Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2015

La Gambie, une République islamique

La Gambie, une République islamique BBC Afrique – Le président gambien a proclamé la République islamique dans son pays. Cette décision marque la rupture avec le passé colonial de cette ancienne colonie britannique indépendante depuis 50 ans, selon Yahya Jammeh.

“Parce que les musulmans constituent la majorité du pays, la Gambie ne peut pas se permettre de conserver son héritage colonial”, a-t-il dit à la télévision d’Etat. Environ 90 % de la population du pays sont des musulmans.

M. Jammeh précise qu’aucun code vestimentaire ne sera imposé au peuple. La liberté de culte sera garantie aux fidèles des autres religions, selon le président gambien. La Gambie entretient des relations difficiles avec plusieurs pays occidentaux.

L’année dernière, l’Union européenne avait suspendu l’aide financière qu’elle accorde au pays, accusant le régime de Yahya Jammeh de violations des droits de l’homme.

M. Jammeh, qui dirige la Gambie depuis 21 ans, a retiré le pays du Commonwealth en 2013. Il accuse cette organisation de néocolonialisme.

La Gambie devient la deuxième République islamique en Afrique, après la Mauritanie. Ailleurs, les Républiques d’Iran et du Pakistan sont également islamiques.

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/12/151212_gambia-islam

Alerte! Un journaliste du calame kidnappé par la police

altIan de Grange, alias Mansour Tawfiq, un journaliste du calame, a été kidnappé par la police à sa sortie de prison le mercredi 9 décembre. Ian, qui a fait l’objet d’une demande d’extradition de la France pour plainte pour des faits qui se sont déroulés entre 1990 et 1991, a été jugé par la cour suprême qui a déclaré la demande irrecevable. Au moment de sortir de prison pour rentrer chez lui, une voiture de police l’a embarqué pour une destination inconnue. Ni sa famille ni ses avocats ne savent où il se trouve actuellement. On craint que la police ne tente de l’extrader malgré l’échec de la procédure judiciaire. 
Converti à l’Islam depuis son arrivée en Mauritanie, Ian vit dans la localité de Maata Moulana à quelque 150 km de Nouakchott avec son épouse et ses trois enfants en bas âge ( 2 filles et un garçon )

le calame

FLAMNET-AGORA: Vous avez dit “Revitalisation du Patrimoine des valeurs” , monsieur le Premier Ministre? Par Samba Thiam président des FPC

altOuld Hademine prêche avec conviction, nous semble -t-il , pour ‘’la restauration des valeurs, nationales devant reposer sur “l’équilibre”, pour le renforcement de ” l’identité culturelle nationale”, pour la reconnaissance des différences , le respect de l’autre ; il parle de garantir la sincérité, puis souligne les dangers liés aux “identités culturelles des peuples desquels résultent de fortes secousses qui entraînent la désunion ….”. Le Premier Ministre clôt son propos par cette formule habituelle « que Dieu guide nos pas …et assure justice et équité ».


D’abord rélevons qu’au lieu de se résoudre à s’attaquer, par lui-même, à l’instauration de la justice et de l’équité, Monsieur Hademine le demande à Dieu…

L’on ne peut, par ailleurs , ne pas faire remarquer que la logique du Premier Ministre ne semble apparemment pas génée par le paradoxe : en effet, comment ‘’ garantir la sincerité ‘’ si tant est qu’on peut la garantir-, face à l’hypocrisie ambiante, généralisée de notre société ?
Comment parler de justice quand tout nouveau promu à un poste s’empresse d’embaucher sa parentèle et uniquement sa parentèle, et que nos conseils de ministres nous offrent les mêmes spectacles tous les jours ?
Comment parler de respect de la culture de l’autre face à l’hégémonie imposée de sa propre culture qui, seule, s’exprime?
Comment “admettre nos différences” devant la volonté manifeste d’assimilation de l’autre ?
Comment prôner la tolérance quand l’expression de toute différence est étouffée ?
Comment créer un Etat moderne en s’appuyant sur des Ulemas et des juristes aux croyances et traditions moyenâgeuses ?
Visiblement, le Premier ministre enjambe, allégrement, ces paradoxes …
Non, le changement ne se fera pas comme ça. C’est pourquoi il est à craindre que l’ambitieux projet de Mint Ainïna qui, je crois , veut ou souhaite que  ” chacun soit fier de sa langue et de sa culture, sans dénigrer ni mépriser personne” demeure juste un discours, malgré toute sa bonne volonté; car le changement ne s’obtiendra pas en vase clos. Il va résulter d’un vaste mouvement d’ensemble, au travers de réformes ambitieuses et hardies.

Le Président Ould Abdel Aziz semble manquer de vision, manifestement; sa méthode pèche, par déformation professionnelle du soldat, habitué aux ordres, habitué à faire du forcing , tête baissée !
Et puis par-dessus ces considérations évoquées, il y a les socles qui demeurent l’obstacle majeur : rien ne se fera, le changement y compris, dans un environnement où règnent la culture de l’impunité dans toutes ses formes, le désordre généralisé, l’absence de contrôle à tous les niveaux, l’absence de réelle liberté, la violation, enfin, de la loi par ceux-là mêmes censés l’appliquer et la faire respecter; loi soumise ou réduite à la seule volonté du chef, fonction de ses humeurs du moment, appliquées à la tête du client …
Discours d’un Premier ministre, discours non dénué de profondeur et de solennité …
Traduit –il une ère nouvelle ? une volonté réelle de changement d’esprit et de pratiques , ou constitue-t-il, plutôt, une somme de petits mots glissés à la “Awlad Deyman” ?
L’avenir nous dira…
Je termine par cette phrase amusante du journaliste commentateur du texte qui dit tout : « symboles à rejeter, entre autres, la falsification des marchandises importées ou produites localement, les détournements … la mendicité » …
Pour ma part je demanderais, qu’à défaut de pouvoir éradiquer la mendicité dùe à l’étendue de la pauvreté actuellement constatée, on pourrait , tout au moins, nous débarrasser des mendiants au beau milieu de la chaussée !

 

La lutte continue!


Samba Thiam
Président des FPC.

www.flamnet.info

 

La majorité refuse de répondre par écrit au FNDU

Le gouvernement informe le forum de son refus de « la réponse écrite »Selon des sources politiques proches de la majorité, le ministre secrétaire général de la présidence aurait informé le Forum National Pour la Démocratie et l’Unité de leur volonté de ne pas répondre par écrit aux préalables d’un probable dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition que ce forum a envoyés il ya quelques mois au gouvernement. Pourtant, lors des rencontres préliminaires organisées il ya juste une semaine entre une délégation du FNDU et une délégation de la majorité conduite par Moulaye Ould Mohamed Lagdaf chargé par le président de suivre le dialogue, les représentants de la majorité avaient promis aux opposants de leur répondre par écrit avant de leur proposer de passer à un autre point. Ce à quoi le président du Forum et ses accompagnateurs ont refusé en précisant à leurs interlocuteurs qu’ils n’avaient pas mandat de leurs pairs de discuter de quoique ce soit avant de s’accorder sur les modalités d’engagement de ce dialogue. Selon ces sources, Ould Mohamed Lagdaf aurait contacté Ould Bouhoubeini pour lui signifier l’impossibilité pour eux de répondre par écrit aux propositions contenues dans un document que le FNDU a envoyé depuis plusieurs mois. Trois partis du FNDU (RFD, UNAD et Avant-garde du Changement) avaient refusé de cautionner l’ouverture de négociations préliminaires avec la majorité, alors que tous les autres les avaient bénies et entreprises. Cette volte-face, en plus de donner raison aux trois partis, confirme aussi que la décision en tout revient au seul Mohamed Ould Abdel Aziz. Sinon comment expliquer qu’Ould Mohamed Lagdaf et ses amis aient promis la réponse par écrit et qu’ils se soient rétractés après ?

le calame

Frontière Rosso-Mauritanie : Là où les étrangers perdent tout honneur

altL’Authentique – La frontière mauritanienne, à partir du point de passage de Rosso est en train de traîner une mauvaise réputation. C’est là où les exactions les plus déshonorantes attendent les étrangers de passage. Une situation qui risque de rendre difficile le séjour des Mauritaniens dans les pays d’origine de ces étrangers.

« Chaque fois que je rentre en Mauritanie, par le bac de Rosso, je suis soumise à toutes les exactions ! » s’exclame une Sénégalaise qui a l’habitude d’enjamber le Fleuve, au moins plusieurs fois par an pour les besoins de son commerce. « Pourtant, je paye toutes les taxes d’entrée et je suis en règle » ajoute-t-elle, la voix amère.

Se retournant vers un Mauritanien qui avait fait avec elle le voyage depuis Dakar, elle l’interroge « est-ce qu’on te traite de la même manière, au Sénégal, quand tu traverses la frontière de l’autre côté ? » interrogea-t-elle. “Cest exactement le même traitement qui nous est réservé de l’autre côté” dit son vis-à-vis.

De part et d’autre, les forces de l’ordre agissent ainsi impunément foulant au pied les principes sacrsaint de respect des droits de l’homme. Au grand dam des peuples. Lesquels semblent les plus touchés par le mauvais comportement des forces de l’ordre mauritanien vis-à-vis des ressortissants étrangers et des forces de l’ordre sénégalais vis à-vis des Mauritaniens..

« Inhospitalité des forces de l’ordre mauritanien affectés aux deux points de passage de Rosso est en train de déteindre sur nous » affirme l’un d’entre eux.

 Fait particulier qi ne se passe qu’en Mauritanie : les voyageurs sur l’axe NouakchottRosso connaissent des tracasseries tout au long de ce tronçon de 200 Kilomètres jalonné par des unités mobiles et fixes de la gendarmerie et de la police, avec à chaque dizaine de kilomètres, un contrôle au faciès et aux pièces, des fouilles de bagages.

Des haltes qu’ils jugent inopportuns et qui transforment leur périple en Mauritanie en un véritable parcours de commando. Parfois, certains affirment même y perdent des sous.

Ahmed B.