Monthly Archives: February 2014
CSJCE: «La fondation d’une Cour spéciale de justice pour crimes d’esclavage est une énième fuite en avant du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz», déclare Samory Ould Bèye
De retour d’un long séjour à l’étranger, Samory a tenu à marquer son étonnement de voir le pouvoir en place fonder une Cour spéciale chargée de juger les auteurs de crimes d’esclavage. Dans un bref entretien avec le reporter du Calame, le président du Conseil National du parti Moustaqbel, membre de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), estime que ce n’est qu’une « énième fuite en avant : le système en place n’a aucune volonté, au-delà, bien entendu, de l’effet d’annonce, de régler définitivement cette question de droits humains ». Et Ould Bèye d’enfoncer le clou : « ce ne sont pas des textes inertes qui vont solder cette pratique abjecte mais leur traduction dans les faits. Depuis les années 80, diverses tentatives ont été initiées, par les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de la Mauritanie, mais toujours sans impact réel sur le drame des esclaves. Parce que, tout simplement, les maîtres ne veulent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis. Le système en place protège et encourage les esclavagistes, par l’impunité dont ils jouissent devant les tribunaux ». Ould Bèye énumère, alors, les textes adoptés, de 1980 à 2007, et évoque la récente fondation d’une Agence Nationale de Lutte contre les Séquelles de l’esclavage, d’Insertion et de Lutte contre la Pauvreté (ANLSILP). Et de s’interroger : « Qu’ont-elles changé, ces mesures, dans la pratique, quotidienne, de l’esclavage ? Les faits révélés, régulièrement, par les organisations de défense des victimes de l’esclavage, démontrent que cette pratique a encore de beaux jours devant elle mais, nous qui les combattons, nous n’allons pas baisser les bras, au contraire, nous nous battrons jusqu’à la victoire, comme contre l’Apartheid en Afrique du Sud ».
Source: le calame
Des imams pour un dialogue politique avant la présidentielle
Plusieurs imams rassemblés dans le cadre d’une structure visant à rapprocher les protagonistes de la scène politique ont invité à la mise en place d’un dialogue consensuel et inclusif de toutes les forces politiques, a appris lundi mauriweb.info.
Dans un communiqué diffusé pour la circonstance, les imams mettent en garde contre la crise politique qui couve dans le pays au moment où dans le monde entier et plus spécifiquement dans sa région africaine et arabe, les troubles politiques et sécuritaires menacent la stabilité de plusieurs pays.
Les Imams qui regrettent, par ailleurs, les autodafés et les blasphèmes enregistrés récemment dans le pays indiquent encore que les dernières élections législatives et municipales ont été marquées par l’absence d’un consensus politique entre les différents acteurs.
Les imams inscrivant leur appel dans le cadre de leur souci de la stabilité et de la sécurité du pays exhortent tous les acteurs politiques (Pouvoir et Opposition) à engager à la veille de l’élection présidentielle prochaine, un dialogue politique consensuel et serein pour préserver la stabilité et la paix sociale dans le pays. Les imams proposent, dans ce cadre, que des mesures de transparence de la future élection soient prises pour rassurer tous les prétendants à la magistrature suprême.
Cette initiative des imams regroupe, rappelle-t-on, plusieurs érudits mauritaniens.
Source: mauriweb
Syndicats: «Les hommes d’affaires sont en train d’affamer les dockers avec la complicité du gouvernement»
Dix-neuf centrales syndicales mauritaniens viennent d’affirmer, au cours d’un point de presse, tenu ce lundi, au siège de la CNTM, que les hommes d’affaires exportateurs des produits de première nécessité sont en train, avec la complicité du gouvernement mauritanien, d’affamer les dockers du port pour les contraindre à se plier à leur diktat. Cette sortie des syndicats intervient après le constat d’échec des négociations qui se déroulaient avec les protagonistes. Des négociations qui ont achoppé, affirme Samory Ould Beye sur le potage des marchandises et le payement des primes de sortie TC, interrompus, unilatéralement par le plus gros exportateur du pays, depuis le mois de juillet dernier. Les syndicats affirment que les hommes d’affaires refusent de les payer, ce qui met dans une situation critique 5600 dockers. En effet, affirme l’un des syndicalistes, un docker qui pouvait gagner entre 50 et 60 mille Ouguiya par mois, se retrouve, aujourd’hui, avec moins de douze mille. Face à cette situation critique, le gouvernement n’a manifesté aucune volonté de trouver avec les syndicats une solution négociée. « Par ce point de presse, nous éclairons le peuple mauritanien sur le drame des dockers et mettons le gouvernement devant ses responsabilités», déclarent les syndicalistes. Affaire à suivre
Source: le calame
La Charte des Forces de Libération Africaines de Mauritanie
Mauritanie: une charte de la diversité et de bonne gouvernance pour les FLAM
Baba Kane – La charte du mouvement des Forces de libération africaine de Mauritanie (FLAM) diffusée cette semaine par les réseaux sociaux et le site du mouvement défraie la chronique.
Ce document succinct clair et précis met en lumière de fortes résolutions de bon sens qui a toujours fait défaut aux différents locataires du palais de Nouakchott depuis 1960. Une charte qui s’inspire de la diversité mauritanienne et de sa position géopolitique stratégique entre le monde arabe et africain.
En ces temps de crise politique et de doutes quant à l’avenir du pays cette charte vient au bon moment et rend crédible toutes les consultations du président Samba Thiam avec tous les acteurs de la Mauritanie aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur .Mais ce condensé de vérités historiques et de bonne gouvernance gagnerait mieux à être vulgarisé à l’intérieur du pays.
La partie n’a jamais été facile pour les Flamistes qui ont subi pendant très longtemps l’ostracisme du régime notamment de Ould Taya. Aujourd’hui cet acharnement est derrière le mouvement qui vient à peine d’opérer son redéploiement en Mauritanie.
Son président Samba est rentré au bercail et il a pris son bâton de pèlerin pour expliquer les intentions du mouvement et sa place dans l’échiquier politique d’où les consultations avec la société civile, les partis politiques toutes tendances confondues, les leaders d’opinion, les ONG nationales et internationales, les mouvements citoyens et aussi les acteurs internationaux.
Cette démarche est rendue crédible par la publication d’une charte diffusée sur les réseaux sociaux et le site des FLAM. Une charte de qualité des idées et de bon sens qui a toujours fait défaut aux différents locataires du palais de Nouakchott depuis 1960. Le message que véhicule ce condensé de vérités historiques et de bonne gouvernance vaut d’être martelé dans un pays où les différentes communautés se regardent comme des chiens de faïence.
Il s’agit essentiellement d’inverser la tendance c’est à dire partir de la diversité mauritanienne. La Mauritanie est composée essentiellement d’une communauté noire ( les halpulaaren, sooninkés , Ouolofs, Bambara et Haratins) et d’une communauté arabo-berbère ( les maures). Cette reconnaissance multiculturelle est la base d’une société égalitaire et la construction d’une nation «arc-en-ciel».
Ce qui en dit long sur cette charte qui privilégie l’harmonie dans la différence. En ces temps de crise politique et doutes quant à l’avenir du pays cette charte vient au bon moment et peut être une source d’inspiration des partis politiques à quelques mois des présidentielles.
Les FLAM posent ainsi les jalons d’une présidence et de deux vice-présidents tournants issus de la diversité élus au suffrage universel. Une gouvernance qui pourrait stabiliser les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et stimuler de saines élections. Dans cette perspective l’armée est pointée du doigt .
La charte préconise une armée citoyenne dans les casernes dont le rôle principal est de protéger les citoyens et de participer au développement. Cette bonne gouvernance n’est pas sans l’autonomie des régions ou décentralisation. La charte faisant référence à la prise en charges dans tous les domaines des affaires régionales par les habitants eux-mêmes avec le maître-mot la solidarité.
Raison pour laquelle ce précieux document gagnerait mieux à être vulgarisé à l’intérieur du pays. Bien entendu ce n’est qu’une charte, un outil de travail pour ceux qui veulent le changement donc susceptible de modifications. C’est tout l’intérêt d’une telle réflexion et d’un débat national sur toutes les questions sans tabous pour combattre tous les extrémismes d’où qu’ils viennent. Mais restons optimistes et rêvons un peu.
Yaya Cherif Kane dit Baba-Journaliste-Rouen-France.
Source: cridem




