Monthly Archives: January 2014
Centrafrique: l’élection de Catherine Samba-Panza accueillie avec bienveillance
Catherine Samba Panza a été élue présidente de la transition centrafricaine. Elle dirigera le pays jusqu’aux prochaines élections. Maire de Bangui depuis mai 2013, cette femme de 59 ans, mère de trois enfants, s’est forgée une image qui fait aujourd’hui consensus. Tour d’horizon des réactions des diverses forces politiques centrafricaines.
L’élection de Mme Samba-Panza à la tête de la transition centrafricaine est à la Une de l’émission Appels sur l’Actualité de ce mardi.
Pour Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre de Centrafrique et président de l’Union pour le renouveau centrafricain (U.R.C.A.) « Le choix n’est pas mauvais ». « Madame Samba Panza ne s’est jamais mouillée politiquement, précise t-il. C’est une dame, me semble-t-il assez indépendante d’esprit et qui a déjà eu à gérer des situations difficiles, surtout des situations qui tenaient un peu aux questions d’élection, de réconciliation nationale, de paix. Donc je pense qu’à ce moment de l’histoire du pays elle pourrait apporter beaucoup, à condition d’avoir une bonne équipe autour d’elle, et puis d’être à l’écoute de cette équipe et de faire en sorte que cette deuxième transition se passe de manière apaisée ».
Autre responsable politique, Désiré Kolingba, un des candidats à la présidence de transition, battu par 75 voix contre 53. Il apporte son soutien à la nouvelle présidente. « Tout d’abord le meilleur a gagné, je félicite Madame Samba Panza, assure Désiré Kolingba. Cela a été une joute formidable, mais je pense que c’est un jour nouveau pour la République centrafricaine. Qu’elle sache qu’elle peut compter sur monsieur Désiré Kolimba pour l’aider à trouver les solutions et sortir notre pays des ornières. Qu’elle sache qu’il y a des fils et des filles de ce pays-là qui sont prêts à aider pour pouvoir amener notre pays à sortir de ce chaos ».
L’un des poids lourds de la vie politique centrafricaine, Martin Ziguélé, président du MLPC, estime qu’elle est la personne la mieux placée pour réconcilier la nation à ce stade de la crise. Ce qui caractérique « Madame Samba Panza, c’est sa valeur intrinsèque. C’est une dame qui a démontré dans sa vie de tous les jours qu’elle est une battante, estime Martin Ziguélé. Vous savez, dans nos pays, il est difficile qu’une femme perce jusqu’à ce niveau. Elle a fait des études supérieures, elle a longtemps travaillé dans les « étages supérieurs » des entreprises d’assurance, elle a créé elle-même son entreprise, elle a participé aussi à plusieurs forums dans le cadre de la réconciliation nationale, elle a été nommée maire de Bangui et sans que cela ne suscite aucun commentaire négatif.» Catherine Samba Panza est une personnalité « consensuelle ». « Elle ne cristallise pas des tensions, elle n’est pas clivante, comme on a l’habitude le dire aujourd’hui », ajoute Martin Ziguélé.
Enfin, « Elle aura beaucoup d’atouts pour poursuivre et achever le désarmement, travailler à la réconciliation, apporter des réponses concrètes à la crise humanitaire. Et comme disait le présent Mao : ‘La femme c’est la moitié du ciel’ » conclut Martin Ziguélé.
Seleka et anti-balaka également favorables à Catherine Samba-Panza
Le général Ousman Mahamat Ousman, de la Seleka, lui apporte également son soutien.
« Personnellement je suis très satisfait. Et l’ensemble de la coalition Seleka est satisfaite, y compris tout le peuple centrafricain. La coalition Seleka, ses combattants, ses hommes politiques, vont soutenir cette future présidente dans le cadre de la paix, dans le cadre du maintien de l’ordre et du développement de notre pays. Donc, c’est une élection qui porte un grand changement, un apaisement total en Centrafrique. Et nous le souhaitons, notre mission est de construire la paix. Notre mission est de soutenir la nouvelle présidente jusqu’à la fin de sa mission ».
Le coordonateur de l’aile politique du mouvement anti-balaka en Centrafrique, Lévy Yakété applaudit lui aussi l’élection de Catherine Samba Panza à la tête de la transition. Pour lui, le Conseil national de transition a fait preuve de patriotisme.
Lévy Yakété demande à ses partisans de continuer à respecter un cessez le feu et d’œuvrer à la paix civile. Il annonce par ailleurs son retour prochain en République centrafricaine. « Nous réitérons le cessez-le-feu que nous avons décrété depuis la démission de monsieur Djotodia et de monsieur Tiangaye. Et nous avons appelé nos combattants à observer strictement le cessez-le-feu, jusqu’à ce que le processus de réintégration des éléments des forces armées centrafricaines soit mis en œuvre et que, également, le processus de cantonnement de nos combattants en vue de leur réinsertion soit engagé.»
« Le peuple a assez souffert. Nous devons travailler dans le sens d’alléger aujourd’hui la souffrance du peuple centrafricain, de rétablir la concorde nationale » ajoute Lévy Yakété.
Source: RFI
Aziz Président en exercice de l’UA : L’organisation retrouvera-t-elle ses marques ?
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est bien parti pour hériter la future présidence en exercice de l’Union Africaine, dont la passation interviendra fin janvier, à l’occasion de la tenue des travaux du 22e Sommet ordinaire de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie.
L’information se renforce de plus en plus, notamment après cette audience accordée récemment par l’homme fort de Nouakchott au secrétaire général adjoint de l’ONU et le Directeur Exécutif du FNUAP M. Babtunde Osotimehin.
L’appel lancé plus tard par l’Egypte à Nouakchott pour sa réintégration dans l’Union et les défis sécuritaires très pesants sur le continent sont des raisons parmi d’autres qui concurrent à cette élection du président mauritanien à la tête de l’organisation panafricaine.
Dans une déclaration faite aux médias au terme d’une réception au palais présidentiel, le haut responsable onusien Babtunde Osotimehin avait clairement levé le voile sur cette élection très attendue du président mauritanien aux commandes de l’UA, toujours otage de son rôle de figuration devant les nombreux défis qui assaillent le continent depuis de longues décennies.
On se souvient, évoquant à la presse les deux sujets de l’audience présidentielle, M. Babtunde Osotimehin avait cité en plus de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la présidence de l’Union Africaine, qui selon ses propos dires sera confiée au prochain sommet de cet organisme panafricain au Chef de l’Etat mauritanien.
Très catégorique sur cette élection, le secrétaire général adjoint de l’ONU et le Directeur Exécutif du FNUAP est allé jusqu’à souhaiter un mandat réussi pour cet exercice au profit de l’Afrique et des peuples de la région de Ould Abdel Aziz, se disant convaincu de la réussite du Président de la République dans ce mandat, fondant ses convictions sur ce qu’il a appelé les succès réalisés par la Mauritanie au cours de ces dernières années.
De façon générale, le responsable onusien a exprimé aussi son souhait que les efforts de développement en Afrique soient focalisés dans l’avenir sur l’insertion des jeunes du continent et dans la réalisation de ses ambitions ainsi que dans l’assurance de conditions sanitaires appropriées.
Une orientation déjà très chère sur le plan national au Président mauritanien qui axe l’essentiel de son projet de société sur l’insertion des jeunes, notamment à travers sa stratégie de rajeunissement de la classe politique telle qu’elle se traduit à travers les figures de la prochaine Assemblée nationale et des prochains conseillers municipaux élus au cours des dernières élections législatives et municipales.
« Le renforcement des infrastructures routières, la garantie de l’accès du continent à l’électricité à l’image de la Mauritanie, qui héritera la présidence en exercice de l’Union Africaine dans le domaine de la production et de l’exportation de l’électricité à partir du gaz » sont également un vœu souhaité par le responsable onusien.
Sur un autre plan, l’homme fort de Nouakchott qui dispose d’un grand actif reconnu internationalement dans le domaine de la lutte nationale contre le terrorisme, dispose de ce point de vue d’un atout appréciable qui le prédispose à diriger plus que quiconque cette organisation panafricaine.
C’est d’autant vrai que l’Afrique est depuis longtemps déstabilisée par deux grands vecteurs que représentent Aqmi et Boko Haram ; le premier pour le Nord et le centre du continent et le second pour la corne de l’Afrique. Une menace omniprésente devant laquelle l’Union est demeurée impuissante malgré l’appui financier et logistique occidental, plongeant des Etats dans l’insécurité et la guerre civile.
Par ailleurs, on peut citer les appels lancés par les dirigeants cairotes à l’adresse du président mauritanien pour plaider en faveur de l’Egypte auprès de l’organisation panafricaine, pour une levée de suspension de la participation de de ce pays aux sommets de l’Union prise en juillet 2013 par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), après le coup d’État militaire contre le président islamiste Mohamed Morsi. L’UA a en effet pour politique de suspendre tout État-membre où se produit un « changement inconstitutionnel de pouvoir ». Cette mesure dure généralement jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.
L’UA réussira-t-elle sous Abdel Aziz ?
Abstraction faite des présumés échecs locaux imputés au Président mauritanien par ses opposants radicaux, Ould Abdel Aziz qui se prévale d’avoir réalisé pour son pays plus de 80% de son programme électoral au cours de son premier mandat quinquennal, promettant de concrétiser le reste dans les prochaines années, s’il est réélu, présente incontestablement le profil d’un dirigeant courageux, opiniâtre, téméraire et intraitable sur le dossier sécuritaire, qui est, de l’avis de tous les analystes le maillon faible de l’Afrique.
Appliquée au continent, la politique sécuritaire draconienne mauritanienne qui s’est avérée infaillible, suscitant des compliments internationaux et sous-régionaux au pouvoir de Nouakchott, pourra sans doute donner ses fruits dans le court et moyen terme si elle est généralisée à l’Afrique, notamment sa partie la plus affectée par ce mal.
A quelques encablures des présidentielles de 2014, le président mauritanien a besoin de soigner davantage son image de Chef d’Etat populaire et de libérateur de l’Afrique des ses maux extrémistes et centristes.
Pour réaliser cet objectif, il n a plus que 6 mois devant lui, pour renforcer l’admiration de ses concitoyens, des africains et des occidentaux. Certes, le temps presse, mais à la lecture de l’expérience mauritanienne de lutte contre Aqmi, caractérisée par l’offensive et l’anticipation contre Aqmi ( attaque de la forêt de wadagou au Mali QG des terroristes), la présidence en exercice de l’UA héritée par Ould Abdel Aziz présage les silhouettes d’ une guerre tout azimut contre le terrorisme continental, l’instabilité, le chômage des jeunes et la pauvreté.
Notons enfin que le nouveau président de l’UA est traditionnellement investi après la cérémonie d’ouverture, au cours d’une séance plénière ouverte, ou approuvé au cours d’une session fermée à laquelle participent les chefs d’Etat, si un consensus est nécessaire. Cette année, présentement en lice sur recommandation de l’ONU et disposant d’un bilan globalement positif, le transfert de la présidence en exercice de l’UA devrait se faire sans heurts, quoique qu’au Maghreb Arabe, elle peut susciter de sérieuses envies .
L’Afrique peut mieux faire selon Cheikh Tidiane Gadio :
La vision fondatrice de l’Union africaine (UA) attend de voir ses objectifs se réaliser, a dit l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, qui s’est refusé à parler d’échec à ce niveau préférant garder l’espoir de vivre le rêve des pères fondateurs.
« Nous n’avons pas encore réussi l’Union africaine que nous voulons. Cependant, l’UA n’a pas échoué. Parler d’échec signifie que le bilan est définitif, or, l’espoir est toujours là’’, a-t-il déclaré dans un entretien paru dans le numéro de reprise du magazine francophone Afrique Union.
M. Gadio dit avoir constaté qu’‘’une vision, celle de Léopold Sédar Senghor et d’autres leaders qui voulaient une unité africaine par cercles concentriques à travers les organisations sous-régionales, a prévalu jusqu’ici’’. Il a soutenu que ‘’cette vision n’avait pas atteint ses objectifs’’.
‘’Selon lui, cette vision n’a pas atteint ses objectifs’’. Certes, a-t-il noté, ‘’les indépendances des pays du continent ont été obtenues. Bravo rien à dire ! De même pour le démantèlement de l’apartheid’’.
‘’Néanmoins, a-t-il relevé, les objectifs de développement, d’unité politique pour aller vers le projet des Etats-Unis d’Afrique et ramener la paix et la sécurité n’ont pas été réalisés. Alors quoi dire de l’idée de Kwame Nkrumah qu’il fallait réaliser l’unité de l’Afrique tout de suite ?’’.
Président-fondateur de l’Institut panafricain de stratégies, Cheikh Tidiane Gadio a déploré l’absence de cohérence sur la question de la sécurité et la défense en Afrique, soulignant la vulnérabilité des Etats face au terrorisme et à l’économie criminelle. ‘’C’est parce qu’il n’existe pas de système de sécurité et de défenses cohérent qu’il y a des bandes armées qui peuvent se lever et marcher sur une capitale ou des djihadistes qui peuvent entrer dans un pays et occuper 70% du territoire en deux semaines (au Mali)’’, a-t-il dit.
Source: Tempsforts
Mauritanie: des offres à Ould Boulkheir en échange de son soutien à l’UPR
Le premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, aurait proposé à Messoud Ould Boulkheir, leader du parti Alliance Populaire Progressiste (APP), la présidence du conseil économique et social en échange de son soutien au parti UPR, au pouvoir, à l’élection d’un nouveau président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), a appris Alakhbar d’une source de la majorité.
Ould Mohamed Laghdaf était, récemment, en négociation avec Ould Boulkheir à propos des conditions que ce dernier exigeait pour apporter son soutien à l’UPR.
Suite à ces négociations, le premier ministre aurait proposé à Ould Boulkheir un portefeuille ministériel, la présidence du conseil économique et social ou d’autres postes. Quant à Ould Boulkheir son choix serait d’être reconduit à la présidence de Assemblée nationale
Me Bettah : « La loi est suspendue et la justice bâillonnée »
Selon Mahfoud Ould Bettah, le Président de la Rencontre Démocratique, “la loi est suspendue et la justice bâillonnée depuis l’arrivée de Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir par voie de coup d’état militaire en 2008. Les décisions de La Cour suprême qui est la plus haute hiérarchie judiciaire ont été révisées par l’autorité politique. Des ordres très clairs ont été donnés pour des libertés provisoires à des détenus. Le Président a refusé et a rejeté ces décisions.” Selon Ould Bettah, la domestication de la justice et son instrumentalisation sont un signe qui augure du démantèlement très proche de l’Etat. Tout comme la création de tribunaux chargés des crimes d’esclavage est un tapage médiatique et politique sans plus. Selon l’ancien ministre de la justice sous la transition: « Les tribunaux existent, la justice et la loi pour juger les crimes d’esclavage et toutes les autres affaires pendantes. Ce qui manque, c’est la libre volonté pour faire face à toutes ces violations ». Ould Bettah a réitéré le rejet de son parti des dernières élections et de leurs résultats et déclare que le pays traverse la période la plus difficile de son histoire politique, c’est pourquoi, dit-il, chacun doit être prêt au sacrifice pour sauver le pays et réhabiliter le citoyen. Le Président de la Rencontre Démocratique déclare être étonné de l’insouciance des pouvoirs publics face aux conditions de vie misérables des populations laissées seules face au détournement de leurs ressources par des sociétés étrangères, au chômage et à la faillite des secteurs de l’éducation et de la santé.
Source: Lecalame
FORUM DES ORGANISATIONS & PERSONNALITES INDEPENDANTES Pour la promotion du manifeste des haratines – “Comité national de suivi, d’orientation et de mise en œuvre”
Déclaration
La proclamation officielle, le 29 Avril 2013, du « MANIFESTE sur les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines », au cours d’une cérémonie imposante et solennelle à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, marque la pose d’un jalon essentiel sur la voie de l’édification d’un état de droit, débarrassé des résidus d’un passé révolu et qui n’a que trop duré. Cette manifestation, à laquelle a assisté la fine fleur de l’establishment national – politique, syndical et de la société civile – constitue, incontestablement, un tournant dans la perception de cette plaie béante de la Mauritanie moderne dont la persistance gangrène les rapports sociaux, faisant peser des menaces certaines sur la paix civile, la cohésion et l’unité nationales.
Traiter sans excès, mais aussi sans complaisance aucune, de l’épineuse et récurrente question Harratine, dans un cadre de consensus, marqué par les soucis de liberté , de l’équité et de la fraternité sur l’échiquier national, tel fut l’exercice difficile auquel se sont livrés les concepteurs de ce document fondateur qui est en même temps l’essai le plus consensuel et le plus complet des trente cinq dernières années. Sans aucun doute, ce MANIFESTE jette les bases d’une Mauritanie nouvelle – la Mauritanie de l’avenir – et pourrait constituer le point d’ancrage d’une nouvelle ère où sera bâtie une nation démocratique, unifiée, égalitaire et réconciliée avec elle-même.
Partant de ce constat, et considérant que la sécurité et la stabilité, éléments essentiels pour la paix civile et la pérennité de la nation, ne peuvent être que le fruit de la justice sociale, pierre angulaire du raffermissement de l’Unité nationale ; Nous, citoyens mauritaniens, d’horizons ethniques, sociologiques, politiques et culturels diversifiés, proclamons :
1- Notre soutien sans réserve à l’esprit et à la lettre du MANIFESTE du 29 Avril 2013 ;
2- Notre ferme intention d’user de tous les moyens pacifiques et légaux pour faire aboutir les recommandations et reformes contenues dans ledit document ;
3- Notre adhésion volontaire, pleine et entière à toute action ou initiative de nature à promouvoir le statut de toute personne asservie et/ou exclue, pour en faire des citoyens à part entière au sein d’une République moderne ;
4- Notre décision d’unir nos efforts pour faire triompher, en Mauritanie, les droits fondamentaux de l’homme et garantir, dans la pratique, l’égalité de droits et la dignité pour tous les citoyens mauritaniens dans le respect de la valeur de la personne humaine ;
5- Notre engagement indéfectible à œuvrer pour le renforcement de l’unité nationale, de la cohésion, de la fraternité et de la concorde entre tous les fils de notre patrie sur la base des principes des libertés fondamentales, de la démocratie, de la justice sociale, de l’’égalité et de l’équité; en somme l’éradication de l’exclusion et de la marginalisation de toute personne ou groupe ainsi que la préservation des droits de la citoyenneté pour tous ;
6- Notre détermination d’agir sans faiblesse contrel’iniquité, les privilèges tribaux et tous les autres privilèges indus des tares, pesanteurs, us et coutumes sociales,entretenus par des forces opportunistes, obscurantistes et rétrogrades. Leur objectif étant de perpétuer, au sein de l’Etat moderne, une stratification sociale primitive, source dangereuse de tensions en raison des préjugés raciaux, de la condescendance, du mépris culturel,de l’exclusion et de la marginalisation organisées;
7- Notre ferme volonté de porter ce message aux quatre coins de la Mauritanie et, à cette fin, de tendre la main à toutes les personnes physiques ou morales, sans exclusive aucune, en vue d’œuvrer, sans tarder, pour la concrétisation de l’ensemble de ces objectifs.
Dans le but d’atteindre les objectifs précités et d’améliorer davantage la cohésion et la qualité des rapports intercommunautaires, la Commission de suivi, d’orientation et de mise en œuvre du MANIFESTE du 29 Avril 2013 entendmener une vaste campagne d’’information à l’intérieur du pays pour sensibiliser le maximum de citoyens aux objectifs du manifeste. Il se propose, en outre, d’entamer une multitude d’activités comprenant entre autres, des meetings, conférences, campagnes de presse…etc. , en prélude à la grande « Marche patriotique du refus de la marginalisation, de l’exclusion et du déni de citoyenneté » devant être organisée le moment opportun.
A cette occasion, la commission de suivi lance un appel solennel et pressant à l’ensemble des citoyennes et citoyens mauritaniens pour assister massivement à cette marche et à cette fin, constituer dès-à-présent des comités de sensibilisation et de mobilisation dans tous les quartiers de leur ville, village ou campement pour faire entendre leur voix. Cette voix qui ne dit rien d’autre qu’il est temps que prenne fin l’exclusion et la marginalisation systématiques et que cesse la terrible insulte à la dignité humaine qu’est l’esclavage et toutes les autres formes de discrimination et d’oppression dont continue de souffrir de larges franges de notre peuple.
La Commission de Suivi se propose, également, d’entamer un programme d’initiatives devant permettre au “MANIFESTE ” de devenir un élément essentiel de la vie publique et un outil efficient pour la libération de tous les citoyens et l’égalisation des chances entre individus et groupes sur toute l’étendue du territoire national.
A cet effet, il a été décidé sur le plan organisationnel :
– la constitution d’un large “Rassemblement ” ou “Forum” d’organisations et de personnalités anti esclavagistes, militants de l’Egalité Citoyenne et qui sera en charge de promouvoir le Manifeste et ses objectifs fondamentaux ;
– la mise sur pied d’une “Commission nationale de suivi, d’orientation et de mise en œuvre du MANIFESTE “, émanant de ce rassemblement et composée de citoyennes et citoyens originaires de toutes les composantes socio culturelles et connus pour leur militantisme anti esclavagiste et pour l’égalité citoyenne ;
– la désignation d’un “Comité permanent exécutif ” issu et validé par la Commission nationale de suivi, d’orientation et de mise en œuvre du MANIFESTE, en charge de l’exécution des orientations et décisions de cette instance.
Nouakchott le 18 Maouloud 1435 & le 20 janvier 2014
LA COMMISSION NATIONALE DE SUIVI , D’ORIENTATION ET DE MISE EN ŒUVRE DU MANIFESTE DES HARATINES DU 29 AVRIL 2013.
Source: Le calame




