Monthly Archives: November 2013
L’opinion soulagée après l’arrestation du tueur de Khadji Touré
L’opinion est sous l’emprise du choc depuis deux semaines environ, suite au viol et au meurtre de la de petite fille Khadi Touré, âgée de 6 ans, kidnappée devant les siens pendant un moment de discrétion de ses parents.
La gamine avait été kidnappée par un monstre, qui a réussi pendant une dizaine de jours à détourner les pisteurs policiers lancés sur ses trousses, avant d’être arrêté mardi passé.
La police a arrêté mardi 5 octobre dernier dans la moughataa de Sebkha à Nouakchott un employé du bâtiment, inculpé du double crime de viol et de meurtre commis sur l’enfant Khadi Touré, il y a moins de deux semaines.
Aussitôt informée de l’heureuse nouvelle, l’opinion poussât un grand ouf de soulagement après des journées de panique d’être prise de nouveau dans l’engrenage de ces bourreaux sans foi ni loi qui sévissent dans tous les quartiers de la capitale.
L’opinion exige une politique sécuritaire draconienne
Les réactions qui ont suivi cette arrestation ont tout convergé vers l’appel des autorités à renforcer le dispositif sécuritaire et à punir sévèrement les coupables de viols et de meurtres pour limiter ce phénomène de plus en plus fréquent dans le pays.
Certaines personnes ont même requis l’application de la Charia en la matière, alors que d’autres ont recommandé la castration chimique. Les plus cléments pour les bourreaux ont requis des peines incompressibles de 20 à 30 ans pour les présumés auteurs de ces barbaries.
Les réactions ont également rendu un vibrant hommage à la police pour le gros travail réalisé, avec cette arrestation du tueur, demandant davantage de vigilance et de mesures sécuritaires pour permettre au citoyen d’être à l’abri des ces réseaux du banditisme qui pullulent et qui tuent le plus souvent après l’accomplissement de leurs forfaits de vol et de viol.
Md O Md Lemine
Source: Le Renovateur
Livre : Une nuit à Madina Do Boé d’Abderrahmane Ngaïde
La trame de ce récit s’inspire de la réalité des drames quotidiens que vivent et entretiennent les dirigeants africains et leurs foules.Tout est tissé à travers la vie et le discours du personnage principal, le jeune philosophe Baltazar.
« Le palais présidentiel est encore en ruines. Les chirurgiens de l’hôpital qui ont réceptionné le corps sont en train d’en recoudre les morceaux.Ils reconstituent ce qu’il en reste afin de déclarer, de manière formelle, la mort de celui qui présidait aux destinées du pays.
Un tas de chair humaine exposé aux visiteurs stupéfaits devant cette réalité devenue si courante qu’elle ne dérange plus personne dans la capitale.
Elle ne dérange plus les Africains de manière générale, car ils pensent que cette façon de faire mourir devrait être le sort de presque tous les dirigeants qui s’accrochent au pouvoir. Ceux qui ne savent pas qu’une retraite est possible, qu’une vie après le pouvoir existe ».
La trame de ce récit s’inspire de la réalité des drames quotidiens que vivent et entretiennent les dirigeants africains et leurs foules. Tout est tissé à travers la vie et le discours du personnage principal, le jeune philosophe Baltazar.
L’auteur grossit les images pour s’éprouver lui même et s’indigner devant une situation qui tend à devenir normale. Au fond du trafic en tout genre, apparaissent, en filigrane, tous les désordres qui tendent à annihiler les efforts des uns comme des autres pour penser un devenir meilleur pour cette partie du continent. Pour autant, l’auteur n’est pas pessimiste et croit fortement à un possible rebondissement.
Abdarahmane Ngaïdé est historien, essayiste, romancier et poète. Il vient de publier L’esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936, aux Éditions L’Harmattan.
Il publie aux éditions Le Nègre International (Sénégal/Dakar) un roman, Mbourourou Mbarara. Il termine la rédaction d’un autre livre intitulé Entretien avec le Pr. Boubacar Barry. De la source à l’embouchure ou l’itinéraire d’un historien de l’intégration.
Couverture : photo de l’auteur ISBN : 978-2-343-01711-2 14,50 € Editions L’Harmattan Date de parution 2013-11
Source: Le Renovateur
« La campagne électorale va commencer et finir mal » (Kane Hamidou Baba)
En Mauritanie, « la campagne électorale va commencer et finir mal et la CENI travaille dans l’opacité totale », a estimé Kane Hamidou Baba, leader du parti d’opposition MPR, Mouvement Pour la Refondation.
Kane livrait un point de presse ce mercredi à Nouakchott autour son initiative en vu d’une sortie de la crise politique. L’initiative qu’il a qualifiée de « de base qui ferait la navette entre le pouvoir et l’opposition », porte sur cinq points et une approche l’enrôlement, la gratuité du retrait des carte d’identité, et les 3 engagements du président mauritanien à ’élargir la CENI, un observatoire des élections une enquête sur l’enrôlement.
Il a ajouté que le texte a été soumis aux acteurs politiques, à la société civile, à des personnes indépendantes pour qu’ils y apportent des amendements. faire une synthèse de l’accord, tout en rappelant que le texte contient des masures d’accompagnement et les délais d’exécution de l’accord.
Parlant des réactions au texte, Kane a informé que la Coordination de l’Opposition Démocratique COD, la société civilem des indépendants et les partenaires de la Mauritanie ont «chaleureusement accueilli» sa feuille de route
Il a ussi qualifié de « marque de considération» l’appréciation de l’ambassadeur de France en Mauritanie qui a estimé que le texte peut être une base de dialogue entre le pouvoir et l’opposition. L’ambassadeur français, Hervé Besancenot s’exprimait dans une interview à l’hebdomadaire Alakhbar.
Kane Hamidou Baba am en revanche, répondu à Mohamed Ould Mouloud, président de l’UFP, qui considère, dans une autres interview à Alakhbar, que Kane ne peut pas boycotter les élections et servir d’intermédiaire entre le pouvoir et l’opposition. « Je ne me considère pas neutre, mais j’agis dans l’intérêt de la Mauritanie pour casser le mur de méfiance entre le pouvoir et l’opposition », a répondu Kane.
le président du MPR a par ailleurs considéré que le blocage politique est plus du côté du pouvoir que de celui de la COD. «La COD a récemment exprim sa disponiblité à un dialogue franc et sincère avec le pouvoir»
Marche pacifique de l’Opposition contre le scrutin du 23 novembre
L’Opposition démocratique, évincée des futures élections municipales et législatives, organise mercredi après-midi une marche pacifique, a appris « mauriweb.info » de source des organisateurs.
La marche de l’Opposition démocratique, qui débutera de la Mosquée marocaine, arpentera les artères en direction du siège de la Radio nationale, indique-t-on de même source.
«Notre objectif est de démonter au Pouvoir qu’une grande partie de la population mauritanienne, notamment à Nouakchott, s’inscrit en faux contre des élections unilatérales où aucune garantie de transparence n’est donnée » explique une source de la Coordination de l’Opposition Démocratique.
Exclus éventuellement de la représentation au sein du Parlement, la Coordination de l’Opposition Démocratique, a promis d’investir pacifiquement les rues de Nouakchott pour réclamer plus de «démocratie, de justice, d’équité » pour les citoyens mauritaniens.
Seul le parti Islamiste Tawassoul, membre de la COD, rappelle-t-on, a préféré se jeter dans la bataille électorale indiquant que « c’est pour mettre à nue les pratiques du Pouvoir » en matière de transparence électorale.
Source: mauriweb
je veux réagir sur l’offre politique que vient de faire les FLAM sur l’autonomie
Je me permet de vous remercier d’avoir accepté ma modeste contribution sur cette Mauritanie qui nous est chère et dont son avenir est compromis à cause de la cupidité de nos dirigeant sans foi ni vision, bref sans bagage intellectuel nécessaire.
Aujourd’hui tous les voyants sont au rouge et d’ici cinq ans si rien n’est fait c’est la dislocation du pays qui s’ensuivra. La Mauritanie est malade de ses dirigeants car aujourd’hui on peut affirmer sans se tromper que nos cinquante ans d’indépendance est un échec, c’est vraiment un gâchis. Toutes ces décennies ne nous ont pas permis de réussir une cohabitation harmonieuse entre les différentes composantes de notre société. Cet échec est en grande partie imputable à l’ignorance de ceux qui nous gouvernent ; comment pouvons nous comprendre l’attitude de nos autorités qui remuent terre et ciel pour s’ancrer dans un Maghreb et la Méditerranée auxquels la Mauritanie ne peut appartenir que politiquement et tout cet entêtement c’est uniquement pour rendre crédible l’arabité de la Mauritanie en reniant l’ancrage géographique de la Mauritanie en Afrique de l’ouest une exception dans le monde entier, aujourd’hui même le Maroc s’intéresse à cette région en matière d’intégration; ce qui est ridicule c’est que la Mauritanie se trouve à 2000km de la mer méditerranée ; c’est ce qu’on appelle prendre ses rêves comme des réalités. Je reviendrai sur ce sujet prochainement ; aujourd’hui, je veux réagir sur l’offre politique que vient de faire les FLAM sur l’autonomie.
D’abord, je leur félicite d’avoir ouvert le débat sur cette épineuse question qu’est la question nationale. Toutefois nous avons besoin de connaître un peu plus leur approche pour l’autonomie et ses contours. C’est un sujet très sérieux qui va déterminer le devenir de la Mauritanie donc ça nécessite une approche cohérente. La question que je me entant que citoyen, c’est de savoir si cette autonomie que proposent les FLAM sera une exception pour certaines régions ou bien si elle englobera toutes les régions mauritaniennes ?
Aujourd’hui, ce n’est pas la transparence ou non des élections qui résoudra les MAUX dont souffre dont souffre notre pays. La Mauritanie entant qu’Etat moderne tourné vers l’avenir n’existe pas encore à l’image de notre chère capitale (Nouakchott) qui n’a même pas le rang d’un grand village africain. Les premiers responsables de cette situation chaotique ce sont nos vaillants soldats qui au lieu de veiller à la sécurité de notre territoire national s’improvisent en politiciens. Mais aussi la malédiction de la Mauritanie c’est d’avoir des partis politiques dans leur ensemble ne sont que des coquilles vides et qui valsent au grès du vent. Comment pourrons nous comprendre qu’aucun partis politique n’a mis au cœur de son programme la lutte contre ces tares (l’esclavage, le racisme d’Etat et la discrimination raciale) qui risquent de saper l’unité nationale si toutefois elle existait. Ces questions passent sous-silence dans tous les états-majors des partis politiques mauritaniens.
Les mauritaniens ont plus que jamais besoins de se retrouver pour se dire la vérité en face et essayer d’esquisser les fondements d’un Etat moderne. Aucun sujet ne doit pas être tabou : du fédéralisme à l’autonomie en passant par la régionalisation tout doit être mis sur la table débâti pour qu’on puisse enfin trouver une solution qui permettra à la Mauritanie de sortir de cette situation honteuse (premier pays au monde qui pratique l’esclavage, discrimination et racisme d’Etat…) qui nous colle à la peau. Pour se faire, nous pouvons regarder ce qui se passe en Europe en matière de décentralisation : la Belgique et la Suisse avec leurs communes, l’Allemagne avec ses Lander, l’Espagne avec ses autonomies et l’Italie avec ses régions. Nous pouvons aussi nous inspirer de nos voisins (le Maroc, le Mali et le Sénégal) qui sont très en avance par rapport à nous dans ce domaine. Nous ne devons en aucun cas faire du mimétisme et reproduire les exemples que je viens de citer mais nous pouvons nous inspirer de ces cas pour inventer notre propre système qui tient compte de nos réalités. Mais, il n y a pas que la décentralisation, les institutions mauritanienne aussi doivent être profondément repensée, vous savez autant que moi, le régime présidentiel en Mauritanie c’est un échec total et je pèse mes mots, donc il faudra inventer autre chose : entre un régime semi présidentiel et un régime parlementaire, de ma part j’opte pour le dernier.
La démocratie commence par la base d’où la nécessité d’enclencher un réel processus de décentralisation et très approfondi. Aujourd’hui, les gouverneurs et les préfets qui opèrent (car ce sont de vrais gangs) dans les régions et les départements ne connaissent même pas où s’arrêtent leurs pouvoirs ; pour eux, on les a envoyés dans ces zones pour s’enrichir sur le dos des populations corvéables à merci. Il en est de même pour les maires des communes, aucun maire mauritanien ne connaît ses prérogatives. Le régime militaire et la centralisation du pouvoir ont montré leur limite donc essayons autre chose.
C’est dans le cadre de la décentralisation très poussée qu’on trouvera des solutions aux problèmes de l’esclavage dont sont victimes un bon nombre de mauritaniens ainsi que les problèmes de racisme de discrimination raciale. Pour aller loin comment pouvons-nous comprendre que le fer est exploité au nord de notre pays alors que les populations locales n’en bénéficient pas des retombés de cette manne, ceux en profitent c’est des voyous au col blanc qui mènent leur vie entre Nouakchott et les capitales occidentales pendant ce temps des dizaines de villages du nord sont confrontés aux problèmes d’eau, de santé, de nourriture…, il en est de même pour Nouadhibou, où sont passés des milliards d’ougouyas de compensations dans le cadre des accords de pêche avec l’UE, cette ville sans perspective et livrée à elle-même est aujourd’hui dans un état lamentable sans infrastructures de base nécessaires et pour divertir cette paisible population on leur fait rêver en créant une zone franche qui connaîtra un échec retentissant d’ici quelques années.
Il est temps pour tout le monde d’avoir le courage de regarder la réalité en face et d’essayer de sauver ce qui peut l’être avant que ça ne soit pas trop tard. Je ne voulais pas aborder dans ce domaine car suis démocrate mais il faut rétablir une vérité sciemment occultée pendant plus de cinquante ans : la Mauritanie c’est plus de 50% de haratins, plus de 30% de peulh, Soninké et oulof et à peu près 15% d’arabo-berbère. En voici les composantes de la société mauritanienne et je mets en défi les pseudos apprentis démographes qui peuvent me contredire avec des preuves scientifiques. Tout ça c’est pour dire que l’ère de soumission, de diversion et de mensonge est révolue. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou pas, le valeureux BIRAMA (IRA) a réussi là où tout le monde a échoué car aujourd’hui la question de l’esclavage est devenue l’affaire des Nations Unies et n’oublions aujourd’hui qu’il y a des milliers de haratins comme Birama qui n’accepteront plus de jouer le second rôle et de se contenter miettes avec de petites nominations par ci par là alors que tout le monde sait que une frange importante de cette communauté vit toujours dans la pire forme de l’esclavage. C’est toute la société mauritanienne qui doit se lever aujourd’hui pour éradiquer ce phénomène qui ne fait pas honneur à notre pays et demander pardon à cette communauté à cause notre silence complice sur cette question qu’est l’esclavage.
Aujourd’hui, on peut dire que la Mauritanie a raté le train du développement, nous disputons la dernière place du monde avec le Yemen. Tout ça c’est pour dire qu’un Etat ne peut pas se bâtir sur un mensonge surtout en cette période de mondialisation et du développement de nouvelles technologies. Regardez notre pitoyalable secteur éducatif pour s’en rendre compte que notre chère Mauritanie est mal partie.
Source: boolumbal




