine, Mme Sun Jun a, dans un mot au nom de l’ambassadeur, indiqué que ce projet traduit l’attention toute particulière que le Président de la République accorde au développement des sciences médicales et constitue une preuve de la profondeur des relations d’amitié mauritano chnoises.
Elle a ajouté que le gouvernement chinois a accordé au peuple mauritanien des financements et des aides suivant ses possibilités relevant les échanges et la coopération existant entre les deux pays dans le domaine médical.
Le gouvernement de Chine, a -t- elle noté, a invité au cours de ces dernières années beaucoup de fonctionnaires, d’enseignants et de travailleurs mauritaniens opérant dans le secteur de la santé à des sessions de formations et de recherche en République populaire de Chine.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, de plusieurs membres du gouvernement, et d’un parterre de médecins et de professeurs de la faculté, en plus du wali de Nouakchott, du président de sa communauté urbaine et des autorités administratives et municipales de la moughataa de Tevragh Zeina.

Source: AMI