Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 24/11/2013

Déclaration : Démission de l’AJD/MR

altDiallo Alpha, Ancien Premier Secrétaire de l’A.J.D, Ancien chargé de missions de l’A.J.D, Chargé de la dynamisation des cadres de l’AJD/MR.  

A l’occasion des élections législatives et municipales du 23 Novembre 2013, j’ai été en même temps que d’autres militants du parti, candidat pour diriger la liste régionale des législatives de la circonscription électorale de Nouakchott. Ainsi, une commission de désignation fût mise en place pour départager les différends candidats.  

Selon cette commission, après l’élaboration de critères, leur interprétation et application, ma candidature fut écartée au profit d’une autre dont le militantisme serait plus visible, plus énergique au niveau du parti que mon militantisme à moi. Le rejet de ma candidature fût confirmé par une partie du BP suite à un vote au terme duquel je me suis retrouvé avec 5 voix contre 8 pour mon rival. Hé bien !!!  

Mais un militantisme politique aussi résolu qu’il soit, aussi énergique et déterminé qu’il soit a besoin d’un cadre politique à l’intérieur duquel il va se déployer, s’exercer. Or ce cadre politique qu’est l’AJD, je l’ai non seulement créé avec d’autres de mes camarades mais j’en ai aussi assumé les plus hautes responsabilités de la date de sa création en 1999 jusqu’au congrès de 2002 où j’ai passé le flambeau à Mody Cissé sur ma propre décision.  

Depuis sa création jusqu’à nos jours, mon militantisme n’a jamais tari, ne s’est jamais affaibli pour la survie de ce Bébé que j’ai conçu. La preuve, c’est que, à l’occasion même des préparatifs de ces élections de Novembre 2013, le parti m’a envoyé en mission à Kiffa pour mettre en place les deux listes législatives et municipales.  

J’ai effectué la mission avec succès et l’AJD a eu pour la première fois à Kiffa les deux listes législatives et municipales grâce à mon expérience du terrain politique.  

  Paradoxalement, d’autres missionnaires n’ont pas eu le même succès. D’ailleurs, le concept de « militantisme moins visisible » utilisé pour rejeter ma candidature et pour exprimer mon rapport avec l’A.J.D/MR est inapproprié pour rendre compte de ce rapport. Il serait beaucoup plus adéquat à mon propos de ne même pas parler de militantisme du tout mais bien plutôt du « géniteur de tous les militantismes à l’intérieur de l’AJD même prolongée jusqu’au MR ».  

Les faits sont là. Du statut du premier responsable de l’AJD, son premier « Premier Secrétaire », je me retrouve aujourd’hui dans une situation où l’AJD/MR me refuse la possibilité de diriger même une liste législative « je ne dits pas même pas nationale mais régionale ».  

Si j’ai continûment eu assez de militantisme pour être présent à tous les grands rendez- vous de l’AJD/MR, je n’ai par contre aucune disposition à accepter ce lynchage politique, cette descente aux enfers que l’on se plaît de surcroît à chanter, à magnifier dans tous les lieux publics.  

La conséquence de cette erreur de jugement est que, à compter de la date de diffusion de cette déclaration, le 21 Novembre 2013 à 21h, je démissionne de l’AJD/ MR et de toutes mes responsabilités dans ce parti.  

Je demande aux nombreux militants de ce parti qui y sont venus parce que croyants à la sincérité de mon engagement politique, de comprendre le sens de mon geste.  

Dieu sait que des actions invisibles que l’on n’expose pas en public, aux actions visibles que chacun peut lui- même tester, j’ai consacré toutes mes ressources intellectuelles , physiques et modestement financières à l’existence et à la perpétuation de ce parti et cela depuis quinze(15) ans. Quand avec mon statut, je milite 15 ans dans un parti et qu’il me refuse la direction d’une liste régionale, je démissionne de ce parti.  

Mon militantisme dans ce parti remonte à 1998, depuis qu’un certain parti nommé « Action pour le Changement » « AC » nous a suspendu et exclu de ses rangs, nous, les créateurs de l’AJD, nous, les éternels ouvriers de la politique.  

Nouakchott le 21 Novembre 2013 à 21h.  
Diallo Alpha, Leader historique de l’AJD.  

Source : Diallo Alpha

Source: boolumbal

Résultats conditionnels partiels des scrutins législatifs et municipaux

 

Résultats conditionnels partiels des scrutins législatifs et municipaux

Les résultats continuent de tomber au compte-goutte, contrairement à la tradition des scrutins qui donne les grandes tendances électorales à la fin de la première soirée de la journée des votes.
Les sources officielles dont la CENI brillent jusqu’à l’heure par leur  absence du devant de la scène dans l’annonce en premier de ces résultats électoraux. Selon des premiers décomptes non officiels l’UPR vient en tête suivi du parti Tawassoul
L’UPR aurait perdu les députations de : Rosso, Chinguitty, Tevragh Zeina et un siège ou deux pour la liste nationale. L’UPR aurait gagné la députation de Boutilimit ainsi que les communes de cette moughataa, Barkéol Boumedeid,  Bir Moghrein en avance à Zouerate,  Tamchekett, Tidjikja, Chami,  Aouleigatt.
Karama Ghassem Ould Bellali se dirige vers une large victoire à la députation et à la mairie de Nouadhibou
Sursaut en avance à Kankoussa, en ballotage avec Tawassoul à Guerrou et avec l’UPR à Mederdra pour la mairie, en ballotage avec l’UPR à Timbedra,
El Wiam : Députation Rosso  avec second tour avec l’UPR pour les communes ; Mairie d’El Ghidiye, second tour à Mederdra avec l’UPR pour la députation
Tawassoul : Second tour à Guerou avec Sursaut, avance à Tintane avec probabilité d’un second tour et également à Ouad Naga.
Pour Nouakchott Tawassoul rivalise UPR sur la liste nationale
Le taux de participation peut être de 65%.

 

Source:cridem

Les observateurs internationaux et nationaux: Remarques formelles et consensus sur la transparence du Scrutin

Les missions d’observateurs nationaux et internationaux ont jugé à l’unanimité, samedi soir, à Nouakchott que les élections législatives et municipales, dont le premier tour a eu lieu samedi 23 Novembre 2013 sur toute l’étendue du territoire national, étaient transparentes et que les opérations électorales se sont déroulées avec fluidité.
Interrogées par les équipes mobiles de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), ces missions ont salué l’attitude du citoyen mauritanien vis-à-vis du scrutin, soulignant la volonté des autorités supervisant les élections de créer le climat propice au succès de leur déroulement.
Dans ce cadre, l’ambassadeur, Habib Kaabachi, chef de la mission d’observation de l’organisation de la Coopération Islamique (OCI), qui participe pour la deuxième fois à l’observation des élections mauritaniennes a spécifié qu’il a pu constater l’évolution survenue dans la gestion des opérations électorales et la volonté des pouvoirs publics, à travers la création de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), qui a supervisé toutes les étapes du processus électoral, de garantir la neutralité dans le processus, ce qui constitue un acquis.
Il a ajouté que la mission, qui a visité 30 bureaux de vote, a remarqué l’intérêt accordé par le citoyen à accomplir son devoir électoral et son souci de choisir ses représentants à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux, notamment les femmes qui ont pris part dans de longues files en attendant leur tour pour participer au scrutin, ce qui dénote de l’importance qu’elles accordent à cette opération.
Il a ajouté que les opérations de vote ont été marquées par la discipline au niveau des électeurs et des équipes supervisant les bureaux de vote. Néanmoins, a-t-il dit, des remarques ont été enregistrées. Mais ces remarques n’influent pas sur le déroulement de l’opération électorale.
Il a notamment cité parmi ces remarques le fait que certains électeurs mettent les 4 bulletins de vote dans une même urne et le retard pris par certains dans l’opération de vote, ce qui a entravé la fluidité à certains moments.
Il a aussi souligné que les mauritaniens ont prouvé leur maturité en effectuant 4 opérations en même temps, précisant que beaucoup de peuples n’ont pas cette aptitude.
De son côté, M. Ibrahim Boulihya, président de la mission des observateurs algériens a dit: “Nous ne voulons pas rendre des jugements préalables sur cette opération bien qu’elle s’est déroulée dans le calme total donnant ainsi un bond qualitatif pour la scène politique nationale”.
Il a ajouté qu’en réalité, “les élections qui ont eu lieu aujourd’hui ont constitué un gage difficile pour la CENI qui l’a gagné”, soulignant que le scrutin s’est déroulé dans une transparence totale et une fluidité absolue.
Malgré cela, a-t-il dit, nous avons enregistré certaines remarques qui n’influent pas cependant sur le déroulement de l’opération, précisant à ce sujet que certains électeurs prennent beaucoup de temps pour voter en raison de la complexité de l’opération.
Quant à l’ambassadeur Alaa Zouhri, chef de la mission de la ligue arabe, il a indiqué que sa mission s’est subdivisée en six groupes qui ont suivi le déroulement des opérations électorale du début à la fin.
Il a affirmé que le scrutin d’aujourd’hui a débuté dans d’excellentes conditions dès les premières heures de la journée et que tout le matériel nécessaire à la réussite de l’opération était disponible dans les bureaux de vote.
Malgré cela, ajoute l’ambassadeur, il y a eu des difficultés dont la nature du scrutin qui concernait 4 votes à la fois, ce qui prolongeait l’opération de vote pendant au moins 10 minutes par personne, surtout pour les personnes âgées.
Il a ajouté que certains présidents de bureaux se sont rattrapés à la mi-journée à travers l’augmentation des isoloirs derrière lesquels les citoyens traduisent leurs choix, ce qui a contribué à la création d’une certaine fluidité des opérations dans les bureaux de vote qui ont connu un afflux aux 1ères heures de la journée.
Le président de la mission d’observation de la Ligue Arabe a précisé que certains responsables des bureaux disposent d’une grande expérience dans le domaine des élections au moment où d’autres en manquent, ce qui se reflète sur le déroulement du scrutin dans certains bureaux.
Sur la transparence, l’ambassadeur Alaa Zouhairy a indiqué que les observateurs ont pris connaissance des avis des participants à l’opération électorale et ont sondé l’opinion de ces participants ainsi que celle des observateurs faisant des tournées sur le terrain qui leur ont permis de juger que le scrutin est transparent.
Pour sa part, M. Mohamed Salem Ould Dah, un des observateurs nationaux du scrutin a relevé que l’afflux au niveau des bureaux de vote a dépassé les prévisions. C’est ainsi que certains bureaux ont connu un surnombre de candidats au vote.
Il a ajouté que l’opération se déroule toutefois dans de bonnes conditions selon le témoignage de tous ceux qui sont à l’intérieur des bureaux dont les représentants des listes et partis en lice ainsi que les observateurs internationaux qui ont suivi l’opération depuis son lancement et qui ont fait mention de leur entière satisfaction au sujet de son déroulement.
M. Ould Dah a encore dit qu’aucun des protagonistes n’a fait d’observation négative sur le scrutin d’aujourd’hui, exception faite de certaines observations sur la forme pour lesquelles les présidents et les membres des bureaux de vote ainsi que les représentants de la CENI ont réagi dans le bon sens.

 

Source: AMI

Nucléaire iranien: accord historique entre Téhéran et les puissances occidentales

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C’est un accord qui met fin à 10 ans de crise entre l’Iran et les grandes puissances. Après jours jours de négociations à Genève, Téhéran et les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que l’Allemagne sont parvenus à un terrain d’entente intérimaire de six mois sur le programme nucléaire iranien controversé. Selon les Américains, il prévoit que l’Iran stoppe l’enrichissement de l’uranium au dessus de 5%, et qu’il n’installe pas de nouvelles centrifugeuses.  

Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif, l’accord est « un résultat important mais c’est seulement un premier pas ».  Le président iranien Hassan Rohani déclare, lui, sur son compte twitter, que cet accord va « ouvrir de nouveaux horizons ».

Devant les journalistes, à l’issue de négociations marathon, Mohammed Javad Zarif a ajouté que l’accord contient une « référence claire selon laquelle l’enrichissement va continuer » en Iran, une question qui a été considérée longtemps comme la principale pierre d’achoppement des négociations.

« Le droit à la technologie nucléaire est un droit inaliénable », a encore indiqué le ministre, en ajoutant que le « combat que nous avons mené depuis plusieurs années avait pour but que la communauté internationale reconnaisse » que l’Iran exerce ce droit. « Nous pensons que cet accord et le plan d’action » signifie que « le programme nucléaire iranien va continuer », a-t-il conclu.

Vers la sortie d’une longue impasse diplomatique

L’accord préliminaire sur le nucléaire iranien conclu cette nuit à Genève entre Téhéran et les grandes puissances doit permettre de réduire l’ampleur du programme atomique de la République islamique, en échange d’un allégement des sanctions qui pèsent sur elle.

L’accord a été conclu après plus de quatre jours de négociations et constitue un premier pas vers la sortie d’une impasse diplomatique vieille de plus d’une décennie. Il suspend les volets les plus controversés du programme atomique de l’Iran en lui imposant d’arrêter l’enrichissement d’uranium au-dessus de 5%, de neutraliser ses réserves enrichies à 20% et de stopper le projet de réacteur à eau lourde d’Arak.

En échange, les six grandes puissances s’engagent à ne pas imposer de nouvelles sanctions au cours des six prochains mois, et les Etats-Unis estiment que l’allégement des restrictions existantes va permettre à Téhéran d’accéder à des milliards de dollars de revenus liés au pétrole, aux produits pétrochimiques, à l’or et au secteur automobile.

Les Occidentaux se félicitent mais demeurent prudents

Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, précise de son côté que l’accord ne reconnaît à l’Iran que le droit au nucléaire civil. Le camp français, qui a manifesté son intransigeance lors de la précédente série de négociations au début du mois,  s’est ainsi prudemment contenté de souligner que l’accord « exclut (…) tout accès à l’arme nucléaire » de la part de l’Iran.

Le secrétaire d’État américain John Kerry  a estimé que l’accord conclu à Genève rendra « le monde plus sûr, Israël et nos partenaires dans la région plus sûrs », alors que le bureau du Premier ministre Benjamin Netanayhu dénonçait dans le même temps un « mauvais accord », affirmant que Téhéran avait  obtenu « ce qu’il voulait ». Pour sa part, Naftali Bennett, le ministre de l’Economie israélien, a assuré que son pays n’était pas lié par l’accord de Genève : « Israël n’est pas engagé par l’accord de Genève. L’Iran menace Israël et Israël a le droit de se défendre ».

De son côté, Barack Obama a salué une première étape importante, et a demandé au Congrès américain de ne pas imposer de nouvelles sanctions à Téhéran.

 

Source: RFI.FR