Daily Archives: 21/11/2013
Activites du president des FLAM
Le Président des FLAM, M. Samba Thiam a eu d’importants échanges sur la situation politique nationale le mercredi 20 novembre et le jeudi 21 novembre 2013, avec, respectivement, la délégation de l’Union Européenne ( UE ) en Mauritanie à travers son ambassadeur chef de la mission, et une délégation de l’ambassade du Canada au Maroc conduite par son conseiller aux affaires politiques.
Flamnet.
Vers un réchauffement des relations mauritano-maliennes
La rencontre était attendue depuis longtemps. Elle n’aura finalement eu lieu que depuis hier seulement. En effet, en marge du troisième sommet arabo-africain qui s’est ouvert hier mardi 19 novembre à Koweït, le Président IBK a eu un entretien avec son homologue de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz.
Cette réunion a été élargie aux Présidents du Burkina Faso, Blaise Compaoré et du Niger Mahamadou Issoufou. Même si de façon officielle rien n’a filtré de cette rencontre à huis clos, il semblerait selon nos informations que c’est la sécurité qui a largement dominé les débats en plus du renforcement des relations bilatérales. Rappelons que c’est la première fois que les Présidents de ces différents pays se retrouvent ensemble.
Le sujet, il y a lieu de préciser que l’axe Bamako-Nouakchott n’était plus tellement au beau fixe. Un froid s’était installé entre les deux pays sans qu’on sache réellement ce que l’un reprochait à l’autre. Une situation qui a alimenté beaucoup de rumeurs et de supputations. Ainsi, certains avaient estimé que le Président mauritanien voyait très mal le manque d’attention du président IBK à son égard, lequel, lors de sa tournée de remerciement au lendemain de son élection, a ignoré l’étape mauritanienne.
Ceux qui appuient cette thèse invoquent le fait que le Président IBK continue de reprocher à son homologue mauritanien sa non-implication dans la résolution de la crise qui a ébranlé le nord du Mali presque une année durant et d’avoir accueilli à bras ouvert sur son sol les indépendantistes du MNLA.
Il semblerait aussi que c’est la raison pour laquelle le Président mauritanien n’a pas pris part à la cérémonie de début de mandat du président IBK qui s’est déroulée le 19 septembre dernier au stade du 26 mars en présence de plusieurs dirigeants du monde, dont le Souverain marocain, Sa Majesté Mohammed VI.
Par ailleurs, le Burkina Faso et la Mauritanie entretiennent également des rapports tumultueux en raison du mandat d’arrêt international délivré par les autorités mauritaniennes contre le conseiller spécial de Blaise Compaoré, Moustapha Ould Limam Chavii. Cet homme est accusé par les autorités de son pays d’origine d’avoir tenté de déstabiliser le régime mauritanien.
Cette rencontre est donc une bonne occasion pour ces pays d’arrondir les angles et de repartir sur de nouvelles bases d’autant plus que les défis du moment les obligent à se parler. Selon le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed, cette rencontre a permis de lever certaines équivoques qui ont miné les relations entre tous ces pays.
Rappelons que c’est aujourd’hui, mercredi 20 novembre, qu’ont pris fin les travaux du 19e sommet économique arabo-africain au Koweït sous le thème » Partenaires dans le développement et l’investissement « . La déclaration sanctionnant les travaux de cette rencontre, qui a regroupé environ 66 Chefs d’Etat ou représentants de pays, a mis un accent particulier sur la nécessité du renforcement de la coopération entre les deux ensembles dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.
Dans le volet économique, il s’agissait surtout de favoriser et faciliter l’investissement, augmenter le volume des échanges et des flux d’investissement et appuyer les initiatives en cours en faveur du développement industriel.
Source: Rapideinfo
L’éditorial de La Nouvelle Expression : On votera pour perdre
C’est parti. Sans grande effervescence, la campagne électorale est engagée. Une partie de la classe politique boycotte ces échéances prévues le 23 novembre 2013.
Entre désintérêt d’un scrutin sans saveur, longtemps attendu et plusieurs fois reporté, et l’amertume de certains politiques désarçonnés par le choix de leurs partis originels et qui ont opté d’aller aux élections sous les couleurs de partis satellites de la formation politique au pouvoir ou parti du président, le peuple peine à se retrouver ; partis satellites créés ou soutenus par l’Etat.
C’est ainsi qu’on fait de la politique en Mauritanie. Les mêmes politiques du même système des trois dernières décennies, les mêmes partis et surtout les mêmes pratiques parce qu’avec la bénédiction du même peuple ahuri et désappointé, la Mauritanie se perd de jour en jour.
Un peuple qui ne veut ni d’un programme, ni d’un idéal démocratique pour une expression libre et réfléchie de son devoir de citoyen.
L’argent, la tribu, la région, la classe sociale, etc. voilà la façon de faire ici et là en Mauritanie la politique.
L’argent, c’est le langage commun de tout le peuple vis-à-vis des candidats. Comme par le passé, aujourd’hui, l’argent est le meilleur moyen pour drainer des foules aux meetings des candidats les mieux nantis. Comme le système de bulletin unique peut constituer désormais un remède à l’achat des votes, des villages et bureaux de vote sont rémunérés selon leur score, d’où la fraude indirecte.
La tribu ou le déterminant de la réussite en Mauritanie. Encore et toujours, la tribu est ce facteur qui est au début et à la fin de l’exercice du vote dans ce pays. C’est-à-dire du choix du candidat aux électeurs potentiels pour l’éventuelle élection de celui-ci. Une équation antithétique de la culture démocratique en cours en Mauritanie.
La classe sociale, c’est clair et visible que même pour l’expression du nombre par les urnes on s’évertue à exclure les autres. Ces autres qui, malheureusement, n’ont pas choisi leurs parents et comme les parents ne doivent continuellement être regardés par l’œil inquisiteur comme des héritiers de «la petite tente» d’une société archaïque esclavo-féodale.
L’esclavage est passé par là, où injustement la société mauritanienne distribue des rôles aux hommes et femmes dans la communauté, suivant leur naissance.
Et plusieurs autres facteurs dégradants anachroniques continuent à se faire valoir dans le quotidien du politique mauritanien pour le destin de ce pays particulièrement particulier.
Il parait évident qu’aujourd’hui la priorité du Mauritanien et de la Mauritanie n’est pas d’aller aux élections mais forger un citoyen de droit et de devoir. On doit penser à la mise en place de comités de quartiers pour le civisme, la cohésion sociale et l’entente.
Ces comités devront s’évertuer à favoriser la connaissance mutuelle entre les citoyens de ce pays qui s’évitent au lieu de s’inviter pour un destin commun d’une Mauritanie triturée par les rangers et le Kaki mal inspirés.
Ainsi, ensemble on fera échouer les inspirateurs de ce cirque qui n’ont de slogan que « Soutien du Président qui est au pouvoir » et d’objectif que l’épanouissement individuel.
Sans ce préalable, à savoir repenser la Mauritanie, les élections par définition seront des moyens de distraire davantage le Mauritanien perdu dans un cyclone politico-politicien sans intérêt pour la Mauritanie.
On votera et toujours on perdra car le citoyen accomplira ce devoir capital sans comprendre sa valeur pour le devenir de la Mauritanie.
Camara Seidi Moussa
La Nouvelle Expression N°191 du 18 novembre 2013
Source: Rapide Info




