Monthly Archives: November 2013
Commission Nationale des Droits de l’Homme: Communiqué de presse
La campagne électorale a été ouverte sur l’ensemble du territoire national depuis le 8 novembre 2013. Ce qui a permis à la Commission Nationale des Droits de l’Homme de constater que les différents acteurs politiques ont saisi cette opportunité pour faire prévaloir leurs programmes, sensibiliser et fidéliser les électeurs.
Cette action s’est déroulée selon les textes législatifs et réglementaires organisant les élections municipales et législatives sous la direction de la CENI.
Cependant, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a constaté que certains partis politiques, qui n’ont pas pris part à ces échéances électorales, s’évertuent à faire échouer le processus électoral au mépris de la loi et des principes fondamentaux de la Démocratie qui repose sur l’expression de la volonté des citoyens à travers le scrutin.
Cette action est contraire à l’article 11 de la Constitution du 20 juillet 1991 modifiée en 2006 et 2012 qui impose aux partis politiques une action positive à travers la contribution à la formation et à l’expression de la volonté des électeurs.
En prônant le boycott des élections municipales et législatives lesdits partis tentent de saper la formation politique du citoyen acquise par l’exercice du scrutin et le désorientent en lui suggérant une action négative incompatible avec la promotion de la démocratie.
En agissant ainsi, ces partis politiques violent les dispositions de la Constitution, texte fondamental en matière d’élections transparentes ainsi que l’article 25 du pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dispose que tout citoyen a le droit et la possibilité, sans aucune discrimination et restriction, de prendre part à la direction des affaires publiques, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis; de voter et d’être élu, au cours d’élections périodiques, honnêtes, au suffrage universel et égal et au scrutin secret, assurant l’expression libre de la volonté des électeurs.
La violation flagrante de ces deux textes ainsi toute la législation et la réglementation issues du dialogue politique est contraire aux principes de la démocratie et son corollaire les élections transparentes et ne saurait perdurer. Par conséquent, la Commission Nationale des Droits de l’Homme en appelle au sens de responsabilité et d’éveil du citoyen pour que ces agissements cessent et que le processus électoral n’en soit pas perturbé.
Elle appelle également les partis politiques qui s’adonnent à cette pratique antidémocratique d’y mettre fin en s’inscrivant dans le cadre du respect de la loi et des pratiques démocratique qui pérennisent la continuité de la paix et de la prospérité de la Mauritanie.
Irabiha Abdel Wedoud
Source: Mauriweb
Les ministres de l’intérieur mauritanien et français signent un protocole d’accord

Nouakchott, 17/11/2013 – Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Rara et le ministre français de l’intérieur, M. Manuel Valls ont signé dimanche soir au ministère del’intérieur et de la décentralisation un protocole d’accord portant sur le renforcmeent de la cooépration entre les deux pays, notamment dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme, le trafic des drogues, le renforcement de la gouvernance et la formation de la gendarmerie et de la police.
La cérémonie de signature a été l’occasion pour les deux ministres de souligné la solidité des relations de coopération existant entre les deux pays.
A l’issue de la signature, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Rara a receptionné un lot d’équipements et de matériel sécuritaire et informatique destinés aux services de la sécurité nationale.
Y ont assisté, les délégations d’accompagnement des deux parties.
Source: AMI
RAG/IRA: Déclaration conjointe
Le gouvernement de Ould Abdel Aziz s’est lancé dans une mascarade d’élection unilatérale sans concertation ni égards aux acteurs politiques du pays. Il a écarté de cette compétition un pan entier des partis politiques existants et en a interdit celui qui constituait pour lui un danger véritable. En effet, Ould Abdel Aziz à interdit le Parti Radical pour une Action Globale (RAG) par ce qu’il craignait le raz-de-marée qui risquait de l’emporter, lui et sa majorité servile.
Mais, Ould Abdel Aziz avait aussi interdit IRA. Et, IRA ne s’en porte que mieux depuis cette interdiction.
Le Parti RAG et l’organisation IRA tiennent aujourd’hui à marcher avec le MPR pour :
1- dénoncer avec vigueur leur interdiction et leur mise à l’écart illégale et éhontée de l’échiquier politique mauritanien;
2- dénoncer avec la même vigueur la mascarade d’élection qu’organise Ould Abdel Aziz avec la bénédiction de certains partis politique en mal d’existence politique;
3- fustiger le mutisme et l’indifférence qu’affichent les services de l’Etat devant les cas d’esclavage avérés qu’IRA leur met sous le nez et ce, régulièrement depuis sa création ;
4- soutenir par notre présence dans cette marche la feuille de route du Pr Kane Hamidou Baba
Le régime de Ould Abdel Aziz semble se complaire dans une situation où la nationalité mauritanienne est devenue synonyme d’esclavage et de violation réitérée des Droits humains les plus élémentaires. C’est cette place, peu enviable, que l’Etat mauritanien, a fait gagner à notre pays dans le monde. Nous sommes dorénavant le pays le plus esclavagiste au monde.
Bravo à Ould Abdel Aziz.
Nouakchott le 17 Novembre 2013
La commission de Communication
Source: Le Calame
Mauritanie: ” Le 23 novembre sera une journée de deuil pour la démocratie” (Kane Hamidou Baba-MPR)
ALAKHBAR (Nouakchott)- « le 23 novembre (date des élections législatives et municipales en Mauritanie) sera, pour nous, une journée de deuil pour la démocratie », a déclaré Kane Hamidou Baba, président du parti d’opposition mauritanien MPR qui boycotte ces élections.Il a également invité les Mauritaniens à faire du 23 novembre ” une journée ville morte à Nouakchott “. Et a ajouté : ” Le 23 novembre sera une journée banale pour nous et pour ceux qui ont pris le risque d’aller aux élections. Ces derniers sont en train de perdre leur temps ; et ils le regretteront, parce que ça ne marchera pas ! Ça n’a pas marché au début et ça ne marchera pas à la fin“.
Le leader du MPR a réitéré son boycott des élections en déclarant : ” Nous disons trois fois: « Non » à des élections non transparentes, non crédibles et non consensuelles (…) J’ai fait beaucoup de régions et de villages, il n’y a pas un village où on n’a pas posé les problèmes des papiers d’enrôlement ou des cartes d’identité. Et quand on organise des élections, il faut les faire avec toute la classe politique”.
Kane Hamidou Baba s’exprimait devant plusieurs centaines de ses militantes à côté de représentants de la société civile et de partis politiques (Fonadh, Maprom, IRA-Mauritanie, TPMN, RD Acrc en ciel Covire FLAM). Ils assistaient à son meeting tenu, ce dimanche à Nouakchott, près de la nouvelle Maison des jeunes, un meeting suivi d’une marche jusqu’à l’Assemblée nationale pour appuyer la feuille de route que Kane Hamidou Baba a soumise à la classe politique.
A propos de la feuille, Kane s’est montré confiant: ” Aujourd’hui ou demain il va falloir discuter du contenu de cette feuille de route, a-t-il dit. Il va falloir l’examiner, parce que nous nous prenons à travers cette feuille de route pour avoir des élections qui soient transparentes et consensuelles; des élections qui ne laissent personne sur le bord de la route “.
La feuille de route de Kane Hamidou Baba « se résume en cinq points, a-t-il rappelé à Alakhbar au cours de la marche. Il faut revoir la question de l’enrôlement (Alléger les procédures et mettre en place plus de structures en charge), rendre gratuite le retrait de la carte d’identité, élargir la CENI, mettre en place un observatoire des élections (il existe) et créer une commission d’enquête parlementaire sur l’enrôlement et le RAVEL (Recensement à vocation administrative).
Mauritanie –Campagne électorale: un candidat de l’UPR reconnaît “l’utilisation des moyens de l’Etat”
Un candidat du parti UPR au pouvoir en Mauritanie, Zeini Ould Ahmed, a reconnu que “des fonctionnaires ont violé la loi en utilisant les moyens de l’Etat à des fins de campagne électorale”. Ils mènent également la politique de la carotte et du bâton pour influencer les électeurs.
Zeini Ould Ahmed a donné l’exemple du directeur de Cabinet du premier ministre, Aline Ould Issa, lequel a érigé des barrages et des centaines de mètres de clôtures grillagées et à distribué d’importantes quantités de blé et de sommes d’argent considérables juste pour l’achat des consciences.
Aussi, “le directeur de cabinet n’arrête pas de menacer les fonctionnaires qui oseraient voter pour l’opposition d’affectation dans des zones reculées”. Quant aux employés contractuels, il affirme qu’il va les licencier s’ils soutiennent l’opposition.
ALAKHBAR (Nouakchott)




