Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: February 2013

Imposante Marche d’AJD/MR pour l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 : Non à l’impunité, non à la vengeance !

altComme prévu, le parti « Alliance pour la Justice et la Démocratie, Mouvement pour la Rénovation » (AJD/MR) a organisé un meeting pour exiger l’abolition de la loi d’amnistie votée, en 1993, par le Parlement mauritanien, afin de protéger les auteurs des crimes extrajudiciaires perpétrées dans les casernes militaires de 1989 à 1991. Imposante marche, mobilisation exemplaire, sans précédent dans les annales, non seulement, du parti d’Ibrahima Moctar, excepté la présidentielle de 2007, mais, aussi, des autres partis d’obédience négro-africaine. De tous les quartiers, ont accouru les populations noires vers le point de départ de la marche, fixé devant le CFPP de Nouakchott, à côté de la nouvelle Maison des jeunes, où un podium avait été dressé. Le parti avait entrepris une vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation dans les différents quartiers de la capitale : la mayonnaise a bel et bien pris.
Avant que l’imposant cortège ne s’ébranle vers l’Assemblée nationale où les attendait le député Kane Hamidou Baba, président du Mouvement pour la Refondation, les rappeurs et autres orateurs se sont succédé sur le podium, pour fustiger les exactions commises pendant la période d’exception. Chaude, chaude ambiance. Ce fut, ensuite, un échange d’allocutions officielles. Le président du PLEJ, Baba Mamadou Alassane, seul président de parti politique ayant répondu à l’invitation de l’AJD/MR, le président du FONADH, Sarr Mamadou, le représentant du MPR, de l’IRA- Mauritanie, le président du COllectif des REscapés MIlitaires (COREMI), Sy Aboubécry, de « Touche Pas à Ma Nationalité » (TPMN), le président du COllectif des VIctimes de la REpression (COVIRE), Kane Mamadou Alhousseinou, le représentant du Mouvement du 25 février, la présidente du collectif des veuves, madame Houleye Sall, ont unanimement salué l’initiative de l’AJD/MR qui va « contribuer à rompre la chape de plomb », condamné, ensuite, la loi scélérate d’amnistie dont le but est de protéger les bourreaux des militaires négro-mauritaniens sous le régime d’Ould Taya, exigé, enfin, leur jugement. « Le gouvernement ne peut pas pardonner à la place des victimes que nous sommes, nous continuerons à nous battre, jusqu’au jugement des auteurs des crimes de sang », a déclaré madame Houleye Sall, mère du lieutenant Sall Abdoulaye, mort sous la torture, en novembre 1991, à Inal. Le vice-président d’IRA-Mauritanie a rappelé les initiatives de son mouvement, sous la houlette de Biram Ould Dah Ould Abeid, visant à dénoncer le silence sur le dossier du passif humanitaire (pèlerinages d’Inal et de Sorimalé). Les organisations de défense des victimes militaires et des rescapés ont indiqué que l’action de l’AJD/MR est un appui important pour leur combat de tous les jours.

Un dossier loin d’être clos

Après avoir rejeté la clôture unilatérale, par le gouvernement, du dossier dit « passif humanitaire », plusieurs orateurs ont déploré l’absence de la composante beïdane, de divers démocrates et de certains organismes de défense des droits humains. Sautant sur l’occasion, Abdoul Birane Wane et Dia Alassane, de TPMN, ont relevé que cette absence de la composante beïdane prouve combien la Mauritanie est divisée. Le représentant du Mouvement du 25 février a justifié sa présence par le souci de défendre les droits de l’Homme. « Ce qui s’est passé en 1991 », a-t-il déclaré, « doit être expliqué aux jeunes mauritaniens dont la majorité ignore ce qui s’est réellement passé, pendant cette période sombre de l’histoire du pays. Nous souhaitons la traduction en arabe de « L’Enfer d’Inal », de Sy Mahamadou, pour une plus ample compréhension de ces terribles évènements ».
Prenant la parole, le président de l’AJD/MR a remercié le public d’avoir répondu massivement à l’appel de son parti. Commentant l’objectif de la marche, le président Sarr a indiqué que « le dossier du passif humanitaire est loin d’être clos, […] la loi d’amnistie de 1993, votée sous l’impulsion des parlementaires négro-mauritaniens, est un obstacle à la consolidation de l’unité nationale, […] il faut, par conséquent, l’abroger car elle consacre l’impunité des bourreaux. Les victimes et rescapés ne crient pas vengeance, ils exigent la vérité et la justice, avant de pardonner ».
Constatant l’absence des autres partis politiques, le président de l’AJD/MR a rejeté le prétexte avancé, comme quoi il avait été préconisé, lors des journées nationales de concertation, en 2006, sous le régime de la première transition, la mise en place d’une commission nationale indépendante pour statuer sur le dossier du passif humanitaire. Or, dira Sarr, « tant que cette loi reste en vigueur, on ne peut engager aucune action en ce sens, il faut donc l’abroger, pour permettre la constitution de ladite commission. Voilà pourquoi nous rejetons l’argument de la COD ».
Comme prévu, le cortège s’est ensuite ébranlé vers l’Assemblée nationale, en passant par le carrefour de la Polyclinique, l’état-major de la Garde nationale et l’ancienne Maison des jeunes. Devant la chambre des représentants du Peuple, le président de l’AJD/MR a remis au député Kane Hamidou Baba, avec une chaude poignée de main, la plateforme revendicative de son parti. Les marcheurs ont loué l’action courageuse du président du MPR. Ce dernier a expliqué que sa présence devant l’Assemblée nationale, pour réceptionner la plateforme de l’AJD, est un message à l’endroit du Peuple mauritanien tout entier, pour dire : non à l’impunité, non à la vengeance !

DL-Le Calame

Encadré: La loi d’amnistie

Journal officiel de la République islamique de Mauritanie: Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant Amnistie 
Journal officiel de la République islamique de Mauritanie.
15 juin 1993
Page 369
Présidence de la République
Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant Amnistie.
Article premier- Amnistie pleine et entière est accordée :
– 1) aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein des forces et ayant engendrés des actions armées et des actes de violences.
– 2) Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions subites aux actions armées et actes de violences.et d’intimidations entrepris durant la même période.
Art 2 toute plainte, tout procès verbal ou document d’enquête relatif à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie, sera classé sans suite.
Art 3 la présente loi sera publiée suivant, la procédure d’urgence et exécutée comme loi d’Etat, au journal officiel de la République Islamique de Mauritanie.

Nouvelles d’ailleurs : Amnésie collective par Mariem Mint Derwich

alt    29 Mai 1993 : une loi d’amnistie est votée par les parlementaires, loi qui interdit toute poursuite à l’encontre « des membres des forces armées et de sécurité auteurs de délits qui ont rapport avec les évènements qui se sont déroulés au sein de celles ci et qui ont entraîné des opérations armées et des actes de violence pour la période allant du 1er Avril 1989 au 18 Avril 1992 ».
La loi accorde aussi l’amnistie pleine et entière aux citoyens mauritaniens auteurs d’infractions suite aux actions armées et à des actes de violence et d’intimidation entrepris durant la même période…..
« Toute plainte sera classée sans suite ».
Rideau judiciaire sur ce que l’on qualifie poliment de « passif humanitaire », rideau sur les morts, les exécutés, les actes de torture, les disparitions, les viols, les destructions, les chasses à l’homme, les purges au sein de la Grande Muette et de la Fonction Publique. Rideau sur les années de braise qui ont vu toute une frange de la Mauritanie, la communauté négro-mauritanienne, être accusée de tous les crimes.
Des centaines de morts, des centaines d’hommes torturés à Inal, Jreïda…., des centaines de fosses communes, des cadavres jetés à la mer, des hommes rendus à leurs familles estropiés, des centaines d’orphelins, des centaines, des milliers de déportés, des centaines de militaires arrêtés à leur travail, embarqués de force, emprisonnés, soumis à des actes de barbarie, à l’innommable….
Des hommes émasculés, des hommes écartelés entre des jeeps, des hommes pendus, des hommes battus, des hommes brûlés, écorchés, tabassés, massacrés….
Il est utile de rappeler ces faits à l’heure où l’homme de la rue semble plus préoccupé par les péripéties de l’histoire de désamour entre notre président et son ex argentier et où l’opinion publique défile pour soutenir Bouamatou.
Samedi avait lieu la marche contre la loi d’amnistie de 1993, marche organisée par l’AJD/MR et soutenue par quelques associations (FONADH, COVIRE, TPMN, IRA, mouvement du 25 Février, PLEJ, ODH….).
Et, comme d’habitude, a participé à cette marche la communauté négro mauritanienne, quasi exclusivement.
Point de partis politiques d’opposition, point de raz de marée pour réclamer l’abrogation de cette loi de l’impunité.
L’Homo Mauritanicus semble plus prompt à manifester pour la Palestine ou pour Bouamatou que pour la justice.
Comme si l’exigence de justice n’avait qu’une couleur, celle de la peau et ne concernait pas les « blancs » de Mauritanie…
Y aurait-il donc des citoyens de seconde zone chez nous?
Apparemment oui : les malheurs des communautés noires ne pèsent visiblement rien face aux « tracasseries » fiscales d’un Bouamatou sur puissant, ancien soutien du président actuel et homme le plus riche de Mauritanie.
Imaginons un instant, un tout petit instant, que ce soit les communautés maures qui aient été les victimes des exactions et pogroms des années noires. Imaginons un tout petit instant que telle ou telle tribu ait été victime de déportations, de massacres et de tortures. Nous aurions vu se mettre en branle la solidarité tribale, les sit in, les manifs, les grandes messes féodales, femmes hystériques en tête des cortéges. Toute la Mauritanie de la bonne conscience aurait crié au scandale, le Parlement se serait enflammé….
Oui, imaginons l’indignation vertueuse, vertueuse comme celle que l’on voit aujourd’hui se développer pour soutenir Bouamatou…..
Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire chez nous.
Par exemple de dire que nous vivons dans une société de racisme banalisé qui se pare de voeux pieux. Que nous vivons dans une société qui « gradue » les impératifs de souffrance et de protestation et où le sort d’un palestinien est meilleur que celui d’un citoyen noir de notre belle république….
Amnésiques nous avons été; amnésiques nous sommes.
Nous tentons de construire une nation sans expurger le passé; nous avons érigé l’impunité comme instrument de concorde nationale.
Nous avons accepté que les bourreaux, les tueurs, les assassins vivent libres sans avoir à répondre de leurs crimes contre l’humanité.
Quand un misérable voleur de portable est condamné à la prison, un violeur ou un tueur est dehors.
Les victimes les rencontrent tous les jours, ces bourreaux blanchis par une république schizophrène qui, en 1993, tout en reconnaissant les exactions, décidait que la paix ne pouvait passer que par l’effacement de l’ardoise.
Souvenez vous du retour rocambolesque du capitaine Ely Ould DAH, mis en examen en France en 1999 pour tortures et actes de barbarie, et qui fut accueilli en grande pompe, après avoir profité de sa libération sous contrôle judiciaire pour s’enfuir, à l’aéroport de Nouakchott par le chef d’Etat major et reçu par Taya…..Le déni de justice jusqu’au bout…..
Il y a bien quelque chose de pourri dans notre royaume : cette faculté que nous avons à nous cacher les yeux pour ne pas voir, à nous boucher les oreilles pour ne pas entendre, à préférer toutes les causes internationales plutôt que de se battre pour les causes nationales, à applaudir au recensement de sahraouis et de touaregs en ignorant certains de nos concitoyens négro mauritaniens niés dans leur mauritanité,
Quelque chose de pourri, jusqu’à la nausée des dénis et des manquements humains.
L’histoire a prouvé qu’elle rattrape toujours les peuples…..
Apparemment nous on s’en fiche….
Pauvre Mauritanie de l’amnésie collective, de la discrimination, du racisme feutré…..
Pauvres de nous incapables d’être justes.
D’être des hommes tout simplement.

Mariem mint DERWICH- LE CALAME

Il était une fois Aziz-Bouamatou-Ely

En 2005, les colonels Mohamed Ould Abdel Aziz et Ely Ould Mohamed Vall descendent le président Ould Taya. Très vite, ils avaient été soutenus et épaulés par le magnat de l’économie nationale, Mohamed Ould Bouamatou. Les trois hommes, – trois cousins – entament une cohabitation non dénuée de suspicion. La richesse et le pouvoir politique qui avaient fondé l’union sacrée, ont mis à rude épreuve la sainte alliance, semant la division au sein de leur propre ensemble tribal, tout en mettant en péril l’avenir de toute une Nation. En s’emparant du pouvoir un certain mois d’août 2005, les colonels Ely Ould Mohamed Vall et Mohamed Ould Abdel Aziz, faisaient d’une pierre deux coups. Répondre à l’aspiration des Mauritaniens en mettant fin à vingt et une années de règne de plomb et réaliser leur propre dessein national. Au fur et à mesure que s’écoulait la transition qui s’étalera de 2005 à 2007, les deux cousins finiront par se regarder en chiens de faïence, Mohamed Ould Abdel Aziz surveillant de près son aîné, de peur de se faire court-circuiter. Il lui reprochera d’ailleurs d’avoir tenté de rempiler par le biais du fameux « vote blanc », et d’avoir « mangé » tout seul une partie du budget du pays qui faiat à l’époque ses premiers pas dans l’ère du pétrole


 
Il était une fois Aziz-Bouamatou-Ely

Le divorce entre les deux hommes éclatera au grand jour, en août 2008, lorsque Mohamed Ould Abdel Aziz, qui n’a jamais accepté de s’éloigner du palais présidentiel, décida de renverser le régime civil de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Cela, Ely Ould Mohamed Vall ne le lui pardonnera jamais, d’autant plus que les militaires s’étaient engagés solennellement durant la transition à quitter définitivement le pouvoir. Le divorce entre lui et Ely atteindra le summum de l’animosité pendant les éléctions présidentielles qui suivront, une année plus tard. Les fréquents bras de fer seront ponctués d’incessantes réunions tribales pour recoller les morceaux.

Entre les deux hommes, la déchirure était béante et définitive. Pendant qu’Ould Abdel Aziz accusait sur toutes les tribunes son cousin de détournement de biens publics, Ely était descendu carrément sur le champ de la contestation à côté de l’opposition, pour réclamer son départ du pouvoir. Entre temps, Mohamed Ould Bouamatou, qui avait remué ciel et terre, utilisé ses fonds et ses relations pour la reconnaissance aussi bien du coup d’Etat de 2005 que celui de 2008 pour desserrer l’étau des sanctions internationales, s’était rangé du côté de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il assurera sa victoire aux élections présidentielles de 2009, en injectant des milliards d’ouguiyas dans sa campagne électorale. Naturellement, en tout bon homme d’affaires, il s’attendait au renvoi de l’ascenseur, une fois Aziz élu. Mais ce dernier entreprendra de le détruire à petit feu.

D’abord, Mohamed Ould Abdel Aziz commencera par enlever à Ould Bouamatou les énormes subsides générés par l’assurance de la SNIM. Il déviera ses fonds vers sa propre boîte d’assurance qu’il avait ouverte, via de proches prêtes-non. Deuxième coup porté à Mohamed Ould Bouamatou, le projet de construction du nouvel aéroport international de Nouakchott. Alors que Bouamatou qui avait entre temps mis en place une société de construction, espérait avoir ce projet, il se vit refuser cet honneur. Le projet fut confié à Ould Saleck, le patron de Ciment de Mauritanie. Plus tard, une autre savate était portée par Mohamed Ould Abdel Aziz à Mohamed Ould Bouamatou. C’était l’affaire de Mauritania Airways, une compagnie qui avait eu la chance de bénéficier d’un contexte régional favorable pour son ascension. En effet, la création de cette compagnie mauritano-tunisienne, détenue à plus de 35% par l’homme d’affaires Bouamatou, coïncidait avec la mort d’Air Sénégal, d’Air Ivoire et d’Air Burkina.

Il était une fois Aziz-Bouamatou-Ely

De Nouakchott jusqu’au Congo Kinshasa, il n’y avait plus dans le ciel ouest africain que Mauritania Airways. Seulement, la mauvaise gestion de la compagnie lui sera fatale et elle ne connaîtra jamais l’apogée attendue. Maintes fois, Mohamed Bouamattou devait signaler à l’Etat mauritanie, les défaillances dans la gestion de ses partenaires, mais le pouvoir de Nouakchott n’arrêtait pas de fermer les yeux. Lorsque Mohamed Ould Abdel Aziz décida de créer la compagnie Mauritania Airlines, Mohamed Ould Bouamatou l’aurait contacté pour lui demander d’investir plutôt dans Mauritania Airways, qui est déjà bien implantée.

Mais Ould Abdel Aziz refusera cette proposition. Il créa Mauritania Airlines, signant du coup la faillite de Mauritania Airways, car il est de notoriété qu’aucune compagnie ne peut se développer dans un pays sans le concours de l’Etat concerné. Déçu par tous ses coups que lui a portés Mohamed Ould Abdel Aziz, Mohamed Ould Bouamatou, décida alors de s’exiler au Maroc où il vit maintenant depuis des années et où il compterait rester encore. C’est à partir de sa résidence de Marrakech qu’il dirigeait son empire financier en Mauritanie. Une attitude qui a fini par irriter Mohamed Ould Abdel Aziz qui a décidé de lui faire la guerre, en lançant le fisc contre lui.

Les résultats sont connus, un redressement fiscal dressé à la tête du « client Bouamattou » de plusieurs milliards d’ouguiyas, la menace de fermeture de plusieurs de ses sociétés, le décaissement de tous les avoirs de l’Etat et des entreprises publiques de la Général banque de Mauritanie (GBM). Dernier acte, l’arrestation puis emprisonnement de son bras droit, Mohamed Ould Dabagh pour dit-on « mauvaise gestion », alors que cet homme, qui n’était que président de conseil d’administrtaion, n’avait absolument rien à voir avec la gestion de la Mauritanie Airways. Comme entre ely et Ould µabdel Aziz, la rupture semble établie entre Ould Bouamattou et son cousin Ould Abdel Aziz.

Aujourd’hui, l’ampleur du divorce ayant atteint son paroxysme entre Mohamed Ould Abdel Aziz, Ely Ould Mohamed Vall et Mohamed Ould Bouamatou, le feu de la dissension couve ainsi depuis des jours au sein de la tribu des Oulad Bousbaa. Les partisans de Bouamatou multiplient les marches, pour demander la libération de Ould Dabagh, tout en fustigeant la persécution infondée lancée contre l’homme d’affaires. Aux dernières nouvelles, Mohamed Ould Abel Aziz aurait entamé une procédure domaniale de dépossession à l’encontre du colonel Ely Ould Mohamed Vall, dont une partie des avoirs fonciers à Toujounine aurait été saisie par les pouvoirs publics. Ce bras de fer entre cousins, en plus d’attiser la tension sociale déjà exacerbée, met à rude épreuve la stabilité du pays, à l’heure où la contestation populaire fuse de toute part, avec la marche des Négro-africains pour l’annulation de la loi d’amnistie de 1993 qui avait absous les crimes commis entre 1989 et 1991, ainsi que la protestation des Haratines contre la persistance de l’esclavage.

JOB
Pour l’authentique

 

Mise en ouvre de l’Initiative du Président Messaoud : C’est parti !

altComme prévu et attendu par toute la classe politique mauritanienne, l’initiative du président de l’Assemblée Nationale Messaoud Ould Boulkheir a été lancée, ce 11 février, en fin de journée, au palais des congrès. A l’occasion cette bâtisse a refusé du monde. Presque tout Nouakchott a effectué le déplacement. Et un cadre de l’APP, euphorique dira : ces gens ne se sont pas déplacés pour rien, ils fondent un grand espoir sur cette contribution à la sortie de crise politique que vit notre pays. C’est dire que cette initiative semble a l’adhésion de la grande majorité silencieuse des mauritaniens. Et pour cause, elle est censée rapprocher les positions tranchées de ce qu’on appelle l’opposition radicale, rassemblée au sein de la coordination de l’opposition démocratique (COD) et la majorité autour du président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, même si, dans ce dernier camp, ceux qui étaient là rappelaient de façon gênée le refus de leur mentor, la formation d’un gouvernement de large ouverture.

Tous les pôles politiques ont tenu à marquer de leur présence, la société civile et une partie une partie des chancelleries ont tenu à marquer de leur présence à cette rencontre. Il faut ce pendant rappelé que les partis membres de la COD sont venus individuellement et que les partisans du pouvoir qui étaient là rappelaient de façon gênée le refus de leur mentor la formation d’un gouvernement de large ouverture préconisée par l’initiative.

Dans son discours, le président Messaoud a rappelé les conditions politiques, économiques et sociales qui l’ont conduit, comme un appel à la nation, à concocter sa proposition de sortie de crise. Il a ensuite rappelé, à ceux qui seraient tentés de l’oublier ou de l’ignorer que cette initiative vise à rapprocher les positions divergentes, particulièrement de la COD et du pouvoir, afin de permettre l’organisation consensuelle d’élections libres et transparentes et inclusives. Le président Messaoud qui a exprimé son soutien au peuple malien a appelé les mauritaniens à constituer un front intérieur solide, face au péril qui menace notre pays, au plan intérieur – dégager le pouvoir en place par la rue et la guerre au Mali. C’est fort de cela que le leader haratin a invité l’ensemble de la classe politique, la société civile et les personnalités ressources à penser à la Mauritanie d’abord avant leurs nombreuses préoccupations. « c’est , en effet, quand la fibre patriotique vibre en chacun de nous, que nous nous sentons conduits, à accomplir de grandes choses, puisque le patriotisme est le seul apte à tempérer nos égo, à faire bouger les lignes, et en définitive à forcer le destin », a dit le président Messaoud. Ce fut un grand cri de ralliement que le président de l’APP a poussé à l’endroit du peuple mauritanien.

Insistant beaucoup sur la situation au Mali, le président Messaoud dira qu’elle devrait servir de leçon à la Mauritanie pour éviter des situations non maîtrisables. Le président Messaoud a estimé que notre pays doit se joindre à l’effort collectif des états de la sous –région, de la France et de la communauté internationale pour la sauvegarde de l’unité, de l’intégrité et de la laïcité de la République du Mali, cette autre partie de nous-mêmes.

A la fin de son discours, le président Messaoud a annoncé la mise en place très prochainement d’un programme d’action visant à créer les conditions optimales de réussite de son initiative. Nous y reviendrons.

Source: Le calame

Birame s’en prend à Dedew, Tawassoul et Hatem

altLe Président du mouvement IRA, Biram Ould Dah Ould Abeidi, s’en est violemment pris aux partis de la COD, notamment Tawassoul et Hatem, ainsi qu’à l’érudit Mohamd El-Hacen Ould Dedew. Il les a tous accusés “d’abriter et défendre l’esclavage” en Mauritanie.

Dans une conférence de presse tenue ce mardi à Nouakchott, Ould Abdeidi a affirmé que “dans le traitement des affaires d’esclavage, le pouvoir est beaucoup mieux que les parti de l’opposition, notamment Tawassoul et Hatem et de cadres traditionnels de la société”.

Ould Abdeidi a dénoncé “des pressions qui s’exercent pour étouffer l’affaire de Mint Greivé”, un présumé cas d’esclavage récemment révélé par IRA et dont la présumée auteur est toujours en détention.

Ould Abdeidi a affirmé que, désormais, “les berbères” ne pourront plus arriver au pouvoir avec les voix des harratines prônant une campagne “porte à porte pour mobiliser les forces sociales contre l’opinion publique obscurantiste”.

Source: Al Akhbar