Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 30/01/2011

Communiqué de l´IRA-Mauritanie

bala toureNous avons appris avec stupeur la libération d’Oumoulmoumine mint BAKAR VALL, décision prise en flagrante violation du Droit mauritanien qui l’avait bien condamnée à six mois de prison ferme. En effet, sa condamnation pour exploitation de mineurs était déjà en soit une fuite en avant de la Justice mauritanienne qui continue à refuser d’instruire des dossiers pour des pratiques esclavagistes malgré le caractère évident des cas, jusque-là présentés par les organisations de défense de Droits humains.         

Par ailleurs, IRA-Mauritanie dénonce avec force la complaisance de la Justice mauritanienne avec les groupes esclavagistes et lance un appel aux militants des Droits de l’Homme à rester soudés et vigilants pour une rupture totale avec la logique d’impunité des esclavagistes.  

 

Fait, le 29 janvier 2011

 

                                                         Le Bureau Exécutif

 

 

مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية بموريتانيا

  (إيرا موريتانيا)

بيـــــان

تلقينا بالأمس الخميس الموافق لــ28 يناير 2011 نبأ إطلاق صراح المدانة (أم المؤمنين منت بكار فال)، وذلك في تطور مفاجئ وبالغ الخطورة حيث كشف عن تلاعب فاضح بالعدالة، كما يثبت للجميع أن الحقوق لا زالت تتعرض للانتهاك بموريتانيا، ويتضح المثال على ذلك من خلال الافراج غير المتوقع عن هذه المدانة التي سبق وأن حكم عليها بالسجن ستة أشهر نافذة، منذ أقل من أسبوعين.

إن إدانة (أم المؤمنين منت بكار فال)، أصلا، بتهمة استغلال قاصرات، يكشف من جديد عن امتناع القضاء الموريتاني عن متابعة ملف المدانة المبلغ عنها من قبل مبادرتنا لأسباب ترتبط بقيامها باستعباد قاصرتين، لا زالتا رهينة حتى الآن لدى الأسياد كما هو مسجل لدى منظمات الدفاع عن حقوق الانسان.

وعلى الصعيد ذاته، يتأكد لنا ضلوع القضاء الموريتانية في التستر على مجموعات الاسترقاق، وبهذه المناسبة ندين بحزم الالتفاف الرسمي غير الأخلاقي على الإدانة السابقة الصادرة بحق المفرج عنها. كما  نطلق نداء إلى نشطاء حقوق الانسان للبقاء منتبهين ويقظين لإحداث قطيعة تامة مع عقليات الافلات من العقاب في مجال الممارسات الاستعبادية.

 

نواذيبو في 29 يناير 2011

 

 

EGYPTE : La rue exige toujours le départ de Moubarak

manifestants egyptiensDes milliers de manifestants affluent une nouvelle fois, ce dimanche 30 janvier 2011, dans le centre du Caire pour demander le départ du président Moubarak. Ce dernier a visité un centre opérationnel de l’armée. La retransmission d’al-Jazira par satellite est interrompue. Les Américains sont encouragés à partir. Le mot d’ordre est toujours le même depuis vendredi, c’est tout le pouvoir qui doit changer de mains. Samedi, les slogans étaient même encore plus explicites : Moubarak dehors, certains arboraient des affiches avec un portrait du président égyptien barré d’une croix. L’annonce d’un nouveau gouvernement n’a pas réussi à calmer les manifestants.

Mona brave déjà le couvre-feu depuis quatre heures de l’après-midi, elle continue à réclamer le départ du président : «Je veux que Hosni Moubarak s’en aille, On ne veut ni Omar Souleimane, ni personne d’autre du système. Il faut faire des élections et que le peuple choisisse son président ». « On a besoin d’une personnalité indépendante, comme par exemple Amr Moussa qui peut diriger un gouvernement transitoire et on pourrait avoir des élections indépendantes et transparentes. Quel est le problème ? On a vécu trente ans avec ce régime, moi j’ai 36 ans, j’ai vécu l’injustice, la discrimination, la corruption, pourquoi, pourquoi il reste aussi longtemps au pouvoir ? Ca suffit, ça suffit Moubarak ! », ajoute-elle .

Omar travaille dans le tourisme, malgré la chute de ses affaires ces derniers jours, il veut continuer à manifester : « Mon argent, il vient de l’extérieur, des touristes, pas du gouvernement. Je vends des souvenirs aux touristes. Donc mon argent, mon salaire, ma survie, je la dois aux étrangers, Français, Anglais, Américains, Allemands, Tunisiens, Australiens, peu importe. Tout cela pour dire que le gouvernement ne me donne aucune aide. Ce qu’on veut dire aux gens de l’extérieur, c’est qu’on peut attendre un an s’il le faut, et pas seulement un mois, dans la rue, mais après au moins il y aura le changement ».

Nadia n’a pas été payée depuis deux mois : « Ma mère est femme au foyer. Moi je travaille dans une administration, et j’ai toujours des retards de salaire. Je souffre beaucoup, mon frère aussi, tout le monde, toute la société, et c’est ça le problème en ce moment, c’est que tout le monde souffre. Je suis professeur dans l’éducation nationale, mais cela fait deux mois que je n’ai pas été payée, c’est un poids supplémentaire pour ma mère qui elle-même touche une toute petite retraite. Je ne vois pas d’issue. Je n’accepterai pas ce changement de gouvernement qu’on nous propose. Je n’accepterai qu’une seule chose, c’est que Moubarak dégage. On ne veut plus qu’il soit au pouvoir ».

Non loin d’elle, Omar crie « Moubarak, dégage ! on n’a pas besoin de lui, on ne l’aime pas, on le hait. Plus de 40% des Egyptiens vivent sous le seuil de pauvreté. On vit dans la misère (…) à cause de Hosni Moubarak . Nous voulons, dit-il, que vous soyez avec les Egyptiens, c’est ce que nous attendons de vous : les Français, les Anglais, les Américains, que vous soyez aux côtés du peuple égyptien et non pas du côté du gouvernement. L’armée est avec les Egyptiens (…).  Elle est là pour protéger les gens, pas pour les tuer. Le gouvernement et Moubarak ont exercé des pressions sur l’armée pour qu’elle réprime le peuple, mais l’armée n’a pas accepté (…).

Le soir du 29 janvier, des bâtiments étaient en feu, la capitale était livrée aux casseurs et aux pillards. L’armée a appelé la population au respect du couvre-feu, notamment, pour lui permettre de faire face au phénomène de pillage. Des comités de quartier se sont formés pour résister aux pillards.

Dans la capitale, la police a tiré à balles réelles sur des manifestants qui tentaient hier d’investir le ministère de l’Intérieur faisant trois morts. Pour la seule journée du 29 janvier, 68 personnes ont été tuées au Caire, à Suez et à Alexandrie dont 17 personnes abattues par la police à Béni Youssef, au sud de la capitale. 

Avec notre envoyée spéciale au Caire, Véronique Gaymard-RFI

Quelle honte pour ceux qui s´en prennent aux FLAM par Abdoulaye Ba

ba abdoulayeJe suis sidéré de constater que certains s´emploient à prendre pour cible les FLAM. Une organisation d’envergure qui est au service des opprimés et des sans voix soit aujourd’hui au centre des injures et des propos les plus calomnieux et sans fondement de certains esprits étriqués et revanchards. Pourquoi certains s’emprennent aux flamistes  avec leurs invectives pour vilipender des gens honnêtes et conscients de leur engagement. C’est vraiment un état d’âme mesquin rétrograde de s’attaquer injustement à l´organisation du président SAMBA THIAM pour le simple fait qu’un citoyen lamda a tenu des propos «déplacés» à l’encontre de quelques politico-politiciens.

 

Peut on me dire , qui a mieux travaillé plus que les FLAM pour faire avancer tous les dossiers de la braise sur la Mauritanie? Qui a plus dénoncé que les FLAM la situation des noirs en Mauritanie? Qui a plus porté le flambeau de lutte contre les inégalités sociales, les injustices, les exactions commises sur les noirs de Mauritanie? Soyons sérieux car certains ont pris le train du combat en cours chemin et ils marchent aujourd’hui sur des sentiers bâtis et les FLAM ne sont contre personne. Nous avons certes des divergences de points de vue, sur la méthode de lutte et le terrain du combat. Nous trouvons tout cela normal. Mais quant à dire que les FLAM ont perdu le combat ou croire que leur combat est insensé cela relève encore d’un manque terrible de visibilité . J’ose en tout cas dire sans ambages que les FLAM demeure l’organisation politique revendicative la plus structurée et la plus parfaite et la plus constante dans son combat. Elle mérite encore et pour toujours du respect de tous les mauritaniens épris de justice .

 

La lutte continue.

 

Abdoulaye Ba

Montreal- Québec

FLAM-Amérique du Nord.

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Crise ivoirienne : l’Union africaine met en place un «panel» de chefs d’Etat en vue d’une solution

AZIZ president rimLe 16e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine commence véritablement le dimanche 30 janvier à Addis Abeba en Ethiopie. Et d’ici là, se succèdent les réunions préparatoires. Vendredi soir, s’est tenue celle du « conseil de paix et de sécurité »  (l’organe chargé des conflits au sein de l’UA). Cette instance de l’UA présidée par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a décidé de la mise en place d’un « panel » de cinq chefs d’Etat sur la crise ivoirienne. Un panel dont les décisions seront rendues d’ici à un mois et seront « contraignantes »pour toutes les parties ivoiriennes.

C’est un panel de chefs d’Etat représentant toutes les régions africaines que le « conseil de paix et de sécurité » de l’Union a décidé de confier la lourde tâche de trouver une solution à la crise ivoirienne.

Dans un communiqué publié après cinq longues heures de débat à huis clos, les chefs d’Etat, membres du conseil, indiquent que ce panel sera chargé de mener des consultations avec les deux protagonistes. Ils disposeront d’un mois pour rendre leurs conclusions. Des conclusions qui toujours, selon le communiqué final, seront « contraignantes » tant pour Laurent Gbagbo que pour Alassane Ouattara.

Le « conseil de paix et de sécurité » précise que ce groupe de chefs d’Etat devra travailler sans remettre en cause les précédentes décisions de la Cédéao et de l’Union africaine. En clair, cela veut dire qu’ils continuent de considérer qu’Alassane Ouattara est le président élu de Côte d’Ivoire.

Il n’en reste pas moins que cette décision en forme de temporisation a fait grincer quelques dents du côté des pays les plus résolus à forcer le départ de Laurent Gbagbo.

Avec notre envoyée spéciale à Addis Abeba, Donaig Le Du- RFI

Les FLAM, un nationalisme de progrès et d’ouverture

thiongane abdoulayeLes 14-15-et 16 Mars 1983 naissaient les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) à Nouakchott . Cette naissance fut importante et historique à plus d’un titre : 1- Elle constituait un bond qualitatif au niveau organisationnel, en ce que les FLAM offraient pour la première fois un cadre unitaire de lutte contre le racisme d’Etat.

2- Elle était le couronnement d’une prise de conscience de la nature structurelle de l’oppression raciale, et de l’intelligence des mécanismes à travers lesquels celle-ci se manifeste et se met à l’oeuvre.

Il fallait non plus réagir en ordre dispersé et de manière sporadique, mais opposer une résistance de tous les instants à une oppression de tous les instants.
A oppression totale, lutte totale.

Beaucoup d’eau a coulé sous le pont depuis cette date mémorable.
Les arrestations, le bagnes, les meurtres, l’exil et j’en passe. Années de braises dit-on pudiquement.
Et pourtant ! Les FLAM concluaient leur manifeste fondateur par un appel au dialogue, qui, s’il avait été entendu aurait sans aucun doute épargné à notre pays le terrible cauchemar qu’il vit à l’heure actuelle ainsi que l’hypothèque qui pèse sur son existence. Nous aurions fait l’économie des années de braises et désamorcé la bombe sur laquelle nous sommes assis, les yeux fermés et les oreilles bouchées, faisant comme si…
Mais enfin ! L’histoire ne se fait pas à rebours, me rétorquerait-on, à juste titre. Des esprits souvent malintentionnés, parfois mal informés ou simplement calculateurs se plaisent à renvoyer dos à dos ,les Nationalistes chauvins arabes et les Négro-africains. Imposture théorique assurément mais attitude bien commode quant on veut son carton d’invitation au festin des bien-pensants ! Le nationalisme arabe et le nationalisme africain ne sont pas antinomiques par essence mais par nature.
Le national chauvinisme baathiste et nassérien version locale est raciste, purificateur et exclusiviste.

Les FLAM pour leur part se situent dans la perspective d’une Mauritanie qui assumerait et vivrait sereinement ses identités multiples, sous ce rapport le nationalisme dont les FLAM s’inspirent, est un nationalisme de progrès et d’ouverture.
Nous nous situons à mille lieux du national chauvinisme dont le but affiché et partiellement atteint est de jeter une partie de la communauté nationale de l’autre côté du fleuve.

Notre choix stratégique c’est celui d’une Mauritanie négro-africaine et arabe, arabe et négro-africaine.Nous ne croyons pas à l’opposition irréductible entre les exigences légitimes en termes d’identités des différentes composantes de notre pays.
Les exigences de justice et d’égalité de la communauté négro-africaine, sont des revendications justes qui méritent d’être soutenues avec plus de vigueur et surtout plus de constance par ceux de nos compatriotes arabes qui croient encore à la possibilité d’un projet collectif.

La lutte continue.

Abdoulaye Thiongane

FLAM-EUROPE DU NORD

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