Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: November 2013

Campagne électorale : Escarmouches entre participants et boycottistes !

altLa campagne électorale  a été lancée vendredi dernier à Nouakchott dans une ambiance de fête pour les partis participationnistes à ces échéances, avec comme chef de file deux partis favoris, en l’occurrence  l’UPR et Tawassoul.

Côté opposition, les boycottistes organisent des activités pacifiques parallèles pour exprimer leur rejet de ces élections unilatérales, s’exposant parfois à des contre-offensives politiques  et sécuritaires pour contrer leurs agissements jugés provocateurs  par les autorités et sources de troubles pour la bonne organisation de ces consultations. 

Quelque 1,2 million d’électeurs sont appelés aux urnes pour ces élections ouvertes en grande pompe vendredi dernier à 00h. Les états-majors des principaux partis politiques en lice, à savoir le parti au pouvoir l’UPR et Tawassoul, talonnés de près par l’APP et El Wiam,  étaient en effervescence dès l’heure officielle d’ouverture de la campagne.

La nuit a été marquée par des concerts, des défilés motorisés au coup de klaxons ou de la musique diffusée à plein volume parfois par des airs de fête  dramatiques  comme c’est le cas de Tawaz où un militant a perdu une main suite à son lancement de feux d’artifices  .

La plus grande animation a été notée au siège de l’Union pour la République (UPR). Plusieurs troupes d’artistes et des poètes s’étaient rendus à ce QG de la campagne électorale du  parti au pouvoir  où la veillée  avait duré toute la nuit.

Le chef du parti, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, a appelé ses militants à se mobiliser pour donner à l’UPR une “majorité confortable” qui permettrait au président Mohamed Ould Abdel Aziz de “parachever son programme et à la démocratie mauritanienne de s’accomplir pour le bonheur de tous”.

M. Ould Mohamed Lemine a regretté le boycott de ces élections par dix des onze partis formant la Coordination de l’opposition démocratique (COD), estimant que leur décision “n’est pas justifiée eu égard aux réformes politiques et électorales accomplies”. Même cérémonial du côté du parti d’obédience islamiste qui pourrait capitaliser le boycott de l’opposition de ces échéances pour s’imposer comme la seconde force politique du pays après le parti au pouvoir dans le prochain paysage parlementaire et municipal.

C’est d’autant vrai que l’UPR, miné par certains choix contestés de certains de  candidats n’arrive pas facilement à créer la cohésion autour de ses prétendants.

D’ailleurs, la lutte s’avère très tendue entre ces forces, puisque des sources parlent de l’agression faite au Hodh El Gharb par un « uperiste » sur la personne d’un candidat de Tawassoul, ayant causé des blessures.

Il n’en demeure pa moins que le  parti islamiste est très optimiste pour ces échéances. En effet, comme l’indique clairement son porte-parole Mohamed Ould Mbareck, le parti participe à ces élections pour préserver les acquis de l’opposition, précisant que la COD, minoritaire dans l’actuel Parlement, peut changer la donne  en dominant à l’Assemblée nationale grâce à son discours  franc et à ses dénonciations des failles du régime.  Pour ces calculs politiques, le parti Tawassoul compte sur ses militants en premier mais également sur les autres électeurs des partis de la COD, qui seraient plus tentés de voter en sa faveur que pour l’UPR.

Côté opposants, des activités pacifiques sont menées par les militants de la COD pour signifier leur refus de ces élections, organisées selon eux de façon unilatérale. Des banderoles  et des voitures sur lesquelles sont inscrites les mentions « moughatiounes » (boycttistes ) sont visibles dans cette campagne électorale, particulièrement dans les environs de la Ceni et de ses coordinations départementales ou encore devant les sièges des partis de l’UPR et de Tawassoul.

Des élans de contestations qui suscitent de temps en temps des escarmouches entre les autorités et des manifestants conduisant à la saisie de leurs véhicules sinon à  leurs interpellations.

Non loin de cette agitation, notons que de l’avis du leader de l’UFP Dr Mohamed Ould Maouloud, le boycott des dix partis de la COD retire aux élections une grande partie de leur crédibilité et constituera par conséquent une réussite pour la COD. 

Pour lui, l’actuelle crise politique s’explique par le non application de l’Accord de Dakar en 2009 entre le pouvoir et l’opposition, reprochant  à la communauté internationale son manque de suivi de l’accord, soulignant que la COD  a rappelé à la Communauté internationale dont les Nations Unies, l’Union européenne et l’Union Africaine le devoir d’assumer leur responsabilité d’éviter a la Mauritanie de sombrer dans l’instabilité.

Face à cette crise politique mauritano-mauritanienne, l’Occident préfère jusqu’au moment ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du pays, quoique favorable à la tenue des élections au plus vite pour ramener la normalité démocratique, il n’a cessé de lancer des appels aux différends protagonistes de dépasser leurs divergences pour bâtir de concert la Mauritanie de demain. Un appel toujours non entendu qui rend la gauche et la droite mauritaniennes seules responsables des conséquences de leur politique de blocage.

Md O Md Lemine

 

Source: Le Renovateur

Aleg : des militants de l’UPR agressent le correspondant de Alakhbar

altDes militants de l’UPR, parti au pouvoir en Mauritanie, ont agressé le correspondant de Alakhbar, Abderrahmane Ould Boulla pendant qu’il menait son travail de journaliste ce samedi à Aleg (Sud).

Le  correspondant  a subi une agression physique et verbale  de la part desdits militants qui lui ont également confisqué son matériel. La police est intervenue et a conduit les auteurs  au commissariat de la ville.

Abderrahmane Ould Boula s’est distingué pour avoir révélé plusieurs cas de corruption au niveau de la wilaya du Brakna.

Une source autorisée au sein de Alakhbar a dénoncé l’acte et appelé  les autorités compétentes à garantir la liberté des journalistes. Elle a aussi promis de suivre l’affaire.

 

Source: Alakhbar

Mauritanie: « Le boycott des élections n’est pas une arme efficace » (Ibrahima Sarr-AJD/MR)

altALAKHBAR (Nouakchott)- « Le boycott n’est pas une arme efficace pour avancer (…) nous avons vécu une situation historique; c’est le boycott de 1992, ça a été un recul (…) Donc, nous  ne  comprenons pas que l’opposition boycotte », a déclaré Ibrahima Sarr, président du parti AJD/MR dans cette interview accordée à Alakhbar.

ALAKHBAR: Certains partis estiment que la CENI est « ni représentative ni indépendante ». Avez-vous le même sentiment?

Ibrahima Sarr : Vous comprenez, moi je ne suis pas représenté à la CENI. Aucun membre de la CENI ne peut dire qu’il a une appartenance quelconque avec l’AJD/MR. Au moment où on la confectionnait, on nous a oubliés. Mais, vous prenez le cas, par exemple, du parti de Messaoud Ould Boulkeïr (APP), on dit avoir désigné le président de la CENI lui-même. Alors, vous voyez un peu le problème: quand c’est lui qui désigne le président et continue à le critiquer on ne sait plus où donner la tête. Effectivement, la CENI est une insinuation qui a énormément de lacunes. Mais, ce n’ai pas en tout cas une raison, pour moi, de boycotter les élections où de vitupérer contre cette CENI. Je sais qu’elle ne peut pas être ce que je veux; les conditions ne sont pas réunies pour que nous ayons une structure fiable qui puisse répondre aux critères que nous souhaitons.

ALAKHBAR: Dans ces conditions, comment évaluez-vous le niveau de transparence des prochaines élections ?

 

 Ibrahima Moctar Sarr: Je pense  que l’que l’Etat jouera un peu le jeu mais quand ses intérêts seront menacés peut qu’il passera autrement. Ça je ne me fais aucune illusion là-dessus. Mais encore une fois moi je me lance je me jette à l’eau  et je prends ce que je trouve. Je ne me pose pas trop de questions. Je peux revendiquer, je peux dénoncer, mais ce n’est pas une raison, pour moi, de boycotter.

 

ALAKHBAR: Donc, vous ne comprenez pas pourquoi des partis boycottent les élections ?

 

Ibrahima Moctar Sarr: Nous pensons que le boycott n’est pas une arme efficace pour avancer.  Il y a beaucoup d’exemples à travers le monde  et nous nous avons vécu une situation historique c’est le boycott de 1992 ça été un recul. Si  au temps de Maouya Ould Sidi Ahmed Taya toute l’opposition participait aux élections sans en discuter les conditions  aujourd’hui que nous estimons qu’il y a  des avancées démocratiques nous  ne  comprenons pas que l’opposition boycotte.

ALAKHBAR: En terme d’objectifs, pourquoi l’AJD/MR participe aux élections ?

 

Ibrahima Moctar Sarr: Nous participons parce qu’un parti politique est créé pour aller aux élections. Nous devons aller aux élections  pour occuper des espaces politiques  afin de continuer à exister  pour poser les problèmes tels que nous  avons pu poser la question nationale  la question de cohabitation qui  pour nous est la question frontale du pays.  Il faut être à l’Assemblée nationale pour la dénoncer;  il faut être à l’Assemblée nationale pour poser le problème de la  loi d’amnistie qu’il faut régler  si on n’y est pas on restera là à faire des déclarations  ce qui n’est pas efficace et il faut être à l’Assemblée nationale aussi pour dénoncer   l’expropriation des terres. Un député peut aller à travers le monde entier au Congrès américain faire des pressions. Alors qu’un simple parti politique boycottiste ne peut pas avoir effectivement cette possibilité-là.

ALAKHBAR: Vous évoquez très souvent le « problème de la cohabitation nationale ». Où se trouve le blocus ? Peut-il y avoir une solution définitive ?  

 

Ibrahima Moctar Sarr: je l’avais dit il y a pas très longtemps à la télévision nationale. Pour moi la question nationale est clôturée elle est bloquée parce que le système qui est basé sur le racisme et l’esclavage a atteint son niveau culminant et ce n’est pas par des réformes qu’on le changera. à partir de ce moment la question n’est plus « Où se trouve le blocage ? » non, non c’est «  Comment détruire le système ? »  Parce qu’un système quand il ne se renouvelle pas disparait, mais il faut créer les conditions. les Mauritaniens qui seront là en ce moment puissent  se retrouver se donner la main pour construire la Mauritanie nouvelle sur des bases nouvelles  parce que les gens ont été conscientisés, parce que les gens ont discuté parce que les gens ont osé poser le problème pour pouvoir savoir exactement quelle direction prendre, mais si on ne fait rien on laisse les choses pourrir alors on risque de tomber dans l’anarchie  et c’est la Mauritanie qui va éclater parce que personne ne sera pas là pour dire voilà la direction.

 

Source: Alakhbar

 

Le typhon Haiyan s’abat sur le Vietnam après avoir dévasté les Philippines

altLe typhon Haiyan, l’un des plus puissants jamais enregistrés au monde, a fait au moins 1200 victimes dans l’archipel des Philippines, selon un bilan encore provisoire. L’accès aux populations touchées est encore difficile. Le typhon se dirige actuellement vers le centre du Vietnam, où les autorités ont mobilisé l’armée pour tenter de faire face. Plus de 200 000 personnes y ont été évacuées.  

Les prévisions des experts se sont – malheureusement – révélées exactes. Vendredi,  Jeff Masters, météorologue de Weather Underground, basé aux Etats-Unis, prévenait qu’Haiyan serait « le plus puissant cyclone à toucher terre de l’Histoire ». Selon un bilan encore provisoire, dressé par la Croix-Rouge philippine, au moins 1 200 personnes ont été tuées dans l’archipel.

Mais « c’est une évaluation. D’autres doivent faire le comptage », a déclaré la secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine Gwendolyn Pang à l’AFP. Le gouvernement philippin évoquait pour sa part, à 17 h 30 TU, un bilan provisoire de 138 morts.

Les îles de Leyte, Cebu et Samar les plus touchées

Mais l’ampleur exacte des pertes humaines et des dégâts provoqués aux Philippines par cette tempête d’une violence encore jamais vue reste encore inconnue. Les dégâts les plus importants ont été causés sur l’île de Leyte, notamment les îles de Samar, Cebu et Leyte ont été les principales touchées. Des quartiers entiers de la capitale de Leyte, et de la ville portuaire de Tacloban ont été rasés. Cette ville de 200 000 habitants se situait sur la trajectoire du typhon alors qu’il était au maximum de sa puissance.

« On parle d’environ 4,3 millions de familles touchées, dans 39 provinces », rapporte Souad Messoudi, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), interrogée par RFI. « Il y a maintenant 1 223 centres d’évacuation opérationnels. Environs 3400 maisons ont été détruites, dont 2 000 complètement détruites », détaille-t-elle, insistant sur le caractère encore provisoire de ces chiffres.

Difficulté d’accès aux populations touchées

« Nos contacts sur place font état de destructions qui sont comparables à l’impact du tsunami de l’océan indien, avec, dans certaines provinces, des habitations détruites à plus de 50 % », rapporte au micro de RFI Sandra Lamarque, responsable de l’équipe d’urgence dépêchée à Manille par l’ONG Solidarités international, qui devrait arriver aux Philippines ce lundi. « Dans certaines provinces, des infrastructures qui, d’habitude, résistent plutôt bien aux cyclones ont été détruites, notamment des écoles ou des bâtiments publics, ce qui est assez exceptionnel pour un cyclone dans un pays comme les Philippines », explique-t-elle.

→ A (RE)LIRE : Aux Philippines, les régions touchées par le typhon Haiyan presque coupées du monde

15 000 soldats ont été dépêchés sur place pour aider les millions de personnes sans abri. Mais les secours sont difficiles à organiser, la circulation maritime et aérienne vient seulement de reprendre. « L’accès à la zone est assez difficile. Les communications sont perturbées, certains aéroports endommagés, certaines routes impraticables à cause des débris. Il y a aussi des inondations dans certaines zones », explique ainsi Sandra Lamarque.

Un accès d’autant plus difficile, insiste pour sa part Souad Messoudi, que dans certaines régions parmi les plus éloignées, « l’infrastructure n’était déjà pas très bonne », souligne Souad Messoudi, du CICR.

Evacuations massives au Vietnam

Au Vietnam, environ 170 000 soldats sont mobilisés pour faire face au typhon Haiyan, qui a atteint les côtes du pays dimanche matin. « Il va se diriger très lentement vers le nord du Vietnam, notamment la région d’Hanoï, d’ici à ce soir probablement », explique Dominique Raspaud, prévisionniste à Météo France.

Et si elle précise que « le typhon a même perdu en intensité depuis son passage sur les Philippines », elle insiste sur le fait qu’il « reste cependant encore répertorié comme un typhon, c’est-à-dire, un phénomène encore puissant, avec des rafales de vent qui dépassent les 180 km/h. Il s’accompagne encore par ailleurs de très fortes pluies. Et quelquefois les pluies sont plus dévastatrices que les vents. »

Des évacuations de masse ont eu lieu samedi dans au moins quatre provinces côtières du Vietnam, où l’on estime que 6,5 millions de personnes pourraient être affectées. « Plus de 200 000 personnes ont été évacuées vers des abris, dont certains sont déjà surpeuplés », rapporte le site vietnamien officiel d’information VNExpress.

Tous les navires ont été rappelés dans les ports et des mesures de sécurité renforcées ont été imposées aux barrages hydroélectriques pour « pour limiter les conséquences humaines et matérielles », ont prévenu les autorités vietnamiennes sur le site du gouvernement.

 

Source: RFI

Hommage d’Abdou Diouf et de Maliens de France aux journalistes de RFI: «Ils demeurent en nous»

altUne semaine après la tragique disparition de nos deux envoyés spéciaux au Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les hommages affluent sans discontinuer, d’hommes et de femmes, auditeurs fidèles au poste, d’aussi loin que les voix de RFI peuvent porter. Des personnalités également s’en sont attristées et témoignent de leur émotion.

  

En déplacement à Paris pour la  session ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie, le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, a rendu hommage à nos collègues tués à Kidal.

« La note dominante, je crois, c’est l’émotion. C’est l’émotion avec l’odieux assassinat des deux journalistes de RFI. Je crois que pendant toute la réunion nous avions cela à l’esprit et au cœur. Je voulais seulement faire une citation d’Orphée et d’Eurydice, quand on a dit à Orphée qu’elle a perdu pour la deuxième fois Eurydice : ‘Et nunc manet in te’ (‘Et maintenant elle survit en toi’ NDLR). Je dis : ces deux journalistes, maintenant, dans notre tristesse immense, ils demeurent en nous ! »

Délégation de Maliens de France à RFI

Une délégation de 200 personnes du mouvement pour la dignité et le droit des Maliens en France s’est rassemblée vendredi 8 novembre sous les fenêtres de France Médias Monde à Issy-les-Moulineaux. Anzoumane Cissoko, porte-parole du mouvement pour la dignité et les droits des Maliens en France témoigne : « La perte de vos collègues de travail, c’est aussi une perte pour l’ensemble des Maliens de France, du monde entier. Cette souffrance, on voulait la partager avec vous. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes là aujourd’hui.

Ils font un travail formidable, un travail exceptionnel dans le monde entier, et on ne peut pas être à l’écart de ce qui s’est passé. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour partager ce moment de souffrance avec RFI. Nous voulons que les auteurs soient traduits devant la justice et qu’ils encourent les peines maximum.»

 

Source: RFI