Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 08/11/2013

Mauritanie : « Nous participons aux élections pour occuper des espaces politiques » (Ibrahim Sarr)

altLe parti d’opposition mauritanien, AJD/MR participent aux élections législatives et municipales du 23 novembre « pour occuper des espaces politiques »,  a expliqué  son président, Ibrahima Mocotra Sarr. Il  s’exprimait au lancement jeudi  à Nouakchott de sa compagne électorale.

 « Nous devons aller aux élections pour occuper des espaces politiques, afin de continuer à exister, pour poser les problèmes tels que nous avons pu poser la question nationale :  la question de la cohabitation qui,  pour nous, est la question frontale du pays », a-t-il déclaré.

 

pour sa part, le directeur de campagne nationale de l’AJD/MR, Mohamedou Diallo a informé que « le parti a déposé 17 listes pour les municipales et 11 listes pour les législatives dont deux listes coalisées : celle de Badabé, où nous partons avec nos camarades de El Wiam et celle de Zoueirat, où nous partons avec nos camarde de Tawassoul » .

 

Justifiant ces coalitions,  Mohamedou Diallo a poursuivi : «  Parce que nous sommes un parti et nous concertons avec toute la classe politique. Et par moment,  nous tissons des alliances avec qui nous avons pu trouver des points d’entente »

Source: Alakhbar

CENI : Déclaration

altCitoyens, Citoyennes,
C’est demain vendredi, 8 novembre à zéro heure que s’ouvre la campagne électorale pour les élections législatives et municipales du 23 novembre 2013 qui sera close le jeudi, 21 novembre à minuit.

Au terme du processus de validation effectué par la CENI, 438 listes candidates ont été retenues pour les élections législatives et 1.096 listes pour les municipales.

     Soixante Quatre (64) Partis politiques compétissent au titre des élections législatives et Quarante Sept (47) au titre des élections municipales. La loi organique, n° 2012-027 du 12 Avril 2012 instituant la Commission électorale nationale indépendante stipule dans ses articles 3 et 4 que la CENI « assure le contrôle de la campagne électorale et veille au respect du principe de l’égal accès de tous les candidats en compétition aux organes officiels de la presse écrite et audiovisuelle…..». 

A cet effet, les Structures de la CENI resteront en état de mobilisation permanente, tant à l’échelon central qu’au niveau de ses antennes régionales et locales.

Dans ce cadre, la CENI s’engagera dans une démarche de suivi et d’accompagnement et se tiendra à l’écoute de tous les acteurs du processus électoral, en toute indépendance et impartialité, afin que cette campagne soit l’occasion de l’émergence d’un discours politique  responsable à même d’éclairer l’électeur en vue d’accomplir son devoir citoyen en pleine connaissance de cause

Pour parvenir à cette fin, la CENI invite les différents partenaires du processus à s’acquitter, chacun à son niveau, du rôle qui lui incombe en vue du bon déroulement de cette campagne électorale et de la promotion des principes démocratiques dans notre pays.

  Elle compte sur le sens de la retenue et le civisme des candidats pour le respect d’un code de conduite qui exclut tout propos de nature à susciter des réactions négatives ou à porter atteinte à la dignité et à la vie privée des autres acteurs de la compétition électorale.

Elle compte également sur l’apport indispensable de la société civile en matière de  sensibilisation et d’éducation citoyenne en direction des électeurs.  Elle compte aussi sur la neutralité des autorités administratives et leur disponibilité constante pour garantir la sécurité nécessaire à l’organisation de la campagne dans de bonnes conditions.   

Enfin, la CENI exhorte les médias publics et privés, à faire prévaloir les règles déontologiques édictées par leur profession et à observer, en ces moments de haute sensibilité, le sens de la mesure et de la neutralité dans la couverture des évènements.

Elle a bon espoir que l’action de la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA), en collaboration avec les services de la CENI, aura un effet positif à cet égard. 

C’est le lieu de rappeler aux uns et aux autres que la campagne électorale devra s’inscrire dans une dynamique de saine émulation devant présider à la tenue d’élections libres, indépendantes, transparentes et crédibles.

Aussi, la CENI attend-elle des acteurs politiques, des candidats et des électeurs dans leur ensemble un comportement résolument civique leur permettant de s’engager aussi activement qu’ils le veulent pour promouvoir leurs idées et leurs programmes électoraux, tout en demeurant animés d’un esprit de tolérance, d’ouverture et de respect du concurrent.

Nouakchott, le 7 novembre 2013

La CENI 

«Si Messoud n’existait pas, la Mauritanie allait l’inventer», dixit Messoud Ould Boulkhair

altLe Président de l’Assemblée Nationale, Messoud Oud Boulkhair était l’invité mercredi soir 6 novembre 2013 de la télévision privée Al Watanya. Durant plus de deux heures d’horloge, le vieux patriarche Harratine est revenu sur tous les sujets, politique, économique, social de la vie du pays. Face à trois journalistes dont le doyen Brahim Ould Abdallahi et Fatimetou Sow Deyna, le Président de l’Alliance Populaire Progressiste est resté égal à lui-même en termes de franchise et clarté. Chaque fois, il ponctuait le débat dune des répliques dont il a le secret qui permettent d’égayer l’assistance. Tout est passé. Depuis les raisons qui ont motivé sa position de soutenir Sidi Ould Cheikh Abdallahi au coup d’état du 6 août 2008, la création du Front National pour la Défense de la Démocratie en passant par les accords de Dakar et les élections de juillet 2009. Messoud Ould Boulkhair a évoqué aussi toutes les péripéties de la préparation d’un dialogue qui devait être inclusif. Refus du Président Aziz. Surenchère de la COD. Refus de la COD d’entamer un quelconque dialogue. Rencontres d’Aziz avec les Présidents des différents partis. Déclaration le 28 novembre 2010 de sa disposition à ouvrir un dialogue avec l’opposition. L’esclavage existe en Mauritanie. Le pays va très mal économiquement parlant. Les élections de novembre auraient gagné à être plus intéressantes si tout le monde y participait, cependant moi et certains autres partis, notamment de la CAP y prenons part. Ni la France, ni l’Union Européenne ne constituent plus pour moi un modèle ni en démocratie ni en quoi que ce soit. C’est eux qui ont légitimé le coup d’état du 6 août 2008. Je n’ai plus aucune confiance en la CENI, une institution dont les fonctionnaires ont été pris sur la base de népotisme et de tieb tieb. Je suis le premier Harratine qui a demandé l’émancipation de la couche, j’avais à peine 21 ans. Mon témoin est encore vivant, c’est Ahmed Ould Mohamed Saleh. Si je n’existais pas, la Mauritanie allait m’inventer.

 

Source: Le Calame