Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 27/11/2013

Elections du 23 Novembre 2013: une régression démocratique ou une démocratie à la mauritanienne ?

Pour la majorité du peuple mauritanien, les élections consistent en une liste nationale électorale, des candidates de partis politiques, des campagnes électorales, des bulletins de vote, des isoloirs et des caisses scellées où on y dépose des bulletins le jour du scrutin. 

Une liste électorale nationale consensuelle, une autorité indépendante en charge d’organiser les élections, des observateurs nationaux (observatoire) et des observateurs internationaux, font la fierté des pays ayant atteint ce stade sur la voie de la démocratisation de leur vie politique, économique et sociale. 

Concernant les municipales et législatives qui viennent d’être organisées le 23 novembre courant, notre pays a réuni l’essentiel des conditions requises pour organiser des élections justes et transparentes. 
L’idéal aurait pu être atteint dans les présentes échéances électorales et le cauchemar d’un probable printemps arabe, éloigné à jamais de nous, si tous les acteurs politiques avaient cautionné de telles conditions et participé, en conséquence, à la compétition. 
Quant aux résultats partiels de ces élections, ils reflètent pour certains une régression de notre démocratie alors que pour d’autres, ils font émerger les contours ‘’d’une démocratie à la mauritanienne’’. Celle-ci se caractérise par la prééminence de l’intérêt personnel sur l’intérêt général et un retour et/ou une radicalisation de l’appartenance tribale, régionale, communautaire et même familiale au sens le plus strict du terme. 
D’autre part, la tendance des résultats qui parviennent lentement et de manière parcellaire à la CENI, conduira à la disparition de l’opposition dialoguiste (El Wiam, APP et Sawab) et la contraindra avec Tewassoul à se répartir entre la Majorité présidentielle et l’opposition radicale (le parti qui aura gagné plus de sièges à l’Assemblée nationale s’arrangera malgré lui du côté de l’opposition). 
Tout analyste intéressé par la compréhension et l’explication des résultats de cette échéance électorale, devra s’intéresser d’une part, à l’inconvénient de la multiplicité des partis politiques et aux anomalies de leur fonctionnement, à la mentalité des mauritaniens, à leurs motivations pour le vote et à leurs attentes des élus. 
L’analyse de la répartition tribalo-ethnique par rapport au découpage administratif actuel, du rôle de l’administration et de l’argent, aidera davantage nos académiciens et hommes politiques à caractériser, dans ses formes et son contenu, notre propre démocratie en émergence. 
La suppression de la candidature indépendante et d’une ancienne forme répandue du nomadisme politique, est à l’origine de l’encouragement de la prolifération des partis politiques et aux facilités qui leur sont accordées en matière de conditions de création; l’un des buts supposé étant d’avoir un nombre suffisant de partis proches du parti-Etat, destinés à contenir ses mécontents et à contribuer, probablement, à l’apprentissage d’une nouvelle classe politique. 
Mais, le revers de la médaille ne semble pas préoccuper l’initiateur de cette idée de créer des partis satellites car le rôle de ceux-ci pourrait facilement passer d’une soupape de sécurité à une véritable source de mal.
Les querelles intestines, le nomadisme des mécontents à travers les partis et des électeurs dans l’espace sous pressions des candidats, représentent les principales caractéristiques des hommes politiques mauritaniens et du fonctionnement des partis. 
Au sein de l’ensemble des partis politiques, personne ne peut en effet nier l’existence de conflits discrets qui opposent la première génération des militants des partis aux nouveaux venus, y compris ceux qui sont récupérés lors d’une échéance électorale. 
Dans la confection de leurs listes pour les dernières municipales et législatives, les partis ont commis des erreurs parfois suicidaires, mais ils ont tous fait des efforts sensibles envers surtout nos frères haratines et négros africains. Ce dernier geste, louable de tous les points de vue, aurait pu être payable tant pour les candidats que pour les partis, si les choix étaient pertinents par rapport aux spécificités des localités et des groupes tribalo-ethniques qui y sont ciblés.
S’agissant du déplacement des électeurs et du recours aux divers partis par les mécontents-candidats, ils sont des phénomènes qui entachent davantage un jeu faussé au départ par le nombre exagéré de députés par rapport à la population totale et par l’absence de conditions contraignantes au niveau de l’éligibilité des candidats ou de leur représentativité. Ces pratiques sont pour le moins ridicules et contraires à la réglementation, dans des cas et à la morale et la discipline des partis, dans d’autres.
De par leur nature et sous l’effet double de l’ignorance et de la pauvreté, les mauritaniens sont généralement acquis pour l’Etat et ses choix de tous genres. Ceci est plus évident dans l’est et le centre du pays où les habitants sont majoritairement favorables à l’Etat et à son parti (parti-Etat) car ils sont profondément attachés à d’anciennes visions et alliances fondées sur des critères trop traditionnels. 
Ces mêmes vertus font aussi que l’enjeu des élections, répond localement à une logique plus rétrograde qu’objective où la motivation des électeurs pour le vote n’a rien à voir ni avec leurs attentes des élus ou la qualité des programmes de ces derniers, ni avec le statut du parti et de son leader. A propos, seuls les partis (ou les individus) qui concurrencent l’Etat dans son rôle relatif particulièrement au développent local, peuvent espérer influencer cette tendance et conquérir un certain espace dans cette partie de la Mauritanie
Sur le plan technique, le transfert des compétences du Ministère de l’Intérieur en matière d’organisation des élections vers la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rappelle, pour les mauritaniens, la substitution du corps de la police par le Groupement Général pour la Sécurité Routière (GGSR). 
Le nombre et la répartition géographique des bureaux sur l’étendue du territoire national, le nombre de partis candidats et des bulletins de vote, le retard dans le dépouillement et la qualité des résultats de celui-ci, ont dévoilé l’incapacité de cette institution en expérimentation et confirmé la complexité du vote cette année et la difficulté pour la majorité des électeurs d’accomplir correctement son droit civique.
Par ailleurs, le cliché résultant de ce scrutin laisse encourager le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz à démarrer, après les prochaines élections présidentielles, une dynamique d’union qui consisterait à organiser, à l’issue d’un dialogue regroupant l’ensemble des acteurs politiques, des élections municipales et législatives anticipées. 
Partant donc du principe que le mandat des Conseils municipaux et de l’Assemblée nationale qui sortiront des présentes élections ne durera pas plus de deux ans, les partis politiques sont alors invités à procéder à une évaluation claire et objective du déroulement de tout le processus électoral y compris laCENI qui en est le principal organe responsable. 
Ainsi, on découvrira le besoin pour chaque parti de mettre en place une stratégie fondée sur les leçons tirées de cette expérience, notamment en ce qui concerne la nécessité de prendre en compte les particularités de notre société et de procéder à la révision de la composition actuelle de la CENI
Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb

Source: rapideinfo

Mauritanie: résultats des législatives pour la liste régionale de Nouakchott

Selon les résultats complets provisoires des élections législatives du 23 novembre en Mauritanie, obtenus par Alakhbar, l’UPR (Pouvoir) est en tête de la liste régionale de Nouakchott. Il est suivi de Twassoul puis de l’APP  (Opposition).
Résultats:

– UPR : 17 357 voix – 3 sièges de député

– Twassoul : 15 488  voix – 3 sièges

– APP : 13 027 voix -2 sièges

– AJD/MR: 4 918 voix – un siège

– Sursaut : 3 823 voix -un siège

– El-Wiam : 3 085 voix -un siège

– El-Vadhila : 2 689 voix -un siège

– El Karama : 2 518 voix -un siège

– PDA : 2 239 voix -un siège

– El-Islah : 1857 voix -un siège

– Ravah: 1 664 voix – un siège

– UDP : 1 649 voix – un siège

– PRDR: 1 647 voix -un siège

L’UPR a récolté ses 3 sièges par le nombre de voix obtenues de même que Tawassoul et APP pour leurs deux sièges chacun mais pour le troisième siège de Twassoul il a obtenu suivant la règle du plus fort reste.

Le nombre de votants pour la liste régionale de Nouakchott est de 119 988  et le nombre de suffrages exprimés103 270

 

Un Million cent quatre-vingt-neuf Mille Mauritaniens étaient appelés aux urnes samedi pour le double scrutin législatif et municipal couplés. Ils étaient répartis dans 2769 bureaux de vote. 
18000 éléments des Forces armées et de Sécurité étaient appelé à voter vendredi soit un jour avant le scrutin.

Pour voir les derniers résultats, consultez (ici) notre site électronique lancé a l’occasion

 

Source: ALAKHBAR

Le Président de la République inaugure la faculté de médecine à l’université des sciences et techniques

altLe Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a, à l’occasion de la commémoration du 53ème anniversaire de l’indépendance nationale, coupé mardi après midi le ruban symbolique de la faculté de médecine à l’université des sciences et techniques.
Cette faculté est désormais ouverte aux jeunes mauritaniens aspirant à faire des études supérieures de médecine.
Le Chef de l’Etat a fait le tour des différents pavillons de la faculté et s’est enquis de ses composantes avant de suivre des explications sur ses équipements et son matériel ainsi que la qualité des prestations qu’elle présente aux étudiants dans les diverses spécialités médicales.
La pose de la 1ère pierre par le Président de la République de cette faculté remonte au mois d’août 2010 et les travaux ont commencé en août 2012 avec une enveloppe financière de 12 millions de dollars américains financée par la coopération chinoise.
La capacité d’accueil de cet édifice, qui dispose de plusieurs salles d’étude de 600 places chacune et de 3 laboratoires spécialisés équipés, est de 1000 étudiants.
La faculté couvre une superficie de 9000 mètres carrés abritant 2 amphithéâtres équipés de 550 places et des laboratoires spécialisés dans les maladies contagieuses distinct de la faculté pour plus de sécurité, un batiment administratif ainsi que des salles pour cobayes pour les besoins des expériences en plus d’une salle de cours, des locaux pour l’habitat des enseignants et des toilettes.
Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a souligné dans un mot pour la circonstance, que cet édifice scientifique va permettre aux étudiants de disposer d’un excellent climat propice aux études et aux recherches et contribuera efficacement à promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique et d’améliorer la qualité de la santé publique en répondant aux besoins exprimés en ressources humaines tant en qualité qu’en quantité.
Le gouvernement, a -t- il dit a mis au point un plan ambitieux pour développer le secteur de manière à améliorer ses performances et à diversifier l’offre de formation professionnelle en son sein en mettant en adéquation la formation avec les besoins marché national du travail et la recherche avec les grandes questions du développement.
Il a souligné que parmi les plus importants projets en cours, la construction d’un complexe universitaire dont certaines composantes sont sur le point d’être remises comme la faculté des sciences et techniques.
La conseillère à l’ambassade de Chine, Mme Sun Jun a, dans un mot au nom de l’ambassadeur, indiqué que ce projet traduit l’attention toute particulière que le Président de la République accorde au développement des sciences médicales et constitue une preuve de la profondeur des relations d’amitié mauritano chnoises.
Elle a ajouté que le gouvernement chinois a accordé au peuple mauritanien des financements et des aides suivant ses possibilités relevant les échanges et la coopération existant entre les deux pays dans le domaine médical.
Le gouvernement de Chine, a -t- elle noté, a invité au cours de ces dernières années beaucoup de fonctionnaires, d’enseignants et de travailleurs mauritaniens opérant dans le secteur de la santé à des sessions de formations et de recherche en République populaire de Chine.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, de plusieurs membres du gouvernement, et d’un parterre de médecins et de professeurs de la faculté, en plus du wali de Nouakchott, du président de sa communauté urbaine et des autorités administratives et municipales de la moughataa de Tevragh Zeina.

Source: AMI