Des éléments de la garde ont été postés devant le lycée et tentent tant bien que mal de contenir la petite foule en colère. “Ils ont ouvert les portes tard dans la matinée, et ont fait entrer les gens au compte-goutte. C’est comme si tout était fait pour que Raby Haidara soit réélu ici en évitant le vote des gens qu’elle a noyé dans le mépris durant ces dernières années” argue à côté Mohamed Fall, un père de famille qui dit faire la queue depuis 15h de l’après-midi.
Abdallahi Ahmed Miské, président du bureau 13 dans le même lycée, explique le retard dans quelques-uns des bureaux sis au lycée, par “l’absence d’isoloirs”.
“D’autres bureaux dans cette enceinte de vote, ont été transférés, continue le président, “à cause des inondations”. “Mais ils n’ont prévenu personne. Et beaucoup n’ont pas pu exercer leur droit de vote car on ne les a pas prévenu et on n’arrive pas à leur dire au lycée où se trouve les bureaux manquants” explique un mandataire d’un parti de l’opposition.
Le même bureau, initialement, prévu à l’école 12, a été transféré à cause des inondations au lycée de Sebkha sans pour autant que les mandataires et électeurs qui y sont inscrits en soient informés, s’est plaint un mandataire de parti. Ce dernier dit avoir passé une heure de temps pour retrouver le nouveau bureau.
“Pas de sensibilisation, des bulletins toujours aussi compliqués, une population qu’on oublie très largement analphabète, une pléthore de partis cartables. Pas facile de s’y retrouver pour l’électeur lambda” précise Awa, une militante d’AJD/MR.
Le président à déjà botté en touche depuis ce matin : S’agissant de la transparence dont se doute l’opposition, Mohamed Ould Abdel Aziz a indiqué que «l’essentiel est que les élections se déroulent dans la discipline et dans de bonnes conditions. En ce qui concerne maintenant la transparence cela découle des prérogatives de la CENI».






