Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: November 2013

Coopération économique: Les chefs d’Etat arabes et africains réunis à Koweït

Les chefs d’Etat arabes et africains tiennent mardi un sommet à Koweït pour promouvoir les relations économiques entre les riches monarchies pétrolières du Golfe et l’Afrique en quête d’investisseurs. Ce sommet de deux jours est le premier depuis 2010, date à laquelle les dirigeants des pays membres de la Ligue arabe et de l’Union africaine (UA) s’étaient réunis en Libye peu avant le Printemps arabe qui a balayé des régimes autoritaires, y compris à Tripoli.

Trente-quatre chefs d’Etat, sept vice-présidents et trois Premiers ministres ont confirmé leur présence au sommet, auquel sont attendues des délégations de 71 pays et organisations.

Les participants devraient approuver une série de mesures et de résolutions, adoptées dimanche par leurs ministres des Affaires étrangères et destinées à renforcer la coopération entre les deux blocs régionaux qui comptent parmi leurs membres les riches monarchies pétrolières arabes et des pays africains parmi les plus pauvres au monde.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah Khaled Al-Sabah, a indiqué que le sommet, placé sous le thème “Partenaires pour le développement et l’investissement”, devrait discuter de la possibilité de créer un marché commun afro-arabe, pour une population de quelque 1,2 milliard d’habitants.

Les participants au sommet doivent se concerter également sur les moyens d’accélérer le flux de capitaux vers l’Afrique, qui a un énorme potentiel mais qui souffre d’un déficit aigu d’investissement.

Selon la Banque mondiale, l’Afrique a besoin d’environ 30 milliards de dollars à investir dans les domaines de l’énergie et de l’électricité.

L’Afrique a enregistré une croissance de 5% en 2012, d’après le Fonds monétaire international (FMI). Ce taux devrait légèrement baisser cette année, à 4,8%, avant de rebondir à 5,1% en 2014, selon les prévisions du FMI.

En outre, le sous-sol de l’Afrique recèle 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d’or. La récente découverte de grandes quantités de gaz naturel au large des côtes est de l’Afrique confirme l’importance économique du continent noir.

Pour leur part, les monarchies pétrolières du Golfe comptent des avoirs de quelque 2.000 milliards de dollars, accumulés à la faveur des cours élevés du brut et placés, en grande partie, aux Etats-Unis et en Europe.

Le deuxième sommet tenu en Libye il y a trois ans avait adopté une stratégie de partenariat arabo-africain et un plan d’action commune pour la période 2011/2016 avec l’ambition d’accroître les investissements, les échanges commerciaux et les projets économiques conjoints.

Mais sa mise en œuvre a été très lente, en partie à cause des troubles provoqués depuis 2011 dans les pays du Printemps arabe où les dirigeants de la Tunisie, de la Libye, d’Egypte et du Yémen ont été renversés sous la pression de la rue, et de la guerre civile qui secoue la Syrie.

Le sommet doit examiner la mise en place d’un mécanisme financier arabo-africain pour apporter les moyens nécessaires à l’application des projets conjoints et encourager le flux des investissements entre les deux régions.

La création d’un comité de coordination afro-arabe sur la migration pour aider à protéger les travailleurs migrants est également à l’ordre du jour.

AFP

Libye: on avait pensé à tout, sauf à l’après-Kadhafi

La pagaille a atteint son paroxysme en Libye au point que l’on est tenté de dire que le pays va à vau-l’eau.   Tout se passe comme si la démonstration de force organisée le 9 novembre dernier à Benghazi par le pouvoir central, a envenimé la situation, puisque, depuis lors, il ne se passe pas un seul jour sans que l’on assiste à des affrontements violents et meurtriers entre les milices les plus puissantes et les mieux organisées du pays.  


© Esam Al-Fetori/Reuters  

© Esam Al-Fetori/Reuters  

 

 

Exaspérés et las d’assister à ce vide sécuritaire qui n’en finit pas, des Libyens, à l’appel du Conseil local de Tripoli, ont exprimé leur ras-le-bol à travers une manifestation de rue, qui, malheureusement, a très vite dégénéré. De fait, sans ménagement, une des milices de Misrata dont ils demandaient le départ, a ouvert le feu sur la foule de manifestants, faisant de nombreux morts. C’est à ne rien comprendre.
   
  Comment reconstruire un véritable Etat de droit dans un pays où même les civils se promènent l’arme au flanc? Comment asseoir une armée républicaine digne de ce nom dans un pays où, tels des champignons, poussent des milices qui se livrent à des querelles de positionnement ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre dans la mesure où le pouvoir central, lui-même, semble dépassé par les événements; si fait que, s’avouant impuissant, il opte parfois pour le silence, signe de résignation. On se souvient encore de la récente mésaventure du Premier ministre Ali Zeidan, enlevé puis libéré plus tard par des groupes armés.
   
  La communauté internationale interpellée
A vrai dire, la Libye est malade. Elle a besoin d’une chirurgie médico-sociale qui lui permettra d’opérer un changement profond à même de lui permettre d’envisager avec sérénité son développement. La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que le Premier ministre, Ali Zeidan, visiblement excédé, menaçait, naguère seulement, de mettre la Libye sous tutelle étrangère.
   
  Quoi de plus normal si cela peut permettre à la Libye de sortir de cette apoplexie et de reprendre la place qui est la sienne dans le concert des nations? En effet, on a l’impression que l’objectif des Occidentaux, en intervenant en Libye pendant la révolution, était d’avoir la peau de Kadhafi qui, il faut le dire, leur avait fait voir des vertes et des pas mûres.
   
  La preuve, depuis la mort de Kadhafi, ils ont plié armes et munitions, laissant la Libye à elle-même; telle une sage-femme qui, après l’avoir aidée à accoucher, refuse de porter secours à une parturiente qui se plaint de fièvre puerpérale. C’est tout comme ce fossoyeur mal avisé qui enterre le cadavre en laissant ses pieds dehors. Avait-on jamais pensé à l’après-Kadhafi?
   
  Telle est la question que l’on est tenté de se poser. En tout cas, la communauté internationale, avec l’Union africaine en premier lieu, est interpellée. Elle doit voler au secours de la Libye. Peut-être faut-il envisager la tenue d’un sommet spécial sur la Libye afin de trouver des pistes pour sortir ce pays de l’ornière. Ce n’est pas impossible.
   
Boundi Ouoba
Pour Le Pays 

 

Noorinfo

Mali : le général Sanogo devant la justice

altCe mardi 19 novembre 2013, le général Amadou Sanogo doit se présenter devant la justice malienne. Selon une source judiciaire malienne, il doit être interrogé sur une première affaire: le contre coup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour là, alors qu’il venait de prendre le pouvoir quasiment un mois avant, une nouvelle tentative de putsch survient. Les militaires sont arrêtés, d’autres torturés, d’autres encore portés disparus. Sanogo a-t-il joué un rôle ? C’est ce que la justice veut savoir.

Finalement, c’est en principe ce mardi à 9 heures (TU), que le général Amadou Sanogo se présente devant le juge d’instruction Yaya Karambé.

Il sera dans un premier temps entendu sur l’affaire de la tentative du contrecoup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour-là, des militaires maliens, notamment des Bérets rouges, tentent de renverser le général Amadou Sanogo qui, quasiment un mois avant prenait le pouvoir par un coup d’Etat.

De nombreuses questions

Ils échouent, une terrible répression s’abat sur eux. Certains Bérets rouges seront torturés à l’électricité, d’autre seront portés disparus ou encore purement et simplement exécutés. Le général Amadou Sanogo était-il impliqué dans cette tuerie ? A-t-il donné des ordres ? En d’autres termes  et selon l’expression consacrée, est-il responsable mais pas coupable ?

La justice malienne veut savoir, surtout au moment où des compagnons du même général ont tenu des témoignages qui l’accablent. L’entourage du juge d’instruction Yaya Karembé prévient : nul n’est au-dessus de la loi au Mali.

 

Source: RFI

dispersion violente d’un rassemblement de l’opposition

altLa police mauritanienne a violemment dispersé un rassemblement de l’opposition qui se tenait ce matin devant le siège de la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI) à Nouakchott.
La police a fait usage de gaz lacrymogène et de matraques blessant légèrement des manifestants ainsi que le reporter de Alakhbar qui couvrait l’événement.
Des dizaines de jeunes et de femmes de la Coordination de l’Opposition Démocratique( COD) s’étaient donné rendez-vous à la CENI pour dénoncer l’agenda unilatéral des élections législatives et municipales du 23 novembre (Samedi prochain). Ils scandaient des slogans hostiles au président Mohamed Ould Abdel Aziz qu’ils ont aussi accusé de mèner le pays à la dérive.

Source: Al Akhbar

Le Recensement De La Population Qui Démarre Le 19 Novembre Risque De Faire Beaucoup De Bruits Au Sénégal!

alt« Il n’ya pas de tête lucide entre deux termes d’un même choix ». Cette phrase extraite de l’Aventure Ambigüe nous inspire en cette période de pré-recensement. En effet le recensement de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage qui démarre le 19 Novembre ne laisse pas les peuls du Sénégal indifférents, eux qui verront dans le questionnaire leur composante ethnique subdiviser en cinq groupes identitaires : les peuls, les pulaar, les lawbe et les foula. Le mardi 19 Novembre 2013, quand le soleil osera se lever et jeter ses rayons espions sur le Sénégal, ils seront quelques 17 milles agents recenseurs à sillonner les 14 régions que compte le pays pour le décompte de la population. Ces agents sont formés pour aller à la rencontre du peuple dans les coins et recoins du Sénégal ; un peuple qui pour l’essentiel, ne sait pas comment s’y prendre. Cette enquête ne se limite pas seulement au décompte, elle cherchera aussi à fouiner sur les détails pour tenter de classer la population en fonction de ses diverses appartenances socioculturelles et environnementales. Ce peuple uni dans sa diversité socioculturelle, sera dans l’obligation de marquer ses traits de caractères divergents à travers un questionnaire établi par des sociologues et démographes et autres statisticiens. Ces spécialistes de la question, mesurent-ils la conséquence qui pourrait naître de cette enquête qui, encore une fois appelle une seule composante ethnique à répondre à plusieurs dénominations ? Les peuls du Sénégal vont encore cogiter pour voir s’ils doivent s’identifier au peul, poular, lawbe, fulani ou toucouleur ? Que je sache, le terme ETHNIE apparu dans la langue française en 1896 est clairement défini dans le dictionnaire comme : « un groupement humain homogène dans la culture, la langue… » « Groupe d’êtres humains qui possède, en plus ou moins grande part, un héritage socioculturel commun, en particulier la langue. » « Un groupement naturel pour la détermination duquel entrent en ligne de compte surtout la culture et la langue. » « Groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène, et dont l’unité repose sur une communauté de langue, de culture et de conscience de groupe. » De toutes ces définitions de l’ethnie et des expressions qui dérivent du terme tels que : groupe ethnique, communauté ethnique ou communauté ethnolinguistique, aucune d’elles ne laisse penser qu’il y a une différence conceptuelle de sens entre peul, poular , foula, lawbe et toucouleur dès lors que tous ont la même culture et la même langue. La décomposition est autant plus dérangeante, quand on prend les lawbe, (pluriel de labbo) qui est une caste peul de la catégorie socioprofessionnelle des ñeeño, comme une entité ethnique. La réalité est que de tous ces démembrements, il n’ya qu’une seule ethnie peul que les français et les wolof ont appelé toucouleurs, que les anglais on nommé foula et qui répondent parfois au nom de haalpoular dans uniquement le nord du Sénégal. Toute autre considération quel que soit son fondement, a une charge colorée de sentiment non fondé sur la réalité et la logique. Que le sereer qui subdivisé en plusieurs composantes ne portant pas la même dénomination (ndouth, none, safeen,…) et qui ne se comprennent pas, puissent répondre par un seul nom, que les joolaa, dont la différence linguistique est manifeste d’une contrée à une autre, puissent avoir la même identification, je ne vois pas les raisons pour lesquelles les peuls ne puissent pas avoir dans le formulaire de l’enquête la même identité. Dans cette situation, le jeu administratif est déjà sans équivoque, il appartient alors aux concerné, d’épouser les modalités de feinte et de dribble pour contourner les jeux déjà faits.

Hamet Amadou LY, Journaliste Promotion Cesti 2010

 

Source:http://www.seneweb.com