Monthly Archives: November 2013
L’hommage de RFI à Ghislaine Dupont et Claude Verlon
RFI a rendu hommage mardi midi à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon, assassinés samedi à Kidal au nord du Mali. Emouvante et digne, la cérémonie s’est déroulée au siège de la radio à Issy-les-Moulineaux devant les personnels de RFI, tous réunis dans un moment de peine, de solidarité, de respect et d’amour autour des proches des deux envoyés spéciaux.
Beaucoup de larmes, mais parfois des sourires aussi, ont imprégné l’hommage rendu par RFI à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon dans le grand hall du siège de la radio à Issy-les-Moulineaux, à l’abri de la triste pluie que déversait le ciel parisien. Après une minute de silence, la présidente de France Médias Monde (FMM), Marie-Christine Saragosse, étranglée par l’émotion, s’est avouée impressionnée par l’immense élan de solidarité qu’elle a ressenti ces quatre derniers jours, tant en France qu’au Mali.
« Claude, on l’aimait tous »
C’est ensuite Christine Muratet, journaliste de RFI également présente au Mali au moment du drame – mais à Bamako pour préparer l’émission spéciale du 7 novembre pour laquelle Ghislaine et Claude étaient en mission – qui a pris la parole et déroulé le film de la sombre journée de samedi, quand les événements se sont bousculés entre l’enlèvement de nos deux confrères et l’annonce brutale de leur assassinat. Elle a d’abord dit son incrédulité puis sa panique quand elle a appris la tournure que prenaient les événements.
Au fil de son récit, très précis et détaillé malgré le flot des émotions, chacun dans le hall a pu ressentir l’angoisse et l’effroi qui ont pu la traverser, là-bas, où elle s’est d’abord sentie « tellement seule » avant d’être réconfortée au téléphone par Wanda Marsadié et Marie-Pierre Olphand à la rédaction. Se souvenant de ce qu’elle avait vécu, elle, en 2003, lors de la disparition de Jean Hélène en Côte d’Ivoire, Christine s’est alors sentie soutenue, « branchée sur RFI en permanence » et sachant bien que, à Paris, toute une équipe se mettait en place derrière elle.
La directrice de RFI, Cécile Mégie, lui a succédé au micro pour saluer également le travail de chacun dans ces jours difficiles et s’est dite fière d’avoir pu se rendre à Bamako forte du soutien de tous. « Vous nous avez aidés à tenir le choc et je suis extrêmement fière de ce qui a été fait sur les antennes », a-t-elle précisé, avant de concéder : « je n’ai plus de voix mais il y avait plein de voix pour continuer ». Sans doute le plus ému de tous les intervenants, Yves Rocle, adjoint à la directrice en charge de l’Afrique, s’est souvenu des larmes sincères du président malien Ibrahim Boubacar Keïta lundi à Bamako. Et il a tenu à rappeler les propos d’ « IBK » : « notre deuil, votre deuil, c’est aussi le deuil des Maliens ».
« Claude, on l’aimait tous, il n’y a qu’à lire les témoignages », a pour sa part insisté le responsable des moyens mobiles de RFI, Denis Chastel, en se souvenant de Claude Verlon avec qui il avait eu une conversation très détendue au téléphone samedi à 12h30, une heure à peine avant l’enlèvement. Également au Mali pour préparer l’émission spéciale initialement prévue jeudi prochain, Denis a fait part du « vide immense » que laissait la disparition de Claude, faisant part néanmoins de sa satisfaction de sentir que l’on était « tous ensemble » à RFI.
« Ghislaine, la plus belle fille de l’école »
C’est ensuite Pierre-Yves Schneider, journaliste et ami de longue date de Ghislaine Dupont, qui a pris la parole. « Ghislaine, la plus belle fille de l’école de journalisme » telle qu’il l’a décrite et connue, il y a 35 ans. Insistant sur le fait qu’il ne fallait surtout pas faire d’elle « une icône », « ce qu’elle aurait détesté », il a mis en avant la passion que Ghislaine avait pour « le journalisme debout », autrement dit le journalisme de terrain. Il s’est aussi souvenu d’une femme « redevenue heureuse depuis trois mois » dans ses nouvelles fonctions et viscéralement attachée à RFI et au travail d’équipe.
Marie-Christine Saragosse a conclu l’hommage à Ghislaine et à Claude en insistant à nouveau sur l’affection des Maliens pour qui RFI est « un point de repère ». La présidente de France Medias Monde a aussi fait part de son émotion d’avoir ressenti « tellement d’amour » à travers les textes envoyés par les auditeurs et les confrères ces derniers jours. Un hommage en l’honneur de Ghislaine et Claude aura lieu demain mercredi 6 novembre au musée du quai Branly à Paris.
RFI
Chape noire sur Maghama?

Les forces de l’ordre ont arrêté plusieurs jeunes le dimanche 3 novembre à Maghama, apprend-t-on des sources bien informées. Tout est parti d’une bagarre entre un jeune homme natif de Maghama qui répond au sobriquet de Bir Karawe et un garde dénommé Inala.
Bir Karawe aurait tôt fait de prendre le dessus sur son adversaire. Arrêté il aurait été libéré, dit-on, par ses amis qui n’ont pas hésité à aller l’arracher des mains de force de sécurité.
Les amis de Bir ne seraient pas contentés de le libérer car d’après des sources concordantes ils auraient également pris son fusil à un garde qui n’est autre qu’Inala en personne.
Quelques instants après arraché Bir Karawe des mains de forces de l’ordre, les jeunes sont arrêtés les uns après les autres. A l’heure ou ces lignes sont écrites la situation semble revenir au calme à Maghama où d’après nos informations plusieurs éléments de force de sécurité ont été envoyés en renforts.
Rappelons que Maghama a payé un lourd tribut dans le cadre de la contestation contre le recensement des populations jugé par d’aucuns d’inique. La localité a en effet perdu un de ses fils en l’occurrence Lamine Mangane tué par balles par la gendarmerie alors qu’il prenait part à une mobilisation pacifique.
source: :http://www.taqadoumy.com
FLAMNET-AGORA: L´interview du président Samba Thiam sur Alwataniya tv, l´avis d´un journaliste

J’ai suivi avec attention cet entretien. C’est clair que les FLAM ne sont l’ennemi de personne sauf ceux qui veulent nier l’homme noir. Samba Thiam a été suffisamment clair sur l’histoire du mouvement écorné sciemment par les régimes Beydanes pour en faire l’ennemi numéro des mauritaniens sur les intentions du mouvement c’est à dire sa place dans l’échiquier politique et sa contribution pour une autre Mauritanie où tous les citoyens seront traités de la même manière et auront les mêmes chances de réussite à l’école et dans la vie active.Le président des FLAM en appelle de tous ces voeux pour réconcilier tous les mauritaniens mais dans un Etat de droit qui reconnaitrait les crimes passés. Vérité et réconciliation vont ensemble. Merci encore une fois de cet éclairage.Bravo à Brahim qui n’a pas ménagé son invité pour ne plonger dans la langue de bois habituel. Enfin une télévision MULTICOLORE.
Yaya Cherif KANE-JOURNALISTE-
ROUEN-FRANCE
Le président des FLAM chez le doyen Ba Mamadou Alassane du PLEJ
Dans le cadre de ses visites de courtoisie, de contact et de remerciements de nos partenaires naturels le président des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) le camarade Samba Thiam s´est rendu chez le doyen Ba Mamadou Alassane président du Parti pour la liberté, l´égalité et la justice (PLEJ).
Mémoire Noire d’Ousmane Diagana : l’histoire dramatique d’un rescapé d’Inal et de Jreida
Mémoire Noire, réalisé par Ousmane Diagana qui signe ici son quatrième documentaire, a été projeté en avant-première ce samedi 2 novembre à Paris, à la Bourse du Travail.
Ce long-métrage raconte l’histoire d’un rescapé militaire des camps d’Inal et de Jreida. Il s’agit de l’auteur de L’enfer d’Inal, Mahamadou Sy, témoin des “années de braise”.
“En 1990, un coup d’Etat imaginé. En quelques mois, mon pays s’est transformé en camps de concentration pour des centaines de militaires et d’officiers Noirs. J’avais 6 ans. Je n’ai jamais compris pourquoi mon pays a basculé dans l’horreur et la haine raciales”, raconte le jeune réalisateur.
Le film débute avec la proclamation d’indépendance de la Mauritanie lue par feu Moktar Ould Daddah, avant de plonger le téléspectateur dans les prémices de la déchirure du tissu de la cohabitation communautaire. Tout bascule en 1990 lorsque des militaires et des officiers Noirs sont “accusés de comploter un coup d’Etat” contre Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya au pouvoir depuis 1984. Arrestation, torture, pendaison, exécution.
Pour témoigner sur cette période douloureuse, Ousmane Diagana est allé chercher Mahamadou Sy, l’auteur d’Enfer d’Inal, qui vit à Paris depuis 1993, avec sa famille. L’histoire de ces “années de braise” sous le régime autoritaire de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya se confond avec celle de Mahamadou Sy.
Entre la Guerra à Nouadhibou, Inal et Jreida, Mahamadou Sy nous fait ressentir l’humiliation, la torture, la violence qu’il a subies pendant 6 mois, de novembre en avril 1990. Chaque jour, il voit mourir dans la douleur et la résignation, sous ses yeux pétrifiés, ses compagnons d’armes.
“C’est très difficile de se rappeler de tout cela. Voir des gens qui achèvent les pendus quand ils tardent à mourir. Ce n’est pas…”, soupire-t-il dans le film. “Il n’y a qu’une chose qui peut nous faire oublier tout cela : c’est qu’il y’ait un rétablissement de la vérité. La justice doit passer par là.Si, ce n’est pas fait, c’est des choses qui ne s’oublieront jamais”, souligne Mahamadou Sy devant la caméra d’Ousmane Diagana. Une manière pour lui et comme pour des centaines de familles de faire leur deuil et d’être en paix.
Entre émotions, confidences insoutenables et récit bouleversant et poignant, Mémoire Noire jette la lumière sur une page sombre de l’Histoire de la Mauritanie dont on refuse toujours d’éluder. Le film a été tourné entre Paris, Nouakchott, Inal, Jreida et Nouadhibou.
Babacar Baye Ndiaye
Source: boolumbal




