Daily Archives: 07/11/2013
L’opinion soulagée après l’arrestation du tueur de Khadji Touré
L’opinion est sous l’emprise du choc depuis deux semaines environ, suite au viol et au meurtre de la de petite fille Khadi Touré, âgée de 6 ans, kidnappée devant les siens pendant un moment de discrétion de ses parents.
La gamine avait été kidnappée par un monstre, qui a réussi pendant une dizaine de jours à détourner les pisteurs policiers lancés sur ses trousses, avant d’être arrêté mardi passé.
La police a arrêté mardi 5 octobre dernier dans la moughataa de Sebkha à Nouakchott un employé du bâtiment, inculpé du double crime de viol et de meurtre commis sur l’enfant Khadi Touré, il y a moins de deux semaines.
Aussitôt informée de l’heureuse nouvelle, l’opinion poussât un grand ouf de soulagement après des journées de panique d’être prise de nouveau dans l’engrenage de ces bourreaux sans foi ni loi qui sévissent dans tous les quartiers de la capitale.
L’opinion exige une politique sécuritaire draconienne
Les réactions qui ont suivi cette arrestation ont tout convergé vers l’appel des autorités à renforcer le dispositif sécuritaire et à punir sévèrement les coupables de viols et de meurtres pour limiter ce phénomène de plus en plus fréquent dans le pays.
Certaines personnes ont même requis l’application de la Charia en la matière, alors que d’autres ont recommandé la castration chimique. Les plus cléments pour les bourreaux ont requis des peines incompressibles de 20 à 30 ans pour les présumés auteurs de ces barbaries.
Les réactions ont également rendu un vibrant hommage à la police pour le gros travail réalisé, avec cette arrestation du tueur, demandant davantage de vigilance et de mesures sécuritaires pour permettre au citoyen d’être à l’abri des ces réseaux du banditisme qui pullulent et qui tuent le plus souvent après l’accomplissement de leurs forfaits de vol et de viol.
Md O Md Lemine
Source: Le Renovateur
Livre : Une nuit à Madina Do Boé d’Abderrahmane Ngaïde
La trame de ce récit s’inspire de la réalité des drames quotidiens que vivent et entretiennent les dirigeants africains et leurs foules.Tout est tissé à travers la vie et le discours du personnage principal, le jeune philosophe Baltazar.
« Le palais présidentiel est encore en ruines. Les chirurgiens de l’hôpital qui ont réceptionné le corps sont en train d’en recoudre les morceaux.Ils reconstituent ce qu’il en reste afin de déclarer, de manière formelle, la mort de celui qui présidait aux destinées du pays.
Un tas de chair humaine exposé aux visiteurs stupéfaits devant cette réalité devenue si courante qu’elle ne dérange plus personne dans la capitale.
Elle ne dérange plus les Africains de manière générale, car ils pensent que cette façon de faire mourir devrait être le sort de presque tous les dirigeants qui s’accrochent au pouvoir. Ceux qui ne savent pas qu’une retraite est possible, qu’une vie après le pouvoir existe ».
La trame de ce récit s’inspire de la réalité des drames quotidiens que vivent et entretiennent les dirigeants africains et leurs foules. Tout est tissé à travers la vie et le discours du personnage principal, le jeune philosophe Baltazar.
L’auteur grossit les images pour s’éprouver lui même et s’indigner devant une situation qui tend à devenir normale. Au fond du trafic en tout genre, apparaissent, en filigrane, tous les désordres qui tendent à annihiler les efforts des uns comme des autres pour penser un devenir meilleur pour cette partie du continent. Pour autant, l’auteur n’est pas pessimiste et croit fortement à un possible rebondissement.
Abdarahmane Ngaïdé est historien, essayiste, romancier et poète. Il vient de publier L’esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936, aux Éditions L’Harmattan.
Il publie aux éditions Le Nègre International (Sénégal/Dakar) un roman, Mbourourou Mbarara. Il termine la rédaction d’un autre livre intitulé Entretien avec le Pr. Boubacar Barry. De la source à l’embouchure ou l’itinéraire d’un historien de l’intégration.
Couverture : photo de l’auteur ISBN : 978-2-343-01711-2 14,50 € Editions L’Harmattan Date de parution 2013-11
Source: Le Renovateur




