Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 23/11/2013

Elections en Mauritanie: Ce qu’il faut en attendre

 


Elections en Mauritanie: Ce qu’il faut en attendre  
 

 

Dans ces élections en vue, il va falloir regarder plutôt sur le voyant des municipales que celui des législatives pour avoir une idée plus juste des forces politiques en présence. Le poids de la proportionnelle grandissant – 80 sièges sont à pourvoir dans une proportionnelle sur un total de 147 -, les législatives ne sont pas forcément les seuls indicateurs pour jauger le poids de chacune des forces politiques en concurrence.
  Alors que la plupart des circonscriptions municipales connaitront un deuxième tour tellement la concurrence est forte pour départager dès le premier tour. Ceci dit, ce sont bien les résultats des législatives qui importent dans la mesure où c’est la future configuration de la Chambre des députés qui déterminera la composition du prochain gouvernement. Sur les 147 sièges donc, 80 seront pourvus dès samedi 23 novembre.
  Dans cette configuration, certains seront absents pour cause de boycott, notamment le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l’Union des forces du progrès (UFP). Ces partis devront fournir d’énormes efforts pour ne pas rester au bas de la route. Pour ce faire, ils devront arriver soit à créer un climat de crise et de blocage politiques, soit à se faire «embarquer» par leurs compagnons d’hier. Il faudra alors compter sur le «besoin d’opposition» dans la future configuration. Tawaçoul et APP peuvent-ils incarner à eux seuls l’opposition ? Tawaçoul va-t-il en faire justement une occasion de tourner la page de «l’opposition traditionnelle» ? Pour résumer : la scène politique pourra-t-elle se dérouler sans le RFD et l’UFP ?
  Si tout se passe bien, on pourra avoir une scène politique encore plus divisée que l’actuelle. D’une part une Majorité qu’il va falloir sortir du lot. Elle peut être composée de l’UPR et de ses satellites an lice. Elle peut comprendre un ou plusieurs des partis aujourd’hui d’opposition (Tawaçoul, APP, Wiam, Sawab). Mais la configuration la plus probable est celle qui donne Tawaçoul comme «chef de file de l’Opposition démocratique». Le parti islamiste pourra alors activer l’Institution de l’Opposition, profiter de cette manne politique pour préparer calmement (plus ou moins) la présidentielle prévue dans moins d’un an. L’absence du RFD et de l’UFP renforcera (plus et mieux) la position de Tawaçoul comme premier concurrent du pouvoir.
  Il faut dire que la présidentielle est déjà dans tous les esprits, qu’elle figure en bonne place dans tous les calculs d’aujourd’hui. Quelle force politique ne prend pas en compte ce rendez-vous dans son positionnement d’aujourd’hui ? Même le boycott est perçu comme moyen de faire pression pour avoir plus de «garanties» en 2014…
Mohamed Fall Ould Oumere

 

Noorinfo

Municipales et législatives à Sebkha : Des centaines de negro-mauritaniens empêchés de voter

Au lycée de Sebkha, des électeurs manifestent à 19h pour protester contre “le vol de leur droit de vote”. Ils sont des centaines selon des sources concordantes.  


Au bureau de vote 10 de Tevragh Zeina, ce samedi 23 novembre à midi. Crédit : Noorinfo/MLK  

Au bureau de vote 10 de Tevragh Zeina, ce samedi 23 novembre à midi. Crédit : Noorinfo/MLK  

 

 

  “Ils ont fermé les bureaux de vote à 19h comme prévu, mais ils ne les avaient ouverts qu’à 10h du matin. Comment peuvent-ils nous faire ça?” S’indigne Habib Ba, habitant de Sebkha, jeune commerçant, et fils du notable de cette commune, le fameux Thierno policier. 
  Des éléments de la garde ont été postés devant le lycée et tentent tant bien que mal de contenir la petite foule en colère. “Ils ont ouvert les portes tard dans la matinée, et ont fait entrer les gens au compte-goutte. C’est comme si tout était fait pour que Raby Haidara soit réélu ici en évitant le vote des gens qu’elle a noyé dans le mépris durant ces dernières années” argue à côté Mohamed Fall, un père de famille qui dit faire la queue depuis 15h de l’après-midi.
  Abdallahi Ahmed Miské, président du bureau 13 dans le même lycée, explique le retard dans quelques-uns des bureaux sis au lycée, par “l’absence d’isoloirs”.
  “D’autres bureaux dans cette enceinte de vote, ont été transférés, continue le président, “à cause des inondations”. “Mais ils n’ont prévenu personne. Et beaucoup n’ont pas pu exercer leur droit de vote car on ne les a pas prévenu et on n’arrive pas à leur dire au lycée où se trouve les bureaux manquants” explique un mandataire d’un parti de l’opposition.

 


File d'attente d'électeurs devant le lycée sebkha. Crédit : Alakhbar  

File d’attente d’électeurs devant le lycée sebkha. Crédit : Alakhbar  

Des bulletins nuls en perspective 
   
  Abou Alassane Sarr, mandataire de parti a constaté qu’on n’a pas assez sensibilisé les électeurs face à un scrutin très complexe : “quatre bulletins de vote à mettre dans quatre urnes, ce n’est pas facile pour les électeurs!” D’ailleurs le  président du bureau de vote N° 27 à école Cheikh Souleiman Ball à Sebkha Habib Ould Hassan a constaté que des électeurs se trompent et mettent les 4 bulletins dans une seule urne.

Le  même bureau, initialement, prévu à l’école 12, a été transféré à cause des inondations au lycée de Sebkha sans pour autant que les mandataires  et électeurs qui y sont inscrits en soient informés, s’est plaint un mandataire  de parti. Ce dernier dit avoir passé une heure de temps pour retrouver le nouveau bureau. 
  “Pas de sensibilisation, des bulletins toujours aussi compliqués, une population qu’on oublie très largement analphabète, une pléthore de partis cartables. Pas facile de s’y retrouver pour l’électeur lambda” précise Awa, une militante d’AJD/MR.
  Le président à déjà botté en touche depuis ce matin : S’agissant de la transparence dont se doute l’opposition, Mohamed Ould Abdel Aziz a indiqué que «l’essentiel est que les élections se déroulent dans la discipline et dans de bonnes conditions. En ce qui concerne maintenant  la transparence cela découle des prérogatives de la CENI».

Le président du parti Twassoul Mohamed Ould Jamil Mansour dit avoir constaté « plusieurs irrégularités » dans le déroulement du vote : Il a ainsi noté «l’expulsion » de son représentant d’un bureau de vote à Akjert et «l’interdiction» à d’autres parmi ses représentants d’accéder à certains bureaux de vote. 

 
Avec Agences   

 

Noorinfo

Mauritanie: élections législatives et municipales ce samedi

altPour la première fois depuis 2006, les Mauritaniens votent ce samedi 23 novembre pour élire leurs 147 députés et 218 maires. Soixante-quatre partis politiques sont en lice. Parmi les enjeux de ces élections : la participation, la répartition des  voix du côté des soutiens du pouvoir – qui présentent de nombreux partis -,  mais aussi le nouvel équilibre des forces d’opposition qui sortira du  scrutin. Un scrutin boycotté par dix partis d’opposition regroupés au sein de la COD,  la Coalition de l’opposition démocratique.  

En 2006, le RFD d’Amed Ould Daddah, Rassemblement des forces démocratiques, et l’UFP, Union des forces de progrès, de Mohamed Ould Maouloud, comptaient à eux deux 25 députés, dont 17 au seul RFD, faisant d’Ould Daddah le chef de file de l’opposition. Boycotter le scrutin d’aujourd’hui est donc un pari risqué pour ces deux formations, qui perdent de facto toute représentation. Et la place de leader d’opposition devient donc à prendre.

Qui sera le leader de l’opposition ?

Trois partis la convoitent : l’APP, Alliance populaire progressiste du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir ; El Wiam, de Boidiel Ould Houmeid, mais aussi le parti islamiste de Tawasoul, dont le score est la grande  inconnue du scrutin. En 2006, les partis islamistes étant interdits, les candidats de cette obédience avaient dû se présenter en indépendants, remportant quatre sièges à l’Assemblée. Lors de son congrès il y a un an, Tawasoul s’était dit prêt à une « révolution par les urnes », revendiquant 75 000 adhérents et des sections dans 48 des 54 départements.

Autre question : si le parti islamiste Tawasoul devance effectivement l’APP et El Wiam, que fera-t-il ? En 2009, Tawasoul s’était allié au parti au pouvoir pour les sénatoriales partielles, avant de réclamer en 2011 le départ du président avec la COD, la Coordination de l’opposition démocratique, qu’il a finalement abandonné dans sa décision de boycott aujourd’hui.

« Notre ambition est de gouverner le pays, mais pas avec Aziz [Mohammed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie, ndlr]. Pour le moment, nous restons de farouches opposants à son régime », déclarait récemment le secrétaire général de Tawasoul.

Rebattre les cartes politiques

Parmi les enjeux de ces élections, également, la désignation d’un nouveau chef de file de l’opposition, puisque le RFD fait partie des dix partis de la COD, la Coordination de l’opposition démocratique, qui boycotte le scrutin. Le parti au pouvoir, l’UPR, devrait s’imposer, mais pourrait devoir former une coalition, à cause de l’éparpillement des voix entre les nombreux partis pro-pouvoir. Ce scrutin est en tous cas l’occasion de rebattre les cartes politiques après le report répété des élections, initialement prévues en 2011.

Principale raison du report répété des élections, le blocage politique entre pouvoir et opposition. Fin 2011, suite à un premier report, quatre partis d’opposition dont l’APP du président de l’Assemblée nationale Ould Boulkheir et El Wiam de Boidiel Ould Houmeid  avaient ouvert le dialogue avec les autorités.

Espoir d’un consensus global

Les discussions avaient abouti à plusieurs réformes électorales, à commencer par la création de la Céni, Commission électorale nationale indépendante. Les onze partis de la COD avaient quant à eux refusé ce dialogue, dénonçant notamment un choix unilatéral de l’ordre du jour par le pouvoir. En août 2013, la COD avait annoncé le boycott des élections, alors prévues en octobre.

Quelques jours plus tard, le président Ould Abdel Aziz avait parlé d’un report de quelques semaines et envisagé l’élargissement de la Céni et la création d’un observatoire de surveillance des élections. La COD avait maintenu sa position de boycott, à l’exception des islamistes de Tawasoul. En octobre dernier, un dialogue inédit entre le pouvoir et la COD avait laissé entrevoir un espoir de consensus global. Il n’aura duré que trois jours.

C’est donc dans un climat toujours pas apaisé que se déroule le vote d’aujourd’hui, entre le boycott de la COD mais aussi la méfiance des partis d’opposition participants. Tous ont accusé la Céni de partialité, critiqué la mise en place très tardive de l’observatoire et émis des réserves, plus ou moins fortes, sur la crédibilité du scrutin.

 

Source: RFI

La Mauritanie “souffre d’une profonde crise institutionnelle”, dit l’International Socialiste

ALAKHBAR (Nouakchott)-Selon un communiqué de l’International Socialiste reçu à Alakhbar, “la Mauritanie souffre d’une profonde crise institutionnelle, le résultat d’un grand déficit démocratique”. 
Le pays “est dépourvu de parlement légal depuis deux ans alors que les élections, initialement prévues pour novembre 2011, ont été reportées à deux reprises et la convocation aux élections de novembre 2013 a été faite sans respecter les procédures en place”.
La Coordination de l’opposition démocratique (COD) dont le Rassemblement des Forces démocratiques (RFD), un parti membre de l’IS, fait partie, ont décidé de boycotter les élections “”à cause du manque de conditions démocratiques et équitables permettant à tous les partis et électeurs de participer dans un scrutin transparent, juste et crédible””.

Ce boycott est pour revendiquer “des élections consensuelles, où toutes les voix seront comptées, refuse l’abus des ressources publiques par le pouvoir, exige le respect de la transparence tout au long du processus électoral ainsi que des institutions démocratiques impartiales. Ceci est particulièrement important alors que la société étrangère qui a fourni les bulletins de vote pour les élections présidentielles de 2009 et qui fait de même pour ces élections législatives est actuellement poursuivie pour corruption et le paiement de pots-de-vin pour obtenir le marché”.

L’IS soutient le RFD et la COD dans leur proposition d’une plate-forme “raisonnable et réaliste en vue d’organiser, de façon consensuelle, des élections crédibles et transparentes qui constitueront une étape importante dans le chemin vers une véritable démocratie dans ce pays”.

Et selon l’IS à un moment où la lutte pour les droits et libertés vit des instants décisifs dans le monde arabe, nous restons convaincus que rien de moins que la démocratie sera suffisante pour la Mauritanie.

Source: ALAKHBAR

Mauritanie- Election: Alakhbr publie les 1ers résultats du vote des Forces armées et de Sécurité

altALAKHBAR (Nouakchott)- Quelques heures après la fermeture des bureaux Alakhbar publie les premiers résultats du vote des Forces armées et de Sécurité au niveau de la capitale Nouakchott et de l’Intérieur du pays:

– Wilaya (Région) du Hod el-Charghi

 

Moughataa (Département) de Néma : (deux  bureaux de vote) : dans le premier bureau le nombre d’inscrits est 486 et le nobmre de votants 221. Dans le deuxième  le nombre d’inscrits est 222  et le nombre de votants: 53

Moughataa de Bassiknou : nombre d’inscrit 231 et nombre de votants : 112

Adel Bagrou: nombre d’inscrit 32 et nombre de votants : 20

 – Wilaya du Hod el-Gharbi

 

Moughataa d’Aïoune : nombre d’inscrit: 491 et nombre de votants : 168

 – Wilaya de l’Assaba

 

Moughataa de Kiffa nombre d’inscrit: 547 et nombre de votants : 229

– Wilaya du Brakna :

 

Mouaghataa d’Aleg nombre d’inscrit : 720  et nombre de votants : 593

– Wilaya de l’Adrar :

 

Moughataa de Atar : (deux  bureaux de vote) : dans le premier bureau le nombre d’inscrits est 431 et le nombre de votants 339. Dans le deuxième  le nombre d’inscrits est 596 et le nombre de votants: 319

– Nouakchott :

 

Commune de Tayarett : Bureau de vote N° 30 (Génie militaire et Aviation civile)  nombre d’inscrits : 572  et  nombre de votant: 312

Commune de Toudjinine : Bureau de vote N° 30 46 ; nombre d’inscrits : 474 et nombre de votants : 220

Commune de El-Mina : Bureau de vote N° 46 , nombre d’inscrits : 326 et nombre de votants : 317

Commune de T. Zeina , Bureau de vote n° 32, nombre d’inscrits: 330 , et nombre de votants: 189 , bureau de vote n° 33 , nombre d’inscrits : 135 et nombre de votants 100 + 11 civils (présidents de bureau ou représentants de parti)  bureau de vote n° 35 , nombre d’inscrits: 247 et nombre de votant: 198

Commune d’Arafat , Bureau de vote n° 55  ( Gardes et Groupement général de la sécurité routière ) nombre d’inscrits : 506 et nombre de votants : 468

Commune du Ksar, Bureau de  n° 21, nombre d’inscrit : 799 et nombre de votants : 547. Bureau de : 33 nombre d’inscrits: 799 et nombre de votants : 524. les  bureaux  n° 23 et n° 35 ont refusé de communiquer le résultat.

À noter que la CENI na va pas faire la publication provisoire des résultats du vote des Forces armées et de sécurité qu’après le dépouillement du vote des civils ce samedi.