Monthly Archives: November 2013
Entrée massive de terroristes au Sénégal : La police encercle les Jihadistes
C’est connu : La porosité des frontières favorise l’infiltration de plusieurs jihadistes qui rêvent d’instaurer des cellules terroristes au Sénégal. Très vigilantes, les Forces de sécurité ont réussi à les localiser et préparent un vaste coup de filet.
Dans la région du Sahel, la gestion des frontières équivaut à une mission impossible pour les autorités des différents pays de l’Afrique de l’Ouest. Conscients de cette porosité, les Salafistes arrivent régulièrement à se faufiler entre les mailles du système de contrôle transfrontalier pour se retrouver au cœur de nos villes et implanter de nouveaux sanctuaires jihadistes.
Ces derniers temps, le mouvement d’éléments appartenant à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s’est accéléré chez nous en profitant du dynamisme des échanges commerciaux entre le Sénégal et certains pays de la sous-région.
Il s’agit d’un paravent commercial qui favorise l’infiltration massive de Salafistes qui ont épousé les idéaux fondamentalistes qu’ils veulent expérimenter au Sénégal. A l’image du marché sous-régional de Diaobé, les opportunités qui s’offrent à eux pour se retrouver au Sénégal foisonnent : Cette stratégie leur permet de se fondre dans la horde de commerçants. Récemment, un groupe de terroristes a été coincé à Vélingara par les Forces de sécurité qui suivaient leurs mouvements.
Il y a de fortes chances, d’après une source sécuritaire, que leur projet soit étouffé dans l’œuf. En mettant en place dans les différentes ambassades sénégalaises de la sous-région une police chargée de collecter des informations sur leurs déplacements, les autorités ont réussi à localiser les terroristes dans certaines grandes villes.
Bref, un vaste coup de filet se prépare pour «exploser» ces cellules dormantes qui rêveraient d’installer sur le territoire national des katibas en liaison avec d’autres cellules terroristes éparpillées dans la sous-région comme Aqmi, Ansar Dine, le Mujao qui opèrent toujours dans la bande sahélienne. Renversant ! D’après une source sécuritaire, trois unités basées à Tambacounda effectuent depuis janvier des patrouilles motorisées et sillonnent les frontières mauritaniennes et maliennes pour «une recherche permanente de renseignements».
Opération karangué
Il faut savoir qu’une cellule de lutte antiterroriste rattachée au ministère de l’Intérieur a été créée en 2003. Et depuis quelques mois, Dakar est en état de vigilance avec la mise en place de l’opération Karangué «protection», lancée dès le déclenchement de l’intervention militaire au Mali pour prévenir les menaces terroristes. Le jeudi 14 novembre 2013, se tenait à Rabat au Maroc une conférence sur la sécurité des frontières dans la zone sahélo saharienne :
«Comment trouver des solutions efficaces à la propagation du terrorisme, des trafics de drogues, d’armes et de l’immigration clandestine ?»
La dernière visite de Manuel Valls, ministre français de l’Intérieur, entre dans ce vaste plan de lutte contre la montée du terrorisme dans la sous-région. Lui et Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur, ont signé une déclaration conjointe sur le renforcement de la coopération entre les deux pays sur la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité transnationale et la lutte contre les trafics de drogues.
Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que le Sénégal partage 800 kilomètres de frontières avec la Mauritanie et le Mali. D’où l’importance, selon lui, de mettre au point un système d’échange d’informations fiables pour traquer ces fondamentalistes. «Nous souhaitons inscrire notre coopération dans la cohérence d’un plan Sahel», avait certifié Manuel Valls qui a rappelé que ce plan serait piloté depuis Dakar.
Consciente de la fragilité de nos frontières, la France a investi 700 000 euros (plus de 458 millions de francs Cfa) dans un plan d’action contre les actions terroristes le 17 juin 2013 à Dakar. Ce plan, qui va durer trois ans, servira à l’achat de matériel, à des activités de formation en direction des services de la gendarmerie et de la police pour améliorer la capacité de prévention de ces services.
Écrit par Bocar Sakho bsakho@lequotidien.sn
Mauritanie : le retour des Flam
Après vingt-sept années d’exil, les principales figures des Forces de libération africaines de Mauritanie sont rentrées au pays. Avec un espoir : obtenir l’autonomie régionale partielle.
Réprimés, ils avaient dû fuir leur propre pays. Le 24 septembre, ce n’est pas clandestinement, mais dans la lumière et sous les applaudissements, qu’ont débarqué à l’aéroport de Nouakchott, Samba Thiam et Kaaw Touré, le président et le porte-parole des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam). Le mouvement de libération des Négro-Mauritaniens contre le racisme et l’esclavage avait été interdit en avril 1986 par Maaouiya Ould Taya.
“On nous perçoit trop souvent comme des intellectuels coupés du peuple, confie Samba Thiam. Cet accueil populaire dément ces critiques. Nous avons pris notre temps, mais notre place est ici.”
Ibrahima Mifo, le vice-président du mouvement, et Mamadou Wane, le secrétaire national chargé de la jeunesse, les avaient précédés. Les militants exilés devraient eux aussi, peu à peu, regagner le pays. Ce retour, ils l’ont envisagé depuis la chute d’Ould Taya, en août 2005, et la transition démocratique d’Ely Ould Mohamed Vall. Mais il n’a été entériné qu’en 2011, lors de leur congrès à Paris, longuement préparé depuis.
Les Flam, qui ont désormais pignon sur rue à Nouakchott, reçoivent au siège du mouvement, dans le quartier du Sebkha. Pour le moment, ils n’ont aucun statut officiel. “La question a été abordée avec le chef de l’État, précise Ibrahima Mifo, qui a été reçu par Mohamed Ould Abdelaziz en mars. Il nous a répondu qu’il y a de la place pour tous, mais nous estimons être encore en phase transitoire.”
Samba Thiam et Ibrahima Mifo, déracinés
En 1986, à la veille de ces années de braise au cours desquelles des dizaines de milliers de Négro-Mauritaniens, fuyant le racisme arabo-berbère, durent se réfugier au Sénégal et au Mali, tandis que d’autres – surtout dans l’armée et l’administration – subissaient des exactions parfois meurtrières, les Flam publiaient le “Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé”. Pour avoir dénoncé la mainmise des Maures sur l’appareil d’État, leurs dirigeants ont été arrêtés, puis incarcérés à la prison de Oualata, avant de s’exiler comme nombre de leurs militants. Samba Thiam et Ibrahima Mifo ont vécu aux États-Unis, Kaaw Touré en Suède. Déracinés.
L’éclatement du mouvement et la dispersion de ses militants ont évidemment compliqué la lutte. “Nous sommes partis car nous n’avions pas le choix ! C’était se taire, subir la répression ou partir, explique Samba Thiam. Depuis, d’autres ont marché dans nos pas.” En effet, quelques organisations telles que l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), fondée en 2008, ou Touche pas à ma nationalité (TPMN), collectif créé en 2011 lors du processus d’enrôlement, aux revendications similaires à celles des Flam, sont nées dans leur sillage.
Pour le moment, Samba Thiam tient à rester à l’écart de toute guerre de leadership. “L’unité d’action est nécessaire”, dit-il. Par ailleurs, les Flam ne souhaitent ni soutenir une ligne politique ni former un parti. Ils espèrent simplement orienter les débats des campagnes pour les législatives et les municipales sur la question de l’unité nationale, qu’ils estiment négligée dans les programmes des candidats. Ils reviennent aussi porteurs d’un projet : l’autonomisation régionale. Ils souhaitent que les régions du fleuve (à vocation agricole), de l’Est (pastorale) et du Nord-Centre (minière) soient administrées par des gouverneurs choisis par les populations, prenant en compte leurs spécificités culturelles et tribales. Ces régions reconnaîtraient le pouvoir central, mais géreraient les particularismes locaux.
“Si certaines tribus qui s’estiment lésées prenaient leur destin en main, s’enthousiasme le président des Flam, on pourrait réduire les tensions et reconstruire la Mauritanie sur de nouvelles bases.” En attendant, le mouvement prépare la tenue de son congrès pour le début 2014. La devise des Flam restera la même : “Liberté, égalité, unité.”
JEUNE AFRIQUE 26 NOVEMBRE 2013
Communiqué: le président Samba Thiam rencontre le président de la CUN
Le président des Flam, le camarade Samba THIAM, a rencontré le mardi 26 novembre 2013 le président de la Communauté Urbaine de Nouakchott ( CUN ) M. Ahmed HAMZA.
Leurs échanges, empreints de sérieux et de courtoisie, ont porté sur les questions d’intérêt national.
La lutte continue!
Invitation des Flam: Journée Spéciale sur la Mauritanie
Le bureau de la section Europe de l’Ouest des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) en partenariat avec L’institut de recherches et études africaines (IREA) a le plaisir de vous inviter à la journée spéciale qu’elle organise sur la Mauritanie le 14 décembre 2013 de 10h00 à 18h00.
Au programme de cette journée : une série de conférences et de débats sur la cohabitation entre les composantes ethniques et sur les questions touchant les discriminations, le racisme et l’esclavage en Mauritanie, en somme sur les multiples violations des droits humains et sur les solutions proposées par les FLAM pour résoudre le problème de la cohabitation dans ce pays.
Lieu:
IREA Harmattan
7, rue des carmes
75005 Paris
La lutte continue!
Le Secrétariat à la communication.
Flam-Europe de l’Ouest.
Communiqué de presse: Rencontre entre le président Samba Thiam et Ahmed Daddah
Le président des FLAM, le camarade Samba THIAM, a rencontré le lundi 25 novembre 2013 le président de l’Institution de l’Opposition, M. Ahmed Ould DADDAH.
Les échanges entre les deux responsables ont porté sur les questions politiques d’intérêt national.
La lutte continue!




