Monthly Archives: April 2015
Nucléaire iranien : Washington et Téhéran se rapprochent mais ne se réconcilient pas
Bien que l’accord-cadre sur l’avenir du programme nucléaire iranien trouvé jeudi à Lausanne marque une étape dans le dégel des relations entre Washington et Téhéran, il reste peu probable que les deux pays commencent à coopérer ouvertement.
C’est le grand dessein de Barack Obama : réconcilier les États-Unis et l’Iran pour espérer apaiser les conflits au Moyen-Orient. Mais les deux pays sont loin de normaliser leurs relations et se borneront à poursuivre leur discrète coopération sur les crises régionales.
“Dans la tête de Barack Obama, il y a le fantasme du grand ‘bargain’ [grand compromis], d’une alliance avec l’Iran, de la reconstruction d’une architecture régionale et d’un changement de paradigme” au Moyen-Orient, analyse pour l’AFP Joseph Bahout, chercheur français de la fondation Carnegie.
Téhéran et Washington, qui il y a quelques années encore s’accusaient respectivement d’être “le Grand Satan” et de former “l’Axe du Mal”, sont de facto en plein rapprochement à la faveur de leurs négociations sur le nucléaire iranien.
Des tractations amorcées dans le plus grand secret en 2011 et 2012, avant que leurs chefs de la diplomatie, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, discutent ouvertement et quasiment de manière ininterrompue depuis septembre 2013, jusqu’à l’accord de Lausanne, jeudi 2 avril 2015. Ce dialogue sans précédent a non seulement fait naître une étroite collaboration entre deux régimes en principe ennemis, mais aussi une proximité personnelle entre les deux hommes.
Pour amorcer le dégel, le président américain avait eu en septembre 2013 un entretien téléphonique historique avec son homologue iranien, Hassan Rohani. Il avait ensuite écrit en octobre dernier au Guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques de son pays.
En saluant, jeudi, une “entente historique”, Barack Obama a de nouveau tendu la main au peuple iranien : “Je veux réaffirmer ce que j’ai dit depuis le début de ma présidence. Nous voulons nous engager avec vous sur la base du respect et des intérêts mutuels”. À la fin mars, à l’occasion du Nouvel an iranien, le chef de l’État américain avait souligné dans une vidéo sous-titrée en farsi que “pendant des décennies, nos pays ont été séparés par la méfiance et la peur. Nous avons une occasion d’avancer qui bénéficiera à nos pays, et au monde, pendant de nombreuses années”.
Hostilité et rancœur
L’hostilité et la rancoeur demeurent toutefois très fortes entre les deux capitales. Washington et Téhéran ont rompu leurs relations diplomatiques en avril 1980, dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d’otages de l’ambassade américaine qui dura 444 jours, de novembre 1979 à janvier 1981. Un traumatisme pour l’Amérique.
L’histoire des relations américano-iraniennes est aussi hantée par le coup d’État, orchestrée par la CIA, qui renversa le Premier ministre Mohammad Mossadegh le 18 août 1953 et qui permit le retour sur le trône du chah Mohammad Reza Pahlavi. Le souverain devint l’allié de Washington avant d’être balayé par la Révolution de 1979.
L’Iran figure aussi depuis 1984, aux côtés de Cuba, du Soudan et de la Syrie, sur la liste noire américaine des “États soutiens du terrorisme”, en raison de l’appui de Téhéran au Hezbollah chiite libanais et à des groupes palestiniens de Gaza. La méfiance reste si profonde que l’ayatollah Khamenei avait encore dénoncé il y a trois semaines la “fourberie” des Américains, en riposte à des élus du Congrès vent debout contre un accord avec l’Iran.
“L’establishment en Iran ne veut pas de liens normaux avec les États-Unis. Le président Rohani et son gouvernement veulent peut-être des relations diplomatiques, mais le Guide suprême et ses partisans y voient quelque chose de contraire à leurs intérêts”, explique à l’AFP Alireza Nader du centre d’études Rand Corporation. Mais cela n’empêche pas “d’explorer des zones de coopération discrète”, note toutefois l’expert.
Depuis des mois en effet, Américains et Iraniens ont élargi leurs pourparlers sur le nucléaire à la lutte contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie. John Kerry avait même reconnu en février que Washington et la puissance chiite avaient un “intérêt commun” à combattre l’organisation ultra-radicale sunnite. Et même si les États-Unis nient toute “coordination militaire” avec l’Iran contre l’EI, ils ont été, de facto, alliés dans la bataille de Tikrit, dans le nord de l’Irak.
En Afghanistan aussi, l’Iran et les États-Unis ont des raisons de collaborer, soudés par leur volonté d’empêcher le retour au pouvoir des Taliban. À la chute du régime islamiste de Kaboul fin 2001, Américains et Iraniens avaient coopéré pour mettre sur pied le régime de l’ancien président Hamid Karzaï. Le négociateur iranien de l’époque pour l’Afghanistan n’est autre que Mohammad Javad Zarif, l’un des artisans de l’accord du 2 avril sur le nucléaire.
Avec AFP
france24.fr
Le MNLA perd ses soutiens occidentaux : ‘’Je t’aime, moi non plus’’ !
Le MNLA qui est le fer de lance de la CMA a été pris de court en apprenant que les dignitaires religieux et la société civile malienne ont fait cause commune en effectuant une tournée en Europe pour battre en brèche leurs allégations.
Et, l’Union africaine par la voix de la puissante présidente de la commission de l’Union africaine Xosasana Dlamini Zuma a enfoncé le clou en faisant savoir que l’Afrique apporterai son soutien au gouvernement malien au cas ou les groupes armés opposés à l’accord d’Alger reprenaient le maquis.
Le MNLA est à bout de souffle après la découverte de sa félonie par la communauté internationale. Une communauté internationale qui a toujours soutenu Bamako du bout des lèvres par rapport à la cause touarègue. Ce qui a sonné même le glas de ce mouvement composé pour la plupart d’arrivistes à la recherche de prime est le voyage des dignitaires religieux et de la société civile malienne en Europe.
Cette délégation, qui comptait dans ses rangs des personnalités très fortes, comme le chef de l’Église malienne et archevêque de Bamako Monseigneur Jean Zerbo, et l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, une figure très respectée de la communauté touarègue.
Il s’agissait de couper court au tissu de mensonge que le MNLA propageait en Europe et dans le reste du monde pour vilipender le gouvernement malien. Depuis que la délégation, qui comprenait également d’autres leaders religieux et de la société civile, comme Ousmane Cherif Madani Haidara, Mohmoud Dicko le président du haut conseil islamique, la présidente de la CAFO Traoré Oumou Touré.
Depuis qu’ils ont foulé le sol du vieil continent ils n’ont pas fermé l’œil, visite au parlement européen basé à Strasbourg, cap au siège de l’Union européenne à Bruxelles. Les explications données par ces minci dominici du Mali ont permis aux européens de connaitre les vraies raisons de cette vendetta. Des bandits qui ont bénéficié de la complicité de certains desperados appuyés par des djihadistes, venus de nulle part.
Avant, le mouvement indépendantiste avait été démasqué déjà par les Européens grâce aux missions effectuées par l’ancien député Assarid Ag Inbarcawane et l’honorable député de Bourem, Haidara Aissata Cissé Chato.
A un certain moment pour combler le vide créé par la découverte de leur perfidie ils se sont tournés vers la Russie, mais Poutine n’est pas ce genre d’homme d’Etat qui tombe sous le charme de crapules de cette trempe à première vue. Ce qui a exaspéré les Russes c’est la découverte du passeport malien entre les mains d’un membre de la délégation qui est d’origine Saharaoui. Suite, à cette découverte le Kremlin a instruit à ces hôtes encombrants d’aller se faire voir ailleurs.
En Afrique, ils ont essayé de reproduire la danse de l’Autruche en se rendant d’abord chez le roi Mohamed VI qui les a dit poliment de retourner vivre auprès des siens pour bâtir un Mali nouveau.
Face à cette position sans équivoque du Maroc, ils ont essayé de jouer sur la rivalité entre celui-ci et l’Algérie à propos du Sahara Occidental. Ils se sont retrouvés trop petits pour fourrer le nez dans ce différend.
Se voyant dans l’impossibilité de se faire des interlocuteurs en Afrique ils ont provoqué les affrontements de Kidal avec le soutien et la complicité des forces obscures. Un affrontement qui a permis aux deux parties de prendre langue à Alger dans ce qu’on appelle les pourparlers inter- maliens, ayant abouti à un pré accord, que le gouvernement malien a paraphé dans les heures, qui ont suivie sa conclusion.
Mais contre toute attente, le MNLA et ses acolytes refusent de parapher le document, qui prend en charge les aspirations des deux parties, estiment les facilitateurs.
En refusant de signer ce document, il revient à dire que les carottes sont cuites pour eux. D’ailleurs, il en était ainsi depuis belle lurette, si ce n’est pas l’appui des services de renseignement français, qui les tiennent à bras le corps. Car, en dépit de la chute des villes des trois régions du nord, suivie de la proclamation de l’indépendance de l’Azawad par Moussa Ag Attaher du MNLA, la Communauté internationale est restée de marbre sur ses positions de principe. En qualifiant ces jeunes cobayes des services de renseignement français de plaisantins.
En fait, ce sont les renseignements français, au service des intérêts industriels économiques, qui sont à la manœuvre. Ils veulent prendre leur revanche sur le Mali d’ATT, qui les avait mis à la porte du Sahara malien au profit des américains.
En son temps, ils avaient voulu installer des appareils d’écoute téléphonique dans le camp de Sévaré, où ils avaient établit leur quartier général pour la formation de l’Armée malienne, engagée dans la croisade contre les terroristes. ATT, qui est militaire très alerte leur ont demandé gentiment de faire leur valise. Ainsi, ils sont partis comme ils sont venus, très fâchés en passant par Sikasso pour rallier la Côte d’Ivoire.
C’est tous ces petits jeux et manigances, qui ont été découverts par la Communauté internationale. Dès lors, celle-ci commence à montrer des signes d’exaspération. Ce faisant, des lignes de fractures sont de plus en plus perceptibles dans le positionnement des uns et des autres. La présidente de la commission de l’Union africaine, la ministre Zuma, a fait savoir la position sans ambages de l’UA.
Selon elle, les Etats africains ont suivi de près l’évolution des discussions jusqu’ à l’élaboration du document final. C’est dire que le MNLA et ses acolytes peuvent continuer à vadrouiller, mais leur objectif de faire des trois régions de notre pays, une nouvelle province d’outre mer française au Mali ne sera jamais atteint.
Badou S. Koba
Le FNDU : l’annulation de la rencontre prévue avec le pouvoir est une preuve de son manque de sérieux dans sa volonté de dialogue
Une source de haut niveau du forum national pour la démocratie et l’unité a révélé que le ministre secrétaire général de la présidence Dr Moulaye ould Mohamed Lagdaf avait appelé hier soir au téléphone le secrétaire général du FNDU pour lui annoncer l’annulation de la rencontre initialement prévue ce jeudi avec l’opposition pour la remise de ses propositions pour l’amorce d’un dialogue entre les deux parties.
Cette source a déclaré à Sahara Medias que le gouvernement n’avait donné aucune explication à cette annulation.
Elle lie cette décision aux dernières déclarations du président O. Abdel Aziz lors de sa récente conférence de presse au cours de laquelle il avait rejeté tout préalable à l’ouverture du dialogue avec l’opposition.
Certains milieux proches du gouvernement avaient estimé peu représentative la délégation du FNDU chargée de rencontrer celle du gouvernement.
Face à cette réserve l’opposition rappelle que la délégation désignée par le FNDU avait pour seule mission de remettre les propositions du forum aux représentants du gouvernement et qu’elle n’était investie d’aucun pouvoir de négociation.
Pour le FNDU l’annulation de la rencontre initialement prévue ce jeudi était une preuve évidente de la mauvaise volonté du pouvoir quant à l’ouverture d’un dialogue sincère avec l’opposition.
sahara media
Samba Thiam président du FPC à propos de la conférence de presse du président: ‘’j’ai cru déceler chez le président cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter, aussi sérieux et graves qu’ils soient’’
Vous avez suivi comme nombre de mauritaniens la conférence de presse du président de la République, jeudi dernier. Quelles leçons en avez-vous tirées?
-Essentiellement trois : La première a trait à l’ambiance même de la rencontre : lourde, tendue, presque crispée.
La deuxième impression renvoie aux réponses du Président. Hésitantes, quelque peu mal assurées; je n’ai pas eu le sentiment qu’il se dégageait de cette conférence une assurance dans la maitrise des dossiers et des chiffres. Autre impression, j’ai cru déceler chez le locataire du palais ocre cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter, aussi sérieux et graves qu’ils soient! Celui de la Snim, présentement, celui de la cohabitation, depuis toujours; « les chiens aboient la caravane passe », traduit à la perfection l’attitude du Président, telle que je la perçois.
Quelque chose enfin que j’ai noté: un ‘’lapsus’’ de comportement du Président, significatif, révélateur du peu d’intérêt qu’il porte pour nous négro-africains.
Je passe sur le choix du panel des journalistes sélectionnés, essentiellement arabophones et Arabo-berbères; un seul francophone, un négro-africain qui, à son tour, au lieu d’oser jeter un pavé dans la mare en s’adressant au Président en Pulaar, choisit de poser sa question en français ; question, du reste, bidon ! Et c’est là qu’intervient le ‘’ lapsus’’ dont je parlais …
Le Président Aziz , hésitant un peu après la question posée en français , demande alors au journaliste s’il doit répondre en Français ou …, puis se décide à le faire en français , – et c’est là qu’intervient le ‘’lapsus ‘’- ; puis, tout ‘’naturellement ‘’, se traduit automatiquement en hassanya …pour les ‘’autres’’ ! Lapsus singulier, révélateur d’une mentalité ; lapsus qui en dit long sur l’attitude singulière d’un Président, peu soucieux des autres, à l’esprit absolument pas tourmenté par le souci d’équité et d’équilibre vis-à vis de ses sujets…
En effet, à aucun moment, il n’est venu à l’esprit de Ould Abdel Aziz qu’il existe d’autres nationalités mauritaniennes, non arabophones; ni après son exposé introductif lapidaire, ni pendant les 9/10e du temps de la rencontre ! Pas un seul instant l’existence de ces milliers de locuteurs en français, tout aussi mauritaniens que les hassanophones, n’a effleuré son esprit !
Le comportement sectaire et teinté de mépris du Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf, il y a quelques années, trouve ici son origine, ‘’parler arabe ou s’écraser…’’
Cette attitude de négation des uns n’a pas commencé avec cette conférence… Elle est coutumière de la politique du Président Aziz à travers ses conseils de ministres, à travers l’enrôlement en cours, à travers le recrutement et la promotion au sein des forces armées et de sécurité, à travers la composition monoethnique de la cohorte qui peuple nos grandes écoles spéciales.
L’unité nationale ne peut se fonder que sur le respect mutuel, que sur l’égale dignité des composantes nationales. La Mauritanie n’est pas qu’arabe; elle est arabe et négro-africaine! Elle est hassanophone, pulaarophone, wolofone, francophone …
Cette négation des autres, chaque jour plus marquée, comme par défi, comme par provocation; à travers l’octroi sélectivement ethnique des médias privés qui participent de l’étouffement de toute expression autre que Hassanya.
On l’a observé, il n’y a guère de temps, avec le limogeage de Bah Ould Saleck, communicateur professionnel, consciencieux, viré pour ‘’ délit de complaisance ‘’ à l’endroit des négro-africains ; il lui était reproché d’octroyer trop d’espace à l’expression du Pulaar, du français, du Soninké ! Sahel Tv vient de récidiver avec le jeune Gaye qui insistait pour me recevoir sur son plateau. Il n’y a pas longtemps c’était au tour de Hanevi –directeur talentueux de Watanya, de faire les frais de ce sectarisme; puis s’en suivit la suppression de l’émission, à succès, de Beylilatou, remplacée par une autre en arabe, avec la complicité d’intellectuels arabo-berbères de formation francophone de souche, qui se prêtèrent au jeu …
Au niveau des radios, nous avons assisté à la même pratique : suppression de l’émission pulaar à Saharamédias, de ‘’Kaalden goonga ‘’ à Mauritanides, sous prétexte de ‘’ panne de radio ‘’ … Je n’ai pas évoqué la pléthore de ces autres radios qui émettent les 9/10e du temps en arabe…
Devant le rétrécissement programmé de l’espace d’expression francophone, il ne reste, pour la frange monolingue francophone, qu’à se rabattre sur RFI …Pas un mot, pas une ligne pour dénoncer, stigmatiser, cette dérive. Un silence surprenant de la part de nos intellectuels arabes honnêtes, et de nos forces de gauche, si volubiles, si promptes à parler de tout et de rien, sauf… de l’essentiel…
Alertons encore une fois l’opinion pour dire que nous empruntons un chemin dangereux… Rappelons, encore une fois, que les germes du génocide, de la partition du Soudan, avaient pour nom ’’ impunité, complexe de supériorité, arrogance, mépris de l’autre’’, toutes choses aujourd’hui réunies chez nous !
L’unité, encore une fois, doit reposer sur le respect mutuel et l’égale dignité …
Une nation ne pouvait être moitié, libre moitié esclave, disait A Lincoln, …
-Que pensez-vous la réponse du président sur la grève, depuis bientôt deux mois, des employés de la SNIM?
J’ai noté la même intransigeance, la même attitude à fermer les yeux sur les problèmes graves … je l’ai déjà dit plus haut. Il prendra peut-être conscience de ces erreurs quand il sera trop tard …
–Vous avez l’air déçu?
-Oui, absolument ! On pourrait dire que la montagne a accouché d’une souris ; à moins que le Président se soit ravisé en chemin…
Quelle lecture faites-vous par ailleurs de la situation sociale globale ?
-Je perçois, à travers certains signes, comme un grondement lointain qui sourd, se rapproche, en s’amplifiant ; une sorte de révolte sourde, diffuse mais perceptible.
E. Durkheim aimait à comparer le corps physique au grand corps social ; j’ai le sentiment que, comme pour le corps physique, certains symptômes annonciateurs de la fièvre se manifestent. Notre corps social semble atteint de frémissement, comme dans une sorte d’incubation avant l’éclatement de la fièvre …
Beaucoup attendaient quelque chose sur le dialogue en gestation depuis quelque temps. Pensez-vous M. Thiam que ce dialogue, tant attendu, aura lieu ?
-A entendre le président Aziz qui rejette tout préalable au dialogue et au regard de la position du FNDU qui y tient, je ne vois pas comment le dialogue pourrait se tenir. Il faudrait être d’un optimisme démesuré pour y croire.
Pour ma part, de toute façon, un dialogue centré essentiellement sur des questions périphériques, mû par l’esprit du « ôte-toi de là que je m’y mette » n’est pas ma préoccupation, encore une fois. Alors qu’il se tienne ou ne se tienne pas, je n’y vois pas grand intérêt.
Propos recueillis par DL
le calame
L’ouverture de l’assemblée générale des FPC Amérique du nord : Discours du camarade AMADOU BA secrétaire général du comité de base de Columbus
Nous vous remercions chers invités de votre présence ici, votre présence témoigne sans nul doute, de votre sympathie pour notre Organisation qui découle, certainement, de l’intérêt que vous portez à son noble et long combat qui se mène voilà 31 ans ; un combat dont le sens ne saurait être mieux rendu, par ces mots :
« Notre lutte est un sursaut de dignité,
un refus de l’oppression,
un combat contre l’inégalité,
une révolte contre un système fondé sur des préjugés, des présupposés qui aboutissent à une hiérarchie…, elle est l’affirmation de notre droit à la différence…, une sommation à tous d’une reconnaissance de ce droit ! »
Notre combat, en un mot, est un combat pour l’Egalité dans la citoyenneté, pour l’Unité dans la diversité et la complémentarité, pour la Démocratie authentique dans une Mauritanie reconstruite sur des bases et valeurs nouvelles.
Une longue marche vers la liberté, difficile et pénible, parsemée d’embuches, au cours de laquelle des camarades sont tombés. Je pense à Toure Zakaria, tombé sur le champs de bataille, à Mama Sow, militant exemplaire arrache à la fleur de l’âge, stoïque, combatif, demeuré actif alors même qu’ il luttait contre la terrible maladie ; je pense à Aboubakry Kalidou Ba, dont l’engagement inébranlable, était resté frais, juvénile et tonifiant.
Mes pensées vont également à Sarr Amadou, Sy Saidou et Ba Seydi autres héros sacrifiés de la cause, fauchés sous les balles du peloton d’exécution, sans oublier tous ceux-là qui étaient investis, à leur manière, dans cette lutte de libération, comme Saidou Kane, Mamadou Samba Diop et tant d’autres.
Mesdames et messieurs je vous invite à consacrer une minute de silence à leur mémoire, à jamais éternelle !
Quel sacrifice y’a- t-il de plus cher ou de plus sacré que celui de la vie ?
Ces êtres, partis pour toujours, nous interpellent quelque part, individuellement, nous soldats de la cause, à faire un examen de conscience sur la profondeur de l’engagement personnel de chacun de nous, dans cette noble lutte pour notre libération.
La lutte continue !




